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20.08.2007
Oui M. Barnier, parlons vraiment des OGM !
Tribune parue dans Le Figaro du samedi 18 août
Dans un article récent au Figaro, Michel Barnier, qui est, rappelons le ministre de l’agriculture et non de l’écologie ou de la santé, plaide pour un débat apaisé sur les OGM et sur la nécessité de continuer la recherche, faute de quoi les Etats unis et la Chine auront une avance irrattrapable sur l’Europe.
On peut partager les deux premières assertions, mais souligner que Monsanto dispose déjà de plus de 75% des brevets dans le monde et que par conséquent, de toutes façons, le retard, si retard il y a, est déjà plus que conséquent . Mais y-a-t’il retard ? S’il s ‘agit des plantes tolérantes aux herbicides et/ou pesticides, assurément. Mais est-ce un retard négatif, autrement dit le choix en faveur de ce type de plantes s’inscrit-il dans le développement durable ? On peut en douter pour trois raisons : la destruction de la biodiversité, l’impact sanitaire et la nécessité à moyen terme de recourir à des pesticides infiniment plus puissants pour détruire les repousses indésirables de ces plantes hyper résistantes. Dès lors, à moyen terme, le choix en faveur de ces cultures peut se révéler ravageur pour ceux qui l’auront fait, convaincus de l’accroissement d’une productivité qui se révèlera un miroir aux alouettes. En revanche, la recherche, indispensable, sur une technologie qui est , en réalité encore balbutiante, est indispensable mais pour permettre peut-être de mettre au point des espèces qui soient des solutions et non des nouveaux problèmes. A cet égard, nous sommes parfaitement dans la course, car les grands discours des leaders mondiaux de l’agro-semence sur la lutte contre la faim, par exemple, sont sans aucun rapport avec la réalité de plantes qui n’existent pas encore…faute de rentabilité suffisante.
Dès lors si on peut partager le souhait de voir la recherche se développer, encore faut-il savoir ce que l’on met derrière le mot recherche. Et la question ne vise pas seulement le type de plantes ; Elle vise également la question des effets que ce soit sur l’environnement ou la santé humaine ; le ministre rappelle que seul, en réalité, le MON 810 est cultivé en France. Mais, il oublie de rappeler que cette plante est interdite à la culture en Allemagne en raison de son instabilité et de sa dangerosité potentielle sur l’environnement. Un des premiers axes de recherche devrait donc être de réexaminer de manière très approfondie, les études sur le MON 810 et en attendant appliquer le principe de précaution inscrit dans la Charte de l’environnement, dont l’impact reste aujourd’hui …essentiellement médiatique. En ce qui concerne l’impact sur la santé humaine, encore faudrait-il que la recherche porte sur ce sujet …dont on peut qu’être stupéfait qu’il ne soit pas considéré comme majeur. Or, c’est là que le bât blesse. Le gouvernement s’obstine à refuser de financer les recherches sur ce sujet et continue à couvrir du secret industriel, en violation de la directive communautaire et des décisions de la Commission d’Accès aux Documents Administratifs, les très rares études sur l’impact des OGM sur les rats nourris pendant 90 jours, ce qui est le test de base en particulier pour les phytosanitaires. La contre-expertise, réalisée sur le MON 863, qui met en cause l’évaluation faite par Monsanto de l’absence de toxicité de cet OGM, a été rejetée par le gouvernement, qui s ‘en est tenu à l’avis de la Commission du génie Biomoléculaire qui ne voulait évidement pas se déjuger par rapport à sa première évaluation. Il n’en demeure pas moins que plus de 10 gouvernements européens ont pris une position contraire, pour exiger que la recherche soit enfin entreprise de manière indépendante sur l’impact sanitaire de cet OGM..Et de quelques autres .Ainsi, peut-on être demandeur de recherches, mais il ne s’agit pas nécessairement des mêmes.
Or, pour qu’il puisse y avoir un débat apaisé, encore faudrait-il que le débat ne soit pas biaisé. Pour qu’il en soit ainsi, le gouvernement ne peut continuer une politique de l’autruche qui consiste à ignorer le questionnement sur l’impact sanitaire des OGM. Il n’est pas possible, dans un débat digne de ce nom, de continuer à soutenir qu’il n’y a pas d’impact sanitaire prouvé…tout simplement parce que on ne l’a pas cherché. C’est la raison pour laquelle les ministères de l’écologie et de la santé doivent être impliqués directement dans le choix des sujets de recherche.
