17.12.2007
Non-assistance à humanité en danger
Les peuples de la Terre peuvent aujourd'hui accuser les gouvernants participants à la conférence de Bali , en fait, plus précisément ceux qui ont délibérément torpillé tout accord permettant de prendre date, sur des bases chiffrées , en vue d'un accord à Copenhague en 2009 prenant la suite de l'accord de Kyoto. Ce qui vient de se passer apparaîtra très certainement dans les années qui viennent comme une preuve supplémentaire de l'égoïsme et de la cécité de ceux qui ont décidé de l'avenir du monde en fonction de leurs intérêts propres et immédiats. En effet, les dernières conclusions du GIEC, qui pour la première fois parlent d'irréversibilité, les constatations d'ordre scientifique sur l'évolution du Groenland ou de l'Arctique, l'accumulation des preuves du changement climatique et du risque qu'il fait courir à l'humanité, permettant aujourd'hui de parler en ce qui concerne cette question d'application du principe de prévention et même plus du principe de précaution, les messages de détresse lancés par les populations de Papouasie et d'autres iles qui constituent les premiers réfugiés climatiques et qui ne peuvent déjà plus se nourrir normalement n'auraient pas dû laisser le moindre choix aux responsables réunis à Bali. Or, malgré les efforts du secrétaire général de l'ONU, malgré la position unitaire et ferme de l'Europe, cette réunion a accouché d'une demie souris. La seule avancée réelle concerne l'avancée du projet Reed dont l'objectif est de financer les pays du Sud pour qu'ils conservent leurs forêts ou reboisent .Il faut rappeler que la déforestation représente 27 % du total des émissions de CO2, soit plus que le transport et que la valeur de la forêt n'est pas seulement d'ordre écologique entame de séquestration de carbone mais également le lieu majeur de la biodiversité est un lieu de vie essentielle. La banque mondiale a consacré 208 millions d'euros à des projets pilote de surveillance ce qui est loin des 5 milliards de dollars auquel Nicolas Stern évaluait les moyens nécessaires à mettre en place. Une seconde avancée , plus modeste,consiste en la mise en place d'un fonds d'adaptation, sous la tutelle du fonds mondial pour l'environnement, destiné à financer des transferts de technologie. Pour le reste, l'obstruction américaine a plombé tout accord ce qui conduit à s'interroger sur le point de savoir qui gouverne vraiment le monde et quelles solutions on pourrait proposer pour mettre un terme au crime de non-assistance à humanité en danger.
Le blocage de George Bush sur le sujet du climat, contraire à la position de la Cour Suprême, mais qui trouve bien évidemment sa source dans la volonté de certaines sociétés pétrolières est un point central. Rappelons qu'Exxon a financé depuis des années le lobby de « la machine à nier », instrumentalisant des centaines de centres de recherche et d'association plus ou moins bidons dont l'objectif était identique : faire du changement climatique une hypothèse et non un fait. La proposition d'Al Gore de conclure un accord en laissant de côté les États-Unis avec comme objectif probable de stigmatiser cette attitude inadmissible mais ne permettait pas de faire réellement avancer la position internationale. En effet, les États-Unis ne sont pas seuls, malheureusement. Le Canada et l'Australie soutiennent une position très proche, pour des raisons d'intérêt économique immédiat cependant que les pays pétroliers et leurs alliés traditionnels ont toujours pris la position la plus favorable à l'or noir. Or, si l'on se place au niveau des résultats concrets, un accord a certes été trouvé mais sur la base de la position la plus faible c'est-à-dire celle qui ne contient aucun engagement précis. Lorsqu'on en est en effet à refuser de faire figurer les conclusions du GIEC autrement qu'en note de bas de page, pour être certain qu'aucun engagement concernant une réduction de 30 % des émissions de gaz à effet de serre en 2020 pour les pays industrialisés et de 50 % pour le monde entier en 2050 ne soient pris, il est clair que l'on est en présence d'un déni de réalité voire d'un cynisme poussé à l'extrême qui conduit a accepter, de mettre en péril ses propres enfants pour être certain de pouvoir soi-même accroître encore son propre confort.
