31.12.2007

Quels vœux pour 2008 ?

Au-delà des vœux individuels, de santé, de joies, de succès et de chaleur que je me permets de formuler à l’intention de chacun de nos auditeurs, je souhaiterai formuler des vœux collectifs à deux niveaux, qui du reste se rejoignent.
Le premier est celui du sens des responsabilités.
Face aux périls qui nous menacent , qu’il s’agisse de la violence à commencer celle du terrorisme islamiste, ou celui du risque de disparition de notre espèce, du fait du changement climatique et des risques sanitaires, il est plus que temps que le cynisme ambiant, l’égoïsme à courte vue et un prétendu sens de l’intérêt, s’effacent devant le sens des responsabilité, l’esprit de solidarité et la capacité à comprendre que la hiérarchie des priorités a changé et que sans approche globale des problèmes, nous ne pouvons que marquer contre notre propre camp.
Le second est davantage hexagonal.
Rêvons que 10 millions de Français écoutent France Culture et seulement 1 million regardent TF1 ! Notre pays en serait évidemment  transformé. En effet, ce qui fait notre richesse collective, notre génie national, c’est-à-dire une forme  d’esprit critique et  d’idéalisme universaliste est en voie de disparition, sous l’effet conjugué du fameux « panem et circenses » remis à la sauce du barnum médiatique contemporain, qui sait si bien décerveler et faire consommer n’importe quoi, qu’il s’agisse de produits commerciaux ou politiques.
· Les jeux, tout d’abord, qui servent également à masquer le prix croissant du pain, sont devenus le « divertissement » permanent, entre téléréalité, peopolisation, et faits divers, tous destinés à nous écarter de toute réflexion critique, toute capacité de synthèse. L’infantilisation du consommateur-citoyen passe précisément par cette télévision qui favorise la facilité, la simplicité qui devient du simplisme lorsqu’il s‘agit de faire le point d’un sujet compliqué en 1minute 30, et la rapidité. Tout, tout de suite et facilement ! Le désir de l’enfant ! L’antithèse du réel ! Si seulement, les médias étaient utilisés pour développer l’esprit critique, former et non souvent désinformer, aider nos concitoyens à prendre la mesure et la compréhension du monde dans lequel ils vivent. Alors, nous oublierions  une relative passivité qui conduisait le Général de Gaulle à nous comparer à des veaux, en espérant que la situation ne s’est pas encore dégradée depuis la fin des années 60
· Le pain, ou encore ce qui devrait être les conditions de vie, et qui souffre d’une double dérive, dans la mesure précisément où des caisses vides d’une part, une misère croissante et visible d’autre part font douter de la capacité de l’Etat à garantir le pain. Première dérive qui, pour cacher la croissance des inégalités économiques et sociales, entretient, grâce à la publicité, des désirs qui conduisent immanquablement à la frustration, au surendettement et à la désespérance chère à notre très médiatique président. Seconde dérive qui confond consommation et bien-être, plus et mieux et poursuit le mythe d’une croissance reposant sur des ressources infinies incompatibles avec les limites physiques de la planète.
Comment aider nos concitoyens à ne plus se laisser ainsi manipuler, à pouvoir  réfléchir, à se faire  un devoir de s’informer et à développer leur esprit critique ? Le succès de cet objectif permettrait une transformation en profondeur notre pays. La société de la connaissance, à laquelle nous aspirons et qui nécessite un esprit en éveil et inventif, pourrait devenir une réalité. Nos enfants et adolescents, qui passent des heures devant des émissions qui cultivent la violence, l’abêtissement et l’égoïsme, apprendraient, découvriraient le monde et ses réalités, partageraient d’autres valeurs que celles de l’argent qui achète tout et de la force virile qui l’emporte toujours. Notre Education Nationale cesserait alors peut-être d’être à la traîne. La presse écrite, qui joue un rôle essentiel dans la formation de l’opinion, retrouverait sans doute des lecteurs, avides de se faire une opinion et de ne pas être passifs devant les événements. Nos institutions ne pourraient plus tabler sur des citoyens vélléitaires, acceptant la disparition de tout contre-pouvoir et qui exigeraient une participation et une concertation qui ne soit pas de façade. Nous nous réapproprierions alors nos valeurs, sans bien sûr oublier les efforts de réforme que nous avons à faire, mais sans pour autant perdre notre âme, en confondant l’imitation des autres, pas du reste dans ce qu’ils ont de meilleur, et l’adaptation de notre propre modèle.
Comment y parvenir ? Comment sortir de la relative impuissance de tous ceux qui partagent l’analyse qui précède, mais qui, du fait de leur atomisation, ne peuvent agir ? D’abord, en exerçant pleinement leur droit d’expression en manifestant massivement auprès des antennes leur opinion et en le faisant savoir. En cherchant à rétablir le contact avec les journalistes, qui ont besoin de nous comme nous avons besoin d’eux. Ils sont victimes, pour l’immense majorité d’entre eux, du système et la liberté d’informer doit être défendue par les citoyens eux même, car c’est de leur propre liberté qu’il s’agit. L’affaire Dasquié constitue à cet égard un précédent redoutable. En faisant donc des questions d’information, de d’indépendance des médias, du pouvoir financier comme du pouvoir politique, du respect du pluralisme, de la déontologie de la publicité, une question centrale du débat politique. Alors pourrons nous reconquérir notre liberté de pensée qui ne peut s’exercer que pour autant qu’elle s’appuie sur des données sûres.
N’oublions jamais que la démocratie ne s’use que si on ne s’en sert pas !

