« Félicitations | Page d'accueil | Les "couillons" ont gagné....... »

31.03.2006

La fin de la Ve République


 

La fin de la Ve République

(Avis de décès politique de la Vème République)


Avec le sens de la formule qu’on lui connaissait, le général de Gaulle rappelait qu’« une Constitution, c’est un esprit, des institutions, une pratique ».

Cet esprit de la Vème République, tel que l’avait voulu son fondateur, faisait du chef de l’Etat non seulement un arbitre et un garant des institutions, mais aussi un véritable capitaine de l’équipe gouvernementale lorsqu’il disposait de la majorité parlementaire. Le président de la République entretenait alors avec le peuple un lien de confiance privilégié dont le contrat implicite impliquait l’acceptation de tirer les conséquences politiques d'un acte de défiance du peuple. La démission du général de Gaulle en 1969, après l'échec du référendum, avait traduit dans les faits ce contrat moral. C’est en cela que les institutions de la Vème République apparaissent comme mixtes tenant, au gré des aléas du fait majoritaire, soit du régime présidentiel, soit du régime parlementaire.

Nous sommes aujourd'hui à front renversé. Le Parlement a de moins en moins son mot à dire, les votes de défiance successifs n’ont eu aucune traduction politique, la dimension plébiscitaire a disparu du contrat avec les Français pour ne laisser au chef de l’Etat qu’une irresponsabilité politique toute monarchique. Ni les élections régionales, ni les élections européennes, ni même le non au référendum, dont tous les commentateurs se sont accordés à dire qu'il constituait également un non au président de la république, n'ont eu quelque effet sur le plan politique. À travers la crise gravissime du CPE, qui constitue un bras de fer sans précédent entre un exécutif – dont la solidarité semble de plus en plus aléatoire – appuyé sur une majorité parlementaire en proie au doute et un front uni de l'opposition et des syndicats qui semblent s’appuyer sur une très grande majorité des Français, c’est le constat du décès de l’esprit et de la pratique gaullistes des institutions qui vient d’être signé.

Dans un régime parlementaire, le gouvernement serait retourné aux urnes comme ont pu le faire le Premier ministre britannique ou le Chancelier allemand confrontés à une grave crise politique. Dans un régime présidentiel, le président aurait certes pu imposer son point de vue, mais séparation des pouvoirs oblige, le débat parlementaire aurait été d'une autre ampleur.

Dans la Ve république tel qu’elle avait été conçue par le général de Gaulle, le président de la République aurait tiré les conséquences des votes précédents et aurait organisé sous une forme ou sous une autre un retour devant les électeurs afin de retrouver la légitimité politique nécessaire.
C'est précisément parce qu'il n'en est rien que nous sommes en face d'une crise de légitimité sans précédent et ce d'autant plus que les faiblesses inhérentes au système de nomination des membres du conseil constitutionnel ajoutent aux interrogations sur la légitimité démocratique de deux des piliers principaux de l’architecture institutionnelle.

Quelles que soient les suites au demeurant particulièrement risquées que ce passage en force, peut-être légal mais certainement illégitime, risque de provoquer, la nécessité d'une 6e république est désormais certaine. Indépendamment du débat autour d'un choix indispensable entre régime présidentiel et régime parlementaire, ma préférence allant au premier ne serait-ce qu'en raison de l'importance que représente pour le peuple français l'élection au suffrage universel du président de la République, ce sont les conditions de la démocratie participative au côté d’une démocratie représentative revigorée qui sont posées.

En ce début de 21ème siècle, il n’est plus acceptable que des questions aussi fondamentales que celles de l’emploi des jeunes et de l'avenir de la jeunesse soient traitées et tranchées sans que les intéressés ou leurs représentants aient à minima leur mot à dire. La constitutionnalisation de la représentation de la société civile dans un conseil économique et social totalement rénové sous la forme d'un conseil de la société civile, doté de pouvoirs réels d'expertise, de propositions, et de contrôle, est un impératif. De la même manière, la nomination des membres du conseil constitutionnel devra se faire par l'intermédiaire d'un vote de majorité au moins des 3/5 de l'assemblée nationale rendant ainsi obligatoire un accord de la majorité avec l'opposition sur des personnalités choisies non pour leur couleur politique mais pour leur autorité personnelle. Cela conférera un caractère indiscutable car légitime aux décisions rendues par cette autorité.
Ce n'est que lorsque la question de la méthode et de la procédure de prise de décision sera démocratiquement tranchée que les grandes réformes qui sont indispensables à la France pourront être enfin engagées. Il est temps de comprendre que la confiance ne se décrète pas mais qu'elle se mérite. Il est temps de comprendre que la réforme n'est pas une punition mais une amélioration de la situation du plus grand nombre et qu'en conséquence elle ne peut se faire contre mais seulement avec les citoyens.

Corinne Lepage

 

Commentaires

POUR LA 6éme : UN FRONT UNI ?
Tout à fait d'accord avec vous corinne, la mort de la cinquiéme République est écrite,programmée reste à écrire la suivante. Le bouillant avocat devenu Député de Saône et Loire Arnaud MONTEBOURG et quelques uns ont commencé d'écrire un scénario pour une 6éme république. Alors unissez vos efforts à ceux qui la réclament, veulent la faire vivre et que se constitue un front ayant en commun : le dialogue, le respect réciproque et la volonté de servir la nation...Ce front dépasse les clivages politiques actuels,il transcende les mouvements et susceptible de rassembler les bonnes volontés. Bon courage. Cordialement.

Ecrit par : DERIOT Daniel | 31.03.2006

Après l'intervention du Président de la République ce soir, cet avis de décès de la Vè devrait avoir un écho supplémentaire et salutaire auprès de nos concitoyens les plus attentifs.

Merci Corinne

Ecrit par : jean-Luc | 31.03.2006

Chirac n'avait déjà plus de légitimité politique depuis le "Non" à la constitution européenne ; aujourd'hui, en promulgant la loi sur le CPE qui devient donc applicable immédiatement dans son jus initial, (les rectifications de délais et de motif, devant faire l'objet d'une modification de loi, ne pourront intervenir que bien après), c'est un nouvel affront qui nous est fait.
En se cachant derrière "le vote démocratique parlementaire" (il a oublié le 49-3), il vient de nous confirmer que la constitution de la Vème république n'est plus en adéquation avec les droits du Peuple.
La suffisance dont il fait preuve avec son gouvernement n'a d'égal que l'autisme général des différents politiques de droite comme de gauche ainsi que de certains syndicats, qui se sont succédés aux affaires (sans jeux de mots) et qui n'ont toujours agit qu'à cours termes.
La révolte contre le CPE n'est que l'arbre qui cache la forêt d'une révolte contre l'ensemble d'un système dont la jeunesse ne veut pas hériter.
Pendant des années, nous avons fait notre marché sur les étalages du consumérisme ; aujourd'hui nous ne laisserions à nos jeunes que la "merde" à nettoyer après que les étales soient rembalés (pollution, déficit, retraites impayables et j'en passe...).
Chirac se revendiquait "Gaulliste", je crois que son écoute du Peuple était plutôt celle d'un "franquiste".
Battons nous pour l'institution de la VIème République, comme vous le proposez, avant que le vent de la révolte anti-cpe, ne se transforme en une Révolution.

Ecrit par : jf broggio | 31.03.2006

Petites remarques à propos du CPE de la 6ème et de la démocratie.

Je suis complètement d'accord avec la nécessité de passer à une 6ème république. Ne serait ce que pour faire évoluer cette pseudo démocratie dans laquelle je ne me retrouve pas, obliger nos représentants à nous représenter (vraiment) et limiter les mandats à un seul (voire une seule fois).
Petit rappel: la démocratie c'est la possibilité pour chaque individu dans sa vie de représenter une partie de la collectivité. Ce n'est pas un métier.
en revanche comment peut on assumer la responsabilité de plusieurs mandats honnêtement lorsque l'on connaît l'investissement qu'exige chacun d'eux?

Nouvelle république. Oui, mais :

1 encore faut il que nos représentants élus y soient majoritairement favorable (???)

2 que le nouveau régime soit effectivement plus juste et représentatif (???)

3 et que les jeunes dont je soutiens la démarche de ces derniers mois, votent !!!

Étant donné le nombre important d'abstentionnistes parmi les jeunes, est il légitime et/ou démocratique de réclamer le retrait d'une loi votée par l'assemblée, puisque celle ci a été élue par le suffrage universel? (même si le découpage des circonscriptions électorales ne permet pas la représentativité proportionnelle).

Nous avons voté pour cette assemblée;
(ceux qui n'ont pas voté subissent le vote des autres).

Je ne suis pas d'accord avec la majorité actuelle, mais parce que je suis démocrate, je la respecte à contre coeur.

La rue peut exprimer la colère, mais n'est pas une représentativité démocratique.

Ecrit par : bertrand tortellier | 31.03.2006

Conclusion, quelle sera l'attitude de CAP21 le 4 avril? renforcer les rangs des manifestations démocratiques ou poursuivre les communiqués en attendant un hypothétique écho positif aux futures élections?

Un Président digne de ce nom aurait dû dissoudre l'Assemblée Nationale dans de telles circonstances de manière à obtenir le signal démocratique du peuple dans les urnes plutôt que dans la rue car les dérapages sont proches. Si j'ai bonne mémoire un brillant conseiller lui avait suggéré une bonne dissolution sans raison non? Il s'appellait...Villepin?

Ecrit par : Olivier | 31.03.2006

Remarquable éditorial, plein de lucidité et de vision qui fait une analyse politique réelle de la situation actuelle d'un régime à bout de souffle. Je suis fier d'être adhérent de CAP 21 avec une candidate capable de faire ce diagnostic. Quelle que soit l'avis que l'on peut avoir sur le CPE, il est consternant qu'un président qui n'a recueilli que 17%des votants au 1er tour des présidentielles et qui a été élu avec les jeunes et la Gauche puisse se comporter de cette manière et soutenir jusqu'à l'absurde un premier ministre qui est en train de se tirer une balle dans le pied. Les jours qui viennent vont être rudes avec une France coupée en deux entre ceux qui vont manifester et ceux qui vont rouspéter. Le plus grave étant à mon avis la coupure générationnelle qui risque d'émerger. Quel gachis!!

Ecrit par : Alain Foselle | 31.03.2006

et tous ça parce que la vingtaine a hurlé dans les rues. Vous donnez trop de crédibilité à tous les radicaux qui persistent à bloquer les facs. Y'en a marre, nous on veut juste étudier, marre de la politique.
Les étudiants que vous avez glorifiés comme les dignes héritiers des gueulantes soixante huitardes refusent de procéder à des referendums dans les facs, bloquent et bloquent encore. Ces étudiants font des controles à l'entrée, soit disant pour le blocage filtrant, des lycéens entrent dans nos facs et procèdent à ces controles. Mouais, super de justifier à un gamin de 17 piges qu'on est là et qu'on doit absolument monter pour continuer son travail de recherche. Persuadés d'avoir raison...
Parfois dans les AG, au milieu des hurlements après qu'un "leader" autoproclamé du mouvement ait fait une allusion à l'esclavage qu'est le CPE en levant le poing, je me dis que ce pays a un avenir bien triste devant lui. Avenir triste parce qu'il suffit d'un rien pour mettre toute cette foule en transe, parce que des étudiants qui ont tous les jours un toit sous lequel vivre et de la bouffe dans leur assiette crient à l'esclavage. Alors oui, notre situation n'est pas fameuse mais a t on jamais connu l'esclavage, la torture, les SS ? Autant d'amalgames et de raccourcis crétins qui en feraient se retourner plus d'un dans leurs tombes, même toutes fraiches. Et dire qu'on a fait des années d'études pour aboutir à un bon troupeau de moutons qui s'assoit quand un chef de l'UNEF dit de s'assoir, qui hurle quand un chef d'un syndicat dit de le faire.
Ont ils seulement lu le texte du CPE ?
Vous avez donné beaucoup de pouvoir, de crédibilité et de soutien indirect à des gens qui ne feraient pas mieux que Staline et ses goulags s'ils prenaient le pouvoir. Si selon certains c'est une honte de dire que la rue ne commande pas, moi, face à tout ça, j'en viens à espérer qu'elle ne commande jamais.

