23.08.2007
Le développement durable, seule réponse aux trois crises de l'été
Tribune parue dans Les Echos du 23 août 2007
La hausse du prix des matières premières agricoles, la controverse sur les conséquences en termes de santé et de pollution de la croissance chinoise, la crise financière liée aux crédits hypothécaires à risque américains (dont les crédits immobiliers) dite crise du « subprime », constituent les trois événements phares de l'été. Ils illustrent trois facettes du caractère non soutenable des orientations économiques et financières planétaires qui refusent de sortir d'un court-termisme suicidaire.
La hausse des prix agricoles vient de trois facteurs, tous d'ordre écologique. Elle résulte d'abord des conséquences du changement climatique sur les récoltes puisque que le stock n'a jamais été aussi bas. Elle est également liée au développement massif des biocarburants, qui, au Brésil et aux Etats-Unis, pousse les céréaliers à adresser à la filière énergétique, beaucoup plus rémunératrice, une quantité croissante de leur production. De ce fait, des aires qui étaient antérieurement affectées à un usage alimentaire ou occupées, comme au Brésil, par la forêt primaire sont désormais dédiées à un usage énergétique. Troisième raison : la demande alimentaire mondiale progresse, en particulier en Chine, alors que la production céréalière se réduit. Ces évolutions sont durables alors que la politique adoptée ne l'est manifestement pas. L'investissements massif dans des biocarburants de la première génération fait fi du fait que la déforestation représente aujourd'hui 20 % des émissions de gaz à effet de serre. Il est aberrant de déforester pour planter afin de produire des biocarburants destinés à lutter contre l'effet de serre. Cette politique ignore également les conséquences à bref délai de la réduction massive des disponibilités alimentaires de la planète et donc les conséquences en termes humains, économiques et géostratégiques de l'organisation planifiée d'une hausse des prix et d'une baisse de la production.
Second sujet d'actualité : les revers de la croissance chinoise. Dans un rapport récent, la Banque mondiale chiffre à 750.000 le nombre de morts prématurés en Chine du fait de la pollution et à près de 4 % le montant du PIB absorbé par la destruction des ressources. Il ne s'agit pas d'incriminer la Chine mais de prendre définitivement conscience du fait que nos instruments de mesure actuels du progrès économique sont devenus obsolètes. Ils n'intègrent pas la consommation des ressources naturelles renouvelables (utilisées bien au-delà de leur renouvellement) et a fortiori non renouvelables. Ils ne tiennent pas compte non plus des rejets de déchets et des polluants qui empoisonnent l'environnement et les humains. Or ces coûts deviennent de plus en plus importants
La crise financière mondiale trouve, quant à elle, sa source dans la volonté d'assurer une rentabilité immédiate élevée aux investisseurs institutionnels et aux fonds de retraite en contrepartie de niveaux de risques financiers élevés de moyen terme. Elle s'explique aussi par un déficit croissant de l'épargne américaine, déficit financé par le reste du monde, et principalement le Japon et la Chine, aujourd'hui. L'instabilité des places financières et du système bancaire international témoigne des ravages du court-termisme, les injections temporaires de liquidité exceptionnellement élevées menées par la BCE et de la Fed ces jours derniers ayant pour but d'éviter un écroulement brutal des prix des actifs financiers.
A ces trois phénomènes, une réponse commune doit être apportée. C'est du reste la seule réponse possible : faire de la soutenabilité, autrement dit développer une politique capable de s'intégrer dans le moyen et le long terme, sans conséquence irréversible ou grave sur l'environnement naturel et sur les hommes. Ne nous trompons pas. Il s'agit bien là d'une révolution dans la mesure où la soutenabilité implique un changement de paradigme : l'impact sur le moyen et le long terme doit devenir la pierre angulaire d'un choix, contrairement au bénéfice de court terme qui commande les arbitrages aujourd'hui.
Nous devons apprendre que les ressources naturelles ont un coût, que ce coût est élevé et doit être intégré dans les prix. Nous devons apprendre que le risque doit être supporté par celui qui le court et non par les collectivités publiques, a fortiori lorsque celui qui le court en dégage des profits alors qu'il en socialise le risque.
Nous devons apprendre que notre mode actuel de calcul du progrès économique est totalement faux puisqu'il fait l'impasse sur les coûts de ce progrès. Il ne comptabilise que les avantages en oubliant les inconvénients. La focalisation sur une croissance calculée sur le seul PIB nous entraîne dans une impasse avant de nous confronter à l'abîme.
Nous devons apprendre que le développement économique, y compris le développement industriel, se fera différemment en prenant appui sur les produits et services vitaux en ce début de XXIe siècle, c'est-à-dire les énergies renouvelables et toutes les nouvelles technologies respectueuses de l'environnement. A se focaliser sur les industries du XXe, au motif qu'elles restent aujourd'hui les grands employeurs, nous négligeons tout simplement de construire nos savoir-faire et donc nos emplois de demain.