Chronique France-Culture du 31 décembre 2007

Commentaires

"Comment y parvenir ? Comment sortir de la relative impuissance de tous ceux qui partagent l’analyse qui précède, mais qui, du fait de leur atomisation, ne peuvent agir ? "
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le système médiatique n'est pas étranger au système politique ; c'est l'illustration et la conséquence directe d'un système représentatif ayant dévié.
A partir du moment où vous délèguez la décision politique à des représentants et des experts et que cette délégation passe seulement par des votes soutenant des individus et leurs partis , leurs programmes,c'est comme si vous confiez votre fortune au banquier et tous les cinq ans pouvez en choisir un autre qui grosso modo vous proposera les mêmes services; on appellera ça la démocratie puisque : vous pouvez choisir!

En fait c'est ce système politique pernicieux (ne vous inquiétez pas on s'ocuppe de tout, vous donnez votre avis tous les cinq ans) qui prive le métier de journaliste de sa mission essentielle en démocratie : expliquer, enquêter , analyser , organiser le débat , faire comprendre..... pour que le citoyen puisse exercer sa souveraineté(en permanance).
Cette mission n'a de sens que dans une démocratie politiquement organisée pour faire vivre concrètement ce processus d'expertise et débat public permanant .
Une société organisée sur un système représentatif d'alternance et sans débat public organisé participatif et médiatisé permanant réduit la démocratie au vote alternatif pour des camps , simplifie , atrophie le débat en pour ou contre , les citoyens devenant des supporters soutenant des équipes : on a déjà le jeu ...et c'est exact de dire que le pain risque bientôt de manquer!

Conclusion : en réponse à votre question Corinne Lepage :"Comment y parvenir ? Comment sortir de la relative impuissance de tous ceux qui partagent l’analyse qui précède, mais qui, du fait de leur atomisation, ne peuvent agir ? "

je dirai que cela passe par une réflexion et une réforme de notre gouvernance , de son organisation.
Il y a tout à fait moyen de faire se rejoindre tf1 en heure de grande écoute et France Culture ,mais à condition de créer un outil public spécifiquement dédié au débat et à l'expertise ; le service publique audiovisuel ne doit pas seulement s'intéresser au domaine culturel , mais en priorité au domaine politique au sens de donner aux citoyens les outils de compréhensions des problèmes . Ce qui redonnerait sens et vigueur au métier de journaliste .

Le problème majeur est qu'il s'agit d'une vraie révolution politique et que la classe dirigeante , nos représentants et leurs partis y sont farouchement opposés souhaitant , comme les grands groupes industrielles et commerciaux préserver leurs avantages acquis ; le seul moyen de sortir de l'atomisation et de l'impuissance est de porter ce débat sur la place publique de le décrire et l'exposer clairement , d'en faire une revendication et que certains représentants plus honnêtes , plus éveillés et moins peureux que les autres , se mobilisent à côté de la société civile pour ce combat essentiel .

En êtes vous Corinne Lepage?

Ecrit par : Di Girolamo | 31.12.2007

Merci, cela fait du bien de vous lire ou de vous entendre. Cela change de l'indigence intellectuelle, critique et culturelle d'une bonne partie de nos médias.

