28.02.2008

Corinne Lepage: "L'air de Paris, entre crise sanitaire et lobbies"

Conférence de presse Marielle de Sarnez/Corinne Lepage du 27 février "L'air de Paris, entre crise sanitaire et lobbies"

 

La multiplication des études récentes en Europe sur le lien entre la pollution de l'air et la santé en général et celui entre la pollution automobile et l'augmentation des décès en particulier, nous laisse entrevoir l'arrivée d'une crise sanitaire majeure. Une estimation du Ministère de la Santé attribuait, dès 1997, plus de 20 000 décès par an en France, à la pollution automobile. Mais alors que des mesures sanitaires sont prises à bon escient pour lutter contre le tabagisme passif, qu'en est-il contre l'empoisonnement passif que nous subissons au quotidien?
 

Chronique d'un désastre annoncé par Corinne Lepage


La lecture du dernier rapport d’Airparif est édifiante : 24% de la population en région parisienne soit 2,66 millions de personnes sont exposées à un air atteignant ou excédant l’objectif de qualité. Ce résultat n’est guère surprenant. Dès 1997, le Comité de la Prévention et de la Précaution auquel j’avais commandé une étude estimait le nombre de décès prématurés en France, dus à l’inhalation des particules à 20 000 morts par an. Des études à l’étranger se succèdent les unes aux autres pour mettre en lumière le caractère particulièrement dangereux des particules fines liées en particulier au diesel. Citons, entre autres, celle du New England Journal Of Medecin le 6 décembre 2007 qui démontre une corrélation entre les particules fines
et ultra fines et les symptômes de l’asthme. Ou encore celle de l’Université de Gand qui souligne que les particules fines seraient responsables de 10 000 cancers du poumon mortels par million d’habitants et que pour les maladies cardio-vasculaires les chiffres seraient du même ordre. Enfin, l’Hôpital Karolinska de Stockholm souligne que les hommes exposés à des particules diesel en raison de leur métier
(conducteurs de taxi et de bus, camionneurs, mécaniciens, ouvriers) seraient exposés à une probabilité accrue de 63 % de développement de développer un cancer pulmonaire ce qui rapproche du danger lié à l’inhalation des fibres d’amiante 68 % de prédisposition à cette forme de cancer.


L’amiante de demain


Nous sommes donc confrontés à un enjeu sanitaire majeur, connu des professionnels de la Santé qui tirent, une fois encore le signal d’alarme. Quelles réactions depuis ? Non seulement rien n’a été fait, mais de surcroît les modalités de calcul en France de la pollution par les particules fines ont fait l’objet de très vives
critiques de la part de la Commission Européenne du fait de la sous-estimation systématique de cette pollution. L’intérêt du lobby diesel l’a emporté sur toute autre considération, entraînant à la fois une augmentation de la pollution par les particules fines et par l’ozone et un retard abyssal pris sur le plan industriel par les véhicules hybrides et les véhicules électriques. Nous avons perdu deux fois ! La situation en Ile de France est particulièrement préoccupante. Le dépassement de la valeur limite pour les particules de moins de 10 micro/grammes a augmenté en 2007 par rapport à 2006 de près de 8 %. La valeur limite de 50 micro/grammes par m3 pour un maximum de 35 jours a été dépassée sur 39 jours dans l’air ambiant, c’est-à-dire dans les stations de mesures loin du trafic. Ce dépassement peut aller jusqu’à 220 jours le long des grands axes à proximité du trafic. Les particules les plus fines ont augmenté de 11 % en 2007 pour la pollution loin du trafic. Sans doute, le Gouvernement a-t-il pris conscience du problème en saisissant le Conseil National de l’Air d’un projet visant à réduire massivement le taux de particules diesel à 15
micro/grammes par m3 au lieu de la valeur limite de 50 dont on a vu ci-dessus qu’elle n’était pas respectée. De toute façon, ce seuil de 50 μ/gramme est particulièrement permissif puisque c’est une norme de 15 qui est retenu aux Etats Unis alors que celui de l’OMS est de 10. En réalité, aucune mesure efficace n’est
préconisée et il y a très peu d’espoir de voir atteindre même l’objectif de 50 non dépassé en 2010. Cette année-là, la norme Euro 5 rendra enfin obligatoires les filtres à particules sur les véhicules diesel neufs. Mais, ces filtres n’ont qu’une efficacité comprise entre 60 et 80 %, ne concerneront que les véhicules particuliers et neufs. Il faudra donc attendre peut être jusqu’en 2020 à ce rythme pour que le niveau des particules se réduise. La seule mesure efficace serait de mettre un terme à l’avantage fiscal inconsidéré du diesel au moins pour les véhicules de particuliers.
On peut douter qu’une telle décision soit prise. Et on ne peut être que frappé du flou on ne peut plus artistique qui encadre le rapport d’Airparif sur la pollution parisienne notamment due aux particules fines. Il est impératif qu’une politique de transparence se mette enfin en place et permette, arrondissement par arrondissement, aux parisiens de connaître la réalité de la pollution à laquelle ils sont confrontés. Des capteurs devront être installés à une hauteur compatible avec les particules fines (qui stagnent à 80CM) et dans un lieu symptomatique de chaque arrondissement. Les résultats devront être accessibles en continu, ce qui permettra l’information du public et une véritable évaluation des effets des politiques publiques.


