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14.12.2006

La lettre de Corinne Lepage-n°12 - La corruption

Abus de biens sociaux, blanchiment d’argent, détournements de fonds, emplois fictifs ou encore délits d’initiés se succèdent à la une des médias. Alors que les actes de corruption se sont développés de façon inquiétante en France, en Europe et dans le monde, ou plutôt que le silence ne fait plus loi, des organisations gouvernementales et non gouvernementales se sont créées avec pour mission de lutter contre ce phénomène tant sur le plan international que local. L’une d’entre elles, Transparency International, définit la corruption comme l’abus de pouvoir reçu en délégation à des fins privées. Il est difficile d’estimer exactement combien la corruption coûte aux contribuables et aux entreprises, la Banque Mondiale estime tout de même que ce sont environ 780 milliards d’euros qui partent en pots-de-vin chaque année.

Télécharger la "Lettre de Corinne Lepage n°12" Election présidentielle

POUR LA FRANCE, CE QUE JE VOUS PROPOSE

1 Donner une place plus importante à l’instruction civique dans les programmes de l’enseignement primaire et secondaire en y intégrant un module visant à sensibiliser les élèves aux problèmes de corruption et à leurs conséquences
2 Renforcer la lutte contre la corruption, condition de la mise en oeuvre du développement durable, tant pour les agents de l’État en France et à l’étranger que pour les administrations centrales et déconcentrées
3 Sanctionner les infractions en s’appuyant sur une magistrature forte et un arsenal répressif adéquat (CNCCFP, pôle financier et des huit juridictions interrégionales spécialisées) – Conférer à la CNCCFP la compétence et les moyens d’un contrôle effectif sur les comptes des partis politiques. Transformer la CSDN en une instance de décision et réformer la procédure de classification dans le sens d’un plus grand respect du droit des citoyens à l’information
4 Rendre public la transparence des comptes et la transparence des actes – Rendre obligatoire une déclaration annuelle des revenus des élus. Porter à 10 ans le plafond de la peine complémentaire d’inéligibilité pour les élus condamnés pour faits de corruption
5 Désigner un médiateur par l’État, en concertation avec les acteurs sociaux, afin de permettre aux agents publics de signaler sans crainte les actes de corruption constatés
6 Promouvoir l’adoption de codes de conduite dans le secteur public. Faire notamment connaître et appliquer le code de conduite des élus mis au point par le Conseil de l’Europe – Assurer la protection des déclencheurs d’alerte

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Ecologie autrement

La lettre de Corinne Lepage-n°12 - La corruption
Abus de biens sociaux, blanchiment d’argent, détournements de fonds, emplois fictifs ou encore délits d’initiés se succèdent à la une des médias. Alors que les actes de corruption se sont développés de ...

Trackback par : Midi-écolog | 15.12.2006

Commentaires

Pourquoi ne parlez-vous jamais de la voiture à air comprimé qui est une alternative à la protection de l'environnement?
Merci

Ecrit par : DESJARDIN | 14.12.2006

Pour lutter contre la corruption et les détournements de fonds il est souhaitable de supprimer tous droits civiques à ceux jugés coupable de corruption (cas de juppé sous fifre de chirac qui devrait finir ses jours en prison, cas aussi de trop nombreux élus de gauche ou droite qui confondent interets personnels et interets locaux, departementaux, régionnaux ou nationnaux)

Ecrit par : ababord | 15.12.2006

Une fois de plus, et incontestablement, votre ligne politique vise la légalisation du légitime qui transcende et surplombe l'approche "écoresp", c'est à dire permet de retrouver l'essence du " ministérium" (service)
de ceux qui ont l'ambition de gouverner autrui.

Comment la gauche ou la droite peuvent-elles assumer la mutation de civilisation où nous sommes si elles ne comprennent pas d'abord ce prérequis?

(Cette mutation de civilisation est un phénomène beaucoup plus massif qu'une crise d'adolescence du système, ou qu'une scène de ménage - révolution -, ce sont toutes les bases de notre socialité qui vacillent comme ce fut le cas à la Renaissance. Votre comparaison avec l'émergence du socialisme en 1840 est donc loin du compte. Les abus du capital-isme n'ont d'équivalent que ceux du féodal-isme, des privilèges sans contraintes ni devoirs non assignables et non localisables. Comment voulez-vous imaginer ne serait-ce qu'un embryon de début de politique digne de ce nom dans ces conditions si on ne recommence pas par le b-a
ba du vivre ensemble et "qui y participe"; bref c'est la question du "démos" de démocratie,"qui en fait partie?".
La différence avec la Renaissance tient cette fois au fait que l'intégralité de la planète soit concernée, avec en toile de fond une crise écologique majeure où se révèle
l'impuissance politique internationale...)

Les gesticulations de N Hulot ne sont ainsi face à la densité du problème qu'un phénomène marginal, malgré ses X%. Au point où nous en sommes des difficultés, la solution ne peut plus passer par des opinions, mais par la mise en oeuvre de décisions morales tellement légitimes qu'il deviendra illégitime de les contester. Qui va oser assumer politiquement une telle position ? Vous voyez bien, par la difficulté de la réponse, que nous sommes dans une galère bien pire que 1789, 1840 ou 1968!