Ce comportement est la négation même du politique dont la fonction , si elle existe, consiste précisément à organiser la vie de la cité pour lui permettre la pérennité. Cela signifie que la politique, au niveau international n'a strictement plus aucun sens, en ce qui concerne au moins un des périls majeurs qui menacent l'humanité. Cela signifie que les représentants des terriens, élus ou autoproclamés pour certains, font des choix qui s'inscrivent délibérément à l'encontre des intérêts premiers des populations qu'ils sont censés représentés. Cela signifie par conséquent que la représentation actuelle de la société internationale ne peut plus prétendre représenter les intérêts des femmes et des hommes présents et à venir, mais s'est soumise à d'autres maîtres du monde dont on se pose parfois la question de savoir s'ils ont encore conscience d'être des humains.
Dès lors c'est bien la question de la gouvernance mondiale lorsqu'il s'agit de questions planétaires qui intéressent tous les humains comme la question climatique qui est en cause. La faiblesse du conseil de sécurité de l'ONU est difficilement supportable lorsqu'il s'agit de guerre et de massacres impliquant des milliers, voire des centaines de milliers de personnes. Mais, elle ne l'est plus du tout lorsqu'il s'agit de la survie de l'humanité dans son ensemble. Cela signifie donc que c'est à la société civile de prendre son destin en main puisque ses responsables politiques ne sont pas capables de le faire pour elle.. Ce sont aux milliers d'associations de défense de l'environnement, de développement, de consommateurs, voire aux syndicats professionnels et au monde économique et financier dans la partie qui est demanderesse à une véritable révolution pour permettre la réorientation de l'économie, de s'organiser pour imposer le changement qui nous est refusé. Nous avons l'ardente obligation de refuser l'attitude suicidaire que quelques dirigeants ont décidé d'adopter. A la non assistance à humanité en danger, nous devons répondre par la mobilisation de toutes les consciences et les volontés humaines
Le blocage de George Bush sur le sujet du climat, contraire à la position de la Cour Suprême, mais qui trouve bien évidemment sa source dans la volonté de certaines sociétés pétrolières est un point central. Rappelons qu'Exxon a financé depuis des années le lobby de « la machine à nier », instrumentalisant des centaines de centres de recherche et d'association plus ou moins bidons dont l'objectif était identique : faire du changement climatique une hypothèse et non un fait. La proposition d'Al Gore de conclure un accord en laissant de côté les États-Unis avec comme objectif probable de stigmatiser cette attitude inadmissible mais ne permettait pas de faire réellement avancer la position internationale. En effet, les États-Unis ne sont pas seuls, malheureusement. Le Canada et l'Australie soutiennent une position très proche, pour des raisons d'intérêt économique immédiat cependant que les pays pétroliers et leurs alliés traditionnels ont toujours pris la position la plus favorable à l'or noir. Or, si l'on se place au niveau des résultats concrets, un accord a certes été trouvé mais sur la base de la position la plus faible c'est-à-dire celle qui ne contient aucun engagement précis. Lorsqu'on en est en effet à refuser de faire figurer les conclusions du GIEC autrement qu'en note de bas de page, pour être certain qu'aucun engagement concernant une réduction de 30 % des émissions de gaz à effet de serre en 2020 pour les pays industrialisés et de 50 % pour le monde entier en 2050 ne soient pris, il est clair que l'on est en présence d'un déni de réalité voire d'un cynisme poussé à l'extrême qui conduit a accepter, de mettre en péril ses propres enfants pour être certain de pouvoir soi-même accroître encore son propre confort.
Ce comportement est la négation même du politique dont la fonction , si elle existe, consiste précisément à organiser la vie de la cité pour lui permettre la pérennité. Cela signifie que la politique, au niveau international n'a strictement plus aucun sens, en ce qui concerne au moins un des périls majeurs qui menacent l'humanité. Cela signifie que les représentants des terriens, élus ou autoproclamés pour certains, font des choix qui s'inscrivent délibérément à l'encontre des intérêts premiers des populations qu'ils sont censés représentés. Cela signifie par conséquent que la représentation actuelle de la société internationale ne peut plus prétendre représenter les intérêts des femmes et des hommes présents et à venir, mais s'est soumise à d'autres maîtres du monde dont on se pose parfois la question de savoir s'ils ont encore conscience d'être des humains.
