23.08.2006

Je me moque de savoir si la gauche a besoin de l'écologie

La question n'est pas de savoir si la gauche a besoin de l'écologie. Poser la question de la présidentielle dans ces termes contribue à ancrer l'écologie politique dans le ghetto dans lequel il est planté depuis 2 ans. Les Verts ont certainement besoin de la gauche pour exister car c'est grâce à elle qu'ils ont des élus. Et c'est précisément pour n'avoir pas compris le poids de l’écologie dans la société contemporaine que la droite n'a jamais voulu d'élus et est aujourd'hui un repoussoir. Mais, je me moque de savoir si la gauche a besoin de l'écologie. C'est la société qui en a besoin pour répondre aux défis et éviter les catastrophes. Poser la question en terme d'alliances électorales est sans doute réaliste, mais suicidaire pour l'écologie politique car elle contraint à se soumettre à une culture, qu'elle soit de droite ou de gauche, qui est incompatible avec la nouvelle vision qu'il faut avoir des rapports entre économie et écologie.
La solution ne se trouve pas dans l'altermondialisme et la priorité donnée à des rapports nord-sud qui de surcroît ne signifient plus grand chose dans la configuration géostratégique dans laquelle nous vivons. Les états pétroliers ou l'Iran sont-ils du nord ou du sud ? Du sud , mais ils sont plus riches que bien des Etats du nord et  pourtant leur population est largement deshéritée.
C'est évidement au centre, c'est à dire dans un espace politique où des personnes venues de la droite comme de la gauche peuvent se retrouver que se construit une écologie politique qui, un jour ne sera plus  groupusculaire, puis plus minoritaire. Dés lors, arrêtons de s' interroger sur ceux que nous pouvons aider dans une perspective purement électoraliste. Travaillons à convaincre le maximum de nos concitoyens par des propositions réalistes et appropriées que notre projet est le seul qui puisse permettre la vie dans le siècle qui a commencé  

 

Commentaires

Je me moque aussi de savoir si la gauche a besoin de l'écologie, comme pour la droite, mais affirmer que l'écologie doit être au centre pour éviter le sectarisme est en soi un sectarisme, puisque le centre, s'il est moins marqué, est tout aussi incapable de fédérer !!!

J'en suis le premier désolé, car je me défini comme centriste (je vis à Amiens, la ville de notre cher Gilles de Robien !).

Notre Démocratie réclame que, dans tous les domaines d'ailleurs, les politiques s'ouvrent et laissent jouer son rôle à la société civile. L'écologie pourrait bien être l'exigence qui force cette évolution des politiques français.

Pour cela, je m'intéresse de près à la pseudo-candidature de Nicolas Hulot.

Il ne souhaite pas devoir aller jusqu'au bout, et je suis certain qu'il regrette déjà ce dans quoi il s'est lancé ; mais s'il n'y peut rien et qu'il ne l'a pas voulu, il a cristallisé chez beaucoup de monde l'espoir d'un débloquage. Ca le dépasse, il ne l'a pas choisi, mais il a été appelé.

Et si le gros problème de l'écologie, c'était justement l'écologie "politique"...

Ecrit par : fabien | 24.08.2006

Ben alors, c'est quoi cette histoire du centre ? Vous avez ma voix (si Robien ne se présente pas...!)

CORINNE LEPAGE SE VEUT CANDIDATE DE LA SOCIETE CIVILE

PARIS (AFP) - Corinne Lepage, présidente du parti écologiste Cap 21 et candidate à la présidentielle, veut "représenter la société civile" dans une campagne qu'elle juge "hyper-politicienne", avec une "marchandisation du politique".

"Le sens de ma candidature, c'est de représenter la société civile dans cette campagne hyper-politicienne, où l'on assiste à une marchandisation du politique", a souligné jeudi Mme Lepage sur RTL


Pour elle, cela "ne répond pas aux aspirations des gens qui ne se demandent pas en permanence s'ils sont de droite ou de gauche, mais quelles solutions on va apporter à leurs problèmes et comment on va les défendre".


"Je fais pleinement partie de la société civile", martèle cette avocate, ancienne ministre d'Alain Juppé, qui revendique "une action politique issue du terrain".


"C'est dans le terrain et par la base qu'on va faire changer la politique", dit-elle encore, estimant que "technocrate de droite ou technocrate de gauche, c'est toujours la technocratie qui est au pouvoir, avec des liens très particuliers avec quelques grands lobbies".

Ecrit par : fabien | 24.08.2006

Entierement d'accord avec cette analyse et cette approche, chère Corinne.
Cependant, il y a d'un coté ce que l'on aimerait avoir ou faire et de l'autre, les conservatismes ou idées ancrées qu'il est difficile de lever

Militant de CAP21, combien de fois ai je entendu que j'étais un écolo de droite (suite à la participation de Corinne à un gouvernement de droite)? Combien de fois ai je entendu que droite et écologie ne pouvaient pas avancer ensemble? ....Certes, après de nombreuses explications, les gens comprennent que l'écologie n'a pas à être confisquée par la gauche, que Corinne Lepage a certainement été la meilleure ministre de l'environnement que nous n'ayons jamais eu .....mais ...une fois le dos tourné, les citoyens ne reviennent ils pas hélàs à leurs anciennes habitudes? C'est rassurant de mettre les gens dans des cases droite / gauche !

