18.04.2006

Retour de manifestation

Avec  notre web master, Bertrand Rio, nos délégués Bretagne et Normandie ainsi que des militants de CAP 21, nous avons participé à la manifestation de Cherbourg. Beaucoup de monde, 20 000 à 30 000 personnes probablement, énormément de jeunes et de parents avec leurs enfants. Une foule convaincue, joyeuse malgré la pluie particulièrement drue et en même temps très sérieuse car les 20 ans de Tchernobyl ne peuvent pas être évoqués sans un poids très lourd sur la poitrine.
Notre présence, aux côtés des verts, de José Bové, montrait très clairement, contrairement à la présentation qu'en a faite une partie des médias et en particulier France 2, qui a choisi de montrer Olivier Besançenot, quasiment absent de la manifestation, même si l'a rejointe très tardivement, et José Bové, occultant les autres., le sujet n'était pas d'extrême gauche.
Sans doute, les partis traditionnels de droite comme de gauche étaient-ils absents, même si le PS avait choisi d'envoyer un représentant inconnu des médias et de se fendre d'un communiqué rappelant son opposition à l'EPR.
Mais, il ne s'agissait pas d'une manifestation antinucléaire comme celles qu'on a pu connaître dans les années 70.
Deux sujets majeurs ont été soulignés en particulier par le collectif  EPR, non merci, qui démontrent très clairement que le débat est un vrai débat de société dans lequel s'opposent d'une part les défenseurs d'une vision scientiste et traditionnelle de la société et de l'économie ,d'autre part ceux qui défendent une économie fondée sur de nouvelles technologies liées aux renouvelables, aux économies d'énergie, aux trajets courts, à la vérité écologique des prix, ainsi qu'une démocratie participative dont la base est évidemment l'honnêteté dans les informations qui sont fournies au débat.
En ce qui nous concerne, notre présence signifiait tout d'abord notre totale opposition au choix de l'EPR, qui a coûté 3 milliards d'euros dont on ne sait qui va les financer mais dont nous savons tous sous qu'ils priveront la recherche et le développement des éco technologies qui seules pourraient assurer à notre pays de véritables nouveaux marchés et des emplois dans les années à venir. Outre le fait que ce réacteur de la troisième génération n'apporte que peu de modifications technologiques, et que les Finlandais contestent très sérieusement l'apport  en termes de sécurité de l'immense " cendrier" destiné à recueillir le magma en fusion en cas d'accident,  il est en tout cas aujourd'hui totalement inutile puisque, même  si la France décidait de continuer sur la voie du nucléaire, les nouvelles centrales ne seraient nécessaires qu'entre 2020 et 2025. De plus, l'opacité qui entoure de manière constante le système nucléaire, refuse obstinément de fournir au débat la vérité si les coûts du nucléaire sur l'importance de l'endettement d'EDF, selon le cours à long terme du traitement des déchets et du démantèlement, alors même que les parlementaires viennent de refuser la création d'un fonds dédié destiné à financer le démantèlement.
 Autrement dit, le contribuable français est en train de se mettre sur la tête des milliards d'euros liés au nucléaire sans même le savoir et sans qu'un système comparatif honnête ne permette de comparer les coûts et les avantages en terme énergétique, en termes d'emplois, en termes de filière industrielle, en termes de coûts collectifs induits, des différentes solutions possibles.
Soulignons une fois encore que contrairement à ce que ressasse le lobby nucléaire, le choix nucléaire est un choix aujourd'hui largement français en Europe. Seule l'Angleterre et la Finlande semblent continuer sur cette voie et encore, l'Angleterre, qui est dépend du nucléaire à moins de 50 % pour son électricité n'a encore programmé aucune nouvelle centrale. Bien au contraire, un rapport économique récent démontre que une relance du programme nucléaire ne permettrait que d'économiser 8 % des émissions anglaises de gaz à effet de serre ce qui ne justifie en rien une telle relance.
Il va de soi qu'il est économiquement suicidaire de se lancer dans un tel programme avec des bases économiques aussi faibles et surtout aussi univoque.
Tout se passe comme si le poids de la dette publique n'était d'aucune importance, qu'il n'était en rien du aux choix collectifs que nous avons pu faire dans lesquels la question du coût est toujours apparue secondaire par rapport aux choix politiques, voire clientéliste.
Cette question de l'absence de base démocratique au débat du nucléaire dans son aspect économique rejoint bien évidemment celle du mensonge d'Etat qui entoure le risque lié au nucléaire. Quand on voit, grâce aux nombreux ouvrages qui sortent aujourd'hui la manière dont l'URSS a menti en 1986 et dans les années qui ont suivi, sur les conséquences de Tchernobyl, et qu'on la compare à la manière dont les pouvoirs publics français ont menti et continuent à mentir aujourd'hui lorsqu'il s'agit de débattre de la contamination radioactive de l'Est de la France et de la Corse et des conséquences en particulier pour les maladies de la thyroïde, le moins qu'on puise dire est que la similitude est frappante.
Le récent montage d'une opération de désinformation par le lobby nucléaire ,que Cap 21 a mis sur son site, pour en informer le plus grand nombre possible de citoyens démontre avec force la conception que le lobby se fait de l' information et du débat démocratique.
Sur un sujet aussi important, le gouvernement, fidèles à ses habitudes, est en train de passer en force : relance du nucléaire par l'EPR, validation de choix de pour l'enfouissement des déchets, création d'une autorité de sûreté entre les mains du lobby nucléaire  sans aucun contrôle, symbolisant jusqu'à la caricature le mélange contrôleur -contrôlé, tout est fait pour essayer de créer l'irréversibilité avant 2007 et de priver ainsi la France de choisir si elle souhaite ou non continuer sur la voie du nucléaire.
Un tel comportement est démocratiquement inacceptable.
Une éventuelle relance du nucléaire ne pourra se faire que dans la mesure où les Français, par référendum en auront ainsi décidé.
Un tel débat nécessitera au préalable une véritable information contradictoire et honnête et imposera, à l'opposé de ce qui vient de se passer à propos du débat sur les déchets, que les conclusions du débat soient reprises par le législateur.
Plus que jamais, les conditions dans lesquelles, sans évaluation économique sérieuse, le nucléaire est relancé en France illustrent le déni démocratique dans lequel se débat notre  pays
 
