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22.07.2008
Corinne Lepage: Le vote du Congrès hier interpelle à plus d'un titre.
Le vote du Congrès hier interpelle à plus d'un titre.
Tout d'abord, sur le plan juridique. S'il est vrai que la nouvelle constitution améliore la situation antérieure par la création de l'exception d'inconstitutionnalité, elle ne modifie pas vraiment l'équilibre des pouvoirs dans la mesure où c'est la majorité parlementaire et non le parlement qui voit ses pouvoirs renforcés alors que le droit d'amendement est réduit
En revanche, l'hyperprésidentialisation est actée par le droit de message, très symbolique, la réduction du rôle du premier ministre et aucune disposition sur le temps de parole du président dans les médias.
Les "avancées" dont ont cherché à se prévaloir en particulier les centristes de tous bords qui ont voté pour la réforme sont "pipeaulesques":
- referendum prétendument d'initiative populaire, verrouillé par la nécessité de l'aval de 200 députés et surtout 10% du corps électoral soit 4,5 millions de personnes. Quasiment impossible à obtenir.
- limitation du déficit public soit disant gagné par le Nouveau Centre qui ne correspond à rien car ce n'est qu'un objectif , sur 5ans et hors sécurité sociale
- pluralisme des médias et de l'expression politique qui exclut bien évidemment la représentation et tout système proportionnel, contrairement à ce que Michel Mercier a laborieusement essayé de soutenir à la tribune du Congrès comme s 'il y avait la moindre possibilité de débat sur ce point.
- droit de véto sur les principales nominations qui ne servira jamais car il faudrait que la majorité des 3/5 vote contre le président. Pour que cette disposition ait un sens, c'est le principe contraire qui aurait du être institué; obligation d'une majorité des 3/5 pour approuver la nomination .
En votant cette révision qui présidentialise encore plus le régime, les parlementaires ont abandonné tout espoir de voir rapidement une révision démocratique de la constitution en instaurant de vrais contre-pouvoirs, une représentation partiellement proportionnelle, et des outils réels de démocratie participative.
Mais le plus lamentable dans cette affaire est l'abandon des combats menés depuis des années par certains pour de dérisoires hochets ou pour répondre à des pressions de tous ordres. Le Parlement français ne sort pas grandi alors que la révision est présentée comme son renforcement.
Quant au MODEM, il aurait pu être le parti charnière qui faisant capoter le projet ou au contraire le faisant aboutir grâce à des avancées non négociables sur le la représentation politique, les nominations et la démocratie participative. L'occasion a été ratée puisque seuls deux sénateurs ont suivi la position des députés MODEM et de notre président et 4 se sont abstenus. Comme dans le vote sur les OGM, l'absence de position unitaire des élus MODEM ne peut qu'interpeller nos militants .
Il serait souhaitable qu'à l'avenir, pour les grands sujets , une consultation des militants précède les votes et que le Bureau Exécutif prenne une position , connaissance acquise du souhait des militants. Si la liberté de vote était choisie, elle devrait alors être expliquée et justifiée devant les militants.
Alors, le MODEM serait vraiment innovant dans son fonctionnement.
11:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : corinne lepage, modem, congrès






Commentaires
Merci Corinne pour ce billet qui synthétise autant le fond que la forme.
Le plus étonnant est dans l'analyse des votes des parlementaires du Mouvement Démocrate qui font partie du Bureau exécutif :
http://bgr.hautetfort.com/archive/2008/07/22/ce-n-est-pas-jack-lang.html
Ecrit par : BGR | 22.07.2008
Mais petite question malgré tout : même si l'idée finale de consultation des militants et de positionnement MoDem pourrait être attractive, je pose une question : un élu représente-t-il son parti ou les citoyens?
Ecrit par : Nelly67 | 22.07.2008
Merci Corinne pour cette analyse qui a le mérite de recadrer le débat interne.
L'absence de majorité qualifiée (3/5) dont aurait pu se prévaloir l'actuelle majorité rendait possible l'ouverture de négociations transparentes entre les différentes forces politiques représentées au Parlement.
Le mouvement démocrate en particulier pouvait jouer ce rôle de charnière.
Au final, demeure une impression de grande confusion.
Comme vous l'avancez, il serait en effet souhaitable, qu'un mouvement innovant dans son fonctionnement associe ses adhérents en amont : Exposé des motifs, recueils d'avis, pédagogie autour de la ligne qui sera prônée, explication des éventuelles divergences de points de vue. Mais tout ce processus doit évidemment être conduit dans l'écoute et le dialogue. En l'espèce, le militant de base se retrouve décontenancé car il n'aura eu accès qu'à bien peu d'informations.
