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03.01.2008
La croissance par l'innovation financière en faveur des PME
par Corinne Lepage et Caroline Combe
Les raisons du déficit de croissance français ne se trouvent pas dans un manque de productivité, mais bien dans l'incapacité des gouvernants et administrations à appréhender la réalité du tissu économique du pays et à y adapter la structure législative et réglementaire. Les PME sont les mal-aimées du système alors qu'elles représentent les deux tiers de l'emploi - dont 42 % dans des entreprises de moins de 50 salariés - ou encore 93 % des entreprises...
Pourtant, dès 2001, l'OCDE, dans une excellente analyse, indiquait que l'accès à l'innovation financière constituait probablement une des clefs de la croissance. Or, ce monde demeure en France inexorablement fermé à nos PME. Pour comprendre la problématique, il faut rappeler que les PME se financent de deux manières et sont dans les deux cas pénalisées.
Par le haut, c'est-à-dire par le capital. Elles souffrent d'un défaut de taille : la durée d'implication des « business angels », « venture capitalists » et autres ne correspond pas au cycle d'investissement et de développement des PME. Les investisseurs en capital préfèrent des cycles courts de trois à cinq ans, insuffisants par rapport aux besoins. Sans doute, les vecteurs de levées de fonds existent et sont aujourd'hui efficaces (FCPI, FCPR...), et les dernières mesures annoncées par Hervé Novelli vont encore dans ce sens. En revanche, les vecteurs d'investissements, c'est-à-dire les outils pour faciliter l'accès de plus d'acteurs à ces fonds levés sont encore à créer, et c'est dans ce domaine qu'il convient d'être créatif. La loi Tepa, en raison des contraintes qu'elle impose, n'a pas atteint ce but.
Les PME françaises se financent aussi par le bas, c'est-à-dire par l'emprunt : par de la dette classique de durée variable ou encore par de la mobilisation de créance dite Dailly. Or la dette « classique » sans franchise, du fait de sa charge (nécessité de rembourser par périodes capital et intérêt), vient entraver les capacités d'investissement des entreprises.
A cela s'ajoute le fait que les établissements financiers, dans le cadre de la réglementation Bâle II et dans le cadre d'une démarche « risk adjusted return on capital », ratio entre la rentabilité du financement et l'exposition statistique au risque de perte, ont mis au point des notations internes qui excluent les plus petites entreprises, comme celles dont l'activité est atypique (trop forte croissance, secteur spécifique...). Aussi, le constat est clair : la question n'est pas celle du nombre de créations d'entreprises, mais de leur croissance, et l'amélioration ne se fera pas sans innovation financière.
Dès 2001, l'OCDE suggérait quelques pistes, notamment d'adapter aux PME les outils de financement normalement réservés aux plus grandes structures, en particulier les BMCN, bons à moyen terme de créances négociables, émis aujourd'hui librement par les entreprises pour se financer autrement que par une augmentation de capital. Il s'agit d'un titre de créance (une dette) à échéance donnée sur lequel l'entreprise sert un intérêt convenu et qui, de ce fait, pèse moins sur l'exploitation qu'une dette classique.
Or, ces bons sont aujourd'hui réservés aux seules SA, dont la structure est similaire aux entreprises pouvant faire un appel public à l'épargne pour se financer : minimum de capital libéré de 225.000 euros, etc. Et les planchers d'émission (150.000 euros) sont trop hauts pour concerner les TPE ou PE.
Sans doute, ces émissions trouveraient difficilement preneur en dehors d'un fonds commun de créance (FCC). En effet, les modèles pour assurer dans un FCC un juste équilibre entre produits à risques et peu risqués sont aujourd'hui connus... La part acceptée du risque correspond à quelque 16 % de l'ensemble du fonds, ce qui pour un fonds de 100 millions permettrait de mettre à disposition d'entreprises jugées très risquées quelque 16 millions d'euros... d'autant plus que le risque pris ne veut pas dire absence de garantie possible. Si ce type d'outils avait existé ces dernières années, on peut supposer que les banques françaises auraient choisi de réorienter leurs fonds vers le financement des PME locales plutôt que de se positionner sur les « subprimes »... Malheureusement, cela n'a pas été. L'économie française a besoin de voir grandir les PME. La prise de conscience des acteurs est acquise, mais doit s'y ajouter une volonté des marchés et surtout une volonté politique. A l'heure où le pays court après la croissance, il serait peut-être utile de s'interroger.
CORINNE LEPAGE est professeur à l'Institut d'études politiques de Paris, avocate à la Cour, CAROLINE COMBE est directeur juridique et financier d'une PME.
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Commentaires
C'est pas vous qui disiez hier que l'on "poursuit le mythe d’une croissance reposant sur des ressources infinies incompatibles avec les limites physiques de la planète." ?
