02.01.2007
Seuil de pauvreté et indicateurs..........
L'entrée en force dans le débat électoral de la question des SDF contraint, et c'est un bien, à traiter la question du droit au logement. Mais, malheureusement, il s'agit de ne pas seulement traiter les effets mais les causes et ne pas proposer des solutions qui n'en sont pas.
Tout d'abord, la situation des SDF travailleurs pauvres n'est pas la même que celle d'autres SDF . Quelle que soit notre manière de compter le seuil de pauvreté, il est intolérable qu'une personne qui gagne sa vie ne puisse se loger. Et c'est d'abord à cette situation qu'il faut s'attaquer ce qui ne signifie pas que la situation des autres SDF ne doive pas être traitée.
En second lieu, c'est la question du seuil de pauvreté, c'est -à-dire derrière la question des indicateurs et des indices qui est posée. Le système actuel est absurde car la PIB par tête n' a guère de sens, il convient de rajouter les dépenses contraintes même privées et de prendre en compte les sommes supportées par la collectivité par exemple dans le domaine de la santé. En réalité, c'est la situation réelle, c'est-à-dire le vrai pouvoir d'achat qui doit être pris en compte et les conditions dans lesquelles une personne "décroche". Or, l'endettement croissant auquel les ménages sont conduits, a des effets catastrophiques en cas de perte d'emploi.
C'est donc à une garantie de ressources et de formation qu'il faut s'attaquer, puis aux questions d'endettement, ce qui ne dispense pas de s'occuper des effets et du droit au logement.
Mais là aussi, la proposition d'un droit sanctionné par la responsabilité de l'Etat est une fausse solution. Elle aboutit à faire payer par le contribuable l'incurie de ses dirigeants. Pour que soient construits des logements accessibles aux pauvres, il faut qu'ils soient construits et gérés dans des conditions telles qu'ils leur soient accessibles. L'objectif n'est donc pas de faire payer l'Etat, ce dont les décideurs se moquent éperdument, mais de subordonner par exemple le versement de subvention à la réalisation d'un nombre déterminé de logements. de plus, il ne s'agit pas de miter l'espace, mais d'encourager la reconstruction et la réhabilitation de l'existant dans les bourgs et villages. Des solutions d'encouragement fiscal pour les propriétaires privés et de garanties de loyers peuvent aider également à mobiliser des logements sociaux.
Le principal est de ne pas verser dans la virtualité, de ne pas faire de fausses promesses, de s'attaquer aux causes du mal et de proposer des solutions concrètes avec des solutions intermédiaires permettant de mettre les personnes à l'abri du froid et de la faim.
12:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : blogs, blogs politiques, environnement, écologie, réchauffement climatique, présidentielle





Commentaires
Avant tout commentaire, je tiens à vous présenter mes meilleurs voeux de réussites pour cette année charnière pour notre pays.
Il est vrai que le calcul par le PIB est absurde et ne reflete en aucun cas la réalité de la répartition de la richesse de notre pays.
Mais il est vrai que le seuil de calcul de la pauvreté dans notre pays pour les gens qui travaillent est également faussé.
En effet, en France on considère que le seuil de pauvreté est atteint lorque les revenus représentent 50 % du niveau de vie médian soit 3,5 millions d'entre nous ou 6,3 % des Français.
Toutefois, l'Agence de statistiques européennes EUROSTAT considère que le seuil de pauvreté est atteint à 60 % du niveau de vie médian ; si on respecte ce calcul on passe à 7 millions de pauvres en France dont 2 millions d'enfants.
Alors, lorsque l'on manipule les chiffres, effectivement, on se dit que la pauvreté à été divisé par deux en 30 ans, mais lorsque l'on regarde la réalité des chiffres, notre pays qui s'est enrichi à toujours le même taux de pauvreté qu'en 1970. Le nombre de famille vivant avec les minimas sociaux est en augmentation constante depuis 5 ans.
Une politique sociale efficace passe obligatoirement par une revalorisation des bas et moyens salaires pour marquer une vraie différence entre le bas salaire que l'on peut gagner et les indemnités sociales en cas de chômage (j'ai bien dit revalorisation des salaires en aucun cas suppression des aides sociales).
Par ailleurs, le retour à l'emploi doit être accompagné d'aides sociales (APL etc...) sans dévalorisation sous prétexte que le l'on travaille. Exemple d'une famille au qui perd presque 150 euros dès que le chef de famille va travailler, alors que son travaille ne repésente que 200 euros de plus, si on enlève les frais de garde des enfants en crèche, l'essence ou les frais de transports certains se retrouvent à gagner moins d'argent en travaillant qu'en étant totalement assisté.
L'assistanat ne peut être que transitoire et non pertpétuelle, et les instititutions ont tendance à considérer qu'il faut assister (pour se donner bonne conscience peut-être) au lieu d'encourager le travail.
Dans son excellent livre (dont les chiffres ci-dessus sont tirés) La Pauvreté en Héritage, Martin Hirsch président d'Emmaüs France, propose un Revenu de Solidarité Active qui intègre l'ensemble des ressources de la famille (sociales, fiscales et autres) afin de favoriser la reprise d'un emploi sans risque de pertes de ressources et qui évoluerait en fonction du revenu travaillé.
Ils existent une multitude de mesures à mettre en place, tout le monde en conviendra, mais il y a urgence, et la crise écologique et énergétique que nous allons vivre ces prochaines années nous obligent à agir dès maintenant si nous le seuil de pauvreté ne cessera de grignoter de plus en plus les travailleurs de faibles revenus.
Et comme disait déjà Coluche à l'époque -"Avant, les chômeurs, il fallait qu'ils trouvent du travail, maintenant en plus, il faut qu'ils trouvent du pognon".
Ecrit par : jf broggio | 02.01.2007
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