Dès lors c'est bien la question de la gouvernance mondiale lorsqu'il s'agit de questions planétaires qui intéressent tous les humains comme la question climatique qui est en cause. La faiblesse du conseil de sécurité de l'ONU est difficilement supportable lorsqu'il s'agit de guerre et de massacres impliquant des milliers, voire des centaines de milliers de personnes. Mais, elle ne l'est plus du tout lorsqu'il s'agit de la survie de l'humanité dans son ensemble. Cela signifie donc que c'est à la société civile de prendre son destin en main puisque ses responsables politiques ne sont pas capables de le faire pour elle.. Ce sont aux milliers d'associations de défense de l'environnement, de développement, de consommateurs, voire aux syndicats professionnels et au monde économique et financier dans la partie qui est demanderesse à une véritable révolution pour permettre la réorientation de l'économie, de s'organiser pour imposer le changement qui nous est refusé. Nous avons l'ardente obligation de refuser l'attitude suicidaire que quelques dirigeants ont décidé d'adopter. A la non assistance à humanité en danger, nous devons répondre par la mobilisation de toutes les consciences et les volontés humaines
Corinne Lepage - 17/12/07
13:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : kyoto, bali, climat, réchauffement climatique, corinne lepage





Commentaires
Ne peut-on imaginer d'étendre la notion de crime contre l'humanité pour renvoyer les dirigeants politiques à leurs responsabilités en matière environnementale ?
Ecrit par : Alain D | 17.12.2007
Bravo, mais vous ne faites que developper à votre façon ce que je ne cesse de serinner à chaque fois que j'interviens sur votre blog: recoupler politique et morale.
Notre différence provient juste du fait que là où vous avancez avec bon sens, je cherche juste à y mettre des hypothèses falsifiables, avec pour effet de m'attaquer aussi à ceux qui nous envoient ds le mur; mais de cette différence résultera aussi le fait que vos adversaires continueront de sévir ds l'opinion, qd mon processus permettra de les mettre hors-jeu.
Cà ne vous parait pas pertinent au point d'avoir envie d'y voir de plus près?
Ecrit par : Eugène | 18.12.2007
Encore une excellente analyse de Corinne Lepage.
Il est indispensable au delà du diagnostique environnemental et des prescriptions qui en découlent, de peser politiquement dans un rapport de force qui doit entraîner les consciences - l'élément le plus important - de transformation du monde .
Pour cela nous n'avons pas encore su entraîner le plus grand monde, déjà dans nos pays développés .
Finalement les organisations écologiques, quelques soient leur spécificités ( politiques telle que les verts ou cap 21, d'intérêts plus général : ex: Greenpeace ou locales et thématiques ) n'entraînent que peu de personnes, au regard des enjeux . Notre survie, la qualité de notre vie sur terre .
La plupart de ces organisations sont marqués par leurs origines groupusculaires et élitistes ( dans un non dit plus pesant que si elles étaient affirmées ouvertement ) .
Si vous n'êtes pas en possession d'une connection à internet , il vous ai pratiquement
impossible de participer à une association comme Greenpeace ; ( expérience vécue ... )
Nous devons construire des organisations de masse, et de jeunesses pour la cause écologique, c'est une urgence !
Ecrit par : Patrice ALBERT | 18.12.2007
@Eugène
"hypothèses falsifiables ?" envie d'y voir de plus près
Peux tu développer simple ?
@ Patrice
"Nous devons construire des organisations de masse, et de jeunesses pour la cause écologique, c'est une urgence"
La seule organisation de masse qui puisse relever ce défi , c'est notre démocratie(refondée) , c'est la création d'un outil démocratique (de masse ) dédié à ce défi ; pas encore un mouvement nouveau ou un parti qui lave plus blanc.
Ecrit par : Di Girolamo | 18.12.2007
Bien sur Di Girolamo , il faut refonder notre démocratie , que les minorités telles qu'elles existent déjà puissent parfaitement s'exprimer, avec une bonne dose de proportionnelle au parlement notamment .
Mon idée n'est pas de "vendre" une nouvelle organisation ; mais de faire en sorte qu'une ou des organisations déjà existante(s) ou non assume(nt) cette mission, les considérations étriquées non pas leur place ici .
Il ne s'agit pas plus d'être calife à la place du calife ... à plus forte raison .
Cela exigera par contre un renouveau voire une révolution conceptuelle d'organisation quelque soit le cadre juridique retenu.
Un peu de hauteur d'esprit SVP, cette remarque s'adresse à tous, pas spécialement à Di Girolamo qui me permets de préciser mon propos et mes propositions .