Ecrit par : Sandro Minimo | 03.01.2008
@ Sandro,
Ben oui, ya comme une contradiction....mais les entreprises écologiquement innovantes sont elles mêmes prises ds cette contradiction théorique... et pratique à commencer par le fait qu'elles ne trouvent que difficilement - et comme les autres non dédiées écologiquement - à se financer.
Dans la mesure où ces entreprises écologiquement innovantes perturbent les entreprises "in" ou subventionnées à mort comme Areva and co, le statut quo est favorable à ces dernières! Au bilan, il faut et il va bien falloir que çà bouge sous la double exigence d'un peu plus d'éthique ds le business, et d'un capital risque éthique ET écologique. On ne refera pas le monde avec des idées écologiquement pures sous le ciel étoilé de la morale kantienne!
Ecrit par : Eugène | 03.01.2008
Sandro Minimo a bien relevé la contradiction.
Distinguer des entreprises écologiques et d'autres qui ne le seraient pas ne résoud pas cela parce que c'est le système qui nourrit et que nourissent les entreprises qui lui n'est pas durable si on le réferre à l'épuisement programmé de nos ressources et aux effets inévitables du dérèglement climatique.
Pour ma part je pense qu'il ne faut plus injecter d'argent public dans les entreprises adaptées à notre système mais favoriser la création d'entreprises qui proposent et préparent une alternative.
Je pense par exemple à MDI , guy nègre qui a galéré des années avant d'imposer sa voiture à air comprimé qui aujourd'hui va être fabriquée en Inde , je pense aux entreprises qui dans de nombreux domaines rentreraient dans le cadre d'une relocalisation de l'économie valorisant des ressources locales commercialisées localement etc .
Pour ce faire , il faut bien sûr se fixer un cadre politique afin de définir les critères qui permettront de soutenir ces entreprises qui devront peu à peu préparer un système alternatif et permettre de préparer et d'organiser une transition pas trop "raide".
Encore faut il se poser la question politique de la croissance et ne pas l'éviter sans cesse par la magie des mots qui associent des notions contradictoires.
Ecrit par : Di Girolamo | 03.01.2008
La croissance va devenir un outil de répartition des inventions post-industrielles . Toutes les entreprises qui ne dépendent pas des énergies fossiles font partie d'une bulle qui va grossir , un peu comme l'influence de Internet en 2000 .
Regrouper ces valeurs , même petite quand un CAC Eco , serait un passage symbolique après le Grenelle de l'environnement .
Ecrit par : Bernard Mulot | 03.01.2008
Sur le financement par le haut, en capital, ce n'est pas la durée de l'investissement qui est importante pour l'investisseur en capital, mais bien la valeur actualisée de l'investissement, c'est à dire la valeur des flux futurs de richesse qu'il va produire dans le temps.
Pour ce qui est du financement par le bas, l'emprunt "par la dette classique de durée variable ou encore par de la mobilisation de créance dite Dailly" est destinée à compenser un besoin en fonds de roulement d'exploitation. Une entreprise rentable et ayant de bons projets d'investissement pourrait sans trop de difficultés obtenir des prêts pour financer tant ses projets que des difficultés de trésorerie passagères.
Il reste cependant que les PME françaises ont très souvent, à la différence des grandes entreprises, un actionnariat essentiellement familial. Une implication plus forte de l'encadrement et des salariés dans le capital serait , à mon avis, nécessaire et pourrait être un élément moteur pour doper la confiance nécessaire entre les actionnaires, l'encadrement et les salariés , lors de projets importants d'nvestissements.
Une autre solution serait aussi d'aider aux regroupement d'entreprises PME, en facilitant les fusions acquisitions , Joint-venture , alliances ...pour leur faire atteindre une taille critique et leur permettre l'accès à de nouvelles sources de financement (Marché boursier).
Là aussi les difficultés sont plus d'ordre culturel que technique, mais pas insurmontables, à condition que le gouvernement et l'administration considèrent que la création de richesse dans une PME vient de cette entente entre le patron et les salariés, entente basée sur la confiance.
Ecrit par : Olivier | 04.01.2008
Tout le réchauffement climatique vient des énergies fossiles ( transport + électricité ) , et le Grenelle de l'environnement est en panne ...
Ecrit par : Bernard Mulot | 04.01.2008
cette actualité pour illustrer l'analyse très pertinente de Corinne Lepage : Guy Negre, l'inventeur de la voiture à air comprimé (opérationnelle depuis 1990) a finalement trouvé les capitaux nécessaires à son développement... en Inde, via une licence exclusive sur le continent indien auprès du groupe TATA motors. Il est toujours utile de rappeler qu'en France, 93% des entreprises sont des petites entreprises... aux prises avec une administration et des règles de gestion inadaptées, des banques qui ne jouent pas le jeu du développement économique. Rien de nouveau sous le soleil des TPE depuis l'avènement du gouvernement ultralibéral de Nicolas Sarkozy... Or le chantier est immense !