Cependant, qui a supprimé la vignette automobile? ....c'est bien la gauche alors qu'il aurait certainement fallu la moduler
Qui a mis en place la TIPP?.....c'est toujours la gauche...
Donc, ECOLO avant tout et ensuite, ayons une approche pragmatique des choses pour réellement faire évoluer notre société.
L'écologie ne pèsera sur les prochaines échéances électorales que si elle sort de son image "sectaire" et altermondialiste.

Ecrit par : Grégoire | 24.08.2006

Oui, la société civile aux commandes devient un impératif puisque sous nos yeux, l’Europe bureaucratique de Bruxelles et les nouvelles féodalités régionales transforment notre vie quotidienne en maquis administratif ou une vache ne retrouverait pas son veau.

un exemple particulièrement d’actualité en ces temps ou l’on cherche à faire passer en force une fusion Suez / Gaz de France alors que c’est le problème global de l’énergie qui est à l’ordre du jour :

Alors que les services fiscaux rechignent à rembourser 50% pour l'installation d'un split réversible à 1500 euros qui peut sans difficultés permettre d'économiser 5000kWh par an, voici ce qui se pratique actuellement en France avec des installations bien plus hasardeuses comme les Capteurs solaires photovoltaiques :


un kit de 3000 watt crête effectif coûte 16 000 Euros + 3500 Euros de montage (tva 5.5%) = 19 500 Euros + frais de raccordement au reseau EDF = 600 Euros (pour 20 ans de contrat de rachat )…..arrondissons le tout a 20 000 Euros, on va pas chipoter

Donc 20 000 Euros d'investissement pour 30 M² qui produisent 3000 Kwh/an
déja 50% de crédit d'impôt soit 12 000 Euros d'investissement
Mais si les panneaux sont simplement fixés sur le toit cela permettra péniblement de gagner 900 Euros l'an (a 30 cts le Kwh racheté par EDF) : pas enthousiasmant avec un délai de 13 ans de retour sur investissement
Certes, l'ADEME et le conseil régional (il n’est pas certain que cela dure longtemps) proposent une aide de 2 Euros par watt crête; pas négligeable puisque l’investissement se réduit alors de 12000 a 6000 Euros, les panneaux seront alors remboursés en 7 ans…
Toujours plus fort , si j'ai demandé au poseur de m'enlever quelques tuiles et d'intégrer les panneaux à la toiture,( plutôt que de les poser au dessus tout simplement) il y a maintenant une plus value de 1000 e pour la pose, et on se retrouve donc à 7000 euros , mais cette fois ci, surprise, surprise, v'la t'y pas qu'EDF doit me racheter obligatoirement mon électricité, non plus a 30 cts mais a 55cts !!..... ceci, a cause de "l'intégration architecturale"

Je deviens alors l’heureux bénéficiaire de 1650 Euros/an de production soit 4 ans de retour sur investissement pour 30 m² de panneaux photovoltaiques
et ensuite, c'est EDF qui me versera une rente de 1650 Euros/an pendant 16 ans
incroyable non ?
Question :
N'y aurait-il pas des cousins ou des proches de ministres vendeurs ou fabricants de panneaux photvoltaïques?
Comme Fred l’élégant dans « faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages :
« L'écologie à ce point là, moi je dis que çà devient gênant... »
amicalement
Diogène

Ecrit par : Diogene | 24.08.2006

L'écologie ne peut pas survivre aux clivages.
Je crois que c'est la première reflexion que l'on doit se faire.
Dès lors fustiger Les Verts car ancrés à Gauche et reprocher à Corinne et à CAP d'être de droite au regard de son Ministère n'aide pas le débat de fond à se relever face à l'urgence écologique.

Malheureusement, pouvoir prendre en compte cette urgence au niveau institutionnel, c'est pouvoir prendre du poids dans l'échiquier politique.
Or depuis des decennies, on nous formate (dès le plus jeune âge, jusque dans nos foyers) à nous determiner selon une couleur politique.
Ceux qui aujourd'hui veulent sortir de ce clivage pour se retrouver dans le seul territoire politique viable pour parler écologie ne peuvent pas le faire autrement qu'en se déclarant au Centre. Le Centre ne veut certes rien dire, mais l'ENA, ScPO et nos parents et Grd Parents nous ont toujours appris a raisonner Gauche/Droite. Que pouvons nous y faire....? Il faut sortir des schémas de pensées politiques que l'on nous a inculqués pour proposer cette alternative que tout le monde recherche.