Paris cumule les handicaps


Cette réalité sanitaire actuelle se combine à un manque d’adaptation au changement climatique. Nous ne sommes plus à chercher seulement les moyens de limiter le dérèglement climatique. Nous devons nous adapter aux conséquences de ce que nous avons déjà créé. La hausse des températures et le nombre d’anomalies allant de façon constante, ils génèrent de nouveaux pics d’ozone et une hausse de la
concentration des particules. En 2007, Paris a connu sa première alerte à l’ozone en plein mois de décembre. La modification du climat et des jours anormalement ensoleillés deviendra sans doute la nouvelle norme climatique pour Paris. Donc au regard de ce que nous avons connu en août 2003, en avril 2007 ou encore ce fameux 23 décembre 2007, la ville doit comprendre et répondre à cet enjeu. La réponse qui consiste à informer puis interdire la rue aux personnes les plus exposées est totalement surréaliste. Demanderait-on aux habitants de Paris de porter un gilet pare-balle parce qu’un fou se promène armé dans la ville ? Les conséquences de la pollution touche des individus, lentement, qui doivent composer
chaque jour entre traitement et soin palliatif. Il n’y a rien de spectaculaire à étouffer chez soi, à emmener son nourrisson en kiné respiratoire. Pour répondre à cette crise majeur à venir, le dogmatisme n’est pas de mise. La volonté de ralentir la circulation dans Paris pour pénaliser les automobilistes a eu pour contrepartie d’augmenter les embouteillages et donc par tant très probablement la pollution. Cette situation est
d’autant plus fâcheuse que l’augmentation, tout à fait souhaitable, du nombre des cyclistes, confronte ces derniers plus que tous les autres à la pollution des particules fines ainsi que le révèle très clairement l’étude anglaise citée ci-dessus. Dès lors, un des premiers actes de la nouvelle municipalité devrait être de lancer une étude épidémiologique dans quelques quartiers plus encore que d’autres soumis à une pollution intensive. Cette prise de conscience permettra peut-être des changements moins dogmatiques et plus conformes à la réalité sanitaires.


L’écologie n’est pas une punition mais bien la solution.