Ecrit par : chevalier_bougnat | 31.03.2006

Je me permet de répondre d'abord à "chevalier_bougnat". Merci de ne pas amalgamer ceux qui bloquent les lieux d'éducation, à ceux qui ne sont pas d'accord avec le CPE. Comme vous, j'aimerais avoir la liberté d'aller et venir, d'étudier ou de manifester, sans que l'on ne m'impose le choix. Pour autant, il y a parmi les étudiants des personnes sensées qui ne veulent pas du grand soir, qui ne sont pas d'extrème-gauche, mais qui pour autant sont contre le CPE.

Maintenant, sur les propositions de Mme Lepage. Il est clair que la constitution de la cinquième république a été taillée pour de Gaulle : il n'y a qu'à voir le contrôle qu'exerce anormalement l'executif sur les autres pouvoirs (maîtrise de l'ordre du jour de l'assemblée par le gouvernement, obéissance des procureurs au ministère de la justice, etc.).

Je suis aussi d'accord que le retour à une république parlementaire entraînerait une instabilité chronique, et ne favoriserait pas la mise en place de réformes, toutes tendances confondues. Pour autant, je crois que cette crise montre bien que la république présidentielle a vécu. Même pour ceux de droite, ce ne serait pas faire preuve d'apostasie que de reconnaître le bien-fondé de certaines critiques adressées à la poltique du chef de l'état et de ses gouvernements.

Les défaîtes de la majorité ces dernières années (régionales, référendum) montrent bien que les Français attendaient de Chirac qu'il gouverne en respectant ceux qui avait voté à contre-coeur pour lui au deuxième tour. Il semble avoir pris cela pour un plébiscite, et grand mal lui en a pris.

Ecrit par : François Obada | 01.04.2006

Votez Corinne Lepage sur president-ecolo.over-blog.com !

Ecrit par : President Ecolo | 01.04.2006

je partage en effet cette analyse de la crise de confiance.
Notre monde change plus vite que nos institutions, que nos idéologies.
Comment légitimer des changements nécessaires ?
Gauche et droite se cassent les dents sur le sujet depuis plus de 20 ans, je ne vois pas d'issue à court terme.
La solution serait ce que l'on appelle la démocratie participative, mais c'est plus pour l'instant un concept plus qu'une réalité.
La démocratie n'est pas le pouvoir de la rue.
Mais comment légitimer l'action gouvernementale, un gouvernement est fait pour gouverner, sinon on ne va nul part, c'est un bateau sans capitaine.
On cite De Gaulle, on pourrait aussi citer Thatcher au sens où leur personnalité ont marqué l'histoire.
Comme si les choses ne pouvaient avancer que par l'action d'un chef charismatique qui arrive à imposer sa légétimité.
Le problème est que avoir un "chef charismatique", çà ne se décrète pas, on dira que çà n'arrive qu'une fois par siècle pendant une fenêtre temporelle de 10 ans, alors le reste du temps que fait on ?
Une première réponse, c'est la légitimité "absolue" que doivent avoir nos institutions. Une loi bonne ou mauvaise est votée, on l'applique et on ferme sa gueule.
Si la loi est mauvaise, elle sera sans doute changée au travers d'un changement de gouvernement ultérieur.
En allemagne, une loi CPE a été également votée, plus dure encore, elle s'applique à toutes les classes d'age.
C'est mieux ou pas peu importe, là bas ce n'est pas le bazar.
En france, une réelle concertation sociale est elle possible ? J'en doute de plus en plus.
Notre monde politique et notre imaginaire idéologique est vieux et dépassé, en décalage complet avec la réalité.
Je pense que le monde réel est aujourd'hui à l'échelle européenne, la france n'existe plus et l'europe peine à naitre d'où une crise sans fin.
Faire de la politique "à la française gauche/droite" c'est perdre son temps et son énergie, la démonstration par CPE est sous nos yeux.
En tout cas Cap21 me plait bien, un petit peu d'air frais, enfin.

Ecrit par : morgenstern | 01.04.2006

Chère Corinne,

Aux abois Lear avait crié "My Kingdom for a horse !". Dans une situation aussi pire, ce que Chirac a dit est bien pire "la Loi, l'Idée de Loi, pour ma succession !".
Je suis terrifié par ce précédent inédit. Un vieux monarque, sénile, sans idée, sans vision, qui détruit au grand jour le fondement de la société dans le seul but que son poulain, conseiller et âme damnée garde le pied à l'étrier d'un cheval fou.

L'incohérence de la démarche est manifeste et a été relevée : promulguer une loi et dans un même geste ordonner, car il s'agit en quelque sorte d'un édit royal, au gouvernement (ce qui prouve bien l'absolue non séparation des pouvoirs dans cette République qui n'en a que le nom) d'en préparer une nouvelle en remplacement. L'assemblée devant enregistrer la chose dans la foulée, car le temps presse…

Mais ce qui m'atterre le plus, c'est qu'hier soir, je n'ai entendu personne dénoncer la profondeur des dégâts. Personne ne s'est préoccupé des conséquences institutionnelles et psycho-politiques lourdes de la dérive des pratiques publiques en France, qui a connu un climax provisoire en cette circonstance. Chacun a joué pour son intérêt personnel à court terme. Le leader étudiant a pesé ses mots pour que la manifestation de mardi prochain mobilise encore plus de monde que celle de mardi dernier. Les syndicalistes se sont contentés de rappeler leurs exigences sur l'objet superficiel du conflit, le CPE, et rester ainsi dans une dynamique contestataire de type bras de fer : rue versus système politique. L'un d'entre eux, Mailly, a même proféré une contre vérité visant à dramatiser l'enjeu en affirmant que la loi promulgué prendrait effet immédiatement (sans décrets d'application ???), alors qu'il sait très bien que personne parmi les "bénéficiaires", le patronnat, n 'a la moindre intention de recourir à ce mécanisme en l'état. Et les politiciens de tout poil ont parlé, non dans l'intérêt du pays et de ses institutions, mais en fonction de leurs conflits d'appareil et des échéances électorales de l'an prochain.

La tragédie a son côté comique grinçant : c'est le fils même du père ce cette constitution vicieuse, responsable de la dérive continue des institutions publiques, qui préside l'enceinte parlementaire où se joue l'agonie du système.

Car il ne faut pas s'y tromper : les hommes ne sont que les pantins d'un mécanisme qui les dépasse. La mécanique de la 5ème République permet ce qui est en train de se passer. En ne séparant pas nettement le législatif de l'exécutif elle conduit à instrumentaliser l'action parlementaire en vue de l'accès à la présidence. En ne marquant pas nettement les responsabiltés des uns et des autres, elle conduit au maintien d'un président ou d'un gouvernement, alors même que la perte de l'appui populaire a été prouvée dans les urnes. En brouillant les idées quant aux rôles et responsabilités respectifs des acteurs politiques et sociaux dans une configuration bien balancée, elle conduit à légiférer sur tout et rien, notamment à remplacer les nécessaires contrats à négocier entre partenaires sociaux par des lois d'origine gouvernementale votée en force à l'Assemblée ao nom de la solidarité, c'est-à-dire par esprit de clan (35h, CPE et bien d'autres selon la même voie).

Le conflit sur le CPE aurait pu être pédagogique. Il peut encore l'être, à condition que chacun prenne la distance qui convient. Sinon, deux fins possibles : la victoire par KO provisoire d'une des parties ; le pourrissement au terme du processus enclenché par le président hier soir avec une cote mal taillée, comme alternative au chaos généralisé.

Je crains que les medias poussent au spectaculaire et titillent laq vanité des acteurs en pointe.

Ecrit par : Yves LENOIR | 01.04.2006

Bravo pour cet édito.

La situation actuelle prouve à quel point nos gouvernants ne sont plus en phase avec les citoyens. Ils ne les comprennent plus car les citoyens en ont assez des arrangements qu'il y a pu avoir, des promesses non tenues et surtout ...DU MANQUE DE PERSPECTIVE ET D'AVENIR.
Il est plus que temps de redonner de l'espoir.....et d'OSER L'ESPERANCE, non?
Nous savons que nous sommes dans une impasse démocratique, dans une impasse écologique et quelle est notre réaction....continuer à s'enfoncer alors qu'il faudrait remettre les choses à plat, parler aux français comme à des adultes, stoper la financiarisation à outrance de notre société et rebatir sur des bases citoyennes et humanistes notre société.
Vaste programme qui ne pourra être mis en place que par de nouvelles personnes, ayant à la fois une expérience politique mais aussi, un regard neuf.
Espérons que le débat pour la présidentielle arrivera vite et que vous pourrez, Madame Lepage, mettre en avant vos idées et vos valeurs

Ecrit par : gregoire | 01.04.2006

- changer les institutions ? mais quels sont les effets à long terme ? déjà passer du septennat au quinquennat n'a pas été évalué.
- voter pour renouveler nos politiciens qui s'accrochent aux pouvoirs me semble plus simple: le vote obligatoire pour que chacun s'intéresse à la politique et au renouvellement de la classe politique en n'accordant qu'un seul mandat.

Reste le cirque du jeu de role: du social confié à la gauche et de l'économie confié à la droite. L'imprégnation idéologique est tellement forte que je ne vois pas comment en sortir, les nouvelles générations semblant trés confortable dans cette idéologie d'ainés qui les améne dans l'impasse.
Le CPE qui à mon avis n'apporte rien en plus ou en moins met en valeur nos clowns, nos jongleurs, nos éléphants, nos illusionistes etc.

quand on aura dépensé notre dernier euro, notre dernier billet de tombola, notre derniére paire de godasses pour défiler, on redescendra sur terre... peut etre.

Ecrit par : geronimo | 01.04.2006

Ok pour la critique de la forme que prennent les évenements;la façon d'agir des politiques actuellement en charge des affaires étant inadmissible, profitant d'une rente de situation offerte par le scrutin surrealiste de 2001 pour "légitimer" leur action. Un certain nombre de "dircom" devraient en outre ,soit prendre une retraite anticipée, ou changer illico de métier!!...
Par ailleurs, ne sous-estimons pas le surréalisme d'un conflit opposant des personnels et institutions politiques "has been" et des "jeunes" totalement à côté de la plaque pour trouver la soçlution à de vrais problèmes (emploi etc). Le C P E n'est (peut-être )pas la meilleure solution mais il n'est pas pire que la situation actuelle et il doit en principre être évalué dans quelquqes mois. par ailleurs , l'on peut comprendre le "décalage" quand 75 % des jeunes aspirent à devenir fonctionnaires!!... la lecture de la presse internationale en réaction au comportement actuel des français est édifiante: on se fout carrément de notre gu..., on rigole!...et on se demande si c'est un bon plan que d'investir en france autrement que pour y éliminer un concurrent et transferer ailleurs l'emploi.
Alors il faudrait peut-être que les têtes pensantes arrêtent de jouer les pompiers pyromanes et fassent rentrer dans les esprits que face à plus de 3 milliards d'individus entrés à fond dans une politique de marché (chine + inde,etc),ce ne sont pas quelques millions de français, s'imaginant encore appartenir à une "grande nation", qui vont imposer dans l'immédiat leur point de vue, même s'il est probable que le capitalisme aveugle s'auto détruit à terme.
Il faut stopper l'hémorragie d'emploi avant tout,face à la déferlant sino indienne, en nageant avec le courant et non contre!!

Ecrit par : desmonts | 01.04.2006

Avis de décès, la Vème est morte (victime de « consanguinité politique»), vive la VI ème République !

Oserons nous mettre dans le programme de 2007, ces réformes manquantes et si criantes aujourd'hui ?

Constitutionnellement, lorsqu'on est le Président de « tous les français » Il faut pouvoir rendre la main aux citoyens pour lui prouver le respect dans lequel on le tient et puis, aussi, savoir accepter son erreur, en toute humilité, car on n'en est pas moins un homme, citoyen pour autant.