Nous devons apprendre enfin qu'un choix, qu'il soit public ou privé, ne peut plus se faire sans que soit pris en compte les effets de court et de long terme, directs et indirects, et sans que les coûts s'externes soient internalisés. Pour essayer d'y parvenir, on pourrait imaginer la mise en place d'une autorité indépendante chargée de superviser l'utilisation des ressources et des rejets dans le cadre d'une comptabilité internationalisée ; l'instauration d'une mutualisation des risques par les activités fortement dépendantes de l'utilisation de ces ressources naturelles ou fortement émettrices de rejets entre les acteurs parties prenantes à ces activités.
Les crises que nous traversons doivent nous faire prendre conscience qu'il n'y a d'avenir pour l'économie que pour autant que l'économie devienne écologique. Seule une soutenabilité forte peut répondre à l'enjeu sans précédent auquel notre génération est confrontée : assurer la survie de l'humanité au sens physique comme au sens économique du terme.
CORINNE LEPAGE est avocate, ancienne ministre de l'Environnement.
08:27 Publié dans PRESSE | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note | Tags : Corinne Lepage, développement durable, éco-économie





Commentaires
Je suis tout a fait d'accord avec vous. Maintenant je serai plutôt péssimiste sur les possibilités de résoudre ces types de crises qui illustrent une économie opposée au développement durable. Je crois qu'elles sont le résultat de comportements individuels "court-termistes". Ce n'est pas la stigmatisation d'une situation qui confronterait des méchants spéculateurs d'un côté et de gentils humanistes qui veulent sauver la planète de l'autre côté, qui peut permettre une évolution positive vers un développement durable. Je crois que chaque individu adopte un comportement de court-terme, parce que comme le disait un célèbre économiste "dans le long terme nous serons tous morts"(keynes). Cela signifie donc que la seule solution pour tendre vers un développement qui soit durable, c'est la loi. C'est elle qui autorise aujourd'hui cette spéculation autour du marché de l'immobilier (comme dans tout autre marché d'ailleurs!) tout comme c'est elle qui autorise ou oriente les activités industrielles comme la production de biocarburant au détriment de zones écologiques sensibles.
Si je suis pessimiste c'est parce que la loi, ce sont les élus qui la vote et le problème est que le processus électoral fait que le comportement q'ils adoptent n'est que court-termiste, on le voit tout les jours avec les propositions du gouvernement en faveur d'une accentuation du déficit.
Les crises que vous avez citées, ne pourront trouver une réponse que par de "l'audace" politique, et par dans un premier temps , je crois, des réponses d'ordre institutionnelles .
Ecrit par : johan | 23.08.2007
Le climat change, mais pas les habitudes
Quand se sont les élus eux même qui choisissent une zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique de type 1 pour installer une aire de grand passage pour les gens du voyage la je me pose des questions. Regardez ce que l’on fait de l’environnement à Cabourg et Varaville
http://varaville.ifrance.com
http://nativelle.over-blog.com/
http://perso.orange.fr/varaville.cabourg/
Personne ne réagit pas plus le préfet que les maires, ALORS ? Ne sommes nous pas en 2007 ?
Le gouvernement n’a t’il pas fait de l’environnement une priorité ? Qu’attend t’on ?
je crois que je vais rester sans réponse une fois de plus
Ecrit par : nativelle | 24.08.2007
Il me semble préférable d'utiliser le terme d'agrocarburant, car le préfixe "bio" est trompeur. Il n'y a rien de bio dans l'exploitation de cette ressource, bien au contraire.
Il est nécessaire d'utiliser la bonne terminologie afin d'éclairer les français (et les autres peuples) sur les conséquences de leurs choix.
Merci d'avance.
Ecrit par : moulin | 24.08.2007
Les politiques menées jusquà présent ont toujours été, malheureusement des politiques à court et moyen terme car nos dirigeant ne réfléchissent qu'en logique de mandat électoral. Le quinquennat (qui est une bonne chose), renforce cette vision cout terme car les hommes politiques, en général, ne sont pas capables de voir plus loin que ce sur quoi porte leur propre intérêt . Le développement durable, qui n'est pas un enjeu sectoriel, devrait impacter, effectivement, sur l'ensemble des ministères . Mais quand on décompose les deux mots : développement ET durable, on induit automatiquement une notion de long terme et nos dirigeants n'ont pas cette culture pour les générations futures. Il faut être visionnaire , comme vous, Corinne, comme François Bayrou, pour comprendre cela et un jour, sans doute, changer la donne. Enfin! Amicalement.
Ecrit par : force_hyeres | 24.08.2007
Madame,
D'abord un petit complément à votre propos. Vous avez dit trois crises, je crois qu'il faut dire quatre. Les dérèglement climatiques se sont accentués cet été, semant la désolation en maints endroits de notre pauvre terre.
La conclusion de votre analyse est forte. "Il n'y d'avenir pour l'économie que pour autant l'économie devienne écologique" Mais vous aviez dit aussi que l'écologie politique n'a plus d'avenir. Pour reprendre votre expression je dirai que la politique n'a d'avenir que pour autant qu'elle devienne écologique.