Dans l’attente de décisions nationales hypothétiques, la municipalité doit agir. Tout d’abord, l’application des normes Euro5 interdit, à partir du 1er septembre 2009, la mise en circulation de toute nouvelle voiture diesel émettant plus de 5 milligrammes de particules par kilomètre. Cette mesure pourrait être anticipée par toutes les flottes captives de la Capitale. En second lieu, les mesures prises dans les pays voisins pourraient être adoptées en France. Il s’agit, tout d’abord, d’encourager les propriétaires de véhicules diesel à acquérir un filtre à particules. Ainsi, en Allemagne , en Autriche , une aide est accordée à tout propriétaire qui acquiert un tel filtre pour un véhicule en circulation. Paris pourrait aussi s’inspirer des exemples de Berlin et de Cologne qui prévoient l’introduction des éco-zones au 1er janvier 2008, ou encore Stuttgart en septembre 2009. Il en va de même désormais dans certaines villes d’Autriche et d’Italie. Suivant cette dynamique, Paris devrait progressivement se fermer aux véhicules diesel non dotés de filtres à particules.

Par ailleurs, les transports collectifs devraient également être concernés. On pourrait imaginer des taxis proposant une offre de cabvert, taxis parisiens à 0 émission, comme le fait actuellement la ville de New York. Ce serait à la fois un mieux pour la santé des parisiens et pour les conditions de vie des taxis. De même, la RATP qui commence à équiper ses bus au gaz devrait être encouragée à accélérer cette politique et à abandonner le plus vite possible le diesel. Ainsi, la ville de Paris, pourrait-elle, à l’instar des grandes villes européennes en ce qui concerne l’ozone et les particules fines qui sont incontestablement les polluants les plus préoccupants, en dehors des métaux lourds, se prévaloir d’une véritable politique de lutte contre la pollution, en attendant que la France accepte de manière générale de prendre conscience de la gravité du problème sanitaire et agisse en conséquence. Face à l’incurie des pouvoirs publics, il appartient aux Maires, élus de proximités par excellence, de relever ce défi sanitaire. Nous sommes élus pour que le quotidien de chacun ne soit pas détruit par l’incurie et le manque de courage politique.


Corinne Lepage,

Commentaires

Complètement d'accord avec tout ce qui est dit.
J'ajouterais que les dispositions de réduction de CO2 suite au Grenelle de l'environnement conduisent à favoriser encore plus les moteurs diesels, ce qui est insensé !
Les japonais, eux, ne laissent pas entrer de voitures à moteur diesel dans leurs villes...
L'objectif du gouvernement de faire baisser le nombre de morts dûs à la circulation routière sous la barre annuelle de 3000 devrait incorporer le nombre de décès par la pollution atmosphérique automobile. Ce n'est pas l'augmentation du nombre de radars qui résoudra ce problème.
Enfin, j'habite en dehors de l'ile de France, et "je me demande" pourquoi il y a tant de monde qui continue à aller s'y entasser...

Ecrit par : Visiteur | 28.02.2008

bonjour,

vous découvrez l'Amérique !!!!
-depuis 40 ans le Diesel est fiscalement encouragé!
- la publicité déclare le diesel écolo !
-le Grenelle des Tartuffes offre une prime pour acheter ces voitures !
-le filtre à particules est une escroquerie il augmente le risque sanitaire (les particules sont beaucoup plus fines et pénètrent dans le sang et même dans le placenta ) il suffit de lire les travaux du Professeur Belpomme ou d'autres !!!
achetez une Prius (hybride ess electricité) vous serrez taxé !!!
alignez la fiscalité essence et diesel et vous verrez ces véhicules vont disparaître
ainsi que les 4X4
arrêtez de verser des larmes de crocodile
agissez !!!!!!!

Ecrit par : Logez | 29.02.2008

Chacun reconnaîtra, dans ce texte, la constance de Corinne Lepage qui dénonçait déjà la toute puissance des lobbys automobiles français en juin 1998 dans son ouvrage "On ne peut rien faire Madame, le Ministre ...", chez Albin Michel.

Ce que dit Corinne Lepage dépasse largement les frontières du 12ème arrondissement de Paris et reste valable pour la France et d'autres pays "très Diesel".