Bâtir notre projet de Société à partir de notre inconscient politique en sortant du clivage pour hausser le débat et montrer qu'on est plus intelligent que les autres qui ne savent pas parler d'écologie politique....voilà notre défi.
Or aujourd'hui, seuls CAP21 et les Verts savent en parler.
Et c'est justement pour en parler qu'ils se retrouvent ce WE a Coutances, et le 9 Septembre à Saint Denis.

Ecrit par : Fred007 | 24.08.2006

oui arretons de parler de droite de gauche ou de centre !

parce que moi je pourrai répondre : et l'écologie elle a besoin de qui ?
et bien de la gauche et des hommes et des femmes à droite qui iront dans notre sens !

parce que l'autonomie bien que souhaitable n'est pas pour d'abord malheureusement

Ecrit par : metallah | 24.08.2006

Tout à fait d'accord avec toi Metallah, mais la réalité politique fait que malheureusement, il faut "subir" cette question, surtout quand elle vient de la part d'un Vert...;-)
Mais je constate malgré tout que pas mal d'entre eux cherchent eux aussi à sortir de ce clivage! Bienvenue au Club ;-)!

Ecrit par : Fred007 | 24.08.2006

Mme Lepage,

Votre analyse est en grande partie juste, mais :

1- cela fait 30 ans qu'on le cherche le Centre et qu'il n'a toujours ni couleur, ni saveur, ni visage et c'est pas la bisbille de robien qui va y changer quelque chose !
2- l'ecologie n'est ni de gauche, ni de droite mais c'est une veritable demarche citoyenne que vous incarnez tres bien. Mais comme faire voter des lois sans depute, imprimer le cours des choses dans les villes, les regions sans elus !!. Bien sur on peut faire de petitions populaires, mais tous les jrs, tout le monde se lasserait.
3- seule face a la machine UMP nous savons helas qu'au mieux ils vous accorderont un sous-sol.
4- Les verts malgre ts leurs defauts ont permis de faire avancer des dossiers et d'accroitre une prise de conscience.
Alors a attendre le zorro qui pourrait nous sauver on risque d'attendre longtemps.

Pour ma part, je crois qu'il faut aller vers l'efficaite et celle-ci ne peut se realiser qu'au sein d'un grand mouvement. Le PS n'est pas parfait mais il y a un espace a saisir.
Au lieu de nous disperser, agissons ensemble.

Je termine juste pour vous annoncer la naissance du BLOG du reseau R2 - Reformes et Renovation - qui se transformera en courant au sein du PS le 26 Aout a La Rochelle.

http://rfrn.over-blog.com

L'objectif de R2 est de rassembler ceux et celles qui souhaitent forger un compromis efficace entre l'expression des libertes individuelles et la necessite des regulations collectives, recreer avec volontarisme la solidarite sociale et territoriale a travers une renovation de l'etat, et un discours de verite. Definir de nouvelles regulations sociales et economiques qui integrent le developpement durable. Avoir le courage de remettre a plat des pans entiers de notre systeme a bout de souffle avec pragmatisme et determination telle est notre ambition.
"Dire ce qui marche et pas ce qui plait " JM Bockel

Une nouvelle etape pour construire un projet d'adhesion et pas une addition de refus.

Parmi nous des camarades sont proches des centristes et des ecologistes, d'autres socialistes anciens rocardiens et mendesistes mais nous n'avons pas vocation a etre une Enieme ecurie presidentielle. Notre ligne se situe dans le droit fil des engagements de JM Bockel qui a su clairement montre que le mythe des seules alliances a gauche a vecu.

Alors, retroussons nos manches, travaillons en convergence et pas dans des chapelles.

A bientot parmi nous.
Philip
Pour le comite R2

Ecrit par : Philip | 24.08.2006

Petite question que je livre a votre réflexion :

Et si le Centre, c'était justement le développement durable ?

Idéologiquement, ca se tient : historiquement, le Centre s'est construit autour de la doctrine solidariste de Léon Bourgeois (Prix Nobel Français de la Paix, premier président de la SDN, et grand initiateur des réformes sociales du début XXe siècle).... or pour qui a lu l'ouvrage fondateur "Solidarités", on y trouve déja tous les principes fondateurs du développement durable :

- une organisation sociétale inspirée de la nature, c'est a dire qui décline la logique solidaire a tous les échelons (respect des individus pour former une force collective)

- développement du tissu associatif, de la société civile et de l'économie sociale

- prise en compte de l'héritage des générations passées et préoccupation constante pour les générations futures

"l'homme nait débiteur de l'association humaine"....

D'une certaine maniere, le solidarisme constitue la dimension sociale du développement durable.... le XXe siècle a révélé la nécessité de prendre en compte la dimension environnementale.... bref, le développement durable peut s'analyser comme le prolongement du solidarisme.

