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25.10.2007
Rassemblement contre les violences faites au femmes
Rassemblement pour attirer l’attention sur les femmes violentées victimes de l’indifférence
Un collectif d’associations organise, avec Nadine Trintignant et en présence de Madame Simone Veil et de Madame Anne Hidalgo, un grand rassemblement pour attirer l’attention sur les femmes violentées victimes de l’indifférence
le Dimanche 28 octobre 2007 de 14 h à 17 h sur le parvis de l’hôtel de Ville de Paris.
1 femme sur 2, assassinées chaque année, est tuée par son compagnon. 1 femme sur 5 a été, ou sera dans sa vie, victime de la violence de son compagnon.
Si la violence est dénoncée lorsqu’elle se passe à l’autre bout du monde, celle qui se produit quotidiennement au sein de la famille ne suscite aucun remous, ni aucune réaction politique lorsque les femmes en sont victimes.
Coup de poings, gifles, coup de couteau, séquestration, blagues humiliantes, fractures, sévices sexuels, sarcasmes, harcèlement, dénigrement, ordres contradictoires, éclat de voix, mépris, tortures, mutilations, menaces, destructions de biens, la violence au sein du couple est, dans une relation privée ou privilégiée, une atteinte volontaire à l’intérieur de l’autre, une emprise, un conditionnement dont il est difficile de se dégager lorsqu’on en est la victime.
Il est souhaitable de faire enfin appliquer les sanctions prévues par la loi et de renforcer la législation existante réprimant ces actes de violences totalement inacceptables commis au sein de la cellule familiale, sur une victime particulièrement exposée du fait de sa proximité de vie avec son agresseur. Si les hommes qui battent leurs compagnes pensaient que les lois puissent être appliquées dans leur intégralité (réclusion criminelle à perpétuité pour un meurtre commis par le conjoint ou concubin et 25 ans pour les violences ayant entraîné la mort commises dans les mêmes circonstances), peut-être qu'ils y réfléchiraient....
Si le droit français et notamment l’arsenal juridique que le législateur a mis à la disposition des juges ces dernières années n’a cessé d’évoluer dans le sens d’une plus forte répression de ces comportements violents, ces peines ne sont que très rarement retenues, certains textes ayant même été écartés lors des débats parlementaires, en particulier pour ce qui concerne la prévention, la formation des professionnels. Un abime sépare ces textes et leur concrétisation, l'opinion publique a le sentiment que rien n’est donc encore fait en amont de ces drames pour protéger les victimes. C’est la raison pour laquelle le collectif d’associations organise ce grand rassemblement pour attirer l’attention sur ces femmes violentées,, avec plusieurs objectifs : • • • • Demander l’application des peines conformes aux lois déjà établies avec les aggravations prises en considération. Renforcer l’efficacité de la législation et des dispositions judiciaires Considérer les violences faites aux femmes comme une urgence de santé publique, Harmoniser et renforcer les prises en charge afin d’offrir à toutes les victimes des lieux de sécurité, d’appui, d’écoute et d’accompagnement qui respectent leurs choix
De nombreuses personnalités seront présentes autour de Simone Veil , d’Anne Hidalgo et de Nadine Trintignant et prendront la parole. Parmi celles-ci et à ce jour : Marie France Hirigoyen, Maria de Medeiros , Guy Bedos, Thierry Lhermitte, François Cluzet, Isabelle Adjani, Bernie Bonvoisin, Jacques Higelin, Lio, Zoé Valdés, Jean Pierre Marielle… Ont également confirmé leur présence ; Antoinette Fouques, Christine Murillo, Edouard Molinaro, Anouck Aimé, Pierre Arditi, Amélie Nothomb, Danielle Thomson, Lambert Wilson, Elisabeth Rappeneau, Nathalie Delon …
14:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : corinne lepage







Commentaires
moi j aime bien corine lepage, je la trouve franche et pas mal aussi
Ecrit par : luminotherapie | 26.10.2007
vous ne pensez pas, Corinne Lepage, que la France n'est pas sur une île et qu'il faut s'intéresser au monde?