Bon courage Corinne !

cdel

Ecrit par : cdel | 15.12.2006

Il est certain que les pots de vin font mal trés mal aux contribuables mais aussi aux locataires HLM ou aux locataires du privé, aux usagers des services publics (je suis un ancien V.R.P. qui travaillait beaucoup avec les administrations de tous poils et j'ai pas mal d'annecdotes et de preuves...), aux automobilistes, aux malades, hospitalisé(e)s, invalides, handicapé(e)s..., sachant que les plus grandes victimes des pots de vin sont les P.M.E. et les P.M.I. contrairement à une idée reçue mais que propose Corinne LEPAGE qui est entrain de me convertir?

Ecrit par : Ghislain DAMERVAL | 15.12.2006

Depuis que le monde est monde, l'homme, et particulièrement le sexe masculin, est en quête de pouvoir, d'argent et de... Mes 2 premiers permettant d'obtenir mon 3ème...!

Les humains sont conditionnés dans un système hiérarchique, où le "chef " devient indispensable, recherché, adulé...
On idolatre le Maire, le Conseiller Général,... le Ministre, le Président ou le Roi... en pensant que ce sont des gens "bien" sous prétexte qu'ils s'occupent de la chose publique et qu'ils occupent une fonction honorable...!

Si l'on entend partout..."ils sont pourri, s'en mettent plein les poches....", dès que localement on signale des abus, des malversations, des violations de la Loi par des élus... personne ne veut vous croire... personne ne veut d'histoire au règne des poltroneux fouarreux ! Pire, si vous insistez un peu trop, on vous évite...vous dérangez l'ordre établi... vous faites peur... jusqu'à ce que vous obteniez gain de cause devant un Tribunal...!
Là, cela jase dans les chaumières....On vous craint... et , comme personne n'ai jamais blanc, on évite de vous avoir comme ami au cas où vous révèleriez une vérité pas bonne à dire...! (surtout dans les petits villages où tout le monde aime tout savoir sur tout le monde...)
(Etant née à la ville, je méconnaissais la mesquinerie de village...)

De plus, dans un contexte où les gens préfèrent vaquer à leurs occupations plutôt que de s'impliquer dans la vie publique, démarche sociétale nécessaire, les ambitieux et les verreux ont la vie belle...

Qui va mettre son nez dans les dossiers, oser mettre mettre un Maire, un conseiller général ou un Préfet au Tribunal...? C'est le règne du pas vu , pas pris...!
Et si par hasard vous avez quelques personnes qui ont la trempe d'aller en justice... elles se heurtent à un autre problème: les copains et les coquins..!
Entre gens "bien" on se connait, se fréquente, on va à la chasse ensemble, on se réunit dans certains cercles "d'amis"... et on ne se tire pas dans les pattes...!

Croyez-vous que cela existe...: des huissiers qui ne veulent pas se déplacer, des avocats qui s'entendent avec la partie adverse, des dossiers accessibles au public que l'on refuse de vous transmettre pour gagner du temps et avoir le temps de les refaire afin de ne pas se faire pincer, une presse tributaire de certains élus, des dossiers pipés... des lois que l'on ne respecte pas sciemment.... des contournements de la loi...

Certes il faut faire quelquechose car on atteint un stade critique ! Trop c'est trop !
La malhonnêteté et la corruption gagnent...!

Mais il faut faire attention à ne pas se tromper de cibles, ni à faire abstraction de ceux qui le font avec la légalité pour eux...

Casino royal: çà suffit!

Le monde est mené par une poignée de gens qui exploitent leurs congénères depuis des générations en toute impunité par des systèmes légalisés et institutionnalisés...

Qui sont les voleurs ???

Alors oui, il est temps de faire quelquechose!

Ecrit par : Anne-Joëlle Legourd | 15.12.2006

Quelle est votre position, et de quelles informations contradictoires disposez vous, relative à la décision de Monsieur PERBEN de choisir le tracé de la A104 le plus dure pour la population et sa santé?

Cordialement

R JOUËT

Ecrit par : JOUËT | 15.12.2006

Obligation d'économie d'énergie dans les batiments publics. Toulon dépense 2milliards de chauffage aprés l'installation de la régulation de ,marche-arrêt, de la flamme par contactuer téléphonique centralisé sur 3écrans informatique géré parun adjoit technique. en relation avec les 120 écoles et bâtiments de la ville dans lesquels onchauffait du 1er oct.au 15 Avril sans interruption .50%d'économies.

Ecrit par : santini | 15.12.2006

l'A104 est un scandale et Toulon semble avoir pris pour le chauffage une sage décission.
Mais tel n'était pas l'objet de cette lettre numéro 12 et je ne pensais pas être à ce point dans l'actualité. Que dire duscandale à l'état pur de la disposition votée par le Parlement français pour faire échec à un arrêt du conseil d'Etat validant une disposition prise par le conseil général des Landes pour favoriser les régies municipales des eaux. Le livre sue les lobbys au parlemetn que vient de publier Vincent Nouizille n'a jamais été aussi vrai. Ce pays est devenu a-moral, au sens de dépourvu de tout sens de l'intérêt général et inspiré par de seuls intérets particuliers relayés par ceux qui ont un intérêt particulier à les défendre. C'est une honte! Comme de voir les labos qui vendent les pesticides sponsoriser le colloque de l'uMP sur la stérilité et l'environnement.