Ecrit par : Isabelle Caillé | 04.01.2008
A Isabelle Caillé
Le cas que vous citez (Guy nègre MDI) est intéressant. En effet , l'Inde a aujourd'hui des ingénieurs, des industries de bon niveau et des familles richissimes à la tête de ces groupes industriels.
Le coût de développement d'une invention peut facilement être divisé par 10, s'il est réalisé en Inde au lieu d'en France.
Qui plus est, si l'invention est valable, nous risquons de voir arriver en France et en Europe des véhicules propres à des prix défiant toute concurrence , réalisés en Inde sur la base d'un brevet français...
( N.B.:l'UE permet cependant de compenser en partie ses "écarts de "compétitivité " dans le cadre des financements de Recherche et développement, 7 ePCRD. )
Ecrit par : Olivier | 04.01.2008
le cas guy nègre que j'ai mentionné plus haut montre simplement qu'en France les lobbys pèsent sur le gouvernement au point de bloquer des innovations qui leur font de l'ombre et ce au mépris de l'intérêt général . Depuis combien de temps entend on parler de guy nègre ? Des années !
le problème n'est donc pas seulement technique mais bien politique. En France ce sont les grands groupes et les grands partis qui gouvernent.
Il faut maintenant que cela change et qu'on puisse faire de vrais choix politique en favorisant les entreprises, les associations,les initiatives développant des activités porteuses d'avenir.
Cela suppose un grand débat national sur ce que doit être cet avenir ; et donc une rupture dans la méthocdologie politique qui n'est plus seulement un régulateur du marché mais oriente des productions, des services.... d'intérêt général en fonction de la société qu'on projette de mettre en place.
Ecrit par : Di Girolamo | 04.01.2008
Je suis d'accord avec vous. Mais la défense de l'intérêt général ne peut plus se faire au niveau d 'un pays tel que la France. Cela ne peut se faire qu'au niveau Européen pour pouvoir mener des politiques, économiques sociales dans une économie mondialisée.
Le cas Nègre est en effet un bon exemple.
Il n'empêche.
En mai 2005, la France a dit non à l'Europe.
En avril 2007 , c'est presque un bis en choisissant pour Président un homme plus intéressé par l'"american way of life" que par l'Europe, qu'il traite d'ailleurs avec désinvolture (je pense entre autres à l'épisode de Libye et Kadhafi)
En décembre 2007, échec de la conférence de Bali, et par voie de consèquence échec pour l'Europe qui n'a pu encore imposer aux EUA de se plier à une politique environnementale planétaire.
Je crois que la réponse est maintenant, au sein de CAP21 et du Modem, avant tout dans notre capcité de résistance et dans les forces de l'esprit.
Ecrit par : Olivier | 04.01.2008
La suppression des stock options, que le gouvernement semble envisager, serait une catastrophe pour les PME . C'est peut-être pour une start up aussi important que le financement.
Cordialement.
Dominique Planchon.
Ecrit par : Dominique Planchon | 04.01.2008
La suppression des stock options, que le gouvernement semble envisager, serait une catastrophe pour les PME . C'est peut-être pour une start up aussi important que le financement.
Cordialement.
Dominique Planchon.
Ecrit par : Dominique Planchon | 04.01.2008
Croissance : certains Démocrates aux Etats-Unis parlent de "Smart growth", croissance futée, astucieuse... La croissance n'est une mauvaise chose que si, de résultat heureux d'un développement harmonieux, elle devient un objectif apréhendant mal ce développement (les indicateurs n'étant pas pertinents) d'une part, et se substituant à d'autres objectifs socio-politiques tout aussi louables/justifiables (nombre de tués sur routes, pourcentage d'obèses, ou niveau d'illétrisme, p.ex.) d'autre part.
Si le PNB était corrigé de ses effets pervers (un accident de la route crée de la valeur ajoutée, les externalités ne sont pas internalisées...), si la comptabilité nationale prenait aussi en compte le patrimoine, et n'était pas qu'une comptabilité de flux, et si enfin la palette des indicateurs et objectifs (cf. + haut) était élargie, alors se féliciter de la croissance, voire l'encourager ne serait pas absurde. Bien qu'on perçoive des frémissements sur tout cela, il reste encore du chemin à parcourir...
Financement des entreprises : pour info l'association DDIDF (Business Angels pour le Développement durable, basée en Ile de France) vise à financer, "par le haut" comme vous le dites, des projets s'inscrivant dans le Développement durable. La loi TEPA que vous mentionnez semble stimuler plus encore l'intérêt des investisseurs. Et, sauf votre respect, un horizon de 5 ans n'est déjà pas si mal pour le "cycle d'investissement et de développement des PME" et plus encore des TPE que les Business Angels soutiennent. Avis aux porteurs de projets...