En d'autres temps ou en d'autres lieux, la démission sauvegardait les apparences et surtout, maintenait les valeurs.

Il semble plutôt que le calcul politique l'ait emporté encore une fois sur une vision globale et durable (la dissolution sous A.Juppé en a été un autre) chez les « intellos-conseillers », grands commis de l'État par ailleurs, plus préoccupés par la pérennité des postes institutionnels et les privilèges dont la République les pourvoie que de la santé morale et financière du pays.

Seul le soulèvement estudiantin a réussi à re-solidifier les syndicats et une opposition de gauche en totale asthénie depuis leur débandade électorale…. Qui signait, ainsi, la fin des 21 ans du socialisme « à la française » ! Il confondait trop volontiers laxisme et tolérance, et privilégiait les affaires gérées par les conseillers aux applications pures et simples des règles de la République (non seulement à Nouméa, mais aussi en Corse par exemple, quand Jospin choisit la solution son conseiller, A. Christnacht, plutôt que de suivre l'avis de son ministre de l'intérieur, JP.Chevènnement qui en démissionnera de dépit, il montrait aux français que celui qui dirigeait l'État n'était pas celui qui était élu….et par voie de conséquences se discréditait une bonne fois pour toutes !)

Ici encore, c'est à se demander si cela ne participe pas d'un nouveau « calcul » prévisionnel pour 2007, ne voulant pas se retrouver face à des ailes politiques extrêmes (gauche & droite) trop puissantes, pour la consultation à venir.

À force de vouloir trop spéculer, les « forts en thème » qui entourent les dirigeants, en perdent de vue la réalité basique, pragmatique et opérative de la rue. (d'en bas ?)

À force de parler du couple emploi-chômage, depuis les années 70-80, on en a oublié la réalité des conditions de travail, préalable incontournable si l'on veut parler, et surtout préserver, l'emploi français tout d'abord, avant qu'il ne devienne européen….pour commencer.
Cette démission syndicale, sous prétexte de préserver, ici encore, les avantages « acquis de haute lutte » par les pairs, a permis ces dérives auxquelles on assiste aujourd'hui (CPE=recette miracle sortie du chapeau, au bon moment, comme par enchantement…) et que l'on ne sait plus trop bien nommer, certes, mais que les financiers ont très bien su intégrer avec la globalisation galopante.

Oui, de fait, la Vème est morte et vidée de sa substance, mais l'enterrement n'est pas encore consommé. Les caciques refusent toujours le changement et l'innovation ! Trahissant la pensée gaullienne dont ils se réclament pourtant, le passage en force d'aujourd'hui montre, si besoin était, l'état d'esprit dans lequel se trouvent des dirigeants « investis, sans peur et sans reproches », pour un quinquennat.

Bien à vous,

Bruno VAN PETEGHEM
2001 Goldman Environmental Prize

88, avenue du Général De Gaulle
94160 Saint Mandé
France
GSM int'l +33 673377108
brunovp@attglobal.net
http://www.goldmanprize.org

Ecrit par : Bruno Van peteghem | 01.04.2006

J'ai lu avec attention votre éditorial .. si la solution était si simple nous n'en serions pas là .. changer de république .. de constitution .. de réprésentation .. Nous aurions les mêmes politiciens avec les mêmes idées passéistes , conservatrices et quand j'utilise ce mot c'est beaucoup plus en regardant la gauche qu'autre chose .
Si nous pensons que s'accrocher à une forme d'immobilisme alors que le monde avance à grands pas , que tous nos voisins européens d'une façon ou d'une autre s'y sont mis .. et que nous allons finir par être le pays du refus ..refus de toute forme de changement . alors continuons .. refusons tout ..
Continuons à accumuler une dette aussi importante ...
Continuons d' écouter tous ces manipulateurs qui ne pensent qu'aux intérêts stratégiques de leurs partis , de leurs syndicats ..et très peu aux interêts de leur pays .
Oui nous avons un gouvernement qui ne sait pas communiquer , qui ne sait peut être pas engager un débat .. mais de l'autre coté nous avons des syndicats archaiques qui ne souhaitent surtout pas engager une discussion , ce serait leur retirer leur fond de commerce .
Une gauche qui doit penser que l'on peut encore financer tout et n'importe quoi ,qu il suffit de se baisser pour trouver l'argent ..
Mais au delà de cette vieille conception de gauche et de droite les reformes sont nécessaires
Ne pas accepter les changements est suicidaire ..

Ecrit par : Jean Pierre Riondet | 01.04.2006

tout-à-fait d'accord avec vous.
Observons les enseignants qui poussent les étudiants, les lycéens et même les collégiens à manifester contre un contrat qui ne les concerne pas. Solidarité ? Non, opportunité.. Observons l'opposition grossie de tous les moutons dits "de gauche"qui s'engouffre comme un seul homme dans la plus pitoyable brêche ouverte par Villepin (bien fait !). Que n'a-t-elle gardé le pouvoir, cette opposition, quand elle le détenait ? Ils étaient mauvais, eux aussi ? Ah, les injustices du suffrage universel....Le Parlement serait-il devenu un spectacle d'opérette ?.
La seule issue est effectivement une 6ème république. On gomme tout et on recommence. Mais la République, quel que soit son numéro, si elle offre d'autres règles n'en modifie pas moins les personnes. Il faut donc changer les personnes aussi. Mais la fidélité de l'électorat pour "des qu'on connait même s'ils sont mauvais" plutôt que "des nouveaux qu'on ne connait pas" risque de nous filer quelques illusions sur les belles perspectives d'un renouveau. Serais-je pessimiste ?

Ecrit par : pathigora | 01.04.2006

Bonjour,
La crise actuelle ? Faillite des institutions ou faillite de l'attelage au pouvoir à conduire l'action politique dans le respect du peuple et dans la paix sociale ?
Gageons que les institutions de la Vème république seront suffisamment efficaces pour sanctionner par la voix des urnes les responsabilités.
Mais quel temps perdu d'ici l'échéance !
Gageons que plus d'écoute entre chacun des acteurs de la société permettrait de trouver le plus rapidement le concensus. Le Conseil de la Société Civile que vous proposez est sûrement une voie utile dans cette perspective.

Ecrit par : Alain | 01.04.2006

Comme d'habitude,votre édito est plein de bon sens.

Les commentaires sont de bonne facture je rejoins ceux d'entre vous qui sont pour le respect de la République même si demain, à la faveur de nouvelles élections, il faudra songer à lui donner une autre orientation. Les révolutions sont comme les OGM une expérience aux résultats forts incertains.
Comme pathigora, je crois qu'il nous faut une nouvelle
génération d'hommes et de femmes politiques mais aussi une nouvelle forme de sydicalisme menée par de nouvelles personnes prêtes à exercer un contre pouvoir pragmatique réaliste et responsable.

Ecrit par : gerard | 01.04.2006

Bonjour,

tout d'abord je voudrais apporter mon soutien à chevalier_bougnat, et également à François Obada. J'imagine très bien la frustration qu'ils peuvent ressentir. Mais n'y a-t-il pas également des syndicats étudiants opposés au blocage des facs? Ne font-ils pas entendre leur voix? Il faut à tout prix qu'il y ait une prise de conscience (maintenant ou plus tard) du fait que le blocage d'une fac (et la liberté de circuler) est tout simplement une atteinte aux droits de l'homme

Concernant la VIe république, je suis à 200% d'accord. Le changement est urgent, mais il ne va pas résoudre les problèmes d'un coup de baguette magique. Il faut du changement pas seulement en terme de réforme économique, mais en terme de gouvernance. Les évenements liés au CPE montre une fois de plus l'accablante incompétence du gouvernement à écouter les citoyens. A mon sens, c'est très grave... De l'autre coté, la rue fait preuve d'autisme (et je pèse ce mot). Mais là c'est une réforme des moeurs qu'il faut. C'est possible, mais il faut plus de temps. Pour cela, il faut que l'autre conscience de la France, les gens qui ont un point de vue pragmatique et non idéologique des choses, se manifeste. Il faut que tout le monde prenne conscience que le monde vers lequel nous allons impose des sacrifices et la remise en cause d'acquis. Je pense en premier lié aux privilèges des fonctionnaires, qui est une enorme inégalité. Mais il ne faut pas que la remise en cause de ces acquis soit perçu comme injuste mais comme un effort à fournir pour le bien être de tous, car il semble que l'intérêt collectif soit dénigré au profit des intérêts individuels. Il faut aussi prendre conscience que le train de vie se mérite et non s'hérite. Celui qui fait des efforts pour avancer doit être rétribué comme il se doit, c'est ce qui s'appelle l'équité. Mais il faut aussi donner au gens la chance de se rattraper en cas de mauvaise passe, et ce quelque soit l'age.

Mais revenons à la VIe république. Ce qui m'intéresse, c'est la façon de la proposer. Première chose, je crois qu'un mouvement constitutionnel ne peut pas voir le jour avec le paysage politique actuelle, qui est dual. Je crois que la réforme constitutionnelle passe d'abord par la création d'un nouveau parti sans couleur politique officielle dont l'objectif est justement la VIe république. Ce parti rassemblerait alors des personnes politique de droite comme de gauche. Je prend ici pour exemple le parti Kadima en Israel.
Concernant le système à mettre en place, il doit être consacré à la France, mais résolument tourné vers la construction européenne. Il est évident que la situation économique de l'europe depuis 1993 est issue de l'existence de l'euro. Il y a dichotomie entre la politique monétaire, qui est européenne, et les politiques budgétaires, qui sont nationales. Ce système est inefficace et il faut choisir: soit une politique européenne avec une monnaie européenne, soit des politiques nationales avec des monnaies nationales. Personnellement, je croit que la première solution est meilleure.
Enfin, au risque d'en faire réagir plus d'un, je pense que le suffrage universel n'est pas la panacée. Les elections présidentielles se résume à un concours de beauté. Faire de la politique se résume donc à se "faire beau" auprès des electeurs, sans vraiment penser à oeuvrer pour eux. La politique devrait être un sacerdoce plutot que le jackpot. Pour réformer ce système, je pense que la méritocratie est plus apropriée. C'est réhabiliter l'ENA dans son essence primitive, c'est à dire permettre à n'importe qui (et pas à la France d'En Haut uniquement), de par ces compétences, de devenir haut fonctionnaire. Pour que le système reste démocratique, on peut imaginer la constitution de comité de citoyens (comme pour les jurés de tribunaux) chargé de donner leur avis sur l'honneteté et le charisme des candidats. Evidemment, ce système pourrait également avoir des effets pervers qu'il faut anticiper. Ces effets pervers ont d'ailleur engendré une bonne partie de la classe politique actuelle.
Je crois également qu'il faille donner moins de pouvoir à un seul homme, en réhabilitant la légitimité des 2 chambres parlementaires, leur permettant de representer toute la France, et pas seulement les grands partis. La France est certainement le pays le plus centralisé d'europe, c'est pourquoi il me semble qu'il faille également donner plus de pouvoir aux régions, pourquoi pas jusqu'au fédéralisme.

@+

Ecrit par : Alex | 02.04.2006

Pour rire des clauses léonines, et arroser l'arroseur, voici qques idées à creuser d'un libre penseur :

Extrait du courrier des lecteurs de l'EST REPUBLICAIN du 20/03/06 ...
..."Même s'il me fait plutôt penser à une installation forcée sur un siège éjectable dont on ne maîtrise pas le déclenchement, le CPE doit être une bonne idée puisqu'il a déjà un projet de petit frère avec le CPL (contrat première location) qui permettrait au propriétaire d'un logement de signer un bail de deux ans à l'issue duquel il lui serait possible de mettre le locataire à la rue.

Alors, parce que je suis plutôt partisan des bonnes idées, je suggère la mise en place des contrats suivants : Le CPV (contrat de première voiture) permettant à l'acheteur d'un véhicule de le conserver à l'essais pendant une durée maximale de deux ans, à l'issue de laquelle il déciderait de l'acheter ou bien de le ramener au garage sans explication ; Le CPR (contrat de premier repas) permettant au convive de goûter les plats de son choix et de quitter le restaurant sans payer ceux qui n'aurait pas appréciés ; Le CPM (contrat premier mariage) permettant aux nouveaux époux de signer un contrat de mariage de deux ans à l'issue desquels la séparation serait possible, sans autre formalité, si l'un des deux n'est pas satisfait de l'autre.