 

Commentaires

N'oublions pas également le choix imposé d'ITER et la parodie de démocratie associée : ouverture des débats publics, une fois que tout a été décidé.

J'ai rencontré mercredi Viatcheslav Kitaev ancien liquidateur de Tchernobyl qui est venu dans le Vaucluse aux portes du CEA de Cadarache témoigner de la catastrophe. Son dicours est édifiant, les images plus que que troublantes.

Quelques soient les technologies, et on le constate régulièrement vu le nombre d'accidents nucléaires en France (dont les médias parlent peu d'ailleurs !) nous serons toujours face à un risque de 2ème tchernobyl

Effectivement un débat contradictoire sur le nucléaire est nécessaire mais alors que nous "célébrons" les 20 ans de Techrnobyl je pense que nous devons avoir un objectif priroritaire : la sortie du nucléaire et le plus rapidement possible.

Ecrit par : Grégory GIAVARINA | 18.04.2006

N'oublions pas non plus :
- que les ingénieurs du CEA profitent de 85 % des crédits de recherches sur l'énergie.

-qu'ils cherchent à remplacer l'uranium par le plutonium qui est 60 plus énergétique et 200 000 fois plus contaminant (plutonium déchet de l'uranium appelé MOX) d'ou l'intérêt pour eux de l'EPR au niveau de la "sécurité" (gloup).

-qu'AREVA à un accord avec la Défense Nationale pour la fourniture de plutonium en cas de guerre car Monsieur Chirac propose la force de dissuasion française à l'Europe.

-que le Traité de non prolifération nucléaire n'interditpas la vente du procédé PUREX d'extraction du plutonium du combustible usé dans les centrales ce qui relève pour la France plus du commerce des armes que des choix énergétiques.