Ecrit par : Thierry P. | 22.07.2008
Je ne peux que reprendre mon commentaire sur http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=42462 :
OUI , TRISTE JOUR !
Il faut bien savoir qu’un Président de la République élu au suffrage universel a un rôle éminent puisque:
c’est lui qui veille au grand principe de la souveraineté populaire
et qu’ à ce titre il ne gouverne pas !
Il est le Président de tous les français et veille activement à ce que ces derniers puissent exercer leur souveraineté ; en d’autres termes il veille à ce qu’ils soient bien informés et puissent débattre !!!
On a tout le contraire et tous les partis politiques acceptent depuis longtemps cette situation anti démocratique qui les arrangent tous: ils se sont partagés depuis longtemps le pouvoir , comme les grands trusts et leurs conflits ne sont que de façade
Triste jour oui triste jour qui consacre cet état de fait !!!!!!!!!!
Ecrit par : Di Girolamo | 22.07.2008
"Il serait souhaitable qu'à l'avenir, pour les grands sujets , une consultation des militants précède les votes et que le Bureau Exécutif prenne une position , connaissance acquise du souhait des militants. Si la liberté de vote était choisie, elle devrait alors être expliquée et justifiée devant les militants.
Alors, le MODEM serait vraiment innovant dans son fonctionnement."
Oui, mille fois oui, Corinne. Mais comment se fait-il que tant de voix s'élèvent pour réclamer ces débats internes depuis tant de mois et que nous en soyons toujours à faire e même triste constat ?
Ecrit par : marie laure | 22.07.2008
Il conviendrait , pour commencer, que le bureau exécutif du MoDem soit élu et que tous les organes décisionnaires du MoDem le soient également!.....
La vraie question d'actualité c'est de savoir si F.Bayrou veut vraiment faire fonctionner le MoDem démocratiquement?
Le vote des sénateurs UDF n'est pas étonnant ,il est le résultat des conflits internes au MoDem qui génèrent toutes ces ruptures et départs de militants ,à ce titre Jean Arthuis est le leader des sénateurs UDF /MoDem !
Faut il en vouloir à J.Arthuis ou F.Bayrou...........
Ecrit par : serge | 23.07.2008
Merci Corine pour cette excellente première analyse. Je dis bien "première", car je suis convaincu qu'il faudra pousser plus loin le raisonnement et l'étude de ces résultats.
Je pense que les leçons à tirer de ce vote, en interne au MoDem, tournent autour de la "fragilité" réelle des élus (de beaucoup, du moins). A l'approche des sénatoriales, nos sénateurs élus grâce "au bon vouloir" de l'UMP devaient-ils se tirer une balle dans le pied ? On se rend compte que c'est surtout le Sénat qui pose problème , rien que par son mode d'élection. C'est lui qui en 1969 a fait échouer de Gaule, c'est lui aujourd'hui qui sauve Sarkozy. C'est le rempart du Conservatisme. C'est malheureusement dans cette citadelle que nous avons le plus d'élus....Je m'interroge sur la confiance que l'on peut encore porter à certains d'entre eux. Notamment ceux qui ont fait un choix qui n'était pas celui du mouvement....
Ecrit par : Fontaine jean-louis | 23.07.2008
Merci Corinne pour cette analyse qui rejoint en effet ce que ressentent beaucoup d'adhérents MoDem aujourd'hui. Il faut bien préciser que parmis ces sénateurs, il y a des membres du bureau exécutif.
Comme le dit Marie Laure : "Mais comment se fait-il que tant de voix s'élèvent pour réclamer ces débats internes depuis tant de mois et que nous en soyons toujours à faire le même triste constat ?"
Ecrit par : KAMMERER Pascal | 23.07.2008
Merci Corinne pour cette analyse qui rejoint en effet ce que ressentent beaucoup d'adhérents MoDem aujourd'hui. Il faut bien préciser que parmis ces sénateurs, il y a des membres du bureau exécutif.
Comme le dit Marie Laure : "Mais comment se fait-il que tant de voix s'élèvent pour réclamer ces débats internes depuis tant de mois et que nous en soyons toujours à faire le même triste constat ?"
