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05.10.2007

Pourquoi le Grenelle commence à faire peur ?

02a8c0464bfe09fce5d41d8678b22234.jpgDans une tribune que nous diffusons, Corinne Lepage se demande pourquoi le Grenelle de l'environnement commence à faire peur et à déranger sérieusement certains lobbies. Elle en appelle à la vigilance citoyenne, pour que la France ne rate pas une belle occasion de faire de sérieux progrès en matière d'environnement.

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Commentaires

Cixi Sylcat

Ecrit par : Cixi Sylcat | 06.10.2007

C'est quoi un progrès en matière d'environnement ?

Un oxymore ?

Exemple : créer des conditions de circulation à Paris qui incite à la multiplication des deux roues, est- ce un progrès ?

Les deux roues sont 7 fois plus accidentogènes que les automobiles et contrairement au CO², envoient directement à Garches si ce n'est au Père Lachaise .

On comprend que les ayatollah écolos fassent peur comme le rappelle votre titre !

Ecrit par : Candide | 08.10.2007

Madame Lepage , oui ,d'un certain point de vue le Grenelle "me fait peur ", je vous copie colle ci dessous pour avoir votre point de vue , le résumé du mien que j'ai posté cet après midi sur le forum officiel du Genelle:

Grenelle /enjeu environnemental /démocratie/Résumé d’un point de vue.

1 La problématique environnementale constitue un enjeu complexe, global, transversal et très inquiétant, le qualifier d’enjeu du siècle ou enjeu de survie est possiblement vrai.

2 La mobilisation de l’ensemble des acteurs de la société, y compris la masse des citoyens lambda autour de la compréhension collective du problème et de l’élaboration d’un diagnostic partagé est indispensable. Ce travail permettra d’évaluer le risque, de mieux cerner les enjeux et les possibilités d’action et surtout de mettre à niveau la nation, de dégager une volonté collective, une vision construite en commun.

3 Nous ne disposons pas actuellement d’outil démocratique capable de mener à bien ce processus de travaux collectifs à une échelle nationale. La démocratie participative, malgré les nouveaux outils de communications et les grands médias, notamment l’efficace média de masse qu’est la TV publique, a encore besoin de trouver une organisation plus efficace, une définition plus claire . Force est de constater que nous n’avons ni la culture du débat public ni les acquis permettant de l’organiser efficacement.

4 Il est donc indispensable d’ouvrir un chantier de réflexion et d’imagination d’une nouvelle organisation politique, en lien avec la nécessité de nous mobiliser autour de l’enjeu environnemental. Ces travaux doivent rentrer dans le cadre de ceux du Comité de réflexion sur la modernisation de la Constitution. Ils doivent eux-mêmes être la première expérimentation d’un outil participatif à l’échelon national. Ce qui semble logique, car comment réfléchir à la démocratie participative sans que la méthode de travail le soi ? Et ce qui permettra une réflexion en situation bien plus efficace et riche d’enseignement qu’une réflexion théorique entre experts. Mais seul le Président de la République peut prendre une telle initiative qui rentre dans ses prérogatives de gardien de la Constitution et du bon fonctionnement de la vie publique. C’est de mon point de vue aux associations, aux citoyens sensibilisés sur ces thèmes de se regrouper pour lui demander de prendre cette initiative.

5 Sur le plan de la méthode Le Grenelle est contre productif et dangereux :

Le fait d’avoir d’emblée inscrit les travaux d’expertise des associations dans un cadre de négociation de propositions thématiques, ce qui peut s’illustrer par la formule : « Maintenant que nous savons ; aujourd’hui il faut agir »
En zappant pour des raisons d’urgence le nécessaire mais long temps de l’expertise publique qui seule peut permettre « une mise à niveau des acteurs et des citoyens » dans la compréhension et la prise de conscience de cet enjeu
Est assez catastrophique
Et Risque de nous priver de l’émergence de l’organisation d’un débat public sur le fond, réorganisé et participatif et de nous laisser dans la division, la confusion, la déception et le fatalisme.

Ecrit par : Di Girolamo | 11.10.2007

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