-Que le stock d'uranium usé issu du retraitement à la Hague est imposé à EDF par l'Etat car il fait partie de la force de dissuasion française.

(lire à ce sujet l'exellent livre de Jean Pierre MORICHAUD
"la filière nucléaire du plutonium, menace sur le vivant" éditions Yves Michel).

Descartes avait tort : je pense donc je suis, ça ne veut rien dire.
aujourd'hui il faudrait dire
je défends ma liberté, la vérité et la démocratie, donc je suis.

Le budget alloué à la construction d'une centrale nucléaire type EPR permettrait de financer pratiquement 600 000 ballons d'eau chaude solaire, soit plus que le nombre de construction mis en chantier chaque année en France.

Il est non seulement urgent de sortir du nucléaire, même s'il parait difficile de le faire sur une période transitoire inférieure à 20 ans,
mais il est urgent d'avoir un véritable droit de regard sur l'utilisation de nos impôts en ce qui concerne notre avenir énergétique.

Ecrit par : jf broggio | 18.04.2006

TRANSPARENCE-DEBAT et CHOIX : Je partage vos analyses sur le nucléaire. Je n'ai pu me rendre à CHERBOURG en raisons de mon boulot, néanmoins en pensées j'étais aux côtés des manifestants. Ce rassemblement me remémore celui de MALVILLE en 1977 mais aussi ceux initiés dans le Val de Saône contre un projet de centrale abandonné. Néanmoins, en Bourgogne, le nucléaire demeure avec d'une la présence du CEA à VALDUC en COTE D'OR et une concentration non négligeable d'industries en Saône et loire (AREVA notamment).Dans ce domaine, il me semble important de privilégier la transparence, le débat public et le choix, j'ai le sentiment toutefois que les élus régionaux qui s'honorent du "pôle nucléaire bourguignon" ont été mis devant un fait accompli !!!...

Ecrit par : DERIOT Daniel | 19.04.2006

le fond et la forme sont indissociables. Le déni démocratique, concerne la nature des informations, leur caractére contradictoire, la place laissée au débat citoyen.
Il est évident que les évaluations, notamment économiques et fiancières, les scenarii industriels, les couts fe financement sont des éléments essentiels à la prise de décision comme la réalité des risques qui commence avec la vérité sur TchernobyL.
A cet égard, devoir entendre Alain Madelin oser dire à France 2 hier amtin que tout avait été dit à l'époque, que les doses reçues en France sont inférieures à celles qu'un breton comme lui reçoit en Bretagen est une honte.

Ecrit par : corinne lepage | 19.04.2006

Bonjour,

Loin de moi l'idée d'être pro-nucléaire, mais il y a aussi la question des gaz à effets de serre. Si on veut arriver à respecter l'accord de Kyoto dans le court terme peut être sommes nous obligé de nous tourner vers le nucléaire. On est dos au mur à cause des décisions prise depuis 30 ans sur la question de l'énergie... Et puis, peut-être existera-t-il dans le futur un moyen d'éliminer les déchets radioactifs. Oui bon c'est peut être utopique mais on peut rêver...

@+

Ecrit par : Alex | 19.04.2006

Pour respecter Kyoto, il n'y a pas besoin de bien se forcer... C'est le mini minimum : baisser les émissions de G.E.S. français de qques % ne demande pas de construire des centrales nucléaires. Il y a des moyens peu voire pas coûteux d'y parvenir.

Par exemple, si chaque voiture fait 1500 km de moins par an.
Ou si toutes les maisons sont isolées aux normes RT2005.
Ou encore si on baisse tous notre chauffage de 1,5°C...

Alexis

Ecrit par : Alexis | 19.04.2006

Tout en étant également modéré sur le nucléaire, il faut bien savoir comme le dit Alexis, que Kyoto n'est qu'un strict minimum (disons la première marche d'un très long escalier....)
Il n'y a pas à ce jour de solution technique miracle qui permettrait de résoudre le problème énergétique et climatique....