Ecrit par : Patrice ALBERT | 18.12.2007
certains pays refusent l'engagement .... est-ce une raison suffisante pour que les autres pays ne s'engagent pas. Si on attend toujours que le voisin commence pour faire quelque chose on ne fera jamais rien. Alors engageons nous, et évitons de subir la loi des USA et autres profiteurs. Les petites gouttes d'eau aussi finissent par remplir les vases, et puis ... sommes nous si petits que ça ?...
Ecrit par : Mirèse 84 | 19.12.2007
L'europe doit s'imposer internationalement montrer que les américains ne sont pas seuls.
Engageons rapidement dans une mutation de notre économie, quittons l'OMC et relançons un programme internationale avec les pays qui veulent changer la donne.
Nous pouvons isoler les américains, ils serons obliger un jour ou l'autre de modifier leurs façon de voir les choses.
Le temps nous est compter. Nos enfants compte sur nous.
Allons beaucoup plus loin que le grenelle de l'environement qui est d'ailleurs mal partis.
bonne journée comme même.
Ecrit par : vincelefou | 19.12.2007
De toute façon se posera tôt ou tard un problème de démocratie quand il y aura instabilité sociale dû aux degats du climat : comment integrer des refugiés climatique, quelles solutions economiques pour des zones sinistrées , comment sauver un systeme economiqie et social si l'argent ne sertt qu'à une minorité ou colmater les trous que nous construisons etc etc...Une democratie est un equilibre fragile .
CH.
Ecrit par : christian ch | 19.12.2007
@ Di Girolamo
"Hypothèses falsifiables", raccourci de mon raisonnement permettant d'exprimer le fait que les codes produits par les politiques (leurs lois) doivent avoir une précision scientifique permettant simultanément de mettre les gens en situation d'autocontrôle (ils restent libres) et aussi de détecter ceux qui ont un trouble du vouloir au point, du fait de leur incapacité d'autocontrôle moral, de ne pouvoir prétendre exercer un pouvoir quelconque sur autrui.
Bref, je ne fais qu'à moitié confiance aux opinions démocratiquement manipulées. De toutes façons, un jour ou l'autre se posera la question de la légitimité du pouvoir. Autant donc prendre les devants sur cette question, que se pose indirectement par exemple I. Delannoy.
Ecrit par : Eugène | 19.12.2007
Que pensez vous de ceci, peut être une idée pour sauver notre futur et notre belle planette.
" La Mondialisation, source première des désordres écologiques actuels
La mondialisation actuelle purement économique représente la source principale des graves atteintes à notre environnement. C’est donc contre elle qui convient de se battre afin de retourner aux causes profondes de la crise écologique majeure que vit notre planète à l’heure actuelle.
C’est bien pourquoi la France doit recouvrer sa souveraineté nationale qui lui permettra de réaliser cette politique dans notre pays et d’en montrer ainsi la nécessité au niveau européen et mondial. La France ne doit pas se contenter de beaux discours sur l’écologie et le développement durable dans les forums internationaux mais montrer elle-même l’exemple au monde. La France n’en sera que
mieux écoutée, admirée et comprise."
Ecrit par : gaulliste | 19.12.2007
Je dis pourquoi pas à la suggestion de "gaulliste", un peu par provocation .
Mais il est certain que si l'Europe en tant qu'institution, n'est pas capable de conduire une politique écologique ambitieuse et volontariste, voire freinerait des initiatives prises à un autre niveau ; il faudrait en tirer TOUTES les conséquences .
Ecrit par : Patrice ALBERT | 19.12.2007
Bonjour,
Je susis assez d'accord avec l'analyse faite et également avec Al gore sur le fait de proposer un accord sans les pays qui disent non de façon à les mettre aux ban de la sociétés des nations.
Cette solution permettrait par ailleurs de faire avancer au plus près des personnes (Plus on réduit l'échelle, plus les solutions concrètes et contrôlable sont possibles) et d'avoir des modèles concret à proposer.
Quand au pays qui refusent d'avancer, opposons à leur égoisme, le notre qui sera bâti sur un mieux vivre. Quand nous aurons des villes plus propres, des rivières moins polluées, un air plus sain, une population plus heureuse et qui le fait savoir, croyez-vous que les dirigeants des pays qui refusent d'aller dans cette voix tiendrons longtemps au pouvoir.
C'est souvent en partant d'une communauté réduite qui sert de modèle que l'on avance. N'est pas déjà ce que l'on fait au sein de l'europe ou les pays regardent comment les autres on traité tel ou tel problème (enseignement (europe du nord), écologie (europe du nord), logement des plus démunis (Angleterre),...).