Mais avant tout ça, je suggère aussi la création d'un CPP (contrat de premier président) permettant aux citoyens d'élire le président de la république pour une période probatoire de deux ans à l'issue desquels unréférendum national déciderait s'il est ou non autorisé à finir le quinquennat. Au fond, ça les inciterait peut-être à vérifier les " bonne idées " de leurs premiers ministres".

Et j'ajouterai volontiers, par expérience : "... de leur suite de conseillers, formatés pour les cabinets, anti-chambres du pouvoir, et réels décideurs !"

Bien à vous,

Bruno Van Peteghem

Ecrit par : Bruno Van peteghem | 02.04.2006

qui a dit que le dialogue était impossible ?
Vous en administrez la preuve contraire;
je ne crois pas que la majorité des Français soient pour l'immobilisme.
Mais
-la réforme n'est pas une punition, mais un effort collectif pour du mieux
- la flexibilité ne peut se faire sans contrepartie
- le pouvoir ne doit pas être à la rue, mais que faire quand les institutions ne jouent plus leur rôle, quand la loi est bafouée par ceux la même qui prétendrent l'appliquer; quand on dit tout et son contraire.
-comment en sortir?
ou bien le législateur vote un texte abrogeant le CPE, les institutions refonctionnennt, le dialogue s'ouvre , mais Villepin est ridiculisé et la fonction présidentielle remise en cause
ou bien, une loi est bidouillée, mi-chèvre mi-chou pour ménager les susceptibilités et dans ce cas, nul ne siat ce qui se passe.
En tous cas, pour un texte mineur que personne ne demandait, une crise de régime s'est ouverte. D'un mal, faisons un bien et posons clairement la question de la refonte des institutions;j'en ai parlé avec le spromoteurs de la VI eme Républqiue. Le moment est venu de se mettre au travail!

Ecrit par : corinne lepage | 02.04.2006

Merci Corinne pour ce diagnostic à partir des réels symptômes de la France-Malade. Le risque est aujourd'hui que le rejet de la Constitution euroépenne, le rejet du CPE soient pris pour les signaux de dysfonctionnements alors que nous avons affaire à un vaste déséquilibre des organes !
Le Parlement est muselé, l'Office parlementaire d'évaluation des choix sceintifiques et technologiques est instrumentalisé par les experts scientifiques et leur tyrannie.
On récolte, les OGM, les nanotechnologies, la fuite en avant technologique ....sans qu'une réelle gouvernance collective puisse avoir prise. Les intérêts des plus forts dominent... Il est urgent qu'un travail collectif entre milieux académiques et citoyens s'interpose pour faire valoir les perspectives humaines et durables que peuvent aussi déployer sciences et technologies

Ecrit par : Dorothee BENOIT BROWAEYS | 02.04.2006

Bonjour,

Je m'intéresse aux travaux de CAP21 car je crois en une prise de conscience environnementale. J'espère que cette prise de conscience s'accompagnera d'une évolution dans nos modes de pensées comme dans nos gestes vis à vis de l'environnement comme vis à vis de l'extérieur en général.

Je crois en la pensée positive, je crois au fait d'intégrer plutot que d'exclure, au fait d'accompagner et soutenir, au fait de protéger et rendre fort.

Et je suis un peu décu par les différent comportements politiques, des différents parties politiques face au CPE.

En terme macroéconomique, je crois qu'aujourd'hui tout est bon pour favoriser l'emploi, pour qu'entreprises, salariés et administrations se rencontrent sur un même projet.

Le CPE est une mesure parmi tant d'autres sur laquelle il serait bon que l'on s'attarde avant de passer à un autre débat.

Je crois que les médias ont leur responsabilité pour ce qui est de brouiller les pistes. Mais la politique francaise à l'image du réferundum sur la constitution européenne est fautive. Elle vit sur des acquis, pour des intérêts privés, ne s'intéresse pas et ne cherche à partager sa connaissance et son pouvoir. Elle ne parvient à intéresser ni à rendre confiance.

Combien de structures de concertation, d'aménagement, de rencontres, de projets disposent des moyens suffisants? Mais ces structures existent, elles doivent être utilisées, le sont par les professionnels et je vous prie mesdames et messieurs les politiques de ne pas sans cesse dénigrer ces travaux.

Je vous prie de nous aider à croire en un projet de société, de civilisation, un projet humain, ambitieux, ouvert à tous, cherchant une utopie et donnant les moyens à chacun de faire valoir ces compétences et qualités.

Il faut se battre contre les mauvais projets, mais il faut aussi se battre pour les bons projets et ensemble.

Il est impératif de comprendre pourquoi la V° ne fonctionne avant d'envisager une VI°. Je ne peux accepter que l'on salisse les travaux des générations précédantes pour une question de partage de pouvoir.

Pour moi, la démagogie, les querelles politiciennes sont la honte de la France, c'est une souillure, une injure aux personnes qui s'efforcent de donner un sens à cette société, par leur présence dans les projets locaux, par leurs efforts altruistes.

Cessez les critiques et travaillez ensemble.

Bonne continuation à cap21 et permettez moi de souhaitez que votre démarche pour une société harmonieuse, respectueuse de l'environnement se poursuive, sans les travers politiques surement un peu nécessaires mais si préjudiciables à la dynamique humaine.

A bientot

Ecrit par : Antoine | 03.04.2006

Mme Lepage, êtes-vous bien réaliste lorsque vous dites : "(...)Un front uni de l'opposition et des syndicats qui semblent s'appuyer sur une très grande majorité des Français(...)" ? Mais de quel côté de l'échiquier politique vous situez-vous en écrivant de tels propos ? Jeune journaliste en PQR, j'ai couvert pendant deux semaines les manifestations anti-CPE dans le Nord, je n'y ai vu que manipulation des jeunes (collégiens inclus !) par des syndicats présents au petit matin, munissant cette frange ridicule de manifestants de banderoles, t-shirts et autocollants, une député de l'opposition a même mis un car au service des contestataires pour les emmener vers Lille pour plus de visibilité. C'est effrayant ! Et vous ne retenez que la foule dans les rues. N'avez-vous pas entendu ces jeunes qui luttaient contre les blocages, les manifestations et la violence des socialistes et des communistes ! Les minoritaires de ce pays veulent impulser sur la politique d'un gouvernement...mais où va la France ? Laissons donc le gouvernement mener leur barque, peu importe que l'on soit d'accord ou pas, le citoyen se servira de son bulletin de vote au bon moment et arrêtons de bloquer le pays et de donner cette image détéstable d'une France tirée vers le bas...et de Français demandant encore et toujours plus d'acquis sociaux. On devrait, au contraire mettre les bouchées doubles et ne penser qu'au travail, si l'on considère la situation économique actuelle ! Pour ma part, je ne demande que cela...du travail !

Cordialement,
Anne Bouillis

Ecrit par : bouillis | 03.04.2006

Dans l'édition de dimanche 2 et lundi 3 avril, "Le Monde" fait état (en page 9) des réactions diverses suscitées par le discours de J. Chirac. Des personnalités pour certaines assez peu (C. Boutin, N. Dupont Aignan, G. Sarre) voire pas connues du tout (J.M. Baylet).
Qui plus est, ces personnes appartiennent aux vieux partis... Je trouve navrant qu'on retrouve toujours les mêmes, fussent-ils rénovateurs au sein des leurs...

J'ai cherché, parmi les réactions des "personnalités" citées, mais pas de Corinne Lepage.
Pourtant, un communiqué a été mis en ligne sur le site de CAP 21 et sur le blog de Corinne LEPAGE ... ALors?

On nous sert le rénovateur du PC ou le dissident de l'UMP en guise de têtes nouvelles...
Quasiment jamais les médias élargissent un peu le champ de vision au-delà des 5 principales formations, dont beaucoup d'entre nous sont je crois revenus...?
Y'aurai-il une raison pour écarter Mme LEPAGE qui a pourtant fait 2% pour sa première participation aux présidentielles?

Avez vous vous-même, Mme Lepage, une explication à votre absence dans cette page du Monde?

Cordialement

Alexis du Puy

Ecrit par : Alexis | 03.04.2006

Anne Bouilli,

Au vu de la reconduction des manifestations alors même qu'une révision de la loi est programmé, je ne peux qu'être d'accord avec vous. La rue abuse de son pouvoir comme un enfant trop gaté, alors qu'il est grand temps de ranger les banderoles et de s'assoir autour de la table. Mais dire que les manifestants ont tort ne veut pas dire que le gouvernement a raison. Que le CPE soit bon ou mauvais n'est pas le vrai problème, c'est la façon dont il a été amené.
En résumé, la question du CPE révèle deux problèmes, le premier d'ordre institutionnel concernant le gouvernement et le deuxième concernant l'idéologie. Comme on a beaucoup parlé du premier, j'aimerais aborder le deuxième. Les mensonges qui entoure le CPE, comme les mensonges qui ont entouré le constitution européenne, montre que la France est entrée dans une dérive idéologique. Au lieu de faire face avec pragmatisme aux nouveaux enjeux du XXIe siècle, on s'accroche au acquis et au patrimoine, a la Grandeur de la France.
C'est troublant comme la France, et peut-etre quelques pays d'Europe, a des similarités avec la grèce antique, alors que les Etats-Unis ressembleraient à l'empire romain à la même époque. Les grecs considérant le temps comme cyclique, et ce considérant comme au sommet d'un cycle, donc à la pointe de la technologie, il n'avait pas ou plus de vision expansionniste. La Grèce est donc devenu un musée et le repère des penseurs de toutes sorte, mais la véritable puissance était Rome. Peut-être que le succès des Choristes (que personnellement je n'ai pas réussi à regarder jusqu'au bout) démontre que l'on s'attache à la supposée belle vie du passé. C'est bien la preuve que personne ne s'imagine réellement comment sera la France dans 20 ans, ou bien on s'imagine les pires choses, un pays usé par la mondialisation et l'ultralibéralisme, ou l'anarchie règne.
Pourtant, je pense que les gens qui manifeste devraient se rendre compte à quel point ils ont de la chance. La France est (même avec le CPE) l'un des pays ou on vit le mieux au monde, avec une espérance de vie record et des médicaments surabondant et quasi-gratuit, des controle d'hygiène drastique, un RMI dessent, des médias (trop?) libre, pas de théocratie, ni de dictature. La France est loin de l'ultra-libéralisme. Remarquez que le mot libéralisme est un peu utilisé de travers puisse qu'il est proche du mot liberté: c'est laisser la liberté de chacun d'entreprendre, de circuler, et de récolter les fruits de son labeur . Le problème, c'est que la liberté de chacun commence la où s'arrête celle des autres. C'est à dire qu'un entrepreneur, dans un monde ultra-libéral a la liberté d'exploiter ses employés, et c'est ça qui fait peur.
Désolé j'ai encore digressé. Pour conclure, en revenant sur les propos d'Anne, peut-être que l'abus de pouvoir de ceux qui manifestent sur ceux qui ne veulent pas ou plus manifester est aussi de la responsabilité de ces derniers. Peut-être qu'il est temps que ceux qui sont le plus souvent les premières victimes de manif, c'est à dire ceux qui n'ont rien demandé, manifeste qu'il sont pas d'accord et qu'il en ont marre. Mais attention au bi-polarisme qu'on utilise trop souvent en France. Quelqu'un qui est contre les manif n'est pas forcément de droite. Ne résumons pas les choses par la couleur politique. Moi j'attend que quelqu'un me passe une pétition à signer ou organise une contre-manif et j'en serais, pas parce que je suis pour le CPE (car je suis plutot contre) mais parce qu'il y a abus de la rue.