Dans son dernier livre, Jancovici, pourtant montré du doigt comme pronucléaire, mais excellent connaisseur du sujet énergétique et climatique estime :

"Faire passer cela (la part de l'énergie nucléaire) à 75% en 50 ans, si dans le même temps la consommation gloable de l'humanité double (...) supposerait de construire environ 8000 réacteurs nucléaires dans ce même laps de temps (...)"

...donc en gros le nucléaire ne peut pas ête la solution, même si je pense qu'on ne peut pas fermer ce qui existe à court terme....

Ecrit par : Guillaume | 19.04.2006

Bravo pour cette analyse et toutes ces remarques.

La relance du nucléaire en France fait de notre pays un cas particulièrement à part ! .... Il suffit de voyager en Europe pour se rendre compte à quel nous avons du retard dans les énergies alternatives et renouvelables......

Quant à la présence d'un débat démocratique...Cela fait longtemps qu'il n'y en a pas eu sur de tels grands sujets.

La France qui donne si souvent des leçons devrait regarder en dehors de ses frontières, et constater à quel point le monde change, évolue.....et que les citoyens sont de plus en plus informés.....et qu'il ne faut pas, de ce fait, les mener en bateau comme le font si souvent nos politiques !

Que recommande la commission européenne et a t'elle pris des orientations quant à notre politique énergétique pour les 20 ans à venir? Notre salut ne viendrait il pas de Bruxelles?

Merci par avance de vos commentaires.

Ecrit par : Grégoire | 19.04.2006

Alexis,

Ce que tu dis est vrai, seulement ça dépend du bon vouloir des gens... 1500 km en moins par an semble réalisable. Le problème, c'est que même les gens de bonne volonté risque de réduire leur utilisation de la voiture, et puis oublier et le résultat final sera équivalent. Il y en a d'autres qui se diront que les autres font suffisamment d'effort pour réduire leur émission et il n'estimerons pas nécessaire dans faire eux-même. La solution serait donc de sanctionner les "sur-consommateur" par une augmentation de prix, mais le prix actuel de l'essence montre bien qu'un prix même élevé a peu d'effet sur la consommation totale.

Baisser les émissions de GES de quelques % semble facile à première vue, pourtant il n'ont fait qu'augmenter, même après la signature de Kyoto. Tout ça c'est de l'esbrouffe, comme quand Chirac dit " la maison brûle et nous regardons ailleurs" a Johanesburg, mais ne fait rien pour limiter les émissions dans son propre pays, à part du nucléaire (il y avait d'ailleurs un stand EDF à Johanesburg ventant l'energie "propre", cad le nucléaire )...

C'est vrai qu'on est (scandaleusement) en retard par rapport aux autres pays européens. Mais se tourner vers Bruxelles n'est peut-être pas la bonne solution, car les lobbies y ont une grande influence.

@+

PS: ça s'écrit comme ça Johanesburg?

Ecrit par : Alex | 20.04.2006

Alex,
Pour la réduction des GES Bruxelles paraît moins sous la coupe des lobbies que la France.
Dans le cadre de l'Efficacité Energétique le label Minergie Plus Eco (Suisse) à voulu proposer une extension à la France aussitôt refusé par les lobbies français.
Compte tenu de l'inertie française à prendre des décisions, j'ai proposé lors d'une conférence au salon Ecobat la création d'une association PHASE (promotion de l'habitat autonome sain et écologique) pour une harmonisation européenne de l'efficacité énergétique avec un engagement à obtenir des résultats 5 fois inférieur à la RT 2005.
la différence par rapport aux normes ou labels d'efficacité énergétiques existant est le fait de prendre en compte l'utilisation de matériaux garantissant une totale innocuité sanitaire pour celui qui pose comme pour celui qui vit dans la maison.
La RT 2005 étant obsolète dès sa création par rapport à nos engagement de KYOTO et ne s'engageant que sur le neuf , alors que nos plus grosses consommation correspondent à de l'habitat ancien de plus de 20 ans.

Un programme comme celui que nous proposons est basé sur le volontarisme des architectes, artisans, particuliers, producteurs de matériaux etc...