P.H.
Ecrit par : Patrick Hubert | 04.01.2008
les externalités ne sont pas internalisées...
le Rhône est gravement pollué pour des années , à port St louis , dans les familles on a tous son cancéreux ;en argentine aussi ,les leurs, suite aux épandages massifs de pesticides sur les milliers d'ha de soja OGM aujourd'hui plus rentables que l'élevage bovin....La production mondiale de CO2 rejetée dans l'atmosphère croit malgré kYOTO et tout le reste ...Les océans commencent à "caler" dans leur capacité à absorber le co2 .... Les risques d'emballement irréversibles sont là ... La biodiversité se meurt ... Les ressources s'épuisent rapidemment....
Les externalités ne sont en effet pas internalisées
le Business Angels est il partisan de balancer des milliers de tonnes de fer dans les océans pour tenter de redonner vie à la mer ?
Qu'est ce qu'une entreprise propre ? qu'est ce que le développement durable ? qu'est ce que la croissance verte?
Je m'étonne qu'au nom de je ne sais quel réalisme on zappe conscienscieusement la réalité , globale, mondiale , d'un système qui arrive au bout du bout
Si c'est l'analyse du modem et cap 21 , alors il reste du chemin à faire : si des gens compétents , éclairés , intelligents ..ne parviennent pas à lever le nez du guidon ....Oui il reste du chemin à faire ...
L'innovation , tout comme la pensée ou l'action politique ne peut plus être sectorielle : le fait par ex qu'une entreprise travaille dans l'éolien ou le solaire ne signifie en aucune manière qu'elle fasse du business angel ; bien d'autres critères sont à prendre en compte.
C'est l'ensemble du système (l'économie étant un élément clef) qui doit être urgemment remis à plat ; il ne s'agit bien sûr pas de l'arrêter ou le révolutionner ce qui serait tout à fait irréaliste , mais de l'analyser et d'inventer autre chose , un autre modèle et favoriser , soutenir , expérimenter tout ce qui va dans le sens de ce nouveau modèle , les PME s'y inscrivant devant être fortement soutenues.
Ecrit par : Di Girolamo | 05.01.2008
Modéliser l'après pétrole n'a pas d'adepte et se serait ringardiser l'économie de marché qui gère tout en volume .
Restructurer la biomasse , c'est possible avec de l'eau , et en laissant repousser les forêts ; c'est accepter d'habiter dans des huttes ou des maisons en terre .
Qui a cette ambition ?
Ecrit par : Bernard Mulot | 05.01.2008
Encore une fois, je suis d'accord avec vous. Mais il faut aussi
- proposer des solutions aussi simples soient-elles (comme par ex les micro-crédits) et prendre "l'argent" comme un outil et non comme une fin.
- Compter sur nous-même autant que sur les politiques qui ne peuvent rien sans un appui de notre part aussi intelligents et éclairés soient-ils.
Dominique Planchon a soulevé à mon sens assez justement la nécessité de maintenir des dispositifs incitatifs pour que la PME s'enrichisse et par voie de conséquence qu'il y ait croissance. Alors ne crachons pas sur les "Business Angels", mais commençons par les nommer en français, Capital Risqueurs. Ils peuvent être d'excellents leviers pour la rélaisation de projets d'investissements y compris dans l'environnement.
Mais, et c'est bien pour ça que nous discutons sur CAP21, cette croissance nécessite un autre modèle que celui de l' économie basée sur des ressources naturelles gratuites (air, eau, terre). Lester R.Brown (un américain!)dans un livre, assez indigeste, propose l'Eco-économie.
Ce n'est pas une idée nouvelle, mais bien la preuve qu'il y a partout dans tous les pays, une prise de conscience de ces problèmes et que nous devons réagir à cette emprise et puissance idéologique et financière du modèle de croissance nord-américain.
Ecrit par : Olivier | 05.01.2008
Modeliser l'après pétrole n'a pas d'adepte .
Comment en serait il autrement puisque nous vivons du pétrole?
Pourtant si on se pose ces questions c'est parce que la réalité nous les pose et durement .
Comment penser pouvoir s'en sortir (un peu plus loin qu'individuellement et à 10ans de prospective) sans modeliser l'après pétrole ? Cette modelisation n'étant pas une construction intellectuelle ou idéologique mais une recherche ; recherche sociétale, globale et politique (scientifique et technique ,mais pas seulement , sinon on commet une erreur méthodologique: celle que je critique )
Les maisons terre et les huttes peuvent être de vraies solutions modernes , le top du top du modernisme en terme écologique , en terme de résistance anti sysmique , anti tempête etc il faut rompre avec les idées toutes faites. Effectivement ces modes de construction rompent avec le marché et les volumes ; elles ne peuvent donc voir le jour et s'exprimer que dans le cadre d'une réorganisation , d'un alter modèle
Bien sûr qu'il faut aussi les micros crédits , et autres soutiens aux entreprises ; mais cela se met en place ; ce qui manque et ce qu'il faut donc aussi parce que c'est ce qui manque , c'est un effort de recherche , un outil politique de recherche qui lui cherche à voir plus loin et plus large .
