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14.02.2007

Lepage: "Une écologie positive"

INTERVIEW. LA PRÉSIDENTE DE CAP 21 À TOULOUSE. 
 

Lepage : «Une écologie positive»


 Corinne Lepage est aujourd'hui à Toulouse dans le cadre de sa campagne. Elle animera notamment un débat à l'Institut d'études politiques.

Vous êtes créditée de 1% à peine dans les sondages. A quoi sert votre candidature ?

Dans cette campagne, il y a une monopolisation des voix par le duopole (Royal-Sarkozy).

Comme tous ceux qu'on appelle «les petits candidats», je sers à présenter un projet alternatif, à permettre à une écologie positive, républicaine, de pouvoir s'exprimer comme d'autres mouvement. Je sers à donner aux Français une possibilité autre que le PS, l'UMP, le FN ou l'UDF.

Mais le créneau de l'écologie n'est-il pas saturé avec trois candidats, José Bové, Dominique Voynet et vous-même?

José Bové est un altermondialiste avant d'être un écologiste. Dominique Voynet présente un projet vert à la gauche du PS avec des propositions sur le plan économique comme les 32 heures qui me paraissent incompatibles avec la situation actuelle de notre pays. Moi, je présente un projet d'écologie positive. J'ai rédigé un ouvrage «Ecoresp» de 330 propositions dans tous les secteurs de l'activité économique pour créer 300 000 emplois dans l'espace de cinq ans. Je propose un plan de réduction des gaz à effets de serre de 15%, un plan d'adaptation au changement climatique et une réforme très profonde de nos institutions. Mon écologie ne se veut pas dans la dénonciation mais dans la proposition de solutions.

Que ferez-vous de vos voix au deuxième tour ?

Je n'en sais rien du tout. Les électeurs sont majeurs et vaccinés. En ce qui me concerne, cela dépendra des propositions et d e la manière dont la campagne sera conduite jusque-là. Pour l'instant, je ne m'occupe que du premier tour.

Où en êtes-vous de vos parrainages ?

Ça avance péniblement. C'est très difficile. J'ai vu avec plaisir que 50% des Français souhaitaient que je sois dans la campagne. Il faudrait que les élus me donnent un petit coup de main pour que j'y parvienne. C'est tout à fait jouable. Il me manque une centaine de parrainages pour être assurée d'avoir mes signatures. Ce sont les grands partis qui bloquent. Et puis de nombreux maires ne veulent pas parrainer cette année car les municipales très proches ensuite.

Recueilli par J. P. Bédéï

La Dépêche du Midi