@+

Ecrit par : Alex | 03.04.2006

La dérive du vocabulaire, la perte de sens des mots employés ici ou là est l'un des aspects les plus inquiétants de cette crise. Depuis longtemps, les hommes politiques et les media -dont se nourrissent les adolescents- ne s'expriment que par hyperboles, sans aucune hiérarchie sémantique, dès l'instant qu'il s'agit de commenter une décision du camp adverse, ou de vouer aux gémonies celui qui va à contre-courant des idées en vogue.

Il est par exemple "scandaleux" de vouloir réformer le code du travail.

La France devient un pays où règne la "répression policière".

Le mot "patron" est devenu une insulte: pour mémoire, il désigne une personne qui tous les matins se lève en savourant à l'avance le moment où il pourra "virer" ses employés sans raison. Eh oui, tel est le triste visage caché de votre boulanger, de l'artisan qui a repeint votre salon, ou du jeune qui vient de créer sa petite boite d'informatique à coté de chez vous.

Le CPE est assimilé à la misère voire à l'esclavage. Cela risque de poser un problème aux académiciens : comment va-t-on désigner la situation de ceux qui fabriquent les Nike et les téléphones portables de nos miséreux ?
Comment va-t-on qualifier les populations du Darfour ?

Cette simplification outrancière du vocabulaire conduit naturellement à une simplification parallèle des idées. Elle a toujours été le point d'appui de la propagande des régimes fascistes. Voir à quel point les jeunes sont toujours prêts à foncer tête baissée dans ces panneaux grossiers est toujours triste -mais pas nouveau (moi aussi j'ai été jeune...).

Mais ce qui est plus révoltant est la façon dont certains responsables politiques attisent chez les jeunes une sorte de haine contre les "élites", les "patrons", les "gouvernants", en faisant fi des principes élémentaires de la démocratie. Et qui les transforment en machines à réclamer, à se plaindre, à envier.

Ecrit par : olivier GUY | 03.04.2006

notre pays est beau et nous avons de la chance d'y vivre. certes. mais ce n'est pas un raison sifffisante pour acceptetr que nos instiitutions soient traitées cul par dessus chemise pour les convenance spersonnelles ou les appétits de pouvoir des uns ou des autres.
Qui parle de l'intérêt collectif ? Qui encourage les autres à chercher le compromis (qui n'est pas la compromission) et non pas l'esclade?
C'est à cela que nous devons nous attaquer

Ecrit par : corinne lepage | 04.04.2006

Bonjour à tous,

Je viens d'écouter l'interview de Mme Lepage sur BFM.

Alors juste une parenthèse pour Yves qui postait ci-dessus un commentaire... non ce n'est pas notre ami Lear qui aimait les chevaux, mais bien notre grand ami richard (Buckingham sale traitre!).. fin de la parenthèse

En deux mots. Personnellement je suis d'accord avec Mme Lepage mais ne la comprends pas.

Je veux dire on est face à quelqu'un qui sait lire parfaitement les hiérorglyphes mais qui face à la future pierre de rosette n'arriverait pas à les traduire en grec.

Elle a raison sur le fond: notre pasy est au main d'une technoçcratie à l'diéologie égosite, individualiste, au mieux coporatiste, coupée (et fère de l'être) des contingences du communs, obnubilée par des soucis d'argents douteux, de promotion grotesque, de rapine nouvelle à inventer pour guérir la france de son mal être.

Point final... inutile de se lancer dans l'idée de vouloir changer la forme du régime.

Ces 2 derniers siècles montrent clairement que tant que cette "élite" est en place, et dieu sait qu'elle est quasi identique depuis plus d'un siècle, il ne sert absolument à rien de vouloir changer de régime.

1, peut-etre 2 lois suffiraient à tout modifier dans ce pays, à mettre à bas les plans si finement conçus par des familles de hauts fonctionnaires ingénieurs, docteurs en lettres classiques ou inspecteurs des finances pour accaparer l'ensemble du pouvoir de notre patrie.

... je vous laisse deviner lesquelles. Mais il suffirait de ces deux ou 3 lois démocratiques, légales et républicaines pour qu'en une seule législature le visage de la france soit plus changé qu'en 4 ans de guerres mondiale, ou d'occupation. Qu'enfin la liberté revienne, que les droits des gens ne soient plus bafoués, que les fonctionnaires soient reconnus, que l'économie vivent, que l'éducation soient enfin accessible à tous et que notre place en Europe soit celle à laquelle aspire une majorité de françaises et de français.

La candidature, solitaire, isolée et un rien incroyable de Mme Lepage est loin, très loin, très très loin d'apporter une once de solution au problème.

Elle devrait plutôt recherchée dans d'autres partis des personnalités plus charismatiques, ainsi que des experts reconnus dans certains aspects de la vie économique et politique française pour former ensemble un nouveau mouvement.. plus structuré, moins personnel.. plus intellectuel, plus "brillant" et peut etre qui sait, qu'alors ses idées triompheront.

Ecrit par : deverre | 04.04.2006

Deverre,

Bien que je soit d'accord avec vous sur le fond et la question des élites, je ne vous comprend pas sur la forme. C'est sûr que la France d'en Haut est bien ancré sur son trône. Cependant, je ne vois pas quelles modifications de loi vous suggérez pour changer les choses. Surtout qu'apparemment, la solution que vous suggérez est censée guérir de tout les maux, même de ceux dont ne souffre pas la France, tel que la reconnaissance des fonctionnaires et l'accès à l'éducation pour tous. Merci de préciser vos propos.

@+

Ecrit par : Alex | 04.04.2006

Bonjour Alex,

Oui j'étais plus emporté que clair.

Concrètement la loi ne guérit pas tout et là dessus je penses que nous sommes tous bien d'accord.

Cependant elle est salutaire lorsque certaines choses doivent être profondément inscrites dans la chair bureaucratique de notre pays.

Les lois auxquelles je pense touchent bien évidemment les aspects politiques et pourraient tout à fait se trouver présentées sous une forme ou une autre dans la constitution.. ce qui certes amène de l'eau au moulin des tenants de la VIème république, mais je ne suis pas à une contradiction près.

Donc parmi ces lois "restrictives" (car c'est de cela hélas qu'il s'agit) notons celles portant sur les aspects suivants:

- tout fonctionnaire est fonctionnaire à plein temps. Il ne peut pas voir son statut , ses droits et ses devoirs être temporairement suspendus, mis en veille ou en suspens. De plus quitter la fonction publique est un acte définitif et irrévocable.

En clair soit on est fonctionnaire soit on ne l'est pas. Et une fois qu'on ne l'est plus, on perd tout droit (et certes aussi devoirs). On ne peut plus le redevenir.

- interdiction faite à tout fonctionnaire de tenir un poste électif.

Une évidence quasi antique que beaucoup de gens ont fait semblant d'oublier depuis des décennies dans notre pays.

- interdiction à tout fonctionnaire d'appartenir à un parti politique. On ne peut pas être juge et parti.

- interdiction à tout fonctionnaire d'appartenir à un cabinet ministériel.

Fondamentalement la simple supression du droit de vote pour tout fonctionnaire (de tous les types de fonctions publiques), chose banale il n'y pas si longtemps que ca et parfaitement républicaines, permettrait en moins d'une décennie de transformer le visage de la france.

Ensuite, une fois ce double carcan de la haute fonction publique (omniprésente et impotente) et de la masse bureaucratique (corporatiste et clientèle politique naturelle des partis populistes) retiré, le pays pourrait enfin se réformer et surtout progresser.

Naturellement les premiers poinst qui se réformeraient seraient justement la fonction publique, spontanément. A la clé moins de postes sans intérêts ni contrôle, mais plus de responsabilité, de moyens sur des sujets plus ciblés et mieux organisés.

Et puis bien sûr "l'école".

Alors désolé de vous apprendre ça brusquement Alex mais non les français n'ont pas tous accès à l'éducation. D'abord quand 20 à 30% (plus dans des endroits désormais que l'on norme "quartiers") des enfants sortent
de primaire sans savoir lire et écrire... il faut m'expliquer comment ils peuvent avoir accès à l'éducation.

Dites moi comment ont-ils accès ensuite à léducation de leurs droits de citoyens, de leurs devoirs aussi bien sûr.

A quelle éducation ont accès d'ailleurs les autres :
- de la trigonométrie et du marguerite duras ?
- mais pas de droit élémentaire ou de philosophie ( oui car ALex ,il faut que quelqu'un vous le dise désormais, la philosophie n'est pas enseignée à 80% d'une classe d'âge... )
- de la flute à doigté baroque, et de la géographie au rabais ?
- de l'histoire politiquement aveugle (un congrès de tours expliqué en plus de pages que tous les conflits armés auxquels a pris part la France durant le XIX° siècle et qui ont fasconné notre monde),
- de la physique des matériaux quand pas 1 sur 1000 ne sait comment fonctionne son ordinateur ou sa télé.

Bref... oui un pourcentage de gens choisissent peut etre une éducation qui leur convient. Mais l'accès libre à l'Education n'existe pas. Avant aussi il n'existait pas mais on ne s'en plaignait pas. Depuis 30 ans ont dit qu'il existe.. et c'est un mensonge.

En politique il vaut mieux se taire que de dire un gros mensonge, Mme Lepage le sait bien il me semble.

Elle a expérimenté les ministères, et les méandres petits bourgeois de la politique de haut niveau à la française qui me sont si familiers.

Bref je doute, et pourtant j'ai déjà voté pour elle il ya 5 ans... je doute donc que si la mort de plusieurs millions de citoyens durant la première guerre mondiale, que si l'invasion de notre pays, la collaboration de ce dernier pendant la seconde, que si la décolonisation et que l'argent de la reconstruction n'ont rien changé à la gestion de notre pays.. alors je doute qu'une femme seule, certes agréable et volontariste, ne change quoi que ce soit.

N'appliquez qu'un seul des principes que j'ai cités plus haut et , hélas, vous verrez plus de changement dans ce pays qu'en 150 ans de soi-disante république.

Si j'avais un fils il s'appelerait St Just... certes mais je reste libéral dans l'âme.

Stanislas D

Ecrit par : deverre | 04.04.2006

Deverre,

Vos idées semblent justes, pourtant je reste un peu perplexe. Tout d'abord, j'aimerais que vous définissiez ce que vous entendez par fonctionnaire (voulez vous dire haut fonctionnaire?). Pourquoi leur interdire le droit de vote ou le droit d'être élu puisqu'ils sont également citoyen? Mais je crois que ce que vous suggerez, c'est une réglementation plus stricte de l'accès au pouvoir, comme l'interdiction du cumul des mandats. Dans ce cas, je suis d'accord sur le fond, mais reste dubitatif sur la forme.

Qu'en à l'éducation, je crois que la loi est faite de telle sorte que tout le monde ait accès à l'éducation, puisque l'école est obligatoire jusqu'à 16 ans. Dans ce cas, ce sont les faits qui mette la loi en défaut. L'illétrisme des enfants est gravissime. De plus, malgré les bouleversement de l'éducation après 1968, il est vrai que l'éducation est poussiéreuse. C'est vrai qu'apprendre la flute à bec à la génération pop-rock est décalé. C'est vrai qu'appuyer les effets positifs de la colonisation est contre-productif. L'éducation française est monobloc et peut-être serait-il temps d'introduire plus de flexibilité dans le choix des cours du lycéen. Une continuation de la réforme LMD (licence master doctorat) en quelque sorte.
Personnellement, je reste dubitatif sur l'intérêt réelle de la philosophie, à moi de revoir également la façon de l'enseigner. Ce qui me semble important n'est pas d'enseigner la pensée des autres, les philosophes, même d'apprendre au lycéen à avoir lui même un regard critique.
Par contre, les principes du droit sont important, mais la législation est devenu si compliqué qu'elle est difficile à enseigner.
Pour finir sur l'éducation, je croit qu'il faut pointer du doigt également certains abus dont font preuve les enseignants. Je pense aux années sabatiques auxquels il ont droit, privant leur élèves de temps de cours, et impliquant des retard dans leurs connaissances. J'ai quelques amis dans ce cas. Il faut également arrêter de dénigrer les filières professionnelles qui sont aujourd'hui boudée, alors que nous avons de plus en plus besoin d'ouvriers et d'artisans qualifiés.
Il ne faut pas oublier que l'atout principal de la France (et des pays d'europe) est en priorité la qualification. Il faut encourager (voir obliger) au maximum la formation continue. Ceci permettrait en outre à chacun de se reconvertir et d'avoir accès à la promotion sociale, même suite à un échec scolaire.