Politiquement, ca se tient aussi : depuis des décennies, on dit que le Centre est un ventre mou.... ben justement, le développement durable, c'est la consistance qui manque peut etre au Centre :

une nouvelle manière d'envisager la gouvernance, les problèmes de la société, la politique, la démocratie, etc... et qui peut fédérer au-dela des clivages qui ont fait leur temps et qui ne veulent plus rien dire du tout.

Pour moi, être centriste, ca n'a rien a voir avec prendre une carte dans un parti qui se revendique du Centre (et qui, le plus souvent, ne le sont pas vraimment).... être centriste, c'est de proposer quelque chose de réellement neuf par rapport aux reste, et qui se projette franchement dans l'avenir....

C'est une réflexion que je vous livre....

Ecrit par : Benoit PETIT | 25.08.2006

Merci à toi Benoît pour ton enrichissante intervention étayée de références que je ne connaissais pas.

Il est 6h25 ce 25 août à l'heure où j'écris ces lignes alors que les tiennes sont du même jour.
Tu es donc trés matinal pour penser politique.

A priori donc quand on se lève tôt et que l'avenir nous appartient, eh bien la politique met en joie.
C'est une bonne nouvelle!...loin des clivages.

Voilà pour la "FORME" aux deux sens du mot.
Quant au fond, j'y répondrai aprés la digestion.

Bonne journée,
Militant du Sud (Languedoc-Roussillon)

Ecrit par : Militant du Sud | 25.08.2006

Et si le centre ce n'était pas le Développement Durable mais plutôt "Vivre Durablement et en Paix"!

Ecrit par : jfbroggio | 25.08.2006

Tout d'abord je ne crois pas au développement durable. Le dévelopement ne sera pas durable, la planète à des limites. A moins de définir les mots "développement" et "durable". J'y vois plutôt du marketing. Une petite dose d'action pour une grande dose de com'.

Bref, moi je crois que chacun de nous à une sensibilité de gauche ou de droite de la même manière que chacun de nous fait de la politique par ses actions quotidiennes.

L'environnement a pour moi une approche de droite et de une de gauche. Par exemple la taxe et le contrôle étatique sont plutôt des idées de gauche. La droite aurait plutôt une approche sur l'incitation.

Toutefois, même si les actions divergent, la prise de conscience des limites de planète et de la nécessité de préserver notre environnement n'a pas de parti. En ce sens Nicolas Hulot se place dans cette prise de conscience et cette éducation populaire.

Ecrit par : sebos31 | 25.08.2006

Le concept de développement durable, ou soutenable, est défini par le droit international comme étant un mode de développement qui répond aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.

La notion de développement renvoie a l'analyse de Schumpeter qui distingue le développement de la croissance : si la croissance évoque un accroissement quantitatif, le développement évoque pour sa part un changement qualitatif de notre système économique.

Je vous rejoins parfaitement sur plusieurs points :

- le premier, que nous ne pouvons plus supporter une croissance de notre système économique, car nos ressources sont effectivement limitées, et démographiquement, nous avons également atteint des limites ; en revanche, nous pouvons tout a fait nous placer dans une optique de développement, c'est à dire changer structurellement notre système économique, sans forcément faire appel à la croissance au sens large du terme.

- le second est que le terme de développement durable a été détourné à des fins de marketing politique et économique, ce que Corinne nomme à juste-titre "le développement durable.com".... dès lors, il est difficile de parler de ce concept sans faire référence au 'd.d.com'.

Appelons le différemment, si vous voulez, tant que les principes restent les mêmes.

Mais je suis moins emballé que vous sur les différentes conceptions de l'écologie (de droite et de gauche) :

Il n'est pas question de droite ou de gauche lorsque nous défendons, chez les Verts, à CAP ou ailleurs, le développement de l'économie sociale, de l'env-économie, ou encore de l'env-industrie.

Il n'est pas question de droite ou de gauche lorsque nous défendons, chez les Verts, à CAP ou ailleurs, le principe de précaution, le principe pollueur-payeur, une meilleure démarche de gestion des déchets (les déchets des uns deviennent les matières premières des autres), les énergies renouvelables, la démocratie participative ou encore la Responsabilité sociale des entreprises....

Alors je ne dis pas que nous sommes tous pareils, entre écolos, bien sur ! Il y a trois manières de concevoir l'écologie :

- ceux qui pensent que l'écologie n'est possible qu'une fois que l'économie de marché sera renversée...

- ceux qui pensent que l'écologie n'est qu'une conséquence bénéfique du libéralisme sans contrainte

- et ceux qui pensent que l'écologie est possible au sein de l'économie de marché, à partir du moment où les priorités sont posées sur l'éthique des comportements des acteurs économiques, sur un "développement" plutôt que sur une "croissance", et avec une vraie démarche de participation de la société civile aux processus de décisions.