Avec une politique engagée sur 15 ans pour la rénovation et immédiate pour le neuf, nous pouvons tenir nos engagements de Kyoto uniquement en se basant sur l'Habitat.

Le potentiel de création d'emplois uniquement sur la rénovation est de 40 000 emplois par/an pendant 15 ans.
L'ensemble des rénovations étant de plus de 25 millions de logement.
Ceci ne tenant pas compte des emplois agricoles pour les filières de production d'isolant type chanvre, lin ou filière bois.

Le but de l'association est de faire du lobbi à l'envers.

Désolé pour ma pseudo/réclame mais nous savons tous que l'on ne peut attendre grand chose de nos Politiques actuels. La terre brule mais si chaque citoyen à son seau d'eau alors.... tout est encore possible.

Ecrit par : jfbroggio | 20.04.2006

JfBroggio,

Encore une fois ce qui est proposé se base sur le bon vouloir. Malheureusement, même si des altruistes et des écolos existent partout, il est évident que le bon vouloir des gens s'érode très vite avec le temps, à moins qu'il y aie un incitant. Ok, si tout le monde y met de son sceau d'eau ça pourrait marcher, mais le seul fait qu'il y ait la possibilité que d'autres ne fasse rien ou attise le feu délibérément est déjà scandaleux.

Et puis, pour économiser des sous à consacrer à l'environnement, il aurait été bon de ne pas faire de manifestation anti-CPE: 1,5 millions d'euros de dégats rien qu'à Paris... Le pire, c'est que ceux qui pairont seront les étudiants eux-même, par le gel de credit et le non remplacement du matériel volé ou dégradé.

@+

Ecrit par : Alex | 20.04.2006

Alex
Crois tu que nous pouvons avancer si à chaque fois on pense que de l'autre côté d'autres peuvent faire le contraire de ce que nous élaborons ?

Il vaut mieux des milliers de volontaristes qui tôt ou tard font bouger les choses car les modifications engendrées viendront toujours plus tôt qu'un consensus général.
Le consensus des volontés ne peut se faire car il n'est pas dans la nature humaine et quelque part heureusement si non il mène au totalitarisme ou à la pensée unique.

Il ne s'agit pas dans un premier temps d'économiser des sous mais qu'ils soient employer de façon intelligente.
"La véritable économie n'est pas de peu dépenser mais de bien dépenser" (St Simon).

Le bon vouloir issu du peuple à tellement fait dans le passé qu'il faut garder espoir pour créer un nouveau paradigme et ne pas croire que le bon vouloir passe avec le temps.
Regarde ceux qui parlaient d'ecologie il y a 20 ans et regarde les progrès, même s'ils sont minimes, ils existent et sont dans une spirale qui ne peut les faire que progresser.
Dans la vie on tombe, alors on se relève et on ne passe pas son temps à regarder pourquoi on est tombé.
Biensûr qu'il est scandaleux que d'autres ne fassent rien ou fassent mal, mais il serait encore plus scandaleux que nous, nous ne fassions rien.
Tu es jeune, bats toi pour tes idées même si d'autres de mettent des batons dans les roues. Le CPE dans sa présentation d'ensemble était une erreur, et les déviations de certains manifestants une autre erreur. OK ! Alors prenons en de la graine pour que de telles erreurs ne recommencent pas ; et nos échangent d'idées sur ce blog sont là pour en témoigner.

Ecrit par : jf broggio | 20.04.2006

Ce qu'écrit jf broggio est frappé du bon sens... et de l'expérience de l'homme.

Alex, ce que tu écris n'en est pas si loin.... quelques années seulement lol

Vous avez de toute façon tous les deux une partie de la réponse, à mon sens : il faut compter avec les bonnes volontés, c'est à dire avec la prise de conscience d'une partie grandissante de la population... ET aussi avec le cadre que doivent prévoir et mettre en place les pouvoirs publics (incitations, sensibilisations, et même interdictions partielles parfois)....