En effet, loin de s'améliorer la maladie poursuit sa progression :

- diésélisation de plus en plus accentuée,
- vieillissement très inquiétant du parc automobile français(chaque année la moyenne s'accroit d'un an actuellement),
- filtres à particules non obligatoires et donc n'équipant que très peu des nouveaux véhicules de marque française sur notre territoire national. Ce n'est pas le cas chez les voisins.

J'ajoute que en Suisse, en Grande Bretagne et maintenant en Belgique, les autorités non seulement divulguent toutes les concentrations en substance nocive dans l'air de manière transparente et non faussée, mais font, en outre, connaître par des brochures et des sites internet dédiés les caractéristiques de pollution complète des véhicules : pollution climatique (le CO2), pollution sanitaire (particules fines, oxydes d'azote, ...) et aussi pollution sonore car cela compte aussi.

En France, les indications ne concernent volontairement que le seul CO2 et les bonus-malus incitatifs mis en place récemment "bien sûr" ne tiennent compte que du CO2 émis !

Ce que l'on sait de plus c'est que la tendance des consommateurs est d'acheter plus gros, sachant qu'un diesel consomme un peu moins qu'un essence classique ; du coup l'avantage CO2 est de fait gommer ... tout le système "taxation avantageuse du gas-oil + bonus-malus fiscal + système d'information + pub des constructeurs sur les gros 4X4"
est donc une tromperie qui coute en maladie infantile (bronchiolites, asthmes, allergies) et en maladies mortelles (cancers, infarctus) ou encore maladies très contraignantes.

Non comptant des ravages en France et en Europe (sauf quelques pays qui résistent GB, Suisse...), on veut convaincre les Nord-Américains de faire comme nous alors qu'ils ont tendance à être séduits par les hybrides (essence-électricité) que japonais, américains produisent mais aussi bientôt les coréens et chinois.

Michel EYRAUD, secrétaire régional CAP21 Nord-Pas de Calais

Ecrit par : Michel EYRAUD | 29.02.2008

L'écologie n'est pas du tout une punition mais bien une solution.
Que nos véhicules diesel polluent moins mais surtout prendre conscience que nous ne sommes pas obliger de prendre notre véhicule pour faire 500 mètres, un peu de marche à pied nous ferait du bien et désenclaverait la circulation et diminuerait un peu la pollution.
Pour des déplacements plus longs retrouvons la bicyclette ou tout simplement les transports en commun.
Mais des transports en commun propre et non polluant.
La pollution du à l'automobile si on ne fait rien sera surement plus dangereuse que l'amiante tous le monde est visé et principalement nos enfants.

Ecrit par : Monique | 01.03.2008

L'écologie n'est pas du tout une punition mais bien une solution.
Que nos véhicules diesel polluent moins mais surtout prendre conscience que nous ne sommes pas obliger de prendre notre véhicule pour faire 500 mètres, un peu de marche à pied nous ferait du bien et désenclaverait la circulation et diminuerait un peu la pollution.
Pour des déplacements plus longs retrouvons la bicyclette ou tout simplement les transports en commun.
Mais des transports en commun propre et non polluant.
La pollution du à l'automobile si on ne fait rien sera surement plus dangereuse que l'amiante tous le monde est visé et principalement nos enfants.

Ecrit par : Monique | 01.03.2008

la question automobile dépasse largement celle du simple usage de l'automobile en ville et des polluants urbains problématiques. c'estb en effet l'ensemble du système "pour l'automobile" organisé dans les pratiques d el'aménagement du territoire et dans la fiscalité qui est en cause. La société française toute entière est une société de l'automobile...quelques petits rappels de piqûres minimaux:

-le km en frais de déplacement d'une PRIUS en fiscalité d'entreprise est beaucoup moins intéressant que celui d'une laguna, donc il vaut mieux investir dans une laguna puisque le km/frais sera plus avantageux pour l'entreprise (il est basé sur la classification "cheval fiscal" de la carte grise)

-l'urbanisme et ses réglementations banalisées "copiées collées"attachent le m² construit (bureaux, habitat etc...) systématiquement au stationnement construit pour les véhicules et ce à la parcelle, résultats courants: pour un T1 de 20m² habitable en ville, vous avez souvent 36 m² de stationnement automobile (une place à une place et demi...)