Ces trois tendances ne sont pas, à mon avis, conciliables. Mais en revanche, ces trois tendances ne correspondent pas aux clivages politiques actuels : si la première tendance se retrouve plutôt à gauche (Bové, trotsko-écolo, et certains verts comme Contassot, Duflot, ou Lemaire, etc...), la seconde plutot à droite (Gamerre, Koscuscio-Morizet, etc...), la troisieme, en revanche, se retrouve un peu partout : à CAP, évidemment, mais aussi chez les Verts, à l'UDF, etc...

Et force est de constater que de ces trois tendances, c'est la dernière qui est ultra-majoritaire.

C'est pour cela qu'il est possible de constituer un vrai Centre, autour de la doctrine du Développement durable (ou appelez le comme vous voulez), qui dépasse les clivages traditionnels.

Ecrit par : Benoit PETIT | 25.08.2006

Chirac a enfin réagit. La France tiendra sa promesse sur le nombre d'homme à envoyer au Liban et ce près de 15 jours après le cessez le feu.
A t il agit sous la pression de la critique nationale et internationale, ou alors est ce le temps de la réflexion et de l'organisation qui lui était nécessaire, nous ne le serons jamais véritablement et peu importe à vrai dire.

Ce n'est pas parce que notre politique concernant le moyen orient s'appelle "Politique extérieure" qu'elle ne concerne pas ce qui se passe à l'intérieur de notre pays.

En effet quel candidat à l'élection présidentielle pourra s'abstenir d'intégrer dans son programme électorale les choix nécessaires de notre politique extérieure.

Comment, en tant qu'écologiste, pourrons nous être crédible sur notre refus d'énergie nucléaire sans mot dire de l'escalade à l'armement nucléaire de pays comme l'Iran ou même la corée du Nord ? Où est le plus grand risque ?

Comment, en tant qu'écologiste, pourrons nous être crédible sur nos alliances pré-électorales de petits démocrates besogneux sans tenir compte des alliances que nous devons lier dès aujourd'hui pour une paix durable ?

L'avenir de l'écologie ne s'arrête pas à nos frontières aussi larges soient-elles avec l'Europe.
L'avenir d'un programme écologique passe d'abord et avant tout par une stabilisation du Nord.
Outre que les conflits actuellement en cours à travers le monde soient souvent le fait d'idéologie religieuse, il ne faut pas oublier que les problèmes du pétrole et de l'eau y sont également liés.

Aucun engagement éco- écologique, que je souhaite profondément, ne pourra se réaliser, si les moyens financiers nécessaires à sa mise en place sont absorbés par des risques de conflits toujours grandissant.

La différence d'un parti centriste avec les partis de droites et de gauches est justement dans sa valeur à dire la vérité et ne pas saupoudrer des "promesses électoralistes".
Le fond de notre engagement écologique est surtout de ne pas se limiter à l'écologie ; et à l'heure actuelle seule Corinne est le porte drapeau de cette démarche.

Ecrit par : jf broggio | 25.08.2006

Rectification "stabilisation du moyen orient et non du nord (quoique)

Ecrit par : jf broggio | 25.08.2006

C'est un peu fumeux, toutes ces théories sur le centre. Tony Blair a dit devant l'Assemblée nationale médusée que l'économie n'était ni de gauche. A mon avis, c'est largement aussi vrai pour l'écologie !

Je ne crois pas vraiment qu'il soit utile de dire que l'écologie est de droite, de gauche ou du centre. Ca dépend avant de tout de la sensibilité et de la capacité à comprendre ces problématiques de la part des dirigeants et cadres de chaque parti. Et l'écologie, tout le monde en a besoin !

"Les socialistes n'ont pas le monopole du coeur !" Eh bien, je ne crois pas que personne puisse revendiquer le monopole de l'écologie, pas même le centre ou les Verts.

S'il est peut être nécessaire de redéfinir ce qu'est le centre (pourquoi pas, moi je pense aussi qu'il y aujourd'hui un projet de réforme de la France qui pourrait être qualifié de centriste car dans la lignée de certains mouvements et courants de pensée et je suis favorable au rassemeblement de personnalités de Bayrou à Bockel, de Barre à Rocard, en passant par Mme Lepage naturellement), je ne crois pas que ce soit l'écologie qui permettra de définir le centre malgré les argumentations que j'ai pu lire plus haut et qui ne m'ont pas convaincu.

Le rassemblement de personnalités de gauche et de droite, comme l'évoque Mme Lepage, c'est intéressant. Ca m'intéresse. Moi, je ne m'y retrouve pas dans ce clivage droite/gauche artificiel qui est maintenu à des fins de politique politicienne depuis des décennies et qui a montré son incurie.

Ecrit par : Xavier Turck | 26.08.2006

Pas d'accord avec Xavier. Je trouve le post de Benoit absolument remarquable, et je suis convaincue a 200 pour cent !

Ecrit par : Naomie | 26.08.2006

Seulement un parti politique, même s'il met l'écologie au coeur de ses préoccupations, doit avoir des idées sur toute la gestion d'un pays : économie, budget, immigration, laïcité et j'en passe. Sinon ça s'appelle un lobbying, une association, un syndicat ou je ne sais quoi mais pas un parti politique. Il peut toujours y avoir une coalition droite gauche autour de l'écologie mais je doute que ce soit viable très longtemps.