L'écologie, le développement durable devrait aujourd'hui sous-tendre toutes les politiques, sociale, économique, aménagement du territoire, transports, international etc...mais les partis traditionnels ne sont pas prêts à intégrer cette évidence. Il y a trop d'intérêts immédiats, petits et grands à défendre. Espérons tout de même dans le Grenelle de l'environnement mais .....
Dans les partis traditionnels je range le MODEM aussi estimable soit-il. et je concevrais très bien que nous puissions travailler avec lui. Mais je crois que les idées que vous défendez, que l'image que vous avez auprès des gens qui sont vraiment soucieux de notre "Avenir", ont tout à perdre en diiluant CAP 21 dans un ensemble qui aura forcément un projet et des objectifs différents des notres. Et je crois que la situation est trop grave pour accepter des compromis.
Que ferons nous si demain sur des projets particuliers, par exemple le contournement autoroutier de Toulouse ou le projet de second aéroport de ce même Toulouse le MODEM se prononce favorablement alors que ce sont des abérrations.
Je n'irai pas à Seignosse. Sans doute je manque de réalisme et je conçois bien que certains aient envie de prendre des responsabilités citoyennes. j'espère simplement qu'ils ne seront pas prisonniers d'une solidarité de parti quand il faudra prendre les bonnes décisions ou refuser les mauvaises. j Peut être, quand même, que CAP 21 pourra continuer à exister. Mon rêve, un grand part écologiste unifié qui, un jour, pourquoi pas, pourrait accueillir le MODEM.
Ecrit par : jean-pierre Rossignol | 25.08.2007
jean-pierre Rossignol , tu nous dit :
"Mon rêve, un grand parti écologiste unifié qui, un jour, pourquoi pas, pourrait accueillir le MODEM."
Cela n'est pas un rêve mais une réalité inscrite dans nos textes fondateurs : la constitution stipule dans son article 3 en parlant de la souveraineté : (al. 2) Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.
Cette réalité n'est pas appliquée puique nous fonctionnons dans un système d'alternance de grands partis qui s'attribuent à tour de rôle la souveraineté nationale , alors qu'ils ne sont pas majoritaires et que le chef de l'état dont ce serait le rôle :président de TOUS les français, gardien de la constitution, ni ne crée ni n'anime un espace citoyen capable de faire émerger l'indispensable unité nationale autour de la mise en eouvre collective d'une société plus durable.
Les dés sont pipés et dès qu'on rentre dans CE jeu politique là , Modem , pas modem , parti unifié ou pas unifié , on est perdant à tous coups . C'est comme vouloir rendre écologique uu système qui dans sa logique, dans ses fondements ne l'est pas .
Notre système politique est complètement adapté à notre système économique et à nos modes de vie ,tous les éléments se nourissant de l'ensemble.
Ce qui m'étonne c'est que Corinne Lepage qui m'a l'air bourrée de qualités d'intelligence et de compréhension reste prisonnière de ce système politique :
Ecologie et refondation démocratique sont liés . J'entends par refondation démocratique le respect et la réactualisation de la constitution avec un Président élu pour gérer et animer un espace de débat et d'expertise public permanant , participatif , doté de gros moyens , articulé entre un échelon national siégeant sur la TV publique, et des échelons locaux . Le but du jeu consistant bien sûr à organiser une réponse collective aux enjeux du siècle.
Ecrit par : Di Girolamo | 25.08.2007
Bonjour, je suis tout à fait d'accord avec vous et j'espère que de ple en plus de personnes le seront.
Ecrit par : kittyscarlett | 25.08.2007
Bonjour Corinne,
Nous savons tous que le siècle que nous débutons sera écologique ou nous irons à notre perte. Cependant, j'aurai quelques questions puisqu'avec les élections présidentielles, nous avons a peu à près eu les revenus de chacun des candidats.
Donc vous concernant, vous ne pourriez pas dire que vous n'avez pas les moyens financiers. Cependant, avez-vous des capteurs solaires? Un ou des eolienne(s)? Utilisez-vous la géothermie?
Quelle(s) voiture(s) avez-vous? Avez-vous fait pression sur les industriels français pour qu'ils vendent des voitures qui ne polluent pas? Je ne parle pas d'un diesel propre, mais d'une vraie voiture propre qui soit à un prix abordable pour moi mais aussi pour tous les chinois qui veulent désormais acheter une voiture? POur résumé, un moteur propre pour tous les engins terrestre. Je pense que c'est déjà fait et déjà au point, mais pourquoi autant d'attente?
Vous avez reçu mes blogs comme de nombreuses personnes qui veulent s'occuper de la planète mais vous n'avez pas lu, ou survoler: www.pensee-unique.net ou www.pensee-unique.over-blog.com, pourquoi?
Alors vivons dans la pollution puisque l'argent est la seule motivation pour faire vivre la classe dirigeante. Mais peut-être qu'un jour vous vous réveillerez tous, que le bon sens reviendra!