Ecrit par : KAMMERER Pascal | 23.07.2008
Bonjour,
A la lecture des votes des parlementaires prétendument MoDem pour la révision constitutionnelle, je suis absolument consterné de constater qu'une fois de plus le MoDem ne réussit pas à être un parti exprimant un point de vue unique mais une mosaïque de tendances sans cohérence, avec en gros d'un côté les nostalgiques de l'UDF et de l'autre ceux qui suivent François Bayrou.
Voir que Michel Mercier a voté pour cette réforme alors qu'il fait partie des principaux cadres du MoDem est simplement affligeant.
Il serait temps que François Bayrou comprenne où sont ses véritables amis et sache identifier ceux qui passent leur temps à lui planter des couteaux dans le dos. Il serait temps que le MoDem soit véritablement un parti DEMOCRATE. Car pendant que le MoDem n'arrive pas à se décider d'être le MoDem, nombreux sont les militants qui fuient, déconcertés par cette absence de cohérence.
Philippe Markowicz, Angers
Ecrit par : Philippe Markowicz | 23.07.2008
cela doit nous faire réfléchir sur les propositions à formuler pour renforcer notre fonctionnement.
Les élus sont ceux du peuple, masi ils expriment une sensibilité qui est celle du parti auquel ils appartiennent
je maintiens que cettea ffaire de congrès doit être pour nous un révélateur et uen source de reflexion pour mieux construire notre mouvement
Ecrit par : corinne lepage | 23.07.2008
Tout à fait d'accord avec ce qui est proposé par Madame Lepage. On ne peut pas d'un compter demander plus de proportionnelle pour être mieux représenté et d'un autre côté réduire l'influence déjà limitée (en nombre) de nos représentants actuels en ne parvanenant pas à trouver une position commune sur un sujet aussi important...
Ecrit par : Courrier Danemark | 23.07.2008
Merci d'avoir souligné ce manque de cohérence dans le bureau exécutif qui est toujours en contradiction (loi ogm, 35 heures, constitution etc...)
A quand un vrai Mouvement Démocrate qui correspondra à l'attente des citoyen(ne)s ?
Qu'il leur proposera des solutions à leur préoccupation ?
Ecrit par : bibliante | 23.07.2008
Jack Lang symbolise parfaitement cette défaite, je trouve...
http://www.jesuisencolere.com
Ecrit par : Magalie | 23.07.2008
Comment parler de démocratie quand on sait les chantages , les tractations et les pressions.
Pour la position du Modem il faut donner une cohérence au sein du mouvement et la voir lors des votes sinon on restera un parti marginal , pire : un parti "jacklanguesque" !
Ecrit par : Christian ch | 23.07.2008
Il est temps de donner à Michel Mercier un congé ad vitam eternam ! Bon vent...
Ecrit par : Leris | 23.07.2008
Merci, Corinne, pour vos éclaircissements sur le projt de réforme constitutionnelle! J'en avais besoin pour sortir du trouble dans lequel je me trouvais après les commentaires de Jacques Lang hier d'Emmanuel Vals ce matin sur France Inter.
Il me semblait que c'aurait été là l'occasion entre toutes pour le MoDem de jouer son röle avec une position claire et explicite au delà des "camps" s'agissant vraiment de son affaire. Si les élus ont eu des avis différents quant au verre "à demi plein ou à demi vide" y a-t-il eu suffisamment d'echange interne? Qu'est-ce qui se passe ou ne passe pas pour qu'il en reste une image si peu claire, décevante? J'attends de lire F. Bayrou. Marga
Ecrit par : Marga Wolf-Gentile | 23.07.2008
C'est réjouissant de voir ici beaucoup de commentaires ....Mais ce qui est un peu désolant c'est de voir que vous êtes tous obnubilés par votre parti sur un sujet fondamental qui touche TOUS les citoyens.
La constitution c'est le fondement de notre vivre ensemble au niveau politique ; et c'est d'ailleurs ce qui la fonde puisque l'essentiel de la constitution concerne la souveraineté qui nous appartient à tous.
Pour que vous , moi , tous les citoyens puissent exercer cette souveraineté les conditions essentielles sont un débat public vivant , participatif , accessible à tous ; et c'est bien le rôle d'un président élu par tous NON PAS POUR GOUVERNER MAIS POUR FAIRE VIVRE CE DEBAT
A partir du moment où l'on accepte un président issu d'un parti qui gouverne , alors on rentre dans la démocratie représentative et alternative de gestion par les partis : CE N'EST PAS LA DEMOCRATIE , et ce N'EST PAS CONFORME A LA CONSTITUTION.
Tout le reste c'est du vent ; si nous les citoyens sommes tenus hors des grands débats : où est la démocratie ?