Alors l'europe qui est une communauté de taille respectable, si elle met en place un modèle vertueux et prend tout sa place dans les industries et services liés aux avancées écologique, elle peut non seulement servir de modèle écologique, mais aussi y gagner en puissance économique, car les marchés du futur sont ceux du dévelopement durable.
Ecrit par : MORIN Philippe | 20.12.2007
L'immobilisme de la préfecture du Calvados
Cela fait plus de 3 ans que la préfecture de Caen et la sous préfecture de Lisieux (en charge du dossier) ferment les yeux sur une pollution de plusieurs hectares, sur le non respect des droits de l'homme et le non respect des lois les plus élémentaires, de plus nos observations sont écrasées du pied. Ce mini état hors-la-loi se trouve à Cabourg, OUI, la station balnéaire de notre ami Proust. Dans cette commune on n'y tourne un film pas très romantique, le cheval n'est pas très bien vu non plus contrairement à ce que l'on dit (voir plus bas). Mais le pire, c'est le respect des lois. 3 ans qu'une petite 'zone Naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique' ZNIEFF accueil les gens du voyage provisoirement (attention à l'importance de ce mot).
 vous on vous demande de ramasser les crottes du toutou, de trier les ordures ménagères, d'être des individus responsables, Lisez bien la suite !!! LA c'est tout le contraire, les gens du voyage sont obligés de déféquer dans les chemins de randonnées, plusieurs centaines de caravanes cela représente plusieurs milliers d'individus je vous laisse imaginer l'état de la znieff après quelques mois, tout part avec la pluie dans les cours d'eau avec en plus les ordures ménagères, il y a bien un ramassage mais c'est tellement plus simple pour certains de jeter les sacs poubelles, vélos, machines à laver,... dans les fossés puisqu'ils n'y séjournent que quelques mois. Attention, dans ces fossés s'y trouve déversé absolument tout, les eaux usées de toutes ces caravanes, toilettes chimiques etc. Et même du fioul pour 2007, des litres de fioul, de l'huile de vidange, de la peinture et je ne sais quoi encore sont partis dans la rivière. Le sous préfet ose me répondre que la communauté de commune (CCED) pendant leur séjour nettoie, c'est faut. Tous, les riverains, agriculteurs, et utilisateurs du marais peuvent le dire c'est faut. Même après les saisons honteuses rien n'est nettoyé seulement ce qui se voit le plus, il a fallu que j'envois en plusieurs milliers d'exemplaires les photos de la pollution restante pour qu'enfin la CCED continue son nettoyage, mais aucun curage n'a été effectué pour l'instant. Le sous préfet qui m'écrit 'cette année il y avait des toilettes mobiles', une fois de plus ont nous prend pour des moins que rien et c'est scandaleux, si ce monsieur à vu des toilettes en 2007 c'est qu'il c'est trompé de ZNIEFF ou bien qu'il n'écoute que ce que veut bien lui dire la communauté de commune. Dans ce marais on n'a le droit de pêcher à l'eau de javel, de brûler des Nivéoles (plantes plus que protégées), etc.