Jérôme
Ecrit par : gagniarre | 26.08.2007
1 l'aventure du modem est précisément destinée à essayer de sortir du système classique. c'est précisément en cela qu'ils 'agit d'une aventure;
2 Je roule en smart et mon mari en honda hybride. j'ai un chauffe eau solaire à la campagne et étudie le photovoltaique.
Je fais les pressiosn que je epux et vous rappelle que al lois ur l'air avait cet objectif
Ecrit par : corinne lepage | 27.08.2007
Bonjour à tous
J'irai à Seignosse, pour vivre, je l'espère, le départ d'une grande aventure. Le commentaire de Di Girolamo est très intéressant et nous renvoie à une gouvernance à réinventer. En particulier cette fonction de Président en charge d'animer le débat d'idée et l'expertise publique. Je ne sais pas si il doit s'agir du même Président que celui qui est actuellement en charge de l'exécutif. Je verrais bien plutôt un contre-pouvoir puissant et constitutionnel. Peut-être même qu'il faudrait placer une barrière imperméable entre les carrières politiques de l'exécutif et de l'information, un peu comme entre juge et avocat.
Puisque nous sommes convaincus que les grand enjeux politiques touchent maintenant à la survie de notre écosystème, nous avons un devoir impérieux de réussir à imprimer cette finalité dans la constitution même du Modem, pour en faire le premier parti réellement armé pour le futur, et un point de ralliement des idées novatrices concernant un devenir soutenable, voire agréable, pour l'ensemble des hommes.
Ecrit par : fr.pillard | 28.08.2007
entièreemtn d'accord avec f.pillard. c'est l'objectif à atteindre et tout est à invneter, le programme comme les outils pour l'emporter et gouverner
Ecrit par : corinne lepage | 28.08.2007
entièreemtn d'accord avec f.pillard. c'est l'objectif à atteindre et tout est à invneter, le programme comme les outils pour l'emporter et gouverner
Ecrit par : corinne lepage | 28.08.2007
Toutes véritables réformes et prises en considérations des enjeux politiques doit également passer par un apport jeunes dans la politique ; avec les discernements que ceux qui pratiquent la politique depuis des lustres ont parfois perdus.
Corinne à su s'entourer de jeunes et de conseillers extérieurs à la vie politique, c'est pour cela que son analyse est plus précise et pertinente. François Bayrou est-il capable d'une vraie réforme de ses propres principes de pensées hérités des partis conservateurs ; espérons-le mais ne lui faisons aucun chèque en blanc sur l'éco-économie.
Ecrit par : cap21paris | 28.08.2007
@fr.pillard et Corinne Lepage
Notre actuelle constitution désigne un président au dessus des partis et gardien des principes constitutionnels ces principes donnant la souveraineté au peuple et interdisant à quiconque, individu, parti, groupement … l’appropriation de cette souveraineté. ( les articles sont très clairs là-dessus )
Si l’on considère que pour exercer sa souveraineté le peuple, disons les citoyens ont besoin d’information, d’expertise et de débat, seuls éléments capables de les faire accéder à la compréhension des problèmes et par conséquent d’éclairer leur choix et d’exercer dans de bonnes conditions leur souveraineté par le vote, constitutionnellement c’est au Président, élu de TOUS les français d’assumer cette mission de gestion et d’animation du débat public. L’élection présidentielle consistant à élire une personnalité connue pour son sens de l’intérêt général et ses qualités d’intégrité, de sérieux etc
la mission du Président est donc complètement essentielle (très loin de la potiche!)
Toujours selon la constitution il désigne un premier ministre qui est le chef de l’exécutif.
On est très loin de tout cela. Et à bien y regarder on ne respecte pas la constitution.
(on peut apportter à mon avis des éclairages là dessus)
Je vous propose, afin de ne pas rester sur des déclarations d'intention, d'ouvrir avec les associatons de l'alliance et plus largement un groupe de travail PARTICIPATIF sur l'élaboration d'une nouvelle gouvernance, en lien avec le groupe 5 du Grenelle et le Comité de réflexion sur la Constitution QUI DOIT LUI AUSSI S'OUVRIR EN AMONT(c'est à ce niveau que tout se joue).
Ecrit par : Di Girolamo | 29.08.2007
@ Di Girolamo
Je suis bien d'accord sur le fait que notre constitution présente est mal respectée, mais si la pratique a permis que le président se comporte à la fois en chef de parti et en chef de l'exécutif, et de plus en plus en chef d'orchestre médiatique agissant à l'évidence au service de ses deux fonctions précédentes, ce n'est sans doute pas par hasard : c'est que notre constitution le permet, et sans doute l'encourage. Il est donc opportun, voire indispensable de la repenser.
Mon propos à ce sujet, est qu'il peut être intéressant dans une nouvelle formule constitutionnelle, de formaliser clairement une séparation de pouvoirs entre la gestion du débat et l'action exécutive, avec un Haut responsable élu à la tête de chacune des deux filières, sans prééminence fonctionnelle de l'un par rapport à l'autre. Peut-être que le "patron des débats" élu au suffrage universel direct parmi les anciens présidents ou ministres retirés de l'exécutif, devrait avoir entre autres la responsabilité de gérer le travail des chambres législatives, et celle de stimuler la presse en garantissant sa liberté et sa bonne tenue déontologique?