qu'y a t-il dans le monde?
des femmes auxquelles des cultures oppressives dénient le droit de choisir elles mêmes le nombre d'enfants de leur choix, ainsi que leur destin, plus généralement ;
si ce progrès démocratique arrivait, alors clairement la démographie baisserait;
or quelle est la première cause de la destruction des espaces naturels et de la biodiversité, premier problème écologique devant le changement climatique?
c'est la démographie irrationnelle ;
tous les bien pensants qui ne veulent pas remettre en cause ou le système s'ils s'y vautrent ou leur contestation datée du système s'ils se vautrent dans des idéologies du XIXe siècle, ne se risquent pas à évoquer la bombe démographique, ils préfèrent le catéchisme du changement climatique -pourtant si le changement climatique produit des migrations importantes c'est parce que par définition des aires inondables ou trop sèches auront été trop peuplées- ou de la décroissance consumériste -une décroissance consumériste sans décroissance démographique également ce n'est pas sérieux, cf argument dans la question ci dessous ;
je donne un carton rouge à tous ceux cités dans la question suivante, largement répartis sur tout le spectre politique et dans tous types de structures ;
voici la question :
"La question démographique n'est jamais évoquée ni par les écologistes médiatiques, associations de décroissance, politiques, médias... Or il est évident qu'à ne pas susciter un débat mondial sur cette question pour créer une prise de conscience préalable aux changements culturels, les espaces naturels seront inexorablement peuplés, exploités, pollués, subiront la prédation jusqu'à la destruction, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien, que ce soit dans les pays pauvres, émergents ou riches, cf. forêts tropicales dévorées par l'expansion démographique et la production d'agrocarburants pour les nouveaux consommateurs issus de l'expansion démographique, ou cf. côtes méditerranéennes bétonnées en France, en Espagne, ou villes en France s'étalant, la population passant de 40 millions à bientôt 70 millions en un siècle. Comment expliquez-vous que ce problème majeur qui tient à l'écologie, à l'éducation, au droit des femmes, à l'aménagement des territoires, aux migrations, à la pauvreté, au développement durable, ne soit pas abordé ? N'y a-t-il pas de fortes interactions entre croissance quantitative consumériste et croissance quantitative démographique, en particulier la frénésie de consommation des riches nécessitant l'exploitation de nombreux travailleurs pauvres poussés à migrer pour survivre hors de régions rendues instables par la croissance démographique ? A qui va-t-on faire croire à la possibilité d'un développement durable sans démographie raisonnable? Si au XXIe siècle, des politiques démocratiques, incitatives, basées sur l'éducation, permettent un milliard de naissances en moins par rapport aux prévisions médianes, cela ne serait-il pas un progrès majeur ? Cette question est complexe, demande la nuance, sa compréhension exclut toute caricature et toute fausse opposition entre riches et pauvres".
ne faites pas de petits gestes dérisoires sans commencer par faire de gros efforts, sur votre consommation en la rationalisant, contre tous les discours démagogiques de la classe politique sur le pouvoir d'achat pour consommer pour consumer, et surtout, évoquez autour de vous la question démographique, prouvez à tout le monde qu'il faut renvoyer cette classe médiatico-écolo-politique à sa médiocrité en dénonçant son incompétence, voire ses manipulations ;
je ne doute pas un instant que la question démographique arrivera bientôt –ce ne serait pas trop tôt- ou encore plus tard dans le débat politique, car la réalité ne peut être niée longtemps ;
les bien pensants d'aujourd'hui qui refusent de traiter la démographie sont les responsables des drames de famines, de guerres pour les ressources, de guerres écologiques et de terrorisme écologique de demain -des eco warriors iront défendre la biodiversité contre l'espèce humaine prédatrice si la raison ne vient pas très vite...
Ecrit par : jim | 27.10.2007
Il y a de belles photos du rassemblement, ici : http://www.flickr.com/photos/pierrepierrepierre/sets/72157602767247000/
Ecrit par : camille | 29.10.2007
Le 25 novembre est la Journée Internationale pour l'élimination de la violences à l'égard des femmes.