Dans ces zones humides des réglementations très particulières sont à respecter (NORMALEMENT). Si un agriculteur plante un poteau de travers (c'est une image), on lui colle une prune illico, ils ne doivent pas creuser les mares plus profonde qu'elle le sont etc. il y a un cahier des charges très contraignant. Mais dans le cas qui nous intéresse, c'est encore une fois tout le contraire. La CCED a arraché des haies, rebouché des fossés, ils viennent même de faire des rades en graviers, et la préfecture ferme les yeux comme si de rien était, J'ai réussi à faire venir la police de l'eau mais depuis plus rien (immobilisme c'est le mot qui convient)
Mais l'anarchie ne s'arrête pas là, la préfecture en autorisant cette installation se fiche complètement des riverains. L'entrée de l'aire d'accueil se trouve à 5 mètres de l'entrée d'une habitation (la propriétaire à 90 ans). La Ferme d'Osseville un magnifique cors de ferme, ancienne propriété des seigneurs de Cabourg puis à leur fils Godefroy-Charles-Antoine Doublet comte de Persan (il n'y a pas eu que Proust à Cabourg), avec autour plus de 11 hectares de terres agricoles (au prix du domaine, certain se frotte déjà les mains). Et tous cela complètement isolé des villes alentours (seule contre tous) et parmi ces gens qui ne sont pas tous des anges, (je précise que je n'ai rien contre les gens du voyage) il y a des sans foi ni loi (la police et la gendarmerie ne me dirons pas le contraire). 2005, 2006, 2007 vols (légumes, échelle, fioul,...) dégradations (démolis murs, bâtiments, ils viennent déféquer dans la cour et les dépendances,) insultes, (quasi journalière) etc. La liste est très longue. Je ne suis pas fier de préciser que pour qu'il y ait du courant à la ferme, il a fallu que je commette des actes répréhensibles car personne pas même le préfet n'a bougé le petit doigt quant les gens du voyage se branchaient sauvagement aux poteaux (seulement 110 volts dans les prises de la ferme, sur un total de plus de 300 jours). Ensuite il y a les utilisateurs du marais (tous les gabions on eu droit aux portes arrachées, certains ont été complément démolis), les agriculteurs (vol des barrières, des moutons, vol du matériel agricole, mangeoires en acier, ils ont tirer à coup de fusil dans un tracteur, roumballeurs à la flotte, etc. etc.) beaucoup ne veulent plus porter plainte tellement ils sont écoeurés. Il ne faut pas oublier que les animaux boivent dans ces cours d'eau, vaches, chevaux et (bêtes sauvages que je retrouve raides en fin de saison) pour vous donner une idée la flotte est blanche crème avec des auréoles d'hydrocarbure sur le dessus. Bien sur des chevaux ont été très malades, mais puisque que l'on sait que le sous préfet va répondre (il n'est pas démontré que ces faits ont un lien direct avec la présence des gens du voyage), beaucoup baissent les bras.
Pourquoi cette colère? Simplement parce que l'on nous ignores, c'est du mépris, personne ne tient compte de nos doléances, rien n'est remboursé, rien n'est réparé, rien n'est nettoyé, on nous baratine en disant ce n'était que pour cette année, après nous chercherons un autre terrain. Elle est de quelle coté la naïveté? Puisque les maires de Cabourg et Varaville ont déjà prévu de placer l'aire d'accueil à cet endroit et définitivement (c'est sur les beaux dépliants glacés de Cabourg).
Mais alors M le préfet pourquoi ne faite vous pas recreuser les fossés, enlever les rades illégales et les barrières en bois complètements démolies, pour qu'à l'avenir personne ne puisse envahir ces pâturages? Pourquoi la communauté de commune et les maires disent à la propriétaire de la ferme (on va protéger votre cuve de fioul avec des parpaings, nous allons faire l'entrée du camp plus loin etc?) Des questions qui restes sans réponses. Voila pourquoi j'envoi ce message et beaucoup d'autres en plusieurs milliers d'exemplaires à des associations, personnalités, journalistes, services de l'état etc. Que je post sur plusieurs centaines de blogs, forums,... Si personne ne prend le risque de dénoncer cette situation catastrophique que la sous-préfecture et les élus minimisent alors c'est la porte ouverte à tout les abus.
Nativelle P
Photos de 2005 et 2006 http://perso.orange.fr/varaville.cabourg/ http://cabourg.varaville.site.voila.fr/
Photos de 2007 http://varaville.ifrance.com http://nativelle.over-blog.com/
DERNIÈRE NOUVELLE, ON REMET ÇA EN 2008
Ecrit par : nativelle | 20.12.2007
Bonjour,
On ne peut qu'être d'accord avec cette analyse. Toutefois, il reste à mettre sur pied une offensive pour contreindre ceux qui ont le pouvoir de prendre des décision efficaces pour résoudre le problème qui est face à nous.
Pourquoi pas lancer un grand mouvement de réduction drastique de notre consommation tant que ils ne prendront pas le toreau par les cornes.
Quand l'économie est bloquée, les choses changent vite (voir mai 68 un mois de grève générale avait produit des avancées significatives. Peut-être pas toutes dans le bon sens. mais ce fut efficace)
Ecrit par : Jo_22 | 20.12.2007
Reponse à nativelle
Certes il faudrait des mesures économiques de rétorsion vis à vis des américains pour les contraindre à devenir raisonnables. C'est caricatural, mais ce n'est pas faux les Etats-Unis ne comprennent que les $. "In God we trust" "or in Dollar" comme le disait un humoriste.