Tout ceci mérite une réflexion approfondie et de larges débats (pas gagné), sachant qu'une gouvernance efficace serait celle qui favoriserait le développement des individus (besoins primaires satisfaits + élèvation de spiritualité), l'intégration des individus dans leur société (association, débat, respect, culture...) et conduirait à l'adoption de mécanismes de régulation entre sociétés au bénéfice global de l'humanité et de son écosystème. On voit que la qualité de l'information, de sa compréhension, et des confrontations entre points de vue représente un enjeu éminemment politique de premier plan.
Ecrit par : fr.pillard | 29.08.2007
je suis bien entendu d'accord pour débattre sous la meilleure forme avec le groupe 5 de l'Alliance. Mais je epnse que c'esta ussi la commission Balladur qu'il convient de convaincre
Ecrit par : corinne lepage | 30.08.2007
@fr.pillard et Corinne Lepage
Bonjour,
Une branche, le vent et les orages m’ont privés qq jours de cette merveilleuse possibilité et facilité de communiquer et fait revenir à l’avant internet ; les réflexions sur une nouvelle gouvernance devront vraiment étudier les meilleures possibilités d’intégrer ces nouveaux outils de communication au service d’une démocratie authentiquement participative.
A fr Billard ;
Non, la « dérive constitutionnelle » n’est pas due au hasard, elle est même prévue et soulignée plusieurs fois par les textes eux mêmes ; la démocratie n’existe que supportée par un effort incessant, sinon comme toute chose, elle retombe en vertu des lois de la pesanteur ; à plusieurs reprises et sans doute pas pour rien, les rédacteurs ont cru bon de mettre en garde :
1) Très clairement on définit la souveraineté : article 2 (al. 5) Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple
2) On met en garde : Article 3 (al. 2) Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.
3) On remet en garde : (al. 1) Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie.
4)En plus des mises en garde on juge bon de mettre un gardien pour surveiller que ça fonctionne bien : Article 5
(al. 1) Le Président de la République veille au respect de la Constitution
Ce n’est donc pas seulement et essentiellement le texte qui est en cause, et changer le texte (bien qu’il soit sans aucun doute utile de réactualiser, adapter, moderniser... ne changera pas les choses si la volonté politique de le faire n’est pas là.
Et là je rejoins le « pas gagné » dont tu parles, le problème essentiel étant que nous sommes actuellement immergé dans une pratique politique qui bien que loin des principes démocratiques, arrange beaucoup de monde et que de même que pour le système économique et la mondialisation, le fait est devenu la réalité...une réalité ne peut être contestée.
Si l’on rajoute le poids de la vie quotidienne, la sous information et le fatalisme on est en effet dans un modèle durable que seule la réalité écologique qui elle est bien réelle va briser.
Corinne Lepage
Pour convaincre Balladur , il faut constituer un front uni :associations , partis politiques non majoritaires, citoyens et organismes divers autour de la réclamation de la réorganisation du débat public au plus près des textes constitutionnels :pour que les citoyens puissent exercer leur souveraineté et donc appliquer la constitution , ils ont besoin que l’information, l’expertise et le débat leur soit rendus accessibles facilement , en permanence ; d’où la nécessité d’un nouvel outil public médiatisé, participatif , doté de moyens d’animations……
Et tout particilièrement d'un outil amont de réflexion globale , outil prospectif et imaginatif ,laboratoire d'idée ,capable d'aller au delà de la gestion quotidienne de l'existant.
Moi, simple citoyen de base, je n’ai aucun moyen, aucun réseau, aucun relais d’influence, toi oui.
Ecrit par : Di Girolamo | 01.09.2007
……Et j’y pense Corinne (le tutoiement n’étant pas ici un manque de respect mais le cadrage républicain de l’égalité citoyenne entre toi et moi , un citoyen en valant un autre) tu es avocate et à ce titre maîtrises bien les lois et donc La Loi des lois : La Constitution.
Que penses tu de mon raisonnement qui se veut logique sur ces premiers et si importants articles ?
N’y a-t-il pas moyen de réclamer leur application ? C’est Nicolas Sarkosy le Président, gardien de cette Constitution. C’est donc à lui qu’il faut s’adresser ?
Mon idée étant simplement de lui adresser à ce sujet un courrier recommandé avec accusé de réception , servant aussi de lettre ouverte qu’il faudrait faire diffuser dans la presse .
Qu’en penses tu ? Je ne crains pas le ridicule qui est une caractéristique si bien partagé par nous tous .
Ecrit par : Di Girolamo | 02.09.2007
On voit les grandes sociétés (et les autres) d'une part dire qu'ils sont pour la protection de l'environnement et une vie saine et d'autre part agir en fonction des interêts à court terme de leurs actionnaires et cadres salariés en action
résultat on affiche " mangez bougez" et on fait de la pub pour des croquettes pour petit déjeuner "aux fruits rouges" qui contiennent 20% de sucres rapides ou
on présente une voiture "écologique" par ce que recyclable à 90% ce qui laisse tout de même 100 ou 200 kilogs de déchets a mettre en décharge etc...