Pour qu’il y ait un débat apaisé, il faut tourner le dos à la farce qu’a constituée la conférence de consensus de 1998, où non seulement les décisions avaient été prises avant le débat, mais encore seul l’avis du député rapporteur a été publié, l’avis du panel de citoyens qui étaient contraire, oublié.
Pour qu’il y ait un débat apaisé, il faut arrêter de culpabiliser ceux qui sont réticents à l’égard des OGM au motif qu’un malheureux agriculteur a mis fin à ses jours, avant une manifestation prévue par les anti-OGM. Le fait que planter des OGM soit mal vu ne vient pas de la soi-disant pression des anti-OGM. Elle vient des silences sur le questionnement plein de bon sens de ceux qui demande à quoi cela sert de courir le risque et qui réclament des études sanitaires publiques ; elle vient du refus d’assurer le risque OGM et de le faire supporter par l’ensemble de la société qui a 80% est opposée aux OGM ; elle vient de l’absence de responsabilité de ceux qui commercialisent et plantent des OGM à l’égard non seulement de leurs voisins immédiats, mais de leurs voisins éloignés et plus généralement de leur voisinage.
Dès lors, un débat apaisé passe par la réponse à des questions essentielles pour le citoyen et non par une méthode coué et culpabilisatrice, destinée à fausser une fois encore, les termes du débat. La recherche sur les OGM est une occasion sans précédent d’engager une recherche à but d’intérêt général, économique, sanitaire et environnementale, dont la dimension éthique ne serait pas la moindre ; Le politique y retrouverait ses lettres de noblesse.
Corinne Lepage
Ancienne ministre de l’Environnement
Présidente de CAP21
11:40 Publié dans PRESSE | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Corinne Lepage, OGM






Commentaires
Le problème n'est pas essentiellement due aux OGM c'est l'industrialisation de l'agriculture qui est a revoir je vous fais quelques propositions :
10 mesures pour AGIR avec efficacité
contre la diffusion volontaire des pesticides et engrais chimiques et l'intensification de l'agriculture source de toutes les nuisances
Nous vous faisons part de notre inquiétude grandissante par rapport à la dégradation continue et régulière de notre environnement et plus particulièrement de l'eau .
Nous pensons que la biodiversité dans son ensemble doit être protégée et que tous les moyens mêmes s'ils sont contraignants devraient être pris avant d'atteindre des points de non retour.
Au delà de belles paroles et d' objectifs seulement louables comme ceux de l'agriculture raisonnée
,il faut faire preuve d'inventivité , mettre en oeuvre tous les moyens humains ,techniques et politiques,mobiliser la recherche ,l'enseignement ,les chambres consulaires ,les personnes d'expérience ,afin de résoudre les problèmes à leurs racines et éviter ainsi le lourd tribu que vont payer nos enfants ,les paysans , les contribuables ,voici quelques actions qu'il serait possible de mettre en place sans tenir compte des lobbies des industries de pesticides et d 'engrais et de farines:
1.mesures d'interdiction
de toutes les molécules dont la demie-vie dépasse la semaine,et de toutes les molécules qui pénètrent dans la plante(systèmique)
des Matières Actives ayant de nombreux effets non intentionels ,ex:fipronil ...
de tout épandage de lisier avant traitement de celui-ci,sauf sur prairie;
de tout élevage sur caillebotis et hors sol
d'arrachage de n'importe quelle haie si elle n'est pas renouvellée par une semblable(autorisation sous condition pour utiliser une épareuse qui empêche le développement des petits arbres et arbrisseaux ...... diminution de la biodiversité...)
d'épandage par avions et hélicoptères (gaspillage de produits, pollution et non recpect du voisinage...)
de tout drainage ayant un accès direct avec un cours d'eau si l'exploitation utilise les intrants chimiques (dans ce cas les bandes enherbées sont totalement inefficaces ...)
de mélange des différents pesticides si non homologués ...
2.Mesure de limitation
de l'usage de l'azote ,taxation forte de celle-ci, préférer l'obligation rotationelle des cultures avec introduction des légumineuses .
de l'usage des engrais chimiques taxation des engrais phosphatés qui ne servent pratiquement à rien ,ceux-ci destabilisent le complexe argilo humique(érosion des sols,inondations...),obligation de faire un bilan et des analyses tous les ans
3.Mesures d'obligation
de formation et de possession d'un certificat obligatoire pour pouvoir utiliser des médicaments des plantes (pesticides chimiques )avec intégration de tous les effets non intentionel liés aux différentes molécules ,analyses des fiches de données de sécurité,connaissances approfondies des auxiliaires... (un docteur fait plusieurs années d'études pour se servir de molécules identiques quant aux concentrations et effets!)