Des femmes pensent qu’après tout, ce n’est pas grave si le mari les a tapées puisque s’il offre des fleurs ça compense et que ça prouve qu’il aime encore. De son côté, en offrant des fleurs, le mari se déculpabilise. « Si je le quitte, comment prendre soin de mes enfants ? » : les femmes veuves n’ont pas à se poser cette question, et je ne crois pas que leurs enfants soient plus mal élevés que les autres. De plus, comme le montrait le clip lancé l’an dernier, un père violent avec sa femme apprend la violence à son enfant, et ce même s’il ne s’en prend pas à lui.
Comme l’a dit Elizabeth Badinter, ce type de violence existe aussi dans les couples homosexuels et elle remet donc en cause le fait que ce soit une violence de genre, qui existerait parce que généralement l’homme domine physiquement et matériellement la femme.
De plus, les décès liés à des violences conjugales ou du moins de la domination sont sous-estimés, et j’en ai eu un exemple : dans un foyer de jeunes travailleurs où j’ai résidé, une fille sortait avec un garçon qui la contrôlait de près, il ne voulait même pas qu’elle sorte avec ses copines. Un jour, le soir, elle est allée se promener avec lui et deux amis près de la rivière, à un moment ils se sont disputés, elle a eu peur qu’il la tape et elle s’est jetée à l’eau pour nager et lui échapper. Comme c’était en hiver, il faisait nuit noire et très froid, elle ne s’est pas déshabillée avant de se mettre à l’eau et le poids de ses vêtements l’a fait couler. Elle est morte noyée, et sa mort a probablement été comptabilisée comme une noyade. D’ailleurs, y compris au foyer, il avait été dit que c’était un suicide, tout ça parce qu’elle avait pris l’initiative de se jeter à l’eau, alors que comme ses deux amis témoins l’ont dit, la vérité était autre. Le pire, c’est qu’elle avait parlé quelque temps auparavant avec une personne travaillant au foyer, qui lui avait dit qu’il ne fallait pas qu’elle s’attende à ce qu’il change un jour, et après coup cette dame a dit : « A 18 ans, malheureusement, on croit que les gens peuvent changer ». C’est d’autant plus dommage que la défunte était jolie et avait l’air gentille, elle aurait très bien pu en trouver un autre mieux si elle l’avait quitté. De plus, même lui dans l’histoire a été puni, car il a voulu aller la chercher et s’est noyé aussi.
Celles qui restent avec leur mari alors qu’il les bat ainsi que les enfants restent peut-être en pensant qu’elles auront la honte en divorçant, ce qui est encore le cas dans beaucoup de milieux ruraux ou traditionnels. Mais elles ne réalisent pas que même dans ces milieux, elles seront encore plus soumises à l’opprobre social si les gens apprennent qu’elles sont restées, et ce fait n’ont pas protégé leurs enfants.
Les campagnes ne différencient pas assez les situations : dans un premier temps elles s’adressaient aux femmes, que celles-ci aient des enfants ou non, depuis l’an dernier on a fait attention aux enfants, mais dans un cas où rien n’indique que le père s’en prenne à eux ; on a montré qu’un père violent apprend aux enfants la violence. Il faudrait une campagne du type : « Si vous n’aimez pas vos enfants, restez avec lui » pour traiter les cas où il s’en prend aussi aux enfants, beaucoup plus nombreux qu’on ne le croit, et où la femme ne part pas. Mes parents se détestaient, ils n’ont pas pour autant divorcé, et mon père était agressif avec ma mère et moi. J’avais dit à ma mère que cette situation était insupportable pour moi, et ma mère ne s’est pas séparée de lui alors qu’elle en avait les moyens financiers. Elle lui trouvait des excuses, disait qu’il n’avait pas été heureux quand il était petit ; pourtant, je crois qu’il était pauvre, certes, mais ses sœurs aujourd’hui ne maltraitent pas leurs enfants. Elle disait aussi qu’il ne fallait pas voir les défauts mais aussi les qualités, en fait je crois qu’elle n’avait pas le courage de le quitter et elle disait ça car elle préférait passer pour généreuse, celle qui pardonne et voit aussi les qualités, plutôt que pour faible car elle n’osait pas partir. J’ai fait de la dépression, j’ai failli mourir en dépassant la dose de somnifères car ça ne marchait pas, elle