On pourrait encore ajouter le rôle des entreprises et en particliuer de la recherche développement : nous devons organiser et penser l'action des pouvoirs publics en sorte qu'ils poussent ou canalisent les énergies dans l'innovation écologico-économique...



Pour revenir sur la RT 2005, je vous rejoins encore jf broggio : elle ne concerne que le neuf, n'interdit pas laines de verre ou de roche, ni ne fixe de seuils contraignants... Elle est un strict minimum, à peine décent en l'état actuel de nos techgniques... Pourtant, si elle suit le même chemin que la RT 2000, elle aussi peu ambitieuse, elle ne sera même pas respectée par nos lotisseurs et autres promoteurs...
Comme toujours en France : il y a les lois... et puis la pratique s'assoit dessus!!!

Ecrit par : Alexis | 20.04.2006

JFBroggio,

Je ne peut être que d'accord avec toi. Cependant, tu parles de changements de long terme alors que le changement de comportement dans le cadre des GES est urgent...

Hier, a la télé, j'ai vu un homme à la pompe disant que si ça continuait comme ça (sous entendu, le prix du pétrole), il partirait sans payer (sous entendu son essence), sans même se suggerer de changer de véhicule ou de réduire ses déplacements en voiture. Il faudrait aussi changer les mentalités, ce qui se fait malheureusement dans le long terme...

@+

Ecrit par : Alex | 21.04.2006

le nucléaire ne représente rien à l'échelle planétaire au regard du problème énergétiquee t dans les rêves le splus fous des nucléos ne pourrait représenter que 8%.
La solution est donc dans l'écoéconomie et dans des solutions comme celle de negawatt

Ecrit par : corinne lepage | 21.04.2006

le nucléaire ne représente rien à l'échelle planétaire au regard du problème énergétiquee t dans les rêves le splus fous des nucléos ne pourrait représenter que 8%.
La solution est donc dans l'écoéconomie et dans des solutions comme celle de negawatt

Ecrit par : corinne lepage | 21.04.2006

la quasi totalité des voies alternatives en matière d'énergie sont des amuse-gogos pour ne pas dire des amuse-bobos, mais ça occupe un créneau et puis comme ça coûte très cher ça fera marcher l'industrie .... enfin l'allemande ou une autre.

Ecrit par : Blogbrailleur | 22.04.2006

Blogbrailleur
Je savais que l'on manquait d'informations en France, mais là je crois c'est la compétence qui te manques pour avancer de telles c.....

Ecrit par : jf broggio | 23.04.2006

Bonjour,

Malheureusement, je crois bien que Blogbrailleur à un peu raison. On aura du mal a remplacer totalement la puissance énergétique du nucléaire ou du pétrole, du moins à court terme. Par contre, la question du coût n'est peut être pas pertinente. Vu la montée du prix du pétrole, et le coût de stockage des déchets nucléaires, une analyse cout-bénéfice pourrait favoriser plutôt les énergies alternatives à l'avenir.

Cependant, dire que c'est un amuse-gogo, c'est oublier que l'énergie issues du vent, des marées ou des cours d'eau est utilisée depuis la nuit des temps, et est toujours efficace puisqu'on a toujours des barrages.

@+

Ecrit par : Alex | 23.04.2006

je n'ai pas dit toutes mais la plupart des alternatives qu'on nous propose .
S'imaginer qu'on pourra avoir le même confort qu'aujourd'hui sans nuisances c'est vraiment marcher sur la tête, n'en déplaise à l'apparatchik de service.

Pour répondre à Alex, effectivement le coût du pétrole remettra en valeur certaines solutions alternatives . De toutes les façons il ne sera pas éternel.
Chaque solution a ses avantages et ses inconvénients, le nucléaire c'est naturellement les déchets, dommage que sur la pression des écolos bobos on n'ait pas poursuivi les expérimentations sur le surgénérateur qui pouvait rémédier en partie à ce problème, mais à l'époque les compagnies pétrolières arrosaient largement le mouvement écologiste.
Les barrages , le France a fait le plein si je puis dire, et puis il ne faut pas nier les nuisances tant patrimoniales qu'écologiques.
Les éoliennes, habitez à proximité, on en reparlera quand vous vous serez ruiné en bouchon anti-bruit et calmants et que votre maison aura perdu toute valeur. Sans parler de la nuisance visuelle.
Ca ne peut rester qu'un système d'appoint pour des régions très ventées et peu peuplées.