@+

Ecrit par : Alex | 05.04.2006

a mon tour de vous dire que je comprends votre analyse et m'étonne de vos conclusions.
Certes, je ne prétends pas à la panancée universelle ni à la pierre de rosette et serai prête à me réunir avec d'autres pour faire gagner la France. mais avec qui?
Pensez vous réellement que c'est à l'UMP ou au PS que vous allez trouver le moyen de changer les méthodes alors que l'un et l'autre ne vivent que par les mêmes élites depuis 30 ans. Un Bernard Kouchner a-t-il sa place au PS? Non, il est exclu par l'appareil parce qu'il propose une autre vision.
Mon but est de proposer une autre solution venue de la base et non du sommet et je ne me sens pas du tout seule.
Quand Plusieurs centaines (parfois 600 comme à Besançon ou 500 à Fontainebleau) se déplacent pour m'écouter et dialoguer, je sais que beaucoup de nos concitoyens se retrouvent dans le sidées que nous développons.
Il est vrai que je ne figure (pas encore) dans les sondages de notoriété, mais ce n'est pas parce que les résultats sont mauvais; ils sont assez bons. C'est parce que faire de la politiuqe en proposant des solutions difficilement classifiables à droite ou à gauche est interdit dans ce pays; cela gêne et ce qui gêne doit être exclu.
Ce n'est pas pour cela que j'ai tort et cela ne suffira pas à m'arrêter, bien au contraire.
je compte sur tousc eux qui y croient comme moi, c'est-à-dire qui sont convaincus que la volonté et la conviction peuvent déplacer des montagnes de me rejoindre dans l'aventure.
On n'invente pas l'électricité en bricolant la bougie

Ecrit par : corinne lepage | 05.04.2006

Mme Lepage,

Si Bernard Kouchner est implicitement exclu du PS par les autres, pourquoi y reste-t-il? A droite comme à gauche, il semble y avoir des hommes politiques qui ne se représente pas dans leur parti, mais qui a mon sens ont peur d'être exclu de la vie politique.

De ce fait, ne serait-il pas souhaitable de créer un parti sans couleur politique et rassemblant des hommes politiques de tout bord, comme l'a fait Ariel Sharon avec Kadima? Malheureusement pour CAP21 et beaucoup d'autres parti, la visibilité n'est que proportionnel au nombre d'adhérent et pas à l'ambition des idées. Pour casser ce clivage gauche-droite, il faut donc un (et un seul) parti, dont, à mon sens, CAP 21 devrait faire partie.

Ecrit par : Alex | 05.04.2006

Bonjour Alex

Je suis complètement d'accord avec ta proposition de créer un parti au dela des clivages (ça ne veut pas dire centriste).

Mais cela ne pourrait se faire qu' après les échéances présidentielles et si tous les gens qui sont régulièrement cité : kouchner, cohn bendit, etc. le veulent vraiment. Aujourd'hui je n'en ai pas l'impression.

pour info : http://generationseurope.over-blog.com/

Ecrit par : Victor | 05.04.2006

Cohn Bendit avec Kouchner et Corinne au milieu ???? Ah bon....

Ecrit par : pathigora | 05.04.2006

Bonjour Victor,
Comment un parti au dela des clivages ne peut-il se trouver au centre ?
Le centre n'est-il pas l'équilibre entre, non pas les antagonismes doites/gauches mais les complémentarités droite/gauche ?
La création de ce parti, que j'approuve, peut se faire avant les échéances présidentielles, avec un programme de "Coalition Nationale"et non pas un programme de parti.
Corinne Lepage me semble assez représentative de cet équilibre gauche/droite, encore faut-il, comme vous le dites justement, que l'égo soit mis de côté pour certains et qu'ils acceptent de redémarrer de zéro.
Comme le disait Alex "Kadima" est un exemple de "Coalition Nationale".
Il faut juste que les Hommes Politiques se souviennent simplement que lorsque l'on est élu, il faut également agir en faveur de ceux qui ont votés contre vous.

Ecrit par : jf broggio | 05.04.2006

Vous nous démontrez que la Vème République ne fonctionne plus car les hommes qui sont au pouvoir ne respecte plus l'esprit de la Constitution. De là, vous en déduisez qu'il faut changer cette Constitution.
Si les personnes au pouvoir dans le cadre de cette VIème République ne respectent pas non plus son esprit, que faut il faire ? Une nouvelle Constitution !
J'avoue ne pas comprendre votre logique qui consiste à dénoncer les travers d'un système pour en proposer un autre qui ne résoudra pas les travers que vous avez évoqués.

Ecrit par : Tourkene | 05.04.2006

Jf Broggio,

Je vois très bien ce que Victor veut dire par "pas centriste". On a tendance a voir l'assemblée nationale comme un spectre lumineux allant du rouge sang au bleu nuit. Mais peut-être que cette vue des choses est trop simpliste. Environnement? A gauche! Rigueur budgétaire? A droite! Emploi? A gauche! Sécurité? A droite! C'est une vision linéaire, qui vous amène donc à la conclusion qu'un mélange entre gauche et droite ne peut donner qu'un centre. Pourquoi ne pas imaginer un paysage politique en 2 dimensions, voire plus (au dessus de 3 dimensions ça commence à être dur à imaginer mais bon)?
Par exemple, on peut être surpris d'avoir vu avant les élections de 2002 des gens passer de l'extrême gauche à l'extrême droite. Ca ne veut pas dire qu'il ont totalement retourné leur chemise. Seulement ils retrouvaient des valeurs communes à la fois a l'extrême droite et a l'extrême gauche, radicales. Dans la même veine, le développement durable peut-être vu comme la manifestation de cette vision transversale des choses.
Un groupe de réflexion (on ne peut plus parler de parti) qui ne soit ni de droite, ni de gauche, ni du centre est un concept qui n'a pas encore de place en France a cause de cette vision linéaire des choses.
Jf broggio, je t'invite à aller voir le lien de Victor. Je me demande s'il y a beaucoup d'association du type de générations europe. Si oui, elles devraient se regrouper.

Tourkene,
Au contraire, la constitution a son importance puisque c'est elle qui détermine le pouvoir de chacun. Dans le cas de la France, j'ai entendu dire que le pouvoir executif est démesurée comparativement aux autres pays d'Europe, et la question du CPE l'a démontré. d'une manière générale, je trouve etonnant d'accepter le comportement des politiciens qui ne pense manifestement qu'aux elections et qui n'agisse qu'en fonction de leur potentiel électoral. Personnellement, je trouve que ceci démontre les faiblesses du suffrage universel. Il faut donc trouver un système qui désincite les véreux et incite les vertueux à devenir élu.

@+

Ecrit par : Alex | 05.04.2006

Alex
Je ne pense pas que se soit une vision linéaire d'être de droite ou de gauche ou même être du centre. c'est l'interprétation de leur représentativité qui est linéaire.
Comme tu le dis , l'environnement serait de gauche, ou la rigueur de droite, etc... mais être centriste ne veut pas dire épouser une ou l'autre idée, mais relier entre elles des idées qui paraissent linéairement différentes.
Prends l'exemple de l'environnement, tu protéges la nature "tu es de gauche" tu faits des énergies revouvelables en production " tu es de droite" et on pourrait multiplier les exemples.
Ce que je veux dire est plus simple, sur une balance l'équilibre se trouve au centre, et quoique tu fasses de bon pour un secteur, tu as toujours des conséquences négatives pour un autre secteur. Etre du centre c'est également essayer de prendre en considération la "pensée globale " de l'action plutôt que d'appliquer une "pensée sélective, donc cloisonnée".
Le principe de génération europe me parrait excellent mais dans quel média en avons nous eu l'écho ?
Ceux qui l'on signé qui ont encore le droit de parole parfois près des médias ont-ils mis en avant leur signature à cette association ?
Signer des appels est une bonne chose, mais l'action doit suivre derrière.
Crois tu que des association puisse être plus crédible qu'un jeune parti politique comme CAP 21 ?

Ecrit par : jf broggio | 05.04.2006

Je suis surpris qu'un petit parti comme CAP21 n'est pas encore songé à construire un pôle centriste avec l'UDF (par exemple) avec la perspective des éléctions législatives et présidentielles de 2007
Si chacun se présente divisé, on connaitra déjà la sanction ! l'abstention et l'extrême droite sans doute face une gauche sans projet...

Ecrit par : alexandre | 05.04.2006

Jf Broggio,

Je suis d'accord avec vous sur l'intérêt du centrisme de part sa position conciliatrice. Mais attention à la frilosité. Un bon parti centriste doit être capable de faire appliquer une mesure libérale si elle s'avère nécessaire, en prenant soin de bien communiquer sur la chose (pas comme fait l'actuel gouvernement). Il en va de même pour une mesure qualifié traditionnellement comme à gauche. Ici, je ne vise pas l'UDF, dont je trouve les positions opposées au gouvernement comme appropriée, et réfléchie.
Cependant, créer un parti qui ne soit ni de droite, ni de gauche, ni du centre, c'est de fait s'affranchir de cette vision linéaire, qui amène a classer systématiquement les idées dans des boîtes. Les bonnes idées n'ont pas de couleur politique, et je pense qu'il y en a dans tous les partis, même au FN (au risque de choquer).
Je croit qu'implicitement avec votre exemple sur l'environnement, vous appuyez une vision en 2 dimensions du paysage politique, même si je ne suis pas sur que la production d'energie renouvelable soit classée comme "de droite" par tout le monde.
Il semble que l'association générations europe ait engendré un parti, IES (Initiative Européenne et Sociale). Générations Europe est apparu après le non au Référendum. elle est donc très jeune, mais n'a eu aucun écho médiatique. C'est vrai que sur ce plan, rien n'est visible à part l'UMP, le PS, l'UDF, le FN, FO, le MPF, les verts et quelques autres. Je suis 100% d'accord pour soutenir un parti fédérateur, alternatif et surtout réfléchi et juste. Il serait dommage que de petit partis subsistent uniquement pour afficher leur candidat.

Alexandre,
Oui! Ne recommençons pas l'erreur de 2002. D'ailleur,s pour parler du PS, je trouve surprenant qu'il n'est pas de plan d'action. Ils ont eu 5 ans pour constater les erreurs du gouvernement et mettre au point des propositions. A mon sens, le seul qui est fait un réel effort est Jack Lang. A l'inverse, Ségolène royal, bien qu'au sommet des sondages, n'a pas encore exposé son programme. Le gardent-ils au chaud, de peur de ce faire piquer leurs idées? Mais peut-être que je suis mal informé.

@+

Ecrit par : Alex | 06.04.2006

C'est hors propos, et je ne suis pas moi-même au top dans ce domaine, mais de grâce, les uns et les autres, n'utilisez pas le verbe être à l'indicatif, à la place du verbe avoir au subjonctif. Une fois, deux fois, ça passe, après ça perturbe ! Surtout quand à côté, vous utilisez du vocabulaire assez sophistiqué...
ex. "..le seul qui est (sic) fait un certain effort" au lieu de "le seul qui ait fait...."C'est le dernier relevé mais au dessus, il y en a à la pelle !
Merci, merci.

Ecrit par : pathigora | 06.04.2006

Fin des idéologies, déclin du politique, désintérêt pour la chose publique, alternances régulières, consensus droite gauche sur plusieurs sujets : le clivage gauche droite est mort pour les français.

Certes il reste marqué pour les militants qui pensent qu'il ya des gens de gauche ou de droite avec des valeurs différentes mais ils sont minoritaires

Aujourd'hui plus que jamais les notions de droite et de gauche sont dépassées.

Si nous faisons le choix de rejeter ce clivage nous devons dans un même temps refuser de nous classer sur un axe gauche droite.