m’a vue sur le point de me taillader les veines, et ça ne l’a pas fait bouger. Je l’avais prévenue que plus tard je ne les verrai plus, elle n’a sans doute pas pris mes paroles au sérieux. De plus, elle devait jubiler intérieurement en se disant que je ne pouvais pas lui coller de procès pour complicité passive, puisque la maltraitance n’était « que » psychologique et pas physique, donc je n’aurais pas eu gain de cause devant un tribunal. Par suite, depuis que je suis indépendante financièrement, j’ai effectivement coupé les ponts, et je me rends compte que ce qui la dérange aujourd’hui n’est pas de ne plus voir sa fille, mais que ça se sache, puisque maintenant le reste de la famille sait que je ne vois plus mes parents, et qu’ils m’ont demandé pourquoi. Cela met à mal son image de bonne institutrice, qui n’a pas voulu protéger ses propres enfants. J’ai coupé les ponts à la fois pour moi-même, mais également pour mon frère, car cela lui montre que quand on s’en prend à quelqu’un gratuitement, ou quand on est complice en cautionnant cet état de fait, les gens vous en veulent. Ainsi il risque moins de s’en prendre à une femme plus tard.
Quand une femme est battue, elle devrait quitter tout de suite son mari, car si elle revient il va penser que ce qu’il a fait n’était pas grave, et il va recommencer. Je pense que c’est pour cela que les hommes en viennent à tuer quand, après de nombreux coups, la femme part ; ils ont tellement été habitués à ce qu’elle revienne que quand elle part définitivement, pour eux ce n’est pas dans l’ordre des choses. Si elle avait quitté après la première gifle, ils l’auraient peut-être plus facilement admis, et se seraient tenus à carreau avec la prochaine.
Ecrit par : plumine | 26.11.2007
Le 25 novembre est la Journée Internationale pour l'élimination de la violences à l'égard des femmes.
Des femmes pensent qu’après tout, ce n’est pas grave si le mari les a tapées puisque s’il offre des fleurs ça compense et que ça prouve qu’il aime encore. De son côté, en offrant des fleurs, le mari se déculpabilise. « Si je le quitte, comment prendre soin de mes enfants ? » : les femmes veuves n’ont pas à se poser cette question, et je ne crois pas que leurs enfants soient plus mal élevés que les autres. De plus, comme le montrait le clip lancé l’an dernier, un père violent avec sa femme apprend la violence à son enfant, et ce même s’il ne s’en prend pas à lui.
Comme l’a dit Elizabeth Badinter, ce type de violence existe aussi dans les couples homosexuels et elle remet donc en cause le fait que ce soit une violence de genre, qui existerait parce que généralement l’homme domine physiquement et matériellement la femme.
De plus, les décès liés à des violences conjugales ou du moins de la domination sont sous-estimés, et j’en ai eu un exemple : dans un foyer de jeunes travailleurs où j’ai résidé, une fille sortait avec un garçon qui la contrôlait de près, il ne voulait même pas qu’elle sorte avec ses copines. Un jour, le soir, elle est allée se promener avec lui et deux amis près de la rivière, à un moment ils se sont disputés, elle a eu peur qu’il la tape et elle s’est jetée à l’eau pour nager et lui échapper. Comme c’était en hiver, il faisait nuit noire et très froid, elle ne s’est pas déshabillée avant de se mettre à l’eau et le poids de ses vêtements l’a fait couler. Elle est morte noyée, et sa mort a probablement été comptabilisée comme une noyade. D’ailleurs, y compris au foyer, il avait été dit que c’était un suicide, tout ça parce qu’elle avait pris l’initiative de se jeter à l’eau, alors que comme ses deux amis témoins l’ont dit, la vérité était autre. Le pire, c’est qu’elle avait parlé quelque temps auparavant avec une personne travaillant au foyer, qui lui avait dit qu’il ne fallait pas qu’elle s’attende à ce qu’il change un jour, et après coup cette dame a dit : « A 18 ans, malheureusement, on croit que les gens peuvent changer ». C’est d’autant plus dommage que la défunte était jolie et avait l’air gentille, elle aurait très bien pu en trouver un autre mieux si elle l’avait quitté. De plus, même lui dans l’histoire a été puni, car il a voulu aller la chercher et s’est noyé aussi.