Mention :succeptible de contenir des résidus de pesticides chimique pour toute denrée issue de l'agriculture utilisant des produits chimiques
4.mesures législatives
le 10 mai 2003 a été abrogé l'arrété du 7 septembre 1949 qui portait sur la liste des produits industriels simples,non soumis à l'homologation (huile essentielles de menthe,,le souffre trituré,la chaux ,le
permanganate de potassium ,la cire ...)ce qui ferme définitivement toute recherche de solutionsalternative ou innovante,personnelle;l'AB est tombée dans le piège qui scelle ainsi son avenir àl'agrochimie (seules les multinationales ont le pouvoir financier de les faire homologuer ;mais rien ne va les y obliger ...)
autoriser les produits alternatifs reconnus non dangereux pour l'homme et l 'environnement dans les autres pays de l'Europe
Interdiction des produits reconnus comme dangereux dans certains pays
Mettre en place des homologations de matières actives qui ne fasse plus appel à la DL 50 qui est une méthode archaïque d'analyse des risques, prise en compte des métabolites par rapport aux risques santé et environnementaux...)
remise en cause de l'accord tripartite du 4 Juillet1989 (FNSEA ,obtenteurs semenciers,ministère de l'Agriculture) qui interdit le triage à façon
autoriser à nouveau la sélection massale , les semences fermières et les variètés anciennes qui ne font pas disparaître la biodiversité génétique (les seules qui permettent aux plantes d'avoir une meilleure résistance face à l'augmentation des pathogènes dans des milieuxqui se dégradent)
Interdiction des OGM (diminution de la biodiversité génétique ,de la faune et de la flore,risques écologiques majeurs à long terme,(qu'aucune assurance ne veut couvrir...)
5.mesures sociales
Faire participer les citoyens aux commissions de réalisation des cahiers des charges pour toute denrée qui se réfère à un label ou critère de qualité(contrainte de moindre impact environnemental exigée...)pas de tromperie sur la marchandise,ex:produit fermier qui en réalité n'en est pas...
Indemnisation des agriculteurs ayant hérité de terrains pollués par les pesticides et inutilisables
6.Mesures pédagogiques
Informer les citoyens sur l'origine et la cause de leurs maladies (lire « génétiquement incorrect » chez Flamarion...)et que leurs actes influent indirectement sur l' environnement)
modifier les programmes de l'enseignement agricole (la faune et la flore ainsi que tous les solutions alternatives aux pathogènes ont quasiment disparu ...
apprendre à mettre les plantes et les animaux en conditions optimales de résistance...
Dans les programmes faire figurer les effets non intentionels des pesticides au même titre que toute recherche sur l'index phytosnitaire,même pour les sections Jardins espaces verts...
Mesures incluant des choix de société
Abandon des OGM pour une recherche vers les solutions alternatives (plante soignées par d'autres plantes ,par les argiles ,champignons,algues...)
7.Mesures répréssives
affectation des agents de la DGCCRF a des missions de prélèvement et d'analyse de résidus de pesticides (toute denrée dépassant les LMR production retirée de la vente sans indemnitée....)
8.Mesures économiques
arrêter toutes subventions aux cultures hors sol (sur subtrats inertes...nuisances et produits de mauvaise qualité)donner aux producteurs bio l'accés aux variétés issues de la recherche INRAqui sont résistantes aux maladies (ex:pommes résistantes à la tavelure qui à l'heure actuelle sont inaccessibles...)
Aides au mientien de l'AB afin de ne pas avoir de distortion de marché intracommunautaire et de ne pas faire payer au consommateur de produits bio, le surcoût et la dépollution due aux autres méthodes de productions (ce qui est appellé l'externalisation des coûts)
Aides aux solutions techniques quand celles-ci ne génèrent aucun impact négatif sur l'environnement(ex paillages à base d'amidon de maïs,bâtiments haute qualité environnementale...)
Baisser les primes PAC maïs ensilage et augmenter celles des prairies
répercuter les coûts dûs aux catastrophes et aux pollutions directements sur les prix de ventes des matières incriminés(AZF,Algues dues aux nitrates...)aucune prise en compte des assurances dans ces cas là parce qu' il est anormal que la charge soit répartie sur l'ensemble de la société...
9.Mesures politiques
Que les politiques représentent par leurs décisions et leurs actes une attitude plus favorable à la défense de l'environnemment comme leurs concitoyens le souhaiteraient.(meilleure participation électorale..)