Continuer à habiter dans son HLM avec des perspectives qui se réduisent de plus en plus ,est ce cela que les gens veulent?
Ecrit par : Di Girolamo | 05.01.2008
C'est pas ce qui ont peu qui voient les réductions . C'est ce qui cherchent et ne trouvent pas qui ont des soucis . Les paumés sont les mal orientés , qui ont cru que ... avec ceci ou cela , c'était possible ...
Faire naitre de faux espoir , c'est le pire . Diminuer la puissance , réorganiser l'existant , c'est la voie du futur . Diminuer la puissance motrice du locomotive et organiser des transport collectif , un réseau TER bis , voilà une proposition que j'ai adressé au président de région .
Ecrit par : Bernard Mulot | 05.01.2008
Je viens de lire tous les articles concernant les véhicules à air comprimé mis au point par le génial Guy Négre et la société MDI.
La honte me monte au front, quand je lis que les Mexicains, les Australiens, les Sud coréens, et les Indiens sont en train ou vont signer des contrats et acheter la licence pour produire ces véhicules dans leur pays.
Et en France que faisons nous ? Nous nous gargarisons de bons mots, de grenelle de l’environnement qui justement vient d’accoucher d’une sourie »verte » mais chère, en effet outre les taxes exorbitantes prélevées sur les carburants, il faut maintenant payer pour les rejets de ces mêmes carburants. Pendant ce temps là, la planète continue de souffrir et Monsieur Nègre vend son invention à l’étranger.
En y réfléchissant, je commence à comprendre, les Mexicains, ont très peu de taxes sur les carburants, donc le manque à gagner ne sera pas trop important et puis il faut laisser le temps aux groupes pétroliers de s’organiser afin de nous vendre l’air que nous respirons à un prix indexé sur le cours du baril de pétrole.
Dans ce cas nous seront toujours taxés mais la planète s’y retrouvera.
Ecrit par : Francis | 05.01.2008
Si aux prochaines législatives il n'y a pas des propositions réalistes sur la réduction de l'emprise du lobby pétrolier ... une réorganisation des transports collectifs dans les régions ... c'est bien les présidents de région qui entretiennent les infra-structures et il faut qu'ils puissent aussi réduire les puissances ... Cela suffit de laisser les constructeurs imposer par des normes " bidon " la puissance des locomotives , les vitesses ... c'est bien nous qui payons les infra-structures ferroviaires et routières ...
Le grenelle du citoyen arrive ...
Ecrit par : Bernard Mulot | 05.01.2008
à Bernard Mulot, le paradoxe est le suivant : en France la taxation du carburant atteint quelque 80% (TIPP ou "TIC" + TVA) ; cette manne fiscale alimente le budget des régions. Dans une telle logique, le lobby pétrolier a encore de beaux jours devant lui ...
et puisqu'on parle ici d'énergies alternatives, voici un lien sur l'énergie de la mer
http://www.manicore.com:80/documentation/energie_mer.html
bien cordialement à tous
Isabelle Caillé
Ecrit par : Isabelle Caillé | 05.01.2008
Il n'y a pas d'énergies altrenatives. Elles s'inscrivent toutes dans un contexte de complément et de rajout quantitatif aux énergie fossiles et au nucléaire . Elles n'ont donc d'alternatif que le nom . Alternatif c'est alternatif , par conséquent un système et un mode d'organisation alternatif où tout change ,la manière de produire , d'utiliser et de concevoir l'énergie aussi.
Ecrit par : Di Girolamo | 05.01.2008
à Isabelle Caillé , le niveau monte et je suis un pauvre terrien . Près de la mer les nuits sont moins sombres au clair de lune .
Ecrit par : Bernard Mulot | 05.01.2008
Bonjour,
Souvenez-vous, du slogan d'il y a 30 ans
" La France n'a pas de pétrole mais elle a des idées".
Qu'en ont ils fait des idées ?
Aujourd'hui, la France n'a toujours pas de pétrole, elle semble ne plus avoir d'idées et nous dépendons toujours autant du pétrole .
Bougeons nous !!!!
Ce n'est pas le président actuel, plus préoccupé de son image et... qui résoudra notre problème.
Luttons pour une meilleure répartition des richesses. Ce qui permettra une plus grande diversité des investissements, notemment favorable aux entreprises qui développent des équipement qui protègent l'environnement.