L'ennui, c'est que nos économies sont très interdépendantes et qu'on ne peut concevoir ce type mesures de rétorsion économique visà vis de Etats-Unis sans prendre en compte les conséquences sur nos propres économies européennes. Si une récession économique et sociale arrivait, les Etats-Unis pourraient se tirer d'affaires mieux que nous européens...
Peut-être serait il possible cependant d'agir par de simples actions de "bon sens" qui peuvent si elles sont suivies, entrainer une changement culturel et imposer le respect aux bush-américains:
Comme par Ex:
- bouder les voyages aux Etats-Unis.
- Refuser les repas aux Mac DO, les Coca-Colas, les
- Refuser les procédures américaines et de parler anglais dans les entreprises.
- ...
Cet inventaire d'actions "anti-bush" pourrait se faire en concertation avec les ONG et mouvements européens.
Ecrit par : Olivier | 20.12.2007
C'est triste ... la fonte des glaces , mais l'effet de serre a toujours été bénéfique .
C'est encore plus triste que les satellites d'observation n'ai pas pas vu la pollution des calottes polaires qui a commencé depuis les années 1900 , avec la fumée des usines Américaines et Canadiennes .
L'infiniment petit va continuer de dominer l'humanité et toutes les saletés en suspension continuer de nous empoisonner la vie ?
Ecrit par : Bernard Mulot | 21.12.2007
Bonjour Me Corinne Lepage,
Je suis heureuse de découvrir vos textes combien intéressant. J'apprécie vos points de vue et je vous encourage. Cependant, ma question est la suivante: Que pensez-vous de la politique française vis-vis des ex-colonies? La France crée souvent des points de tention pour exploiter sans contrôle le pétrole congolais. Une guerre sans merci au Congo Brazzaville a été activée par la France plus précisement par Mr Jacques Chirac. Pendant la guerre, les populations n'ont pas été assistées. Ceux qui ont tout perdu restent en difficulté aucune mesure de réparation n'est prise etc.
Ecrit par : Sidonie Salabanzi | 23.12.2007
Non-assistance à humanité en danger…
Selon ce que je suis capable d’observer, il y a deux forces principales qui mèneront, à mon avis bien avant 2050, peut-être même avant 2020 (par tous les dieux, si je vous adresse une prière, c’est bien celle de me tromper) notre humanité, si ce n’est pas à sa fin, pour le moins à une catastrophe qui prendra plusieurs siècles à cicatriser. Ceci pour autant qu’elle serve d’apprentissage à notre humanité (ce qui est moins sûr, vu que de Socrate à nos jours, c’est l’inverse du bon sens qui a plus ou moins toujours prédominé).
La première est le pouvoir extrême qu’ont quelques-uns, moins d’un millier de personnes, sur l’ensemble de la planète. Ils disposent pour pratiquer leurs lois soit de fortunes, soit de positions politiques ou religieuses incommensurables.
La deuxième est celle des peuples, qui les suivent en applaudissant leurs modèles, parce que dans le fond de leurs mécanismes cérébraux, ils leur ressemblent en tous points.
Les uns sont Jules César, ils donnent du pain et des jeux, les autres s’en gavent, crédules et assujettis sans trop se poser de questions. Les divertissements les aides à maintenir leurs abrutissements et à apprivoiser l’acédie (paresse spirituelle).
Il y a bien une troisième force, bien maigre celle-là, constituée de philosophes, d’êtres de sagesse, de scientifiques, de quelques rares politiciens et religieux honnêtes, d’artistes, ainsi que d’une très petites part de la population, peut-être un individu, sur mille (et je suis généreux), qui sait se remettre en question et adopter une attitude correcte vis-à-vis de la postérité. Mais j’ai bien peur qu’elle ne puisse pas avoir d’effet concret sur l’avenir, car ceux qui pourraient se faire entendre sont vite réduit au silence… Et les autres démissionnent devant le risque.
Si nous voulons sauver notre planète, il n’y a pas trente-six mille solutions : nous devons changer de mode de vie et réinventer nos sociétés. Cela arrivera sans doute si quelques-uns survivent à ce qui nous pend au nez, mais je ne crois pas qu’actuellement l’ensemble des peuples en soit capable à l’unisson.
Je serais assez pour la création, en réponse à la mondialisation non seulement de l’économie, de l’écologie mais aussi de la gouvernance (ce que les peuples applaudissent sans savoir ce qu’ils font) d’un contre-pouvoir mondial citoyen.