Ecrit par : corinne lepage | 16.12.2006

l'A104 est un scandale et Toulon semble avoir pris pour le chauffage une sage décission.
Mais tel n'était pas l'objet de cette lettre numéro 12 et je ne pensais pas être à ce point dans l'actualité. Que dire duscandale à l'état pur de la disposition votée par le Parlement français pour faire échec à un arrêt du conseil d'Etat validant une disposition prise par le conseil général des Landes pour favoriser les régies municipales des eaux. Le livre sue les lobbys au parlemetn que vient de publier Vincent Nouizille n'a jamais été aussi vrai. Ce pays est devenu a-moral, au sens de dépourvu de tout sens de l'intérêt général et inspiré par de seuls intérets particuliers relayés par ceux qui ont un intérêt particulier à les défendre. C'est une honte! Comme de voir les labos qui vendent les pesticides sponsoriser le colloque de l'uMP sur la stérilité et l'environnement.

Ecrit par : corinne lepage | 16.12.2006

l'A104 est un scandale et Toulon semble avoir pris pour le chauffage une sage décission.
Mais tel n'était pas l'objet de cette lettre numéro 12 et je ne pensais pas être à ce point dans l'actualité. Que dire duscandale à l'état pur de la disposition votée par le Parlement français pour faire échec à un arrêt du conseil d'Etat validant une disposition prise par le conseil général des Landes pour favoriser les régies municipales des eaux. Le livre sue les lobbys au parlemetn que vient de publier Vincent Nouizille n'a jamais été aussi vrai. Ce pays est devenu a-moral, au sens de dépourvu de tout sens de l'intérêt général et inspiré par de seuls intérets particuliers relayés par ceux qui ont un intérêt particulier à les défendre. C'est une honte! Comme de voir les labos qui vendent les pesticides sponsoriser le colloque de l'uMP sur la stérilité et l'environnement.

Ecrit par : corinne lepage | 16.12.2006

En réponse à Desjardins (auto à air comprimé, le 14déc).

Si l'on additionne (c'est bien sûr économiquement et écologiquement indispensable) les quantités d'énergie à mobiliser pour compresser l'air, et qu'on les rapporte à l'énergie dégagée, on voit rapidement que l'intérêt du dispositif s'effiloche. Sans compter les contraintes de stockage car aussi loin la compression serait-elle poussée (plusieurs centaines de bars !), le volume de stockage obtenu resterait très contraignant et ne permettrait pas, loin s'en faut, de déboucher sur les autonomies aujourd'hui pratiquée. Enfin la sécurité reste à améliorer ...

Ecrit par : Montbéliardais | 17.12.2006

On peut utiliser l'air comprimé dans le milieu industriel comme énergie motrice.On peut le produire avec l'eolien et on le stock en plus. Passerait on a coté d'un puit ?.. Je le pense depuis un moment . Couplé au biogaz et au flux d'eau chaude , d'eau froide issue de la cogeneration on peut faire tourner un paquet d'ateliers avec tous ces déchets !! Non ?

Ecrit par : girardet | 18.12.2006

Réponse à Anne-Joëlle

Jetez un oeil à "La société contre l'Etat " de Pierre Clastres, et vous constaterez que les chefs Guayaki n'avaient aucun pouvoir effectif au sens où l'entend notre civilisation. Or, ces civilisations amérindiennes étaient parfaitement écologiques, sans travailler plus de deux heures par jour !

Il n'y a donc pas de fatalité du style "depuis que le monde est monde". Le monde est ce que nous en faisons pour autant que nous parvenons à débrouiller le sac de noeuds entre sociologie et axiologie, entre pouvoir sur autrui et pouvoir sur soi-même; illustré par la différence entre un chef Guayaki et les nôtres.

A y regarder de près d'ailleurs , je me demande même s'il en ont finalement vraiment un, puisque les commandes véritables sont aux mains des marchés.
La différence entre "l'ordre juste " de Ségo et "juste l'ordre" de Sarko n'est qu'une apparence , dans la mesure où pour la première, il ne s'agit que de la "valorisation de la loi", et pour le second, la condition minimale de la" loi de la valorisation "( du CAC 40 et de ses amis, of course).
Ce qui me ramène au point de départ: la loi au sens sociologique , qui en dispose véritablement ? Personne! au sens encien bien sûr, cette question du pouvoir n"est donc qu'un jeu de masques... dont il convient de démasquer les fantoches. Non pas que je souhaiterais revenir au temps des Guyaki , quoi que...Mais nos Chefs n'ont de pouvoir que celui qu'on leur tolère. Jusqu'à quand?

Ecrit par : cdel | 18.12.2006

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