Ecrit par : JO_22 | 05.01.2008
à Di Girolamo:
D'accord, le sens du mot alternatif est galvaudé (déf. Larousse: qui se répète à intervalles réguliers.// Qui change périodiquement de sens, en parlant d'un courant électrique).
Les énergies dites "alternatives " (eoliennes, hydroliennes, solaires...) sont en tous cas un moyen de compenser la demande d'energies fossiles et de moins contaminer l'atmosphère. C'est un petit mieux ou, en tous cas, moins mal.
Certes, elles ne remettent pas en cause le modèle de croissance actuel qu'avaient d'ailleurs dénoncé avec justesse, il y a près de 40 ans.... Ivan Illich, R. Dumond et bien d'autres.
A Isabelle Caillé:
Il n'y a pas de paradoxe dans le fait que les produits pétroliers sont taxés à 80% . C'est l'utilisation de cette taxe qui pose probléme et certes dans une certaine mesure, la nécessaire indépendance du politique vis-à-vis du pouvoir économique qu'il faut assurer.
Si c'est pour aménager des infrastrutures de transports collectifs écologiques, rapprocher les lieux de travail et de commerce du domicile (On a fait le contraire jus qu'à présent), réaliser les aménagements de villes d'après l'Agenda 21...., pourquoi ne pas l'augmenter à 100%, voire 200%?
C'est donc l'utilisation des ressources de l'Etat, et des Régions, qu'il convient aussi de revoir pour financer et aider un modèle de développement durable.
Ecrit par : Olivier | 05.01.2008
La croissance par l'exploitation accrue des ressources ayant fait son temps, il faut entrer dans un autre paradigme, appelé parfois "économie de fonctionnalité" ou encore "société d'utilisation", décrite dans le détail par le penseur suisse Walter Stahel. En gros, la richesse ne s'appuie plus sur l'exploitation des ressources ("découpler la richesse de l'accroissement de la production"), mais sur l'optimisation à long terme des biens (au lieu de maximiser les flux de production et de vente à court terme). Ce qui revient à vendre des services et non plus des produits. L'utilisateur devient alors l'agent économique central, au lieu d'être un acheteur consommateur conditionné.
Tout autre abord de la question de la croissance (même la théorie "fumeuse" de la décroissance!) nous ramène aux errements actuels. Que l'on soutienne les PME ou non… Il serait bon que CAP 21 se penche sur cette question, au moins sur le plan théorique.
Notez bien SVP que je n'ai jamais employé le mot durable, tarte à la crème reçue en pleine figure comme dans un court métrage de Buster Keaton, pour nous empêcher de penser.
Ecrit par : RAY | 05.01.2008
Tant pis pour le mot "durable". "Economie de fonctionnalité" n'est guère explicite, pas plus que que "société d'utilisation". "Croissance écologique" ambigu. "Société environnementale", pompeux. Economie post-industrielle déjà employé à tort et à travers...
Anti-Abracadabrantesque, ce serait peut-être drôle mais pas très facile à faire accepter.
Oui, durable, à défaut de mieux, tant pis pour la tarte à la crème.
Ecrit par : Olivier | 05.01.2008
La croissance un bien joli mot.
Mais moi et d'autre personnes savons que des cycle economique se font et se referont, la croissance economique est derrière nous nous somme dans la partie du cycle en 2008 qui correspond au commencement de la partie qui se nommera recession.
En france on a pas de pétrole mais des idées eh oui, mais les idées nous les gardons pas, il y aura toujours une firme où un concurent basé en dehors de notre pays, qui mettra sur la table la somme necessaire, pour acheter notre brevet, notre idée et nos moyens mis en oeuvre pour que l'ecolo-economie se developpe.
Nous ne pouvons plus lutter à arme égale avec la concurence mondiale, car l'Euro, notre monnaie du moment est si forte, qu'elle nous paralyse, voir nous tue à petit feux.
Nous avons economiquement plus les moyen, du fait de notre non indépendance Européenne, d'agir pour régulariser tout ceci, il nous faut à chaque fois remonter nos problème à Bruxelle et le temps que ceux-ci donnent une réponse le problème est devenu complexe qu'il est plus possible d'y remedier.
Alors Messieurs, Dames, pensez bien, lorsque vos représentants au 4/02/08 voteront pour ce fameux traité sans passer par la voie du peuple, que vous serez bien en partie responsable de la faillitte economique, politique, ecologique de notre pays.
A vous de choisir, mais n'oubliez pas, que le choix que vous allez faire, aura des consequence pour le futur et pour les générations futures.