Ecrit par : Cécile | 31.12.2007

Bravo pour cet appel. Petit rétrolien manuel : http://www.francedemocrate.info/spip.php?breve389

Ecrit par : FrédéricLN | 31.12.2007

Corinne, je partage tout à fait votre analyse. Pour ma part j'en suis arrivé à ne plus regarder la télévision et particulièrement les journaux télévisés. J'avoue que je n'achète pratiquement plus le Monde, et que le seul journal "objectif" à mes yeux est le Canard enchaîné. Même Marianne ne trouve plus complètement grâce auprès de moi.

J'écoute encore France Inter le matin, et quelque fois je ne suis pas au travail au moment "d'interactive". Cela me permet de me rendre compte que, finalement, sur cette antenne ils sont encore un peu objectif, car j'entends régulièrement des auditeurs se plaindre d'un parti pris de droite et d'autres d'un parti pris de gauche ! Remarquez, peut être que les journalistes de France Inter son MoDem ;-)

Alors, faire pression sur les antennes ? Je m'y suis essayé quelques fois auprès des médiateurs de France 2 et France 3, je n'ai pas souvent eu de réponse à mes courriels.
Comme vous le soulignez ce ne sont pas les journalistes qui sont en cause (à quelques exceptions quand même), mais le système. Faire pression, je suis prêt à continuer. Une autre idée est de développé des médias sur le web. Il existe déjà Agoravox, Rue 89, la télé libre. Arrêt sur images va lancer officiellement son site, Edwy Plenel en fait autant. C'est peut être là que nous avons une chance de retrouver une pluralité et une objectivité de l'information.

Je vous souhaite de très bonnes fêtes et une très bonne année 2008, pleine de succès politiques.

Ecrit par : Michel Hinard | 31.12.2007

L'information officielle ne sera jamais plus critique que la ligne neutre proposée . Beaucoup de grands changements sont attendus en 2008 , et l'habitat durable serait un grand pas . Fini le parpin dépensier en CO2 , et tout sur la brique . Le hors série de décembre de science et vie est génial , un travail remarquable . Les idées neuves sont là et il faut les porter en créant les éco-quartiers du futur , mais l'investissement coûte plus cher . La course à la rentabilité nous à mené où nous sommes , et l'ignorance n'est plus une excuse ... Meilleur voeux 2008 !!

Ecrit par : Bernard Mulot | 31.12.2007

Même si je partage complètement votre analyse, il me semble important d'insister sur le rôle que chacun d'entre nous peut jouer pour redonner le gout de la citoyenneté et responsabiliser les gens que l'on rencontre dans n'importe quelle circonstance.
C'est surtout vrai auprès des jeunes générations, si on prend le temps de vraiment parler avec eux, si on leur propose autre chose que ce que la société de consommation "impose", si on leur apprend à réfléchir par eux-mêmes, à être critiques dès le plus jeune âge.


Que 2008 vous apporte bonheur et sérénité pour édifier tous ensemble notre Maison Démocrate.

Ecrit par : Geneviève GARCIA | 01.01.2008

Bonne et heureuse année à tous

Si l’on relie les missions du service public audio visuel et le principe fondamental de notre constitution, à savoir l’exercice de la souveraineté par le peuple , on s’aperçoit que les textes encadrant et définissant les missions du service public audio visuel sont très peu précis sur ce point qui pourtant fonde notre démocratie
( http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-info/i2917.asp#P206_14171) .

Cela est d’autant plus préjudiciable que l’outil audio visuel est le seul outil permettant, du fait des progrès techniques immenses, d’organiser concrètement et efficacement la mise en œuvre de ce principe : l’information et le débat ayant un rôle central dans la compréhension des problématiques sur lesquelles le citoyen doit donner son avis.
On ne peut raisonnablement faire ce constat et laisser les choses en l’état , parce qu’un possible existe , en terme de redéfinition de l’organisation concrète de cette mission politique essentielle de l'audio visuel qui devrait être une priorité nationale parce que l’audiovisuel public a un rôle majeur à jouer.
Poser la question simple : comment l’audio visuel public peut il aider le citoyen à se faire son opinion sur les plus importantes problématiques de nos sociétés, comment permettre aux différents acteurs publiques, nos élus, nos associations, nos scientifiques …d’éclairer au mieux le débat, c’est ouvrir un champ de réflexion méthodologique et stratégique prometteur capable de redonner du sens et de la vigueur aux métiers du journalisme et à l’intérêt des citoyens pour la chose publique.