Donc pourquoi l'écologie serait centriste ? De plus le centre moi j'y crois pas tellement. Qu'est ce que ça veut dire concrêtement ?

Ecrit par : sebos31 | 26.08.2006

Naomie, oui, les posts de Benoît sont très intéressants, et le second est convaincant quand il définit les différentes tendances de faire de l'écologie. Plus j'y pense (et oui, il faut faire démarrer la machine...), et plus je commence à comprendre en quoi le centre est le terreau le plus favorable à l'épanouissement d'une écologie intelligente.

En revanche, chercher les racines du centre dans le développement durable, ça me paraît un peu moins évident, même si les informations factuelles de Benoît à ce sujet ne sont pas dénuées d'intérêt ! Ce qu'il faut souligner, c'est que ce centre, ce mouvement modéré et humaniste, en pleine émergence au 19e siècle entre le socialisme actif et les délires monarchistes ou bonapartistes, est à l'origine non seulement du centre mais aussi de la gauche non trostskiste ou léniniste et de la droite républicaine (au sens français du terme).

Si l'on s'en tient à ce que dit Benoît, cela voudrait dire toutefois que le centre peut rassembler large ! Et autant sur les questions sociales, économiques, qu'environnementales. Bonne nouvelle ?

Ecrit par : Xavier | 26.08.2006

Félicitation pour votre prestation sur Direct8 ce samedi midi à 12h15.
Vous avez été fort clair en particulier sur les métiers de l'éco-économie à développer en France et sur votre ouverture aux citoyens de droite, du centre et de gauche pour rénover notre pays et la politique. CAP 21 devient ainsi un parti-pivot potentiel pour fédérer des énergies politiques positives.
Parfait votre formule (sauf erreur): l'éco-économique sera le socialisme du XXIème siècle.
Bon courage pour demain !

Ecrit par : José le Caravanier | 26.08.2006

Bravo, chère Corine Lepage, pour votre analyse : je pense tout comme vous qu'il faut envisager l'écologie en termes économiques d'abord, et non en termes politiques et sociaux.
Le centre paraît le bon positionnement : espérons des alliances entre les forces centristes (UDF, Koucher et Rocard s'ils se décident un jour) et l'écologie économique et humaine que vous représentez.

Ecrit par : Anaxagore | 26.08.2006

Mais arrêtez de saliver sur des Rocard, Kouchner et autre Barre ! Est-ce cela votre renouveau tant escompté?

De plus, il ne me semble pas les avoir entendus tenir des discours dans lesquels l'écologie tenait une place importante ...

Kouchner ... et puis quoi encore? Ce blairiste qui s'est fourvoyé en soutenant la guerre inique menée par l'administration néoconservatrice américaine en Iraq ... Après avoir lu "Quand tu seras président", livre-conversation entre Kouchner et Cohn Bendit, j'ai constaté que ce cher Bernard était très loin des positions écolos (Nucléaire, OGM, etc ...), et sur le plan économique très sensible aux solutions libérales classiques ... Bonjour le renouveau ...

Ecrit par : Stan | 26.08.2006

Corine Lepage à l'université des Verts avec Hulot, je trouve que c'est une très bonne chose. Leurs objectifs sont les mêmes sur le plans écologie. Autant travailler ensemble sur ce point.
Après les divergences sur les autres plans sont effectivement grandes et d'ailleurs Mme lepage l'a bien dit, elle n'envisage pas une candidature unique.

Soyons clair, les partis écologiques ne gagnerons jamais des élections présidentielles , même s'ils sont unis. En revanche ils pèsent sur les autres partis. Ils sont une présence indispensable. Et d'ailleurs la présence de Cap21, plutôt à droite car le centre est plutôt à droite, est une bonne chose car elle montre bien que l'écologie sur le principe n'est ni de droite ni de gauche même si elle est traitée différemment selon la tendance.

Ecrit par : sebos31 | 26.08.2006

L’écologie n’est pas un débat politique, elle doit se retrouver sur tous les fronts. Mais bien entendu, comme toute préoccupation d’ordre publique, la politique est un canal incontournable pour l’exercice de son action. Pourquoi parler ou ne pas parler de « centre ». Le problème est que nous nous sentons obligés de nous situer politiquement comme s’il s’agissait d’une religion. Ton parti « est » ton identité. Alors puisque nous en avons tous assez de la droite et de la gauche qui se cherchent sans jamais aborder les sujets de front, comme l’écologie (pas encore assez d’électeurs motivés par cela), alors il ne reste que le centre : pourquoi pas. Loin de ces distinctions géographiques, il existe peut-être tout simplement « l’autre parti » le « faisons » agnostique et engagé dans une action primordiale, claire, visible, et prometteuse d’un avenir plus positif pour tous (pensez à tous les emplois à la clef si nous réalisons ce qui doit l’être). Donc peut importe où il se trouve ce parti, agissons tous, avec ou sans la parole divine droite/gauche, « faisons » !
« faisons » = agir pour l’écologie, chez soi, dans son entreprise, dans la vie économique en créant des associations, en créant des entreprises: ayons de l'ambition pour notre société et agissons. Beaucoup se sont engagés sur ce chemin et nous héritons aujourd’hui du fruit d’un travail difficile, élaboré avec l’aide et le soutien d’aucun parti.