Ecrit par : anonyme gaulliste | 05.01.2008
Quand l'Euro monte par rapport au dollar, cela gêne lnos exportations devenues plus chères puisuque faites en dollars, dans les zones "dollar", donchors UE et d'autre pays. Mais cela arrange nos importations faites en dollars (exemple le pétrole).
Notre balance commerciale s'est dégradé bien plus que celle de l'Allemagne , pourtant pays plus exportateur que nous. Ce n'est donc pas l'Euro qu'il faut forcément incriminer. En 2006 selon l'Expansion, la croissance a été en France de 1,5%, en Allemagne de 1,8%...
De Gaulle, affirmait que l' action politique est d'abord dictée par les circonstances, aurait-il refusé l'Euro? Pas si sûr.
Ecrit par : Olivier | 05.01.2008
@ Olivier
De Gaulle aurit il accepté la politique monétaire Européenne, la réponse je pense non.
Un Euro fort, pas bon pour nos economie, elle empeche comme vous dites nos Exportations.
Pour les Importations cela n'arrange rien, car ok on regle en "dollar" Américains, mais nos coûts de productions sont eux en Euro, donc plus Euro monte, plus nos produits deviennent cher.
Regardez le cas de Airbus par exemple, les avions fabriqués sont de plus en plus cher pour ceux qui veulent les acheter ;).
Concernant la croissance entre la France et l'Allemagne qui a officiellement 2,8% en 2006 et pour la France 2,0%, cet ecart de croissance est dû par un record des ventes de biens d’équipement durables outre-Rhin en 2006, des biens fabriqués sur place, ce qui a permis de maintenir l'economie du pays.
Ecrit par : anonyme gaulliste | 05.01.2008
@ anonyme gaulliste
D'accord avec vos chiffres de croissance 2006, l'Allemagne 2,8% et pour la France 2,0%.
Ecrit par : Olivier | 05.01.2008
Un Euro fort peut poser des problèmes à l'exportation, souvent d'ailleurs revendiqué par les entreprises françaises, mais les Allemands eux non pas de problèmes d'exportation et même avec un euro fort ils ont une balance du commerce extérieure positive ; la question à se poser serait peut-être de savoir si l'offre des produits français des moyennes entreprises trouvent un intéret aux yeux des acheteurs étrangers.
Vous êtes chinois et on vous propose une voiture française ou une voiture allemande pratiquement au même prix ; vers où va votre choix ?
Airbus est peut-être de plus en plus cher mais il se vend toujours aussi bien malgré la concurrence américaine aidée par la faiblesse du dollar.
Ce qui peut faire la différence à l'exportation est l'originalité et la qualité, le prix n'arrivant qu'en troisième position.
Or en France, nous pensons avant tout au commerce en fonction du prix et non de ce que l'on a pour ce prix.
L'Euro, pour en revenir à notre cher monnaie, à un avantage au niveau de notre stabilité économique européenne, mais il est inadmissible que notre pays, qui ne peut plus battre sa propre monnaie, soit obliger d'emprunter aux banques privées pour son investissement intérieur. Notre dette actuelle, rappelons le, est pour près de 70 % constitué par l'accumulation des intérêts d'emprunts.
Pour réinvestir et développer nos politiques intérieures, il serait peut être intéressant de travailler sur une seconde monnaie qui ne servirait qu'aux investissements intérieurs de l'Etat (crèches, hopitaux etc...), par exemple le Franc reprendrait du service avec une valeur nationale à parité avec l'Euro mais non échangeable ni exportable. Alors on s'apercevrait que la France n'est pas si enlisé que çà au niveau dynamisme, mais que c'est uniquement la structure des échanges financiers qui plombe nos développement.
Et c'est pas le vote du fameux '"traité européen simplifié" qui va nous simplifier la chose. Ceci à été la plus grande usurpation démocratique du peuple souverain . Toute constitution est faite par le peuple et pour le peuple. Je trouve d'ailleurs que sur ce dénie de démocratie, Cap 21 et le Modem ont été plus que silencieux. Pourtant l'avenir de "l'homo européanus" était en jeux, et c'est "l'euro-économicus" qui en sort vainqueur. Nous sommes partis pour niveler par le bas le pouvoir d'achat des français, ce qui est d'ailleurs fortement commercé, et si nous ne proposons pas un vrai paradigme, économique, sociale, sociétale et écologique ; alors à quoi servira d'élire des pantins à chacun leurs tours. Et quant je vois les prises de becs qu'il y a au Modem, pour les élections municipales avec des listes qui se rapprochent qui de l'UMP qui du PS je finis par me demander où est la nouveauté tant attendu par la France.
Ecrit par : jean françois broggio | 06.01.2008
- Vouloir une politique européenne uniquement lorsqu'elle nous convient, c'est à dire si l'euro baisse et si cela avantage notre balance commerciale, si nous pouvons avoir les aides de la PAC "ad vitam aeternam", si tous nos partenaires sont toujours d'accord avec nous, si...si...etcetera, c'est vouloir la mort de l'Europe.