Il s'agit bien de faire de la politique autrement, de s'encrer fermement dans la société civile et non simplement de se placer mi figue mi raisin au centre entre les grandes forces en présence avec un soupçon d'idées de gauche et de droite.

Ecrit par : Grégory GIAVARINA | 06.04.2006

Oui ce clivage gauche/droite voir gauche/centre/droite est dépassé.

CAP21 est un jeune mouvement qui doit aller de l'avant, proposer un autre projet, un autre mode de gouvernance, un autre avenir pour nous tous...

Si c'est pour faire comme les autres ce ne sera qu'un parti de plus.

Ecrit par : marie | 06.04.2006

j'ai du mal m'exprimer.
Si j'adhère aux idées de CAP 21 c'est justement pour ne pas entrer dans le clivage gauche/droite.
Etre du centre ne veux pas dire avoir des idées mi-figues/mi-raisins mais relier et affirmer une politique différente en tenant compte des réalités de terrain.
Et les réalités rencontrées sont, quoiqu'on en pense, toujours basés sur une pensée droite/gauche.
Dire que ceci est minoritaire, je veux bien, mais comment expliquer le nombre d'adhérent à l'UMP au PS ou les autres grands partis ? Jusqu'à preuve du contraire ce sont toujours eux que l'on voit dans les médias.
Les notions de droite/gauche ne sont pas dépassées, c'est à nous de les faire oublier par notre projet certainement plus fédérateur que ce que propose ceux qui sont en tête dans les sondages.

Ecrit par : jfbroggio | 06.04.2006

Rebonjour,
à nouveau, excuser moi de me répéter, mais il faut une fois pour toute engager les réformes nécessaires en matière d'environnement, comme la gestion des déchets, la pollution maritime, la politique de l'énergie...j'entends pas parler de projets écolo chez les verts qui sont plus gauchistes qu'autre chose, en tout cas, on sait qu'il se positionne clairement à gauche dans le clivage gauche droite, mais un pôle centriste permet de sortir du clivage gauche-droite justement, et surtout être suffisamment important pour gouverner, vous avez raison de penser que le clivage gauche droite existe plus que jamais en France car l'extrême gauche et l'extrême droite sont importantes mais il faut le dépasser en proposant un nouveau choix, tout seul on y arrivera pas
j'ajouterais une chose, beaucoup trop de gens s'abstiennent en France, on sait pourquoi
à+
Alexandre

Ecrit par : Alexandre | 06.04.2006

jf Broggio,

Non, vous étiez très clair, et dans la globalité, je suis d'accord avec vous. Cependant quand vous affirmez "Et les réalités rencontrées sont, quoiqu'on en pense, toujours basés sur une pensée droite/gauche", je ne suis pas tout à fait d'accord, dixit les arguments sur l'environnement. Qu'en Victor parlait de créer un parti pas "centriste", c'est justement pour sortir de la dimension gauche/droite qui amène à tout classer dans des boites. Le monde n'est pas noir ou blanc, il est un ensemble de compromis, un équilibre (pas toujours très stable). De toute les façons, qualifier un parti de centriste ou pas c'est juste un terme (un rangement dans une boîte). Ce qui compte c'est les actes.

Pathigora, désolé je suis certainement le premier à trébucher sur les subtilités du français.

@+

Ecrit par : Alex | 07.04.2006

Désolé,

J'ai oublié de revenir sur le commentaire de Pathigora: "C'est hors propos". Au contraire, ce qui justifie une VIe république c'est peut-être en premier lieu la mise en défaut du système politique et son anachronisme. Une bonne réforme de la république serait certainement celle qui incitera à revenir sur ce clivage archaique et ce clientélisme.

@+

Ecrit par : Alex | 07.04.2006

Et si on reparlait des hommes politiques que nous avons élus, syndicalistes en perte de vitesse?
Irresponsables de droite comme de gauches? Julien DRAY qui appelle les lycéen a prolonger le blocage apres les vacances.Nos elus n'ont rien a perdre a surfer sur l'avenir de nos enfants.Leru vie est faite.
Que va t il se passer ? Les oraux commencent mi mai.
On fait voter les colleges a partir de la sixieme !!!!!
On casse les urnes quand les votes sont défavorables !!!!
Moi je propose une solution.Démission en bloc des elus contre le CPE.
Qui aura le courage de le faire?

Ecrit par : sisi | 09.04.2006

Et si on reparlait des hommes politiques que nous avons élus, syndicalistes en perte de vitesse?
Irresponsables de droite comme de gauches? Julien DRAY qui appelle les lycéen a prolonger le blocage apres les vacances.Nos elus n'ont rien a perdre a surfer sur l'avenir de nos enfants.Leru vie est faite.
Que va t il se passer ? Les oraux commencent mi mai.
On fait voter les colleges a partir de la sixieme !!!!!
On casse les urnes quand les votes sont défavorables !!!!
Moi je propose une solution.Démission en bloc des elus contre le CPE.
Qui aura le courage de le faire?

Ecrit par : sisi | 09.04.2006

Sisi,
si, des 72 % des votants pour Chirac en 2002, on retire environ 25 % (socialistes forcés, mais je ne me souviens plus des chiffres), on peut tout de même considérer que le nombre qui reste est très supérieur aux 3 millions de jeunes français dans la rue.
Je ne vois pas pourquoi des élus qui l'ont été par suffrage universel, démissionneraient. Si l'ancien gouvernement avait été performant, le duo droite-extrême droite n'aurait pas été la seule alternative. Dont acte. Et c'est une chance parce que le même scénario aurait pu se produire dans l'autre sens : que la droite soit forcée de voter pour la gauche face à un duo gauche/extrême droite- et cela aurait été bien pire parce qu'une certaine droite aurait quand même choisi l'extrême droite. Nous sommes donc dans une situation de moindre mal.
La conclusion, c'est que les élus français sont majoritairement mauvais et que c'est le peuple qui trinque.
Pour sortir définitivement de là, qu'est-ce qu'on risque ? choisissons une fois pour toutes des têtes nouvelles, des idées vraiment novatrices, cohérentes et démocratiques. Faisons surtout confiance au bon sens, faisons confiance à CAP21 et à Corinne Lepage, c'est ma conviction.

Ecrit par : pathigora | 09.04.2006

Sisi, vous avez tout compris et nous à la fac nous vivons ce fanatisme et cette naiveté malsaine tous les jours. Le pire c'est qu'il faut négocier avec ceux qui nous bloquent et qui, eux, nous insultent et huent quand nous demandons simplement que notre droit d'aller en cours soit respecté. Nous n'avons plus aucun espace de parole et tout ça bien sur est cautionné par les partis et les syndics qui surfent sur la vague, qui eux n'ont rien à perdre quand nous nous enfonçons un peu plus dans l'angoisse chaque jour et que les bloqueurs s'ennivrent de plus en plus de leur pseudo pouvoir imposé à tous.
C'est bien facile de s'abriter derrière les étudiants sous prétexte de ne pas faire ingérance... mouarf, je ris jaune et je renonce, faite votre lutte moi je fais ma vie et si cette génération de paumés dans ce pays d'hypocrites me gonfle trop, Etranger Etranger je boirai ton eau.

Ecrit par : chevalier_bougnat | 09.04.2006

Sisi a été en spectatrice à la manifestation anti blocage république nation à Paris
Bizarre,pas de CRS, pas de casseurs mais pas de presse non plus
Pas de presse non plus pour le sitting qui se fait tout les dimanches devant l'hotel de ville contre le blocage.
Oui ce seront toujours les manipulateurs minoritaires qui auront la parole.La gache plurielle qui n'avait pas su emmenner son candidat au deuxieme tour des présidentielles a trouver un sujet de ré unification et ne le lachera pas
Sisi

Ecrit par : sisi | 09.04.2006

Devant le pitoyable spectacle que déroulent pour nous que les monde politique et syndical, je partage pleinement bon nombre d'opinions présentes sur ce blog, merci donc, chevalier_bougnat, sisi, geronimo, Bruno van peteghem et autres participants.

Je fais partie de cette immense majorité d’électeurs exaspérés par les courtes de vues et l'opportunisme des gens qui tiennent nos leviers de commande, ou de ceux qui cherchent à s'en emparer, et de même qu'en 1939, à un certain nombre de personnes ont quitté le territoire national pour résister plutôt que de se soumettre à l'idéologie imposée, je cherche aujourd'hui, avec anxiété, comment s'évader du territoire des partis politiques où nous sommes à la fois des prisonniers et otages.

Une sixième république ? Pourquoi pas !... Changer toutes les têtes ? C'est évident !...
Mais pour parvenir à un résultat quelconque, un impératif absolu : s'affranchir de la dictature des médias.
Ne rêvons pas, nos médias sont sous contrôle et ne nous distillent que de l'information filtrée, partiale et manipulatoire. J'en veux pour preuve le silence radio quasi total sur les récents sittings d'opposants au blocage de nos universités, j'en veux pour preuve le lavage de cerveau quotidien imposé par les chaînes publiques et faisant consciencieusement la soupe aux contestataires au point d’oublier la grippe aviaire et le chikungunya qui étaient leur fonds de commerce lors des semaines précédentes..

Ce n'est pas par hasard si notre amie Corinne Lepage est absente du canevas politique que l'on cherche à nous imposer ; c’est délibéré, programmé et je suis persuadé qu'elle dérange dans un monde où l'on valorise la servilité et la souplesse d'échine.
Internet est le dernier espace de liberté qui subsiste, il n'est pas encore sous contrôle, et bien que je craignais pour son avenir, j'ai le sentiment qu'il est urgent de créer nos propres médias alternatifs.
C'est à nous, les obscurs, les sans-grades, d'occuper le terrain du bouche à oreille, le seul territoire libre qui nous reste.
La plupart des personnes en place me donnent l'impression de conduire une voiture en pleine accélération en regardant uniquement dans leur rétroviseur. C'est trop dangereux pour les laisser faire, il y va de notre avenir, et surtout de celui de nos descendants.
À nous de jouer !
Diogène

Ecrit par : Diogene | 10.04.2006

Je lis tous ces commentaires qui sont la preuve evidente qu'il existe une nouvelle voie .. en dehors de nos habituels et eternels clivages gauche /droite . Que des personnes qui ne partagent pas la même opinion , c'est le cas ici , s'expriment
, échangent des idées .. est porteur d'optimisme . Il manque peut être un catalyseur .. une etincelle .. quelque chose qui permettrait à des femmes et des hommes qui souhaitent defendre de nouvelles valeurs , qui souhaitent proposer les changements nécessaires à notre pays , de se réunir .
Ce blog est la preuve évidente qu'un vrai débat démocratique peut exister . Vous proposiez une nouvelle république ..elle ne sera possible que si les acteurs et les actrices changent . Il nous faut des hommes et des femmes qui aient un discours qui tienne compte de l'interêt du pays .. loin de toute forme de clientelisme et de toute pensée electorale ..

Ecrit par : Jean Pierre Riondet | 20.04.2006

Oui Jean Pierre, ce débat donne courage je trouve. Ce débat est sans doute une recherche de cette étincelle dont vous parlez et qui, c'est vrai, manque pour que la sauce prenne.
Ni droite ni gauche, voire.
Sans doute plutôt un peu les deux.
Mais surtout, les repères ne sont pas là. Ce n'est pas sur cette ligne de démarcation que se situent les enjeux de la politique aujourd'hui, en France et en Europe. Y'a qu'à voir : les gouvernements scandinaves se veulent de droite et celui de Tony Blair se veut de gauche... Qu'est ce quecette distinction nous apprend de la réalité politique dans ces pays ? RIEN!

Encore plus que nous affirmer du centre, de droite et de gauche, ce qui est vrai au vu des contributions, il faut trouver ce qui nous réunit au-delà de ces pseudos-critères qui n'en sont plus... et en quoi cette chose qui nous réunit nous distingue des vieux partis chloroformés...

Où sont les véritables lignes de démarcation? Voilà peut-être une autre façon de nous re-situer et de nous interroger...