Ecrit par : Init Environnement | 27.08.2006

"Ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier "

CAP pour le XXIème siècle a rendez-vous avec son Histoire politique en mai-juin 2007. C'est une occasion unique de participer au pouvoir pour commencer à mettre en oeuvre des mesures d'ordre écologique. L'important est d'exercer le pouvoir. Les écologistes pas plus que les socialistes n'auront de "grand soir". Ils ne seront jamais majoritaires et il ne faut pas louper l'occasion politique de l'année prochaine avec un électorat qui ne croit plus ni en la gauche, ni en la droite, ni dans le centre traditionnel pour résoudre ses problèmes économiques et de société.

Alors ne soyons pas puristes à faire la fine bouche sur des partenaires politiques qui sont à la fois à droite (pour la sécurité, l'immigration, la fiscalité), à gauche (pour la sécurité Sociale et l'assurance vieillesse), au centre (pour le débat parlementaire et la mise en oeuvre des responsabulités politiques des élus) et ailleurs et autrement (pour le droit à l'Information, et au référendum électronique multi-sujets).

Que Chirac ou Ségolène gagne les élections, il faut éviter que tous les pouvoirs soient comme en ce moment dans les mains d'un seul camp. "Ne mettons pas nos oeufs dans le même panier" ! Voilà la consigne à donner aux citoyens en mai-juin 2007 !
En 2007, la gauche n'a aucune chance de gagner les élections législatives car la droite est majoritaire dans le pays comme l'atteste sa cote médiatique à 50 % dont 7 % de voix centristes. La gauche a son étiage à 41 % !

En revanche, la droite est en mesure de gagner les législatives et de continuer sa politique avec éventuellement tous les pouvoirs si ne se constitue pas un 3ème pôle politique rassemblant des députés élus venant de la droite, de la gauche, du centre et d'ailleurs pour gouverner autrement le pays.

L'occasion est exceptionnelle et unique. Nous sommes à la fin du cycle socialiste et à un moment d'éloignement de l'opinion publique déçue par la droite autoritaire. Profitons de l'opportunité pour provoquer le basculement de l'opinion publique dans une 3ème voie politique où l'éco-économie aurait une place privilégiée obtenue à la faveur du rôle pivot joué par CAP 21 pour fédérer les énergies politiques éparpillées qui fuient la droite et la gauche.

Soyons ces pionniers pour la France et nos enfants à qui nous pourrons dire : "je faisais parti de la nouvelle force politique qui a moderniser notre pays au XXIème siècle.

Il faut vite lui donner un nom.

Nous avons moins besoin "d'universités d'été" de partis que "d'un Sommet urgent des leaders politiques" potentiels pour fonder ce mouvement refondateur et organiser sans tarder la distribution des candidatures UNIQUES de cette nouvelle force par département. Si chacun y va de son côté pour se compter et ramasser des centimes d'euros pour durer, la bataille est perdue d'avance et la droite aura vite fait de retrouver sa forme pour monopoliser le pouvoir avec Nicolas Sarkozy et Alain Juppé comme Président dans 2 ou 3 ans ans

Ecrit par : José le Caravanier | 27.08.2006

C'est tout le contraire : la gauche a + de chance de gagner les législatives que la présidentielle ...

On peut gagner les législatives en étant minoritaires sur le plan national ...

Ecrit par : Stan | 27.08.2006

Ne cherchons pas à lire dans le marc de café :
ça ne sert à rien sinon qu'à passer pour des politiciens fictifs pratiquant la politique fiction alors que notre chance c'est de coller avec la préoccupation du Français :
du concret, des convictions percutantes, des propositions audacieuses et innovantes.

Aprés, savoir si c'est la présidentielle qui primera sur les législatives ou l'inverse, eh bien c'est certes intéressant mais pas d'actualité.

En 2002, c'est la présidentielle qui a primé sur les législatives. Grâce au quinquennat et à l'inversion du calendrier. Jospin doit être content!

Mais ça peut changer.
Tout dépend de plusieurs facteurs : de la personnalité du Président et de son Premier ministre notamment

Ecrit par : Irma | 28.08.2006

La droite est majoritaire dans le pays pour les législatives de 2007 en matière de Sécurité, d'immigration et d'impôts. Les classes moyennes ne voteront pas à gauche pour financer un programme de 10 ans où elles n'ont rien à gagner et qui risque d'endetter davantage le pays déjà en surendettement ! Cette perspective sera dénoncée dans la campagne des législatives.
Le programme du PS ne s'adresse qu'aux plus démunis.