-le m² construit pour l'automobile est dégrèvé de toute taxe spécifique quasiment, il entre en effet dans la SHOB et non dans les SHON retenues pour la fiscalité!!!
il n'y a aucun permis de construire, ni aucune obligation d'intervention compétente (autre que technique!!!!) pour la réalisation des infrastructures urbaines et péri urbaines, résultats majeurs: un urbanisme généralisé de l'automobile, une banalisation terrifiante des territoires français, une évacuation des espaces habités des habitants "faibles" non automobilisés: vieux, enfants, pauvres et ... poètes !!!mais également toute forme de vie (celle des arbres , des insectes etc...)

-la fiscalité en france n'est basée que sur l'imbécile prix "de départ", qui ne connait pas le coût global intégrant celui environnemental et santé comme dans un cycle ACV + (à compléter en général par les coûts environnementaux et santé qui ne sont pas compris dans les procédures retenues) - à ce sujet, la super écotaxe est l'aveu même de l'incompétence et le mépris de l'environnement car elle fait payer le citoyen au lieu de l'industriel - alors vous imaginez parler de coût santé pour l'automobile "dominante"
l'automobile est quasiment le problème n°1 de la qualité de la vie en ville, il faut replacer le débat et utiliser toutes les armes possibles pour l'extraire des lieux de vie et réaliser des systèmes de déplacements doux, peu polluants et énergétiquement viables - en ce sens l'utilisation stratégique de la norme EURO 5 est un exemple utile...

-également on peut se poser des questions sur l'application de la loi sur l'air de corinne Lepage, dans les dispositifs actuels de l'aménagement et de la gestion des déplacements en France...

à suivre si vous le voulez bien

Ecrit par : REYNAUD michel | 01.03.2008

re- bonjour

un point oublié: je ne suis pas du tout d'accord avec Corinne sur un point: celui de la contrainte des déplacements automobiles. En effet, c'est aujourd'hui, face à l'état -automobile la seul solution responsable de réduire l'automobile dans la vie des villes pour les rendre vivables simplement. En effet, quelqu'en soient les impacts "momentanés" comme les embouteillages incriminés, il faut savoir que réduire la place de l'automobile au sens propre du terme (c'est à dire lui enlever des m² de circulation et de stationnement...) est la solution n°1 pour générer des dispositifs urbains de déplacements sains. En tant qu'architecte urbaniste, je confirme sans aucun dogme partisan ce point car il faut passer par cette douloureuse phase de l'exclusion pénalisante pour faire comprendre à la génération (la mienne) dominante (celle des 25/70 ans travaillants - ce qui ne représente pas la moitié de la population) qu'elle occupe souvent quasiment 100% de l'espace urbain public actuel - pour mémoire, sachez que de nombreuses villes "nouvelles" ou quartiers nouveaux denses déploient plus de une fois leur propre surface d'occupation pour l'automobile (par le jeu des stationnements sur plusieurs niveaux etc...) et que le grisement des territoires est une question fondamentale de la ville écologique car il condamne tout échange entre géospère et atmosphère, en plus de poser des questions fondamentales de modifications des cycles hydrologiques et de condamner l'espace du vivant dans les villes contemporaines