En vérité à part le nucléaire et l'hydro-electrique seuls aptes à la production de masse, il existe quelques systèmes d'appoint plus ou moins chers, plus ou moins efficaces, mais qui ne sont que des systèmes d'appoint.
Et encore ne parle-t-on là que de la consommation statique : usines, logements .
Si on s'interesse aux transports particuliers on attend encore la percée technologique qui fera que le transport particulier sera toujours aussi facile et relativement peu cher, parce que sinon c'est l'organisation même de la société qu'il faut revoir.
Les villes modernes avec les quartiers de résidence séparés des quartiers de productions sont entièrement à repenser. Et là c'est un problème d'une ampleur considérable .
Imaginer que les transports en commun pourraient résoudre le problème c'est vraiment n'avoir jamais travaillé en banlieue nord Ouest en habitant en banlieue Sud-Est (ou tout autre diagonale).
Ce que personnellement j'attends de quelqu'un qui se prétend écologiste, c'est avant tout du réalisme et pas un donquichottisme sans intérêt.

Ecrit par : Blogbrailleur | 23.04.2006

Malgré la pression des écologistes, la France est devenu le premier producteur d'énergie nucléaire du monde et jamais le travail sur les surgénérateurs n'a été remis en question ; le travail sur le plutonium et sur le MOX sont là pour le prouver. (les pétroliers ont-ils arrosés ?????)

En ce qui concerne le bruit des éoliennes, encore une fois les opposants ont bien travaillés avec les médias.
Les tests ont provués que la pression acoustiques est inférieur à 50 décibels (40 décibels correspond au bruit ordinaire d'une salle de séjour, 60 décibels correspond à une fenêtre à double vitrage sur rue), je pense qu'on aurait pas attendu les éoliennes pour acheter des bouchons anti-bruits.
En ce qui concene la discrétion visuele et les lieux ventés, il existe maintenant des éoliennes à axe vertical et même horizontal, beaucoup plus performant à faible vent et très peu visible. Et en plus, le bruit descend au niveau de celui de notre séjour.
Une étude sortie ce mois ci, annonce que les performances des centrales éliomarines peuvent produire 25 % de notre production électrique avec un coût de construction inférieur aux centrales nucléaires à production équivalente.
Pour les véhicules, l'électrique, l'hybride, l'hydrogène et l'air comprimé existent déjà un peu partout dans le monde mais la volonté de nos politiques devant les lobbies n'existent pas.
Auourd'hui, avec les connaissances techniques, nous sommes capables de construire des maisons autonomes énergétiquement ; où sont les volontés politiques.
En prenant des décisions aujourd'hui de façon drastique, il faudra tout de même vingt ans pour sortir du nucléaire.

Ecrit par : jfbroggio | 23.04.2006

Bonjour,

Juste un mot sur la "nuisance visuelle" des éoliennes, sité par blogbrailleur. Je me demande bien quel est le premier gogo (pour reprend les termes de blogbrailleur) qui a avancé cette argument. "Les éoliennes ça détruit le paysage, donc faisons des centrales". Comme si une centrale c'etait plus beau qu'une éolienne. Et très franchement, la préservation du paysage est vraiment très secondaire au regard de la question de l'énergie. De toute les façons, l'homme modifie le paysage depuis des décennies, donc pourquoi plomber les éoliennes sur ce sujet. C'est nul.