Qu'ils priviligient une agriculture paysanne et moderne, paysanne dans l'esprit du plus grand nombre à cultiver avec respect et moderne par les techniques alternatives à mettre en oeuvre ou à découvrir d'où l'intérêt de développer la recherche dans cet axe .
En espèrant que nous n'aurons pas à répondre de nos actes négligeants plus tard devant nos enfants.Veuillez ,Madame, recevoir nos sincères salutations
Ecrit par : ROBERT | 20.08.2007
voilà d'excellentes propositions. merci Robert. mais espérons qu'il ne faudra pas attendre des décennies pour y parvenir;
Corinne Lepage
Ecrit par : corinne lepage | 21.08.2007
Robert ,tu dis :
"Le problème n'est pas essentiellement due aux OGM c'est l'industrialisation de l'agriculture qui est a revoir"
On pourrait poursuivre le raisonnement et dire par exemple :le problème n'est pas seulement celui du nucléaire , c'est la production industrielle centralisée de l'énergie qui est à revoir......ETC ETC
Mais en creusant plus loin , on peut aussi se demander si une société sur-urbanisée où les 95% de la population est concentrée en zone urbaine et périurbaine n'est pas le pendant de l'agriculture industrielle , de la production massique d'énergie centralisée etc etc
Si la privation de produire soi même ses semences n'est pas le résultat de l'immense exode rural nous ayant fait abandonner nos terres au profit des modes de vie urbains et son pendant les multi nationales ?
La société forme un tout .
Faut il l'appréhender, la réfléchir , vouloir la modifier comme un tout et formuler un projet collectif ?
Faut il la gérer : prendre des mesures ?
Sans doute les deux .
Mais si beaucoup de mesures sont proposées ,
Le Débat Public ne porte jamais explicitement sur le choix de société.
Plutôt que "Oui M. Barnier, parlons vraiment des OGM !" , je préffererai : Oui M Sarkosy, parlons vraiment du choix de société , parce que c'est l'Heure de le faire.
Ecrit par : Di Girolamo | 21.08.2007
Suite de ma réponse à Robert/ A l’attention de Corinne Lepage.
Le fait de voter en alternance pour des propositions de gestion droite /gauche sans jamais pouvoir aborder d’une manière sérieuse et approfondie notre fait social dans sa globalité, nous condamne indéfiniment à prendre de bonnes mesures et indéfiniment d'autres, puisque indéfiniment ces mesures sont introduites dans un milieu « hostile » un système structuré non pour démocratiquement choisir un Cap, mais pour gérer des équilibres contradictoires entre les intérêts des divers acteurs.
Les électeurs, dans les urnes et avant les urnes ne disposent pas d’espace public d’information, d’expertise et de débat où serait dressé un état des lieux de la société face aux grands enjeux du siècle et sont donc condamnés à voter pour des paquets programmes orientés plus ou moins droite ou gauche, sans que les vraies questions soient jamais accessibles et débattues.
On reste dans un système politique de gestion et non de projet, une démocratie représentative de surface. Le net, les médias, offrent aujourd’hui la possibilité d’expression mais pas de participation : tant que l’état ne l’organisera pas d’une manière officielle et sérieuse.
J’avais , pendant les présidentielles sollicité des personnalités autour de l’idée de créer un nouvel outil politique , espace public d’expertise et de débats , officiel, organisé, visible ( sur la TV publique) , et participatif (organisé comme tel , avec des moyens) ; F Bayrou s’était dit intéressé et m’avais promis d’étudier cette proposition .
J’en parle sur :
http://legrenelle.lalliance.fr/?p=32#comments sous le titre « Créer un outil public participatif de recherche et développement d’une société durable.
et sur http://www.changement-climatique.fr/blog-acces/podcast/le-mot-du-president-du-conseil-economique-et-social/
Pourriez vous Madame Lepage me donner votre avis sur cette proposition. Je vous en serais reconnaissant.
Ecrit par : Di Girolamo | 21.08.2007
Madame Lepage,
Vous le savez sans doute déjà mais la totalité de l'électricité consommée dans le monde peut être produite par une centrale solaire à concentration d'une surface équivalente à 1% de celle du Sahara.
C'est une grande partie de la solution pour diminuer rapidement et massivement nos émissions de gaz à effet de serre. L'objectif de la campagne TREC, une initiative du Club de Rome, est de parvenir à une union de la ceinture technologique (Europe, EU) et de la ceinture solaire ( Moyen-Orient, ME - Afrique du nord : NA ) afin d'alimenter en électricité l'EU-MENA.
Que pensez-vous d'une telle initiative ?