michel reynaud

Ecrit par : michel reynaud | 01.03.2008

Losque Mme Lepage était ministre, il y a quelques années, je me suis dit , enfin on va lutter contre la dieselisation en France ... Mais 'on ne peut rien faire Mme le ministre', m'a fait comprendre que les lobbies des fabricants de 'mazout' (Peugeot , Audi et Mercedes en tête) avaient bien la direction des choix politiques ; la pantalonnade du grenelle et des mesures associes ainsi que du renforcement des controles technique continue de prouver que nos politiques et 'hauts-faonctionnaires' veulent fabriquer et vendre toujours plus en se 'foutant' totalement des nuisances de toutes sortes, sur notre santé ou sur l'avenir de la planete.
Le diesel consomme un peu moins et le carburant est moins cher, et en plus on vous donne une prime à l'achat : alors achetez plus et surtout roulez plus puisque 'c'est pas cher' Et j'oubliais, alummez vos phares dès que cela peut faire mal aux piétons cyclistes et yeux de tous! Et en plus cela augmente la consommation de carburant et les chances de pannes. Autre avantage du diesel et des monstres de compléxite invnetés avec les nomres euro x (electronique oblige) , sans oublier la sévérité inutile des contôles techniques (si on se contente de rouler aux lenteurs prescrites!) : les voitures sont irréparrables plus rapidement et donc il faut en acheter des neuves ... Et on nous refait le coup à chaque nouvelle norme, pour vendre plus... Or combien de tonnes de CO2 pour produire, transporter (desormais aussi à chaque panne) sur des camions , puis 'detruire' sans vraiment pouvoir recycler toutes ces voitures....
LA SOLUTION :rouler moins et garder longtemps des vieilles voitures à essence, réparables au coin de la rue . mais cela ne convient pas à la 'croissance' et couterait moins cher au client, alors pas bon du tout....
Et pour circuler à vélo ou à pied, il faut nous débarrasser des cognements odieux des diesels (pollution sonore!) , de leurs odeurs putrides, et de l'allumge des codes quand les routes sont eclairées...
Mais qui aura le bon sens et le courage politique de simplement taxer lourdement les carburants, diesel en tête... y compris pour les taxis et les entreprises, en les laissant ajuster leurs prix en conséquence, mais en supprimant toutes les taxes sur le capital et les salaires.... Et la circulation diminuera alors tout simplement.
Et je rappelle ici qu'un véhicule qui emettait plus de CO2, de CO (d'ailleurs nocif que derriere le pot!) , etc dans les années 80, restera moins polluant que tout engin aux 'normes' machin qui circule dix fois plus .... Il faut aussi compter avec les residus de pneus, d'huiles, de garnitures de frein (même sans amiante..); et sur la raréfaction du pétrole...
J'arrete ici ce discours mais je reviendrais!
Un père de famille de 50 balais qui circulait dans Paris dans les années 60 et 70 à vélo, à pieds, à moto (aussi une bonne solution pour les parcours plus long en banlieue)

Ecrit par : DORANGE | 03.03.2008

Bonjour, saviez-vous qu'en France il existe aussi un parti écologiste, les Verts ? pas forcément khmers ni sectaires... Il est curieux qu'un texte qui parle d'écologie ne reprenne pas (pour les critiquer au moins) leurs positions sur la question, qui sont, elles, de longue date. C'est malheureux, car ça contredit un peu Dany Cohn-Bendit qui, de son observatoire au parlement européen, prône une alliance entre centristes et écologistes.

Ecrit par : kawouede | 05.03.2008

Madame, Mademoiselle, Monsieur.

Madame la Présidente.

Bonjour.

Je suis fatigué de vos commentaires qui ne font pas avancer la politique de lutte contre la pollution.
Tout le monde a conscience de la gravité du problème sanitaire, mais personne n'agit en conséquence.
Face à l’incurie des pouvoirs publics, il appartient aux Maires, élus de proximités et à vous de relever ce défi sanitaire.

Comment: En faisant connaître mes inventions et en m'aidant à les faire construire. Voir sur les forums " Guillermain + POWER CO2"

Merci et bonne journée, malgré ce monde trop malade.

Jean-Claude Guillermain

Ecrit par : Guillermain | 20.03.2008

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