@+

Ecrit par : Alex | 25.04.2006

Bonjour, lors de la grande manif anti-EPR à cherbourgn j'ai fait quelques centaines de photos que je vous propose de vous offrir en "libres de droit et de diffusion" n'hésitez pas à me contacter, ce sera un plaisir.....
Amitiés et peace to everybody !
Jean-michel Greffin

Ecrit par : jean-michel Greffin | 30.04.2006

Pour Blogbrailleur et tous les autres qui avancent
toujours les mêmes arguments face à la nécessité de penser, habiter, travailler, ... se déplacer autrement :

Il en va de soi que, vu depuis nos positions actuelles et notre bien être illusoire et provisoire, à ne rien changer et continuer à poursuivre égoïstement la seule logique « consommation-croissance », est la démarche la plus facile à adopter.

Le célèbre « Après nous le déluge » de madame Pompadour est plus que d’actualité. Urbaniste, je constate quotidiennement les dégâts de notre mode de vie répercutés sur l’espace. Les formes urbaines de villes étalées et spécialisées, dépendantes de déplacements multiples, consommatrices de l’espace et de l’énergie, ne résultent que des lois de marché et sont effectivement possibles avec une énergie bon marché et immédiatement disponible.
Cette organisation sera évidemment compromise dans l’avenir. En France, les politiques et les professionnels ne réagissent pas. Trop difficile ? Les montagnes sont à déplacer. Nous avons des années de retard à rattraper. Les Allemands, Anglais, Espagnoles, Autrichiens, Danois, depuis des années mettent en places une autre conception de l’architecture, de l’urbanisme et de l’environnement.

Dire que les éoliennes ravagent les paysages et qu’elles sont bruyantes est très relatifs. Tous ceux qui parlent du bruit des éoliennes ne donnent jamais ni les mesures ni les comparaisons avec les autres gênes sonores connues (voies rapides, trains, avions, boites de nuits et j’en passe). Par ailleurs, il faut connaître davantage ce créneau pour en parler. De nombreux types d’éoliennes existent et sont très peu connue en France. Une première expérience concerne un groupe d’HLM dans le Nord Pas de Calais est actuellement en expérimentation. Installées sur les toits, les éoliennes urbaines ont une performance inférieure, mais leur rendement reste intéressent dans les régions à vents.

Le développement durable et raisonnable n’est pas un caprice des écolos ni une invention des bobos, mais une nécessité de survie. En somme une démarche et une lutte des gens responsables.

Ecrit par : vesna | 30.04.2006

loin de moi l'idée d'être anti-écolo, anti-énergies nouvelles etc, je vais vous faire une révélation j'ai voté Dumont en 1974 avant que le vert ne se colore de rouge pour prendre une couleur caca d'oie.
Je voulais juste dire qu'il n'y a pas non plus de raison d'être anti-nucléaire a priori. C'est une source d'énergie incontournable pour le siècle qui s'ouvre, sauf à vouloir retourner à l'âge de pierre. Il y a des précautions très importantes à prendre, étudions les intelligemment, au lieu de faire le jeu d'intérêts qui savent très bien se dissimuler derrière l'angélisme de certains.
Quant aux énergies alternatives, il faut les développer, mais il serait illusoire d'en attendre plus qu'elles ne pouront donner. Et puis pas d'angélisme non plus en ce domaine. Elles ont aussi leurs inconvénients. Les nier c'est courir un risque de rejet.
Toutes politiques énergétiques sans remise en cause d'un certain nombre de modes de fonctionnement de la société actuelle me semblent également vouées à l'échec. Remodelons la cité avant que la pénurie ne nous y contraigne dans des conditions nettement moins gérables.

Je reprendrai mon exemple de transport en région parisienne parce qu'il est caricatural : vouloir que les gens ne prennnent pas leur voiture en leur mettant toutes sortes d'obstacles dans les roues sans leurproposer la moindre alternative fiable c'est à la fois imbécile et malhonnête.

Imbécile parce que la politique actuelle est loin d'alléger la facture énergétique et malhonnête, parce que si demain tout le monde se précipitait dans les RER , Paris et sa région seraient tout simplement asphyxiés. Donc en fait on fait "comme si" mais tout le monde sait bien qu'il faut que le banlieusard continue à prendre sa voiture personnellle dans de nombreux cas
En deux mots : pragmatisme et réalisme me semblent être les clés du succès

Ecrit par : Blogbrailleur | 01.05.2006

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