Ecrit par : lalande | 02.09.2007
Bonjour,
vous dites "Nous devons apprendre que notre mode actuel de calcul du progrès économique est totalement faux puisqu'il fait l'impasse sur les coûts de ce progrès. Il ne comptabilise que les avantages en oubliant les inconvénients. La focalisation sur une croissance calculée sur le seul PIB nous entraîne dans une impasse avant de nous confronter à l'abîme".
pourquoi vouloir créer une Agence qui risque juste d'etre une nouvelle usine à gaz?
pourquoi ne pas plutôt créer un système de cotation incluant tous les critères que vous signalez,un label, et le diffuser, utilisable par chaque citoyen pour coter sa comune, son entreprise, son pays.... et de le mettre sur internet:
on aurait ainsi accès à une notation "critique" et globale des pays ou entreprises cotées en bourses; une cotation "parallèle" ou contre cotation, qui pourrait prendre la place des cotations financières (AAA+...)...
Ecrit par : chaoli | 02.09.2007
Bonjour Corinne
De mon point de vue il est dommage que vous vous soyez associé avec François Bayrou . Autant vous representez une experte reconnue dans son domaine : l 'écologie , autant lui n' a pas fait d 'etincelles quand il a occupé un ministère . Il a été l 'homme d'une seule idée pendant la campagne electorale : prendre les meilleurs à droite et à gauche . Ce qui ne l 'a pas empêché de virer immediatement Santini quand ce dernier s 'est prononcé pour sarkozy !!!Bel exemple de sectarisme à l 'encontre de ce qu 'il semblait prêcher !
Bref je ne crois pas qu 'il ait beaucoup d 'avenir en politique . Alors que vous au contraire pourriez de plus en plus être une experte reconnue au delà des partis . Avec au final une possiblité de transformer la société française plus sûrement qu 'en s 'accrochant aux basques du Béarnais ...
Ecrit par : moreau | 03.09.2007
un peu beaucoup d'accord avec moreau, et je crois que le drame de la politique française, c'est de ne pas avoir de force écologiste explicite, alors des gens comme moi ne votent plus depuis plus de vingt ans au deuxième tour sauf du blanc qui ne sert à rien non plus. finalement, les meilleurs travaux se trouvent peut être dans des communes qui agissent (vélib, arrêts anti ogm etc...) grâce à des individus qui ne sont pas toujours les décideurs principaux mais qui en imposent, ou par le biais des associations citoyennes qui n'ont pas d'espace politique, car le propre des "politiques" est de manger cet espace avec un discours de plus en plus déresponsabilisé et sans vertus...en terme d'écologie, on peut dire honnêtement qu'en France rien n'avance mais tout recule (loi sur l'eau, OGM, routes, biocides, agriculture...), ce qui est normal puisque ceux qui gouvernent sont des financiers qui cultivent l'insoutenable légèreté de l'immédiateté - rien à foutre des générations futures et des arbres, sauf un peu de sentiments... LE PLUS FORT DU RIDICULE VIENT D'ETRE INVENTE PAR NOTRE GOUVERNEMENT MARKETING: la croissance verte !!! (celle des algues de la côte bretonne où SUEZ rève d'imppanter des usines de désalinisation de l'eau de mer pour remplacer l'eau nitraté et biocidée des campagnes qui puent la merde de vache qui n'a plus de bactéries pour la transformer??!!!)
Ecrit par : michel reynaud | 03.09.2007
@michel reynaud et moreau
Bien ok avec vous deux . Corinne Lepage est utile par son travail d'expertise et de réflexion
Moreau dit :Alors que vous au contraire pourriez de plus en plus être une experte reconnue au delà des partis
michel reynaud dit "les meilleurs travaux se trouvent peut être dans des communes qui agissent (vélib, arrêts anti ogm etc...) grâce à des individus qui ne sont pas toujours les décideurs principaux mais qui en imposent, ou par le biais des associations citoyennes qui n'ont pas d'espace politique, car le propre des "politiques" est de manger cet espace avec un discours de plus en plus déresponsabilisé et sans vertus..."
Finalement ce qui ne marche pas dans ce pays c'est le fonctionnement politique. Alors ???????? Ou on continue à parler de tout et de rien
Ou on s'occuppe AVANT TOUT de modifier ce fonctionnment politique vicié et vicieux .
Le problème aujourd'hui n'est pas modem ,pas modem ; nouveau parti écolo ou rénovation du Ps
il faut rénover et refonder le fonctionnement politique .