Au final la question est :qui peut porter cette réflexion , à qui s'adresser pour faire remonter cette demande ?

Ecrit par : Di Girolamo | 02.01.2008

Le "penser par soi même "issu du siècle des lumières a été écrasé par un systéme détestable ,qui transforme les individus robotisés en machine à consommer.Nous sommes dans un état d'élevage intensif dans lequel il faut de même toujours produire plus et à n'importe quel prix.
Comment espérer une politique de la civilisation quand les vivants ont si peu d'importance?
Comment espérer une démocratie quand un état veut retourner dans une histoire passée d'avant 1905?
Comment espérer sauver notre planète quand une catégorie de notre espèce passe son réveillon de la saint sylvestre dans un avion au-dessus de l'antarctique ,histoire de voir fondre la glace encore plus vite,sans doute.

Oui il faut de toute urgence modifier nos comportements ,modifier nos consommations ,les mentalités changent en changeant les habitudes ,l'état d'esprit est culturel.

Pour changer il faut une vraie volonté politique agissante :trop facile d'accuser le citoyen lambda qui subit et paye de plus en plus cher l'irresponsabilité des plus puissants.

Quant à l'éducation ,une chose est frappante: dans tous les débats il y a un grand absent :le role parental

Bonne année aux artisans de la terre.

Ecrit par : sylvie | 02.01.2008

- Comme vous le faites entendre si bien madame LEPAGE, la démocratie - le gouvernement de tous par tous pour tous -, est une belle intention, ou un bel idéal qui doit être, mise pratique pour le faire vivre.

Ecrit par : JCGB | 02.01.2008

Mes meilleurs voeux pour l'année 2008.

Je partage entièrement cette analyse. L'évolution des mentalités et une remise en valeur du sens des responsabilités sont une nécessité. C'est une tâche ardue qui pour réussir demandera l'engagement de chacun. Chaque petite pierre permettra à l'édifice de se construire.

Ecrit par : Arnaud Lehmann | 02.01.2008

Quand le pouvoir d'achat est le principal indicateur d'opinion proposé par les média , c'est de la manipulation . Il y a des sujets sur lesquels il faut avancer , et l'immobilier premier pollueur planétaire depuis 1900 est en retrait . Alors bientôt des eco-quartier durables avec des matériaux qui existent depuis longtemps , ouf il était temps ...

Après Grenelle , c'est la chronique DD ( Dév Durable ) , que tout les médias vidéo devraient proposer en 2008 . Cinq minutes par jour , c'est possible . La presse écrite ne fait pas la une des journaux mais elle existe . L'écologie ne sauvera pas la planétaire parce que ce n'est pas une course à la rentabilité , avec les procédés de fabrication décevants .

Il est nécessaire de revoir la valeur de l'immobilier en fonction des matériaux , et de casser les indices de valeur au mètre carré , qui classent les petites et grandes fortunes
au patrimoine de beauté polluante .

Ecrit par : Bernard Mulot | 02.01.2008

bonjour et bonne année à tous, je rêve d'une radio ou télé où il y aurait des émissions écologiques réguliéres, des émissions d'informations où l'on entendrait enfin divers points de vue et qui ne serait pas simple porte parole du gouvernement, où le ou la journaliste poserait des questions réellement contradictoires etc etc . je cherche désespérement une radio de ce style mais impossible à ce jour par contre je peux écouter au moins quelques minutes écologiques tous les matins sur la radio belge 'La première'. A quand des émissions de ce style en France ? à quand une émission style 'Democracy now' en France ? lire l'article sur ces émissions dans le monde diplomatique de ce mois ci, cette radio fait rêver .......
lundi matin, j'ai re-tenté l'écoute de France Inter et au bout de quelques minutes, j'ai éteint la radio . le sujet était les franchises médicales avec Roselyne Bachelot, à aucun moment il n'y a eu interpellation sur les bénéfices réalisés par les sociétés pharmaceutiques .......... mais non! c'est au malade de payer pour qu'il se responsabilise ! c'est honteux!!!!!!!!!

Ecrit par : Carole | 02.01.2008

Meilleurs voeux à tous et plus particulièrement à vous Mne lepage.

Inverser les audimats de Fr Cult et de TF1, quelle idée? Combien ici ont encore du temps de cerveau disponible pour bouffer des secondes sur la "1" avec ses jeux et son pain bétonné?