- Le traité européen est une voie de sortie du traité de Nice. Sinon, dans une Europe à 27, c' était la paralysie assurée.
- Enfin rappelons, pour revenir au sujet, que l'Europe apporte aussi aux PME innovantes des aides financières (qui peuvent aller jusqu'à 80% du budget) pour leur permettre de réaliser leur programme de recherche et développement, environnement, aide aux Pays en développement...
C'est trés facile de critiquer la BCE, l'Euro, l'Europe... . Ca coûte pas cher, électoralement, c'est efficace et cela permet de masquer nos faiblesses. C'est comme le maïtre qui n'aime plus son chien; il trouve pour s'en débarasser qu'il a la rage.
Ecrit par : Olivier | 06.01.2008
Cette dette de structure qui plombe l'Etat depuis bien longtemps , est il possible de la payer avec de l'or , réserve bien réelle ....
Alors pourquoi rien n'est fait dans ce sens ? Et surtout qui sont les créanciers qui reçoivent un aussi gros pactol payé par le budget de l'ETAT ... ( Russe ? Chinois ? )
Ecrit par : Bernard Mulot | 07.01.2008
je crois surtout qu il faut cesser de financer la consommation, mais le developpement des pays emergents, c est la raison pour laquelle je developpe une retraite ethique
, vis sur un voilier
Ecrit par : francois leca | 07.01.2008
plus d infos sur cette retraite ethique en lien..
comments and info welcome
Ecrit par : francois leca | 07.01.2008
Le gros avantage d'une dette énorme , c'est que tout le monde peut la réduire avec beaucoup de travail ... avec une équipe performante ... mais que finance cette dette
entre les mains des plus puissants ?
Alors là , c'est plus difficile d'y répondre ... C'est bien de se sacrifier pour une éthique , mais la réponse de la dette est ouverte ...
Ecrit par : Bernard Mulot | 07.01.2008
Réponse à Olivier :
A la place de durable, soutenable est plus engageant. Parce que, comme disait Laetitia Ramolino en arpentant les palais de Napoléon, son fils : "pourvou qué ça doure" décrit, pour notre société, tout ce qui est en train de la mener à sa perte. Non je ne veux pas que ça "doure" comme actuellement. Mais j'ai envie de "soutenir" un autre type de développement
Quant à "société d'utilisation", il serait bon de lire d'abord les théories de W. Stahel avant de juger si c'est "communiquable". Optimiser l'utilisation des ressources n'est-il pas le must, l'abc et l'essentiel d'une écologie bien pensée ?
JC RAY
Ecrit par : RAY | 07.01.2008
@ Isabelle Caillé
80% est une vision déformante. Une taxe se calcule tjs sur le HT. Ici çà donne 400%
Comment pouvez vous ici emboiter le pas des manipulateurs qui ont l'habitude de présenter les choses sous cet angle en % du TTC?
Ecrit par : Eugène | 07.01.2008
@ Patrick Hubert,
Et on fait comment pour te contacter directement qd on est pas rendu au business plan?
Ecrit par : Eugène | 07.01.2008
@RAY
Durable (de nature à durer longtemps) ou soutenable (qui peut être supporté, enduré), c'est une question de sémantique. D'accord, "soutenable" aurait pu être choisi à la place de durable, mais de quel droit voulez-vous l'imposer? Quand au terme "société d'utilisation", je n'ai pas dit qu'il n'était pas "communicable" mais qu'il n'était guère "explicite".
Ecrit par : Olivier | 08.01.2008
A propos de la signature de C.Lepage pour la pétition de Marianne qui circule sur le net : lamentable et affligeant. Je croyais Mme Lepage plus intelligente, et je regrette mon soutien à Cap 21, s'il fallait recommencer je refuserais.
Ecrit par : Catherine | 20.02.2008
A propos de la signature de C.Lepage pour la pétition de Marianne qui circule sur le net : lamentable et affligeant. Je croyais Mme Lepage plus intelligente, et je regrette mon soutien à Cap 21, s'il fallait recommencer je refuserais.
Ecrit par : Catherine | 20.02.2008
A propos de la signature de C.Lepage pour la pétition de Marianne qui circule sur le net : lamentable et affligeant. Je croyais Mme Lepage plus intelligente, et je regrette mon soutien à Cap 21, s'il fallait recommencer je refuserais.
Ecrit par : Catherine | 20.02.2008
A propos de la signature de C.Lepage pour la pétition de Marianne qui circule sur le net : lamentable et affligeant. Je croyais Mme Lepage plus intelligente, et je regrette mon soutien à Cap 21, s'il fallait recommencer je refuserais.
Ecrit par : Catherine | 20.02.2008
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