Ecrit par : Di Girolamo | 03.09.2007
SUGGESTION POUR UN MODELE DE DEVELOPPEMENT DURABLE ET EQUITABLE
Ce sont les détenteurs de capitaux qui aujourd’hui « gouvernent », imposent la gestion et les choix stratégiques aux entreprises pour un « toujours plus » de résultats immédiats, pérennisent un défi insatiable en performances capitalistiques, amenant, dans un contexte de mondialisation des échanges, de raréfaction des ressources primaires, de dégradation environnementale gravissime, les pays développés à accepter l’autodestruction et plus encore la destruction (désormais reconnue par tous) de notre environnement, suivi en cela par les pays émergents, sans compter avec tous les autres qui aspirent à suivre le même chemin .
Cela est d’autant plus navrant que, seule, la « croissance » (de quoi, de qui exactement?) est invoquée pour résoudre les sempiternels problèmes d’iniquité dans le répartition des « richesses » ou valeurs ajoutées crées par l’activité économique et offrir l’espoir d’un meilleur partage de l’accès au bien-être !
Ainsi est-il est devenu impératif de trouver une « formule » visant à modifier les comportements des décideurs et autres puissances financières…offrant les perspectives du passage du modèle de développement en cours à un modèle intrinsèquement plus « modéré » notamment vis-à-vis de sa consommation en ressources primaires non renouvelables et plus porteur de partage, d’équité et d’emploi.
Concrètement, notre proposition* passe par une répartition des profits et risques entre le capital et le travail revisitée, s’appuyant d’abord sur une nouvelle modalité de rémunération du capital, cela afin d’amener les actionnaires et autres détenteurs de capitaux à appréhender positivement la valeur de la masse salariale que distribue chaque entreprise…
In fine, il s’agit de redonner sa juste place à l’activité humaine, à l’emploi, partout là où il y a gisement, réduisant l’attrait de délocalisations vers des pays à coûts de main d’œuvre toujours plus bas, redorant dans le même temps les vertus de la proximité entre les lieux de production et de consommation grâce à la diminution des transports de marchandises et autres frets devenus souvent aberrants d’un point à l’autre de la planète… avec la consommation en énergie (fossile) que cela induit !
Plus précisément, le modèle proposé suggère qu’en même temps que les salariés positivent le profit enregistré par l’entreprise grâce à une « participation (revisitée)» à ces profits et qui s’ajoute à leur salaire, une « prime de fidélité » à l’entreprise, indexée sur la masse salariale, s’ajoute aux dividendes pour constituer la rémunération des actionnaires. De rapports traditionnellement de méfiance, voire conflictuels, les partenaires internes et externes à l’entreprise, ayant désormais une vue convergente pour « plus de masse salariale » et « plus de profits », entrent naturellement dans une nouvelle configuration de rapports et de comportements réciproques désormais basée sur la confiance et la coopération, terrain favorable pour un développement équitable…et durable (compte tenu de ce qui est écrit plus haut).
A remarquer ici que ce modèle ne fait qu’introduire la « symétrie » (jusqu’ici manquante) à la participation des salariés aux profits, voulue en France par Le Président de Gaulle au début des années 60. Décision politique par excellence, initialement dédiée aux grandes entreprises, la participation est aujourd’hui étendue aux plus petites… Ainsi la France a déjà innové : pourquoi ne pas poursuivre en croisant maintenant les intérêts de tous les partenaires… donner un exemple inédit, susceptible de tout changer?
Rémi Guillet
* On pourra consulter sur le site de l’éditeur l’Harmattan le livre paru en 2004 « Pour plus de solidarité entre le capital et le travail ou plus de chance pour l’emploi » tiré de mes travaux universitaires sur « les conditions du resserrement des liens entre actionnaires et salariés dans les S.A. » ainsi que les articles associés.
Ecrit par : guillet | 03.09.2007
Mme LEPAGE bonjour, vous allez venir à Bordeaux mercredi ne pourriez vous pas pousser jusqu'à la pointe du Médoc afin de venir apporter votre soutien à notre association "une pointe pour tous" qui compte 2050 adhérents à ce jour et qui lutte contre la tentative d'implantation à quelques kilométres de Soulac (que vous connaissez grâce; ou plutot à cause de l'Erika) d'un port méthanier par la société 4GAS financé par des fonds de pension amiricain.
La commission de débat public vient de débuter et nous avons besoin de soutien afin d'éviter cette catastrophe constituée de 3 cuves de 145000 m3 de gaz liquide installées à 400m des premières maisons et 800m de l'école du village. Le dossier complet est sur le site www.medocpourtous.org Merci de nous lire. JM Andreux
Ecrit par : ANDREUX | 03.09.2007
Chère Corinne,
Vous parlez d'or et c'est toujours avec plaisir que je lis vos discours qui receuillent trés généralement mon approbation.
Toutefois, aujourd'hui le constat que l'économie telle qu'elle fonctionne détruit allégrement la planète et nous avec n'est plus à faire ni même à commenter...
Les constats sont faits et les solutions sont connues.
Biensûr notre salut ne peut venir que si la planéte est enfin dirigée par de personnes conscientes de l'unité et de l'interdépendance de toutes choses.
Mais ne révons pas, les hommes et les femmes politiques, vous et quelques autres mis
à part, ne prendrons des mesures sérieuses qu'aprés la catastrophe.