Celles qui restent avec leur mari alors qu’il les bat ainsi que les enfants restent peut-être en pensant qu’elles auront la honte en divorçant, ce qui est encore le cas dans beaucoup de milieux ruraux ou traditionnels. Mais elles ne réalisent pas que même dans ces milieux, elles seront encore plus soumises à l’opprobre social si les gens apprennent qu’elles sont restées, et ce fait n’ont pas protégé leurs enfants.
Les campagnes ne différencient pas assez les situations : dans un premier temps elles s’adressaient aux femmes, que celles-ci aient des enfants ou non, depuis l’an dernier on a fait attention aux enfants, mais dans un cas où rien n’indique que le père s’en prenne à eux ; on a montré qu’un père violent apprend aux enfants la violence. Il faudrait une campagne du type : « Si vous n’aimez pas vos enfants, restez avec lui » pour traiter les cas où il s’en prend aussi aux enfants, beaucoup plus nombreux qu’on ne le croit, et où la femme ne part pas. Mes parents se détestaient, ils n’ont pas pour autant divorcé, et mon père était agressif avec ma mère et moi. J’avais dit à ma mère que cette situation était insupportable pour moi, et ma mère ne s’est pas séparée de lui alors qu’elle en avait les moyens financiers. Elle lui trouvait des excuses, disait qu’il n’avait pas été heureux quand il était petit ; pourtant, je crois qu’il était pauvre, certes, mais ses sœurs aujourd’hui ne maltraitent pas leurs enfants. Elle disait aussi qu’il ne fallait pas voir les défauts mais aussi les qualités, en fait je crois qu’elle n’avait pas le courage de le quitter et elle disait ça car elle préférait passer pour généreuse, celle qui pardonne et voit aussi les qualités, plutôt que pour faible car elle n’osait pas partir. J’ai fait de la dépression, j’ai failli mourir en dépassant la dose de somnifères car ça ne marchait pas, elle m’a vue sur le point de me taillader les veines, et ça ne l’a pas fait bouger. Je l’avais prévenue que plus tard je ne les verrai plus, elle n’a sans doute pas pris mes paroles au sérieux. De plus, elle devait jubiler intérieurement en se disant que je ne pouvais pas lui coller de procès pour complicité passive, puisque la maltraitance n’était « que » psychologique et pas physique, donc je n’aurais pas eu gain de cause devant un tribunal. Par suite, depuis que je suis indépendante financièrement, j’ai effectivement coupé les ponts, et je me rends compte que ce qui la dérange aujourd’hui n’est pas de ne plus voir sa fille, mais que ça se sache, puisque maintenant le reste de la famille sait que je ne vois plus mes parents, et qu’ils m’ont demandé pourquoi. Cela met à mal son image de bonne institutrice, qui n’a pas voulu protéger ses propres enfants. J’ai coupé les ponts à la fois pour moi-même, mais également pour mon frère, car cela lui montre que quand on s’en prend à quelqu’un gratuitement, ou quand on est complice en cautionnant cet état de fait, les gens vous en veulent. Ainsi il risque moins de s’en prendre à une femme plus tard.
Quand une femme est battue, elle devrait quitter tout de suite son mari, car si elle revient il va penser que ce qu’il a fait n’était pas grave, et il va recommencer. Je pense que c’est pour cela que les hommes en viennent à tuer quand, après de nombreux coups, la femme part ; ils ont tellement été habitués à ce qu’elle revienne que quand elle part définitivement, pour eux ce n’est pas dans l’ordre des choses. Si elle avait quitté après la première gifle, ils l’auraient peut-être plus facilement admis, et se seraient tenus à carreau avec la prochaine.
Ecrit par : plumine | 26.11.2007
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