En savoir plus :
http://objectifterre.over-blog.org
Bien à vous,
Olivier
Ecrit par : Olivier | 21.08.2007
pour Olivier, cette initiativee st très intéressante et je vais voir le site que vous m'indiquez.
Pour Di Girolamo, j'ai été voir votre proposition sur le site;Elle est intéressante, amis comment mettre les émisssions en partage et organiser vraiment la partcipation et non l'information, c'est à dire influer sur le a décision
Ecrit par : corinne lepage | 22.08.2007
Madame Lepage, je vous remercie pour cet article écrit en réponse à celui publié par Monsieur Barnier dans le Figaro. Je ne suis pas spécialiste de la question, mais je suis "juste" un jeune inquiet de voir la légerté avec laquelle le ( faux)débat sur les OGM est considéré. Avec ma petite association nous essayons de sensibiliser les gens à ce problème par des conférences (sur les OGM mais aussi et surtout sur les Pesticides), par des articles de presse, par une participation à la semaine sans pesticides, mais rien y fait, 80% des français seraient contre les OGM, mais personne n'exprime cette désapprobation... j'irai même plus loin en me demandant franchement sur quelles justifications les français sont contre les OGM.
Les faucheurs volontaires sont continuellement stigmatisés par leurs actions, les associations peinent à rassembler la population pour exprimer le refus des OGM, alors comment faire naître un débat de qualité ? Comment faire prendre concience des enjeux liés aux politiques agricoles ? ...
Je me suis rapproché récemment du MODEM, après avoir été assez impressioné par la manière dont M.Bayrou a, notamment, considéré les questions environnementales. Selon vous, comment le MoDem ou les organisations environnementales doivent et surtout peuvent faire réagir la population sans être systématiquement stigmatisé par exemple en étant juger d'écologiste, avec toutes les connotations négatives que nombre de personnes mettent derrière ce mot. Merci
Ecrit par : johan | 22.08.2007
A Olivier : l’énergie produite par le soleil via la concentration parabolique des rayons solaires est quelque chose de fascinant. Quand il y a quelques années j’ai visité le four solaire de Saint Louis, de retour chez moi , j’ai vite plié de la tôle rien que pour le plaisir de re constater comment un morceau de bois peut s’enflemmer instantanément , placé au centre de la parabole .
Tout cela pour dire 3 choses :
1 ce type de projet est enthousiasmant
2 A condition que ce ne soit pas la logique courante de multi nationales puissantes et d’actionnaires qui s’enrichissent en laissant les miettes aux populations locales .C’est ce qui se passe chez nous pour les parcs éoliens et qui explique en partie le rejet de l’éolien.
3 Ce n’est pas La solution, mais une parmi d’autres.
A Corinne Lepage. Un espace amont d’expertises et de débats contradictoires peut aisément être rendu participatif grâce aux nouveaux moyens de communication et bien sûr par la mise en place d’une organisation et de moyens humains capable d’animer, de gérer et de faire progresser les débats. (Les animateurs doivent être professionnels !)
Les décisions sont toujours prises par les votes, soit ceux existants ( présidentielles, législatives…) , soit ceux à créer style référendum populaire ; mais la claire compréhension des choses que pourra essaimer un tel outil à un nombre bien plus important de citoyens aura un impact direct sur le vote , élément incontournable dans une démocratie.
Il ne peut plus y avoir d’un côté les représentants et les experts, de l’autre le peuple à sensibiliser et éduquer.
Je vous propose de lancer l’idée d’un approfondissement de ces thèmes au Grenelle et de rendre ces travaux participatifs .
Ecrit par : Di Girolamo | 22.08.2007
Madame Lepage,
Di Girolamo,
Merci pour l'intérêt que vous portez au solaire concentré et au projet DESERTEC.
Bien à vous,
Olivier
Ecrit par : Olivier | 24.08.2007
ce qui est inquietant c'est que la loi remplace le bons sens , l'ethique remplace les valeurs humaines...et ce sont toujours les mêmes qui décident des lois et des créations d'association d'ethique. Pour les OGM on nous explique qu'il faut experimenter, que l'on va mettre en place une commission mais personne ne songe à consulter la base, ceux qui seront directement exposés.
On va admettre que dans les aliments bio on peut avoir un certain pourcentage d'OGM....on prends les choses à l'envers : il faudrait une loi qui permettrai aux OGM d'avoir une quantité infimme de Bio ,aprés tout c'est aux OGM de s'excuser d'être dans nos assiettes. M Barnier va être difficile à convaicre....
Merci Corinne
Ecrit par : christian ch | 24.08.2007
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