Car enfin, comment se fait-il que les contribuables doivent subventionner les avancées
écologiques alors que celles-ci, l'urgence étant là, devraient rapidement être rendues obligatoires ( je pense au chauffe-eau solaire qui devrait être rendu obligatoire pour tout nouveau permis de construire ou à la récupération de l'eau de
pluie par exemple)
La faiblesse du score des écologistes est à l'opposé du développement de la conscience écologique de populations, j'en suis convaincu.
Simplement, les citoyens dont je suis ne savent pas quoi faire, à part refuser les sacs plastiques et trier leurs déchêts (souvent en pure perte) ou signer quelques pétitions...
Ce que j'attend personnellement aujoud'hui d'un parti écologiste c'est un appel à la mobilisation de l'immense troupe des écologistes inscrits ou non à un parti pour contrecarer l'action de toutes ces sociétés commerciales qui nous prennent pour de imbéciles en nous vendant du "bio" carburant ou de l'électricité "verte" ou encore en fabriquant des véhicules de plus en plus gros et polluants plutôt que le prendre le train, comme le fait TOYOTA, des innovations protégeant l'environnement.
J'attend d'un parti écologiste qu'il soit ICONOCLASTE à la manière d'un Mickael MOORE
par exemple. J'attend de "môts d'ordre" pour boycotter tel ou tel produit polluant etc...
Si on n'atteint pas les firmes polluantes au portefeuille. Rien de sérieux ne se fera.
Cordialement. D. Bon
Ecrit par : BON Dominique | 03.09.2007
@ Bon et guillet
L’un suggère (UN MODELE DE DEVELOPPEMENT DURABLE ET EQUITABLE) l’autre constate (l'économie telle qu'elle fonctionne détruit allégrement la planète)
Je ne sais pas ce que vas vous répondre Corinne Lepage ....La réponse la plus intéressante serait une réponse politique du genre : effectivement il y a un problème avec le fonctionnement de l’économie, oui il y a des propositions à étudier, celle de Bon et d’autres, mais impossible dans notre système politique de le faire : parce que l’expertise et le débat public n’existe pas. Il n’y a pas de lieu officiel organisé pour cela.
A partir du moment où les associations, les mouvements citoyens etc porteront leur constat et leur revendication dans un grand mouvement unitaire sur Ce point précis , alors on sortira du cul de sac des blogs et des incantations.
Ecrit par : Di Girolamo | 03.09.2007
Je pense que vos prises de position sans nuances contre le nucléaire constituent une justification objective de la pousuite de l'utilisation des combustibles fossiles en particulier du charbon que Bush et Harper cherchent à justifier en invoquant l'alibi de l'usine à gaz de la séquestration du CO2. Chaque jour confirme que la catastrophe climatique n'est pas pour dans cinquante ans. Elle est plus qu'imminente. L'urgence est de réduire de façon drastique les émissions de CO2 et, hélas pour ce faire, le nucléaire est incontournable. Une action pragmatique d'opposition à l'enfouissement des déchets et l'exigence d'investisements dans les recherches visant à mettre au point des technologies de neutralistion serait bien plus raisonnables. Mon village nivernais de Lucenay les Aix est menacé par des financiers de l'ouverture d'une mine de charbon à ciel ouvert couplée à une centrale thermique. La radio activité des micropoussières émises sera très supérieure aux rejets d'une centrale nucléaire.
Ecrit par : Escaravage | 04.09.2007
@ michel reynaud et remi guillet
tout à fait d'accord quand tu dis: "finalement, les meilleurs travaux se trouvent peut être dans des communes qui agissent (vélib, arrêts anti ogm etc...) grâce à des individus qui ne sont pas toujours les décideurs principaux mais qui en imposent"
c'est la réalité
et ça c'est aussi l'écologie comme le voulait Antoine Wechter, c'est en tout cas comme ça qu'il a fait décoller l'écologie en France dans les années 80, en commençant en Alsace (il préférait des décideurs à tous les niveaux de la société, plutôt que quelques illuminés sur les sièges dorés de la république, mais .... c'est le contraire qui c'est passé, et 20 ans après, pas grand chose de passé..., et finalement on se rend compte qu'il avait raison, et qu'il avait fait un énorme travail de fond)
quant à la nouvelle solidatité entre le capital et le travail, c'est une super idée, son application serait dans la droite ligne des "ideaux" humanistes et sociaux d'après guerre, c'est effectivement le second volet manquant de la participation des salariés: sa mise en application serait une totale révolution, une nouvelle révolution française, qui pourrait aussi faire le tour du monde!
aux armes citoyens!!!
Ecrit par : chaoli | 04.09.2007
Les politiques doivent etre les gardes fous de l'impérialisme industriel avoir le courage de s'opposer aux lobbies de toutes sortes.
Seules les techniques ne suffiront pas à nous sortir de ce mauvais pas.
Le mal est ailleurs qui à fait qu'on en soit arriver là
Ecrit par : BEMBERSIN | 10.09.2007
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