Il serait formé, pour représenter chaque région et chaque culture, par des êtres qui se seront démarqués, par exemple : Al Gore, le Dallai Lama, Yann Arthus Bertand, Albert Jacquard et autres grandes conscience, par leurs engagements envers autrui, l’écologie, le social, la technologie, les planètes etc…
Ils seraient rassemblés afin de constituer un tribunal pour juger de la responsabilité de ceux qui mettent sciemment en danger, pour des motifs de gains personnels (avec cette pensée « après-moi le déluge »), la planète tout entière et auraient un bras armé pour exécuter les sentences : l’élimination physique de ceux qui refuseront de raisonner pour le bien de tous.
Je ne suis pas pour la violence, loin de là, préférant la paix et la discussion saine et créative. Mais cette question ne peut s’effacer de mon esprit : que vaut les vies d’une poignée d’individus contre celles de milliards d’autres, ainsi que celle d’une planète dont bien plus des nonante-neuf centième des habitants, les animaux, les plantes ainsi que toutes autres formes de vie, n’ont pas de voix pour prendre les inévitables décisions qui doivent être prises aujourd’hui ?
Edgar Schnegg
Ecrit par : Schnegg Edgar | 27.12.2009
MON MARI ET MOI MEME AVONS ETE SEQUESTRE 18 HEURES DANS LE TRAIN PARIS/LONDRES DANS LA NUIT DU 18 AU 19 DECEMBRE DERNIER
NOUS AVONS ETE OUBLIES.... NOUS NE SOMMES PAS D ACCORD SUR LES COMPENSATIONS .... NOUS SOUHAITONS PORTER PLAINTE POUR NON ASSISTANCE A PERSONNE EN DANGER
COMMENT FAIRE ???? POUVEZ-VOUS NOUS AIDER??? OU BIEN VOUS METTEZ CE TEMOIGNAGE A LA POUBELLE COMME LES MEDIAS.... SI CELA VOUS INTERRESSE .... CONTACTEZ NOUS ET NOUS NOUS ENVERRONS NOTRE RECIT DETAILS PAR DETAILS DE NOTRE CALVAIRE..... A BIENTOT ..... NOUS L ESPERONS
Ecrit par : IZQUIERDO | 01.01.2010
Tous les éléments que vous avancez sur la situation actuelle sont directement en relation avec les blogs que j’ai ouverts en début d’année 2010 :
http://survie-humanite.over-blog.com/
et
http://survie-humanite.hautetfort.com/
En effet, je viens d'ouvrir ces blogs afin d'éditer régulièrement des pages présentant une théorie que j'ai élaborée sur plusieurs décennies et qui pourrait être utile à la société. Au fil des pages j'entrerai de plus en plus dans le détail de cette théorie et la réaction des lecteurs sera intéressante pour la validation ou l'adaptation.
J'ai intitulé cette théorie "Théorie de l'équilibre". Elle devrait permettre de fournir une grille de lecture pour les décisions à adopter afin de préserver l'humanité du désastre.
Naturellement au stade d'une publication de préliminaire, il est difficile d'engager un débat, mais il est intéressant de connaître l'intérêt de ma démarche à vos yeux.
Mes motivations sont déjà très anciennes et découlent des aberrations de la vie courante, des décisions des grands de ce monde, des réactions des citoyens de la planète, etc... Je ne rentre pas dans les détails, mais, dans un premier temps, les exemples m'ont tout simplement été fournis autour de moi et dans le cadre français.
Je souhaite naturellement débattre avec tous ceux qui pensent que l'état des lieux sur la planète n'est pas terrible pour l'espèce humaine.
Ce sera à vous de me le dire, mais à mon avis, ma théorie devrait s'appliquer à l'individu, à la famille aux amis, à tous les groupes associatifs, religieux, politiques, aux Etats, à l'ensemble de la planète etc.....
Une partie de ma théorie que je n’ai pas encore rédigée, préconise de ne prendre une décision qu’après avoir fait un état des lieux, constaté qu’il y a effectivement un problème, rechercher ses causes et après avoir validé tout cela, examiner les solutions possibles ainsi que toutes les conséquences de ces solutions. Je n’ai pas travaillé sur l’état des lieux et votre article décrit bien une situation qui, à priori, correspond à une « non application de ma théorie » et quelque part à une contribution à sa validation.
A bientôt, j'espère.
Serenite.
Ecrit par : serenite | 07.02.2010
Écrire un commentaire