Ecrit par : Alexis | 21.04.2006

Bonsoir à tous,

D'abord, pour qu'il n'y ait aucun malentendu, je précise tout de suite que j'ai 28 ans et surtout que je suis adhérent à l'UMP. Je m'intéresse aux questions de l'écologie et j'aime naviguer sur les blogs de CAP21 et de Génération Ecologie (même si ma préférence va vers la première famille).
Je pense que l'environnement n'est pas un thème de campagne mais une donnée à intégrer dans sa réflexion politique.
Cependant quand les mouvements ou partis écologistes font de la politique, je ne m'y retrouve pas. Sans doute que pour lutter contre l'absence quasi totale dans les media une dose de surenchère est nécessaire pour montrer au monde son existence.
Cette histoire de VIème république en est l'illustration. Alors quoi ? On va changer l'arborescence de la constitution, en pensant bien faire, pour améliorer la représentativité et le débat démocratique ? C'est une douce plaisanterie. Un intervenant au débat a expliqué que J. CHIRAC était déconsidéré dès le premier tour en obtenant 17% des voix. Quelle constitution peut garantir qu'aucun candidat ne fasse moins de 20% des voix au premier tour ? Dans quelle mesure une constitution devrait-elle garantir ce genre de choses (ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres) ?
Une constitution est un cadre. On peut le changer, ça ne pose pas de problème. D'ailleurs notre constitution d'aujourd'hui n'est pas celle de 1958 car depuis des additifs ont fait leurs oeuvres.
La seule question qui prévaut est celle de la pratique politique. J'étais pour le CPE et j'en suis fier d'ailleurs. Evidemment on a le droit d'être contre. Le reste, ce que je vais dénoncer dans quelques instants, aurait pu se produire dans n'importe quel régime, avec n'importe quelle constitution :
- la Région Rhône-Alpes, socialiste, a fait un chèque de 10 000 euros pour les anti-cpe pour financer leur trajet en TGV pour manifester à Paris... L'argent des contribuables sert donc des intérêts politiques et partisans sans que cela ne choque...
- le PS a également fait des chèques pour financer le mouvement. C'est son problème. Mais dans une VIème république on aurait fait croire tout autant que le mouvement n'était pas politisé...
- les syndicats, absoluments non représentatifs, qui, pour faire venir du monde dans la rue pour "défendre le code du travail" font appel aux fonctionnaires qui dépendent du droit administratif, ont osé lancer un ultimatum au gouvernement...
Cet extrèmisme n'a en fait aucun rapport avec une pseudo défense des intérêts de la jeunesse et des salariés. Non. C'est la triste et nauséabonde conséquence du calendrier, dans lequel figurent les congrès de la CGT et de la CFDT au printemps... Pour être reconduites, les directions ont voulu montrer qu'elles étaient fermes et puissantes...
- On laisse chaque année 15 000 jeunes s'inscrire en STAPS alors que l'on sait qu'il y a 400 places au concours de professeur de sport
- 120 000 jeunes quittent chaque année le système scolaire sans formation et sans diplôme, dont 60 000 qui le quittent avec un niveau inférieur ou égal au niveau 3ème (voir Liaisons Sociales de mars)
- le gouvernement a 10 minutes pour expliquer aux 20h la réforme qu'il veut faire... Alors que d'autres ont 2 mois pour faire de la propagande dans les amphis.

Non, je ne vois pas très bien ce qu'une VIème République apporterait dans cette histoire.

Madame Lepage suggère qu'une réforme comme celle du CPE aurait dû être discutée avec les jeunes. Ah ! La belle affaire. Qui représentent les jeunes ? Qui me représentent ? Qui me demandent mon avis ? Mon avis a t'il de l'importance ? Un lycéen qui n'a jamais vu un contrat de travail de sa vie, a t'il une légitimité pour dire ce qui sera bon pour lui, dans quelques années quand il devra intégrer le marché du travail ? Pour moi non.
Au fait, les jeunes chômeurs ? On s'intéresse à eux ? Vous avez vu beaucoup d'interviews où des jeunes chômeurs donnaient leur avis sur le CPE ?

Enfin, et non des moindres, pour qu'il y ait un dialogue avec la jeunesse, encore faut-il qu'il soit constructif. Il me semble avoir lu dans l'Express cette remarque d'un jeune anti-CPE : "les patrons, tous des connards"... Ah bah oui, avec ça on avance. Je me demande même comment certains arrivent à rédiger des lettres de motivation en pensant cela...

Non, une VIème République ne résoudra rien.

Ecrit par : L'ami | 24.04.2006

Ce n'est pas tant la constitution V ou VI que les structures de l'état ,l'organisation des grands corps a déja connu elle plusieurs constitutions depuis le grand organisateur des états européens,Napo the one.
C'est la hyérachisation qu'il faut faut reprendre pour répondre aux défis,d'aujourd'hui.
Tout dépend toujours de l'aile droite du Louvre démnagée à Bercy dont les objectifs ne chagerons pas: more & more TVA .
Sur le fond, c'est la preiminence du président ,en diminuant le mandat des députés à 4 ans, qu'il faut envisager car de facto la VI existe déja.
Il n'y a plus de sens aux elections législatives, ce n'est déja plus qu'une confirmation .
Ségo ou Sarko, les français ne changerons pas d'avis en deux mois.
De toute façon pour eux on l'a compris ce qu'ils veulent c'est etre cocoonés dans une forteresse.
Oui bougniat faudrait qu'ils aillent voir ailleurs ce qu'est la vie.
A propos de Richard III,qu'il s'agisse de Niko Tudor I ou Royale Elisabeth I une nouvelle dynastye va s'instorer,qui de toute façon ne l'épargnera.
Plus interesant de Mr Y Lenoir ,Climat de Panique chez Favre; de la pompe à Leroux réelle dynamique de notre avenir aux marigots des thecno-structures supra-étatiques;un veritable outil à penser la politique et ses objets.
Au fait Md Lepage, que contez vous répondre à l'offre que Mr Cochet vous à faite sur France Inter?

Ecrit par : Emiliano-no-no-no A.narcho-ècolo | 25.04.2006

je suis heuureuse que ce blog soit compris pour ce qu'il est :un espace de liberté où il est permis de sortir des clivages et représentations habituelles.
Sur les institutions, il est un peu rapide de dire que la constitution n'aurait rien pu pour le CPE. Si la constitution admettait une part de démocratie participative, notre ami de l'UMP ne pourrait pas dire qui me repésente, car précisément les jeunes seraienet représentés au sein d'un conseil dont le rôle dans l'élaboration de la loi serait prévu.
Quant au rapport, institutionpersonnel politique, il est celui de l'oeuf et de la poule. Qui commence?
Notre système provoque la captation du pouvoir par une nomenklatura, la non représentation des forces émergentes , le droit de nommer des beni oui- oui à tous les postes clés pour se garantir du non fonctionnement réel de tous les contre pouvoirs.
c'est cela qu'il convient de rompre.

Ecrit par : corinne lepage | 25.04.2006

Chère Madame Lepage,

D'abord à mon tour de me réjouir en lisant votre réponse. Internet est bel et bien un formidable outil tout de même !
Si je suis contre cette idée de VIème République, vous l'aurez compris, ce n'est évidemment pas parce que je suis un "noniste" et/ou un conservateur. Je suis tout à fait favorable à tous les aménagements possibles pour que notre démocratie fonctionne au mieux.
Simplement cette idée apparaît ces derniers temps à chaque fois qu'un problème se pose, à chaque fois qu'une déferlante médiatique s'abat sur la France. On regarde donc tout problème par le bout institutionnel, ce qui n'est pas inintéressant, mais d'autres angles d'analyse doivent aussi enrichir la réflexion.
Cela va du rôle et de la place du 4ème pouvoir (les media), au décrochage du moral des ménages qui les pousse à tout rejeter pour se défendre, en passant aussi par nos pratiques culturelles et notre histoire tout simplement. Et plein d'autres encore. Comme par exemple le temps de la réflexion politique, beaucoup trop long par rapport à la rapidité des évolutions que nous connaissons.
Je vais prendre un exemple. La personne responsable du thème "social" sur le blog CAP21 a écrit que la droite s'est droitisée, est devenue plus libérale. La droite d'aujourd'hui n'aurait plus aucun rapport avec les gouvernements Balladur et Juppé. C'est surprenant car l'un a tenté le CIP et l'autre a engagé la baisse des impôts sur le revenu, mais qu'importe. Peut-on réellement comparer deux pratiques liées à deux périodes différentes ? Quand Alain Juppé est devenu Premier Ministre, moins d'1% de la population avait un téléphone portable. Je ne parle même pas d'internet. Depuis on a l'Euro, nous n'avons pas à acheter du franc quand il décroche comme a pu le faire E. Balladur. Il y a eu les 35 heures entre temps. La menace terroriste, très présente en France en 1995, est désormais mondialisée. Honnêtement cette réflexion "sociale" de CAP21 me paraît inscrite dans de vieux schémas et en décalage avec ce que l'on vit aujourd'hui. Evidemment en écrivant cette phrase j'espère me tromper.

Vous dites que la représentativité peut s'améliorer, grace à ce que vous appelez la démocratie participative. Bon je pense que vous réflechissez à cette idée depuis longtemps et j'y verrai plus clair en lisant votre programme. Cela dit, cette meilleure démocratie ne va-t'elle pas se traduire par un temps plus long dans la prise de décision ? Si cette meilleure démocratie n'aboutissait pas à voir vos idées sur le nucléaire s'appliquer, qu'en déduirez-vous ?

Ecrit par : L'ami | 26.04.2006

Corinne Lepage a des prises de position tout a fait intéressantes et ses déclarations sont largement appréciées. J'espère qu'elle saura, avec la même clarté et fermeté, expliquer, voire justifier, confirmer ou infirmer, ce qu'on lui prête comme comportement personnel dans les environs d'Uzès où elle a un domicile.. car il n'y a rien de pire que la rumeur.. ! Or la rumeur parle de son contre-témoignage notamment en matière d'économie de l'eau et de respect des restrictions cet été alors qu'elle arroserait abondamment ses terrains ...( bien que dans le midi on ne soit pas en Normandie et que les pelouses soient une aberration ici), des forages qu'elle aurait fait creuser, et de son comportement aggressif vis à vis du voisinage, avec des phrases du genre " j'ai les moyens qu'il faut pour ... "
Ce sont des bruits qui courent et qui s'amplifient au fur et à mesure qu'on parle plus d'elle..
On prêche aussi par l'exemple personnel que l'on donne! alors une clarification serait la bienvenue avant qu'elle prenne trop d'ampleur! Merci

Ecrit par : Jean Mignot | 22.10.2006

Ceux qui ont vu mon champ sec comme une trique et mes arbres nouvellement plantés crever, alors que j'ai un forage savent que je ne l'ai pas utilisé (j'ai les photos à disposition) pour le reste, je suis un citoyen comme les autres, et entretient à une exception près-qui doit être l'origine de la rumeur- les meilleurs rapports avec mon village et ses habitants.
Corinne Lepage

Ecrit par : Corinne Lepage | 23.10.2006

Réponse à "Jean Mignot" :

Monsieur, de deux choses l'une :

* soit (dans votre for interne) vous estimez que la rumeur serait fondée et dans ce cas il s'agirait d'un conflit de voisinnage donc d'ordre privé. Celà n'interesse que moyennement l'avenir de la France. Celà signifierait surtout que vous pratiqueriez une sorte d'ingérence en vous imisçant dans une relation qui ne vous concernerait pas, à moins que vous soyez au nombre de ces prétendus voisins et si tel est le cas autant l'assumer pleinement en le disant explicitement;

* soit aprés avoir eu vent de la prétendue rumeur, vous viendriez aux nouvelles en posant la question. Mais vous savez que cette pratique s'exerce souvent au profit du mensonge, de la calomnie puisque votre remarque constitue le vecteur même dela rumeur.
Dans cette hypothèse, vous utilisez le risque de colporter ce qui est grave.

Ecrit par : Olivier en Languedoc | 23.10.2006

Ecrire un commentaire