Les sondages sur la victoire de la droite aux législatives sont une tendance lourde que les médias, les lobbies financiers et les politiques nous cachent dans le cadre d'une opération de manipulation de l'électorat qui a débuté par la fabrication du phénomène Royal.

Pourquoi le mot COHABITATION est-il banni de la presse, des médias et des partis dominants ?

Peu importe qui sera Président en 2007, car après Mastrich et les autres traités, la constitution de 1958 et la suprèmatie de Bruxelle ne lui confèrent que la fonction d'arbitre et de représentation.
Pour la vie des français, la défense de l'environnement, les élections décisives à gagner impérativement sont les élections législatives.
Il n'y a rien à attendre du nouveau Président sauf qu'il puisse dissoudre l'Assemblée Nationale au cas où la politique du gouvernement en place serait insupportable et qu'il organise des référendums de démocratie directe dont nous avons besoin pour impliquer les français dans les décisions difficiles à prendre.

CAP 21 a un rôle essentiel à jouer dans l'information des français sur la dictature médiatique permanente qui confisque la démocratie et faussera les élections de l'année prochaine.

Ecrit par : José le Caravanier | 28.08.2006

Le vote sanction va fonctionner, je ne pense pas que nos concitoyens prendront le temps d'éplucher scrupuleusement chaque programme. A l'instar des régionales, cantonales et européennes, le vote sanction semble inéluctable, surtout pour des législatives. En 1997 la gauche les a gagnées alors qu'elle ne totalisait que 47% des suffrages sur le plan national.

Ecrit par : Stan | 28.08.2006

Et bien moi je ne pense pas que l'écologie puisse être de droite(s) aujourd'hui, ou alors pas celle(s) que nous connaissons en France !

Comment des politiques tellement soumis aux lobbies et "lois (supposées) du marché" pourraient-ils gérer le passage radical à une écolo-économie durable ?

On voit bien que nos entreprises préfèrent mourir ou être rachetées que d'investir dans un changement qui ne leur permet pas de gagner quoique ce soit à très court terme !

Comment arriver au durable quand le trimestre est l'horizon et le semestre de la science fiction ?


Pour des gens "de droite" (dans le sens ou vous parlez uniquement des 2 grands partis et ne voulez pas être à gauche...), je vous trouve bien confiants dans la capacité des politiques à s'imposer sur l'économique !


Réduire l'écologie à l'internalisation des coûts, c'est reproduire l'erreur des réformes structurelles du FMI qui croyait sincèrement réduire la pauvreté en Afrique en privatisant les entreprises publiques locales et fixant des normes de gouvernance...

L'écologie est LE levier de transformation de notre époque (siècle ?) pourquoi vouloir le dissoudre dans le système actuel, qui selon Corinne elle-même (toi qui rédige ce blog ;) ) génère les horreurs écologiques que nous voulons tous combattre ?



Ceci dit, dans le cadre de la présidentielle je suis très heureux de la table ronde de dimanche matin à Coutances, même si l'impact dans les médias est ultra-décevant...

fred!
(jeune) vert

Ecrit par : fred | 28.08.2006

quel doux plaisir que de sentir ce frémissement, que dis-je cette salutaire accélération "unitaire" écolo!
j'espère que tout cela va durer et s'amplifier sans trop d'arrières pensées.
je fais confiance à Corinne dont les dernières interventions sont toujours aussi convaincantes et très motivantes.
un seul bémol, pour moi le centre n'existe pas et n'existera jamais, je préfère parler d'un vrai "ailleurs" qui n'est ni la droite, ni la gauche. Mais c'est vrai qu'il est peut-être plus "confortable" dans un discours qui se veut plus compréhensible, sans doute, de faire appel à ce fameux centre virtuel entre la gauche et la droite... La crainte sans doute d'un relent d'utopie?

Ecrit par : jean-Luc | 30.08.2006

L’élection présidentielle se joue entre deux poids lourds.

L’échec de Jospin a cristallisé ce système bipolaire.

Il y aura donc la thèse de la sécurité d’un coté, et celle de la création de richesse et sa redistribution de l’autre avec un développement vers les pays d’Afrique pour tarir à sa source le support de la thèse adverse. L’écologie doit donc imposer sa marque à partir de la base de la richesse, l’énergie.

Rester un groupuscule minoritaire dans ce jeu politique est sans issu. Noyauter le PS pour le faire enfler vers une social démocratie réformiste sur des bases rationnelles incluant l’écologie est une stratégie qui permettrait d’assoir un pouvoir sur une large majorité basé sur la société civile se contentant d’exclure les extrémistes.

Il est impossible de ne pas tenir compte du réel dans le jeu politique.

Ecrit par : jpb | 14.09.2006

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