Dans quelle autre illusion veut-on nous embarquer avec cette idée de "politique de civilisation" empruntée à Edgard Morin et Sami Naïr? Est-ce encore du ratissage ds les gdes largeurs, une stratégie de plus ds 'la com'?

Ecrit par : Eugène | 02.01.2008

@ carole
democratie now ! N'est ce pas le rôle du service public de l'audio visuel de faire vivre et d'organiser info et débat contradictoire ?

C'est un sujet tabou parce que c'est la main mise sur l'info qui fait le pouvoir(et l'immobilisme) . C'est pourtant la seule voie concrète de la démocratie : comment faire autrement ? on ne peut pas tous passer 24h/24 sur le net à éplucher toutes les infos .

José bové ne serait pas encore à se lancer dans une grève de la faim si par ex les OGM avaient fait l'objet d'une info débat fouillée longue et approffondie, reportages, enquêtes et débats à la clef ;de même le traité européen aurait eu plus de mal à passer sans que les citoyens puissent donner leur avis etc etc

De mon point de vue ,organiser cela me semble essentiel : créer cet espace public , ce labo de recherche de l'avenir sociétal ; Ce que je ne comprends pas c'est que cette revendication ne soit ni clairement exposée ni clairement revendiquée par aucun parti , ni aucun de nos représentants polititiques, ni même groupement de la société civile.??????

Ecrit par : Di Girolamo | 02.01.2008

Tout à fait Di Girolamo, je trouve que c'est le rôle du service public (radio ou télé) qui devrait gérer des débats contradictoires, faire entendre toutes les opinions , de vrais reportages etc mais justement ce n'est plus le role qui est assumé d'où le rêve qu'une radio comme Democracy Now existe indépendant des entreprises ET de l'état.
Certes il existe encore de bonnes émissions sur le service public (je pense à "la bas si j'y suis" , il y en a certainement d'autres mais il est impossible de tout écouter.) mais de plus en plus le service public ne joue pas son rôle, je n'ai pas entendu parler du mécontentement des personnes bafouées par le non référendum et pourtant sur le net, il y en a des mécontents!
j'attendais désespérement durant les présidentielles de vrais débats sur les propositions avec tous les candidats .............. j'attends encore ;o))
et j'ai entendu que ça commençait déjà dans le même style pour les présidentielles américaines . la question était qui va l'emporter ? aucun message retransmis sur les programmes des candidats potentiels! et pourtant je suis sure que les grands médias vont nous "bassiner " avec cette élection! saura t'on quelles sont les vraies propositions des candidats ? (en dehors d'internet), j'ai un énorme doute!

Ecrit par : carole | 02.01.2008

Le peuple vote mais la démocratie lui échappe depuis 10 ans . Pendant les présidentielles de 2007 , le programme de sarko a été validé par des économistes et ne représentait pas une menace . Les autres programmes plombaient la dette de l'Etat .

La course à la rentabilité n'a jamais pesé dans des élections , mais c'est de qui bloquent les candidats au deuxième tour .

Ecrit par : Bernard Mulot | 02.01.2008

"Le peuple vote mais la démocratie lui échappe" parce que la démocratie ne peut se réduire au vote
les deux jambes de la démocratie sont

- le débat /expertise publique permanant et bien organisé sur les différentes problématiques
- le vote

on assiste à une captation de la démocratie par les partis et à une réduction du débat

Quand nous pourrons ,nous citoyens , grâce notamment à l'audio visuel publique assister et participer à un débat public permanant sur les grands sujets

la démocratie nous échappera beaucoup moins. Et le vote aura plus de sens et de poids .
La difficulté pour obtenir cela c'est que les partis sont tous objectivement alliés pour refuser cela . Et que la société civile est fataliste et mal sructurée pour réclamer et imposer un véritable outil public de débat.

Ecrit par : Di Girolamo | 02.01.2008

La democratie repose aussi sur l'obeissance et la resistance ; cependant pour obeir et ressister il faut enrichir les citoyens pour la comprehension du systeme democratique.
A la fin de La Flute Enchantée , Mozart nous dit :" l'homme sera libre quand il sera eduqué et le monde vivra en paix"
J'ai cru voir un betisier le 31 decembre où un president parlait de "civilisation"....il y a du boulot à faire pour demonter ces phrases toutes faite et ces ideaux manipulés honteusement.
Christian

Ecrit par : christian ch | 03.01.2008

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