C'est la raison pour laquelle ce genre de réforme est une catastrophe et couronne une fausse démocratie : Comment avoir une vision long terme du pays , sur le nucléaire , l'agriculture , l'énergie etc etc ? S'il n'existe pas d'outil public de débat digne de ce nom ?
C'est cela qu'il faut réclamer . Les petits problèmes internes des verts , du PS , du Modem c'est vraiment du pipi de chat face à cela : comment faire face à l'énorme problème écologique sans un outil public participatif organisé et performant , médiatisé et accessible à tous ?
Ecrit par : Di Girolamo | 23.07.2008
J'approuve totalement votre analyse de la réforme constitutionnelle. Effectivement, alors que les propositions du Comité Balladur étaient sur de nombreux points de vraies avancées pour rendre notre constitution démocratique, cette "réformette" est loin
de répondre aux enjeux d'une véritable réforme institutionnelle. Cela dit, il n'empêche que dans l'ensemble des dispositions adoptées certaines (très peu) sont importantes (l'exception d'inconstitutionnalité, qui est une réelle avancée pour les citoyens et notre Etat de droit), d'autres le sont moins mais ne doivent pas être repoussées pour autant (certaines dispositions concernant le travail parlementaire, l'approbation de l'envoi des forces armées par le Parlement, la réforme du CSM, la nouvelle rédaction de l'article 16, et même l'amendement sur le pluralisme négocié par M. Mercier : qui sait quelle lecture en fera le Conseil constitutionnel sur une loi électorale par exemple ? ). Bref, tout cela pour dire que le choix de l'abstention sur ce texte pouvait se justifier pleinement. Je crois même qu'on aurait pu rapprocher les positions des parlementaires "centristes"/Modem en défendant cette position.
Concernant votre réflexion sur les élus du Modem et leur vote sur ce projet de loi, je ferai trois remarques :
- concernant les élus Modem, il me semble difficile d'obtenir une position unitaire quand on sait qu'au Sénat le groupe centriste - qui a toujours joué le jeu de la majorité - rassemble des élus anciennement UDF, que depuis, certains ont rejoint le Nouveau centre, d'autres le Modem (ceux d'ailleurs qui n'ont pas voté le texte), d'autres encore suivent Jean Arthuis on ne sait trop où ni vers quoi... en tout cas de moins en moins vers le Modem. Donc il n'y a rien de surprenant à voir ces positions divergentes. A la limite la situation à l'Assemblée nationale avec un groupe Nouveau centre est plus claire. Il faut admettre cette réalité : les parlmentaires nationaux Modem stricto sensu se comptent sur les doigts des deux mains ! Quant au bureau exécutif (constitué au moment du Congrès de transition de l'UDF vers le MoDem de Villepinte), tout le monde sait bien que certains membres n'y siègent jamais et se sont éloignés du Mouvement donc il est impossible d'avoir une position unitaire.
- je reste dubitatif quant à votre proposition sur le vote : il est de tradition dans les groupes parlmentaires "centristes" de laisser la liberté de vote aux parlementaires, contrairement aux groupes UMP et PS où les consignes de vote sont réelles souvent agrémentées de pressions et sous peine de sanctions. Personnellement, je pense que c'est une bonne chose et il faut conserver ce principe. Vous même, Corinne vous seriez au Parlement et vous auriez eu à vous prononcer sur le pjl OGM vous auriez apprécié de pouvoir voter non alors qu'une majorité du groupe dans lequel vous siègez voterait pour ou s'abstiendrait. Chacun doit pouvoir se prononcer "en conscience" et ça ne doit pas être un drame si sur certains sujets des élus émettent des votes "divergents" tant que ça ne touche pas l'essentiel de la philosophie politique portée par le parti.
- enfin, je suis assez d'accord avec Nelly sur le fait qu'un élu représente les électeurs et non pas directement un parti. Votre proposition me fait un peu penser au mandat impératif et ça me dérange. Loin de moi l'idée de refuser aux militants d'être consultés, associés voire participer aux décisions - ce que je trouve très bien et qui manque encore certainement dans notre mouvement - mais de là à faire voter les militants sur un texte et donner mandat impératif aux élus représentant ce parti je trouve cela gênant. En revanche, je suis tout à fait d'accord avec l'obligation d'explication des positions et votes émis.
Merci encore pour votre réflexion et votre analyse.
Ecrit par : Sébastien | 23.07.2008
Les parlementaires démocrates ont évidemment la liberté de vote qui est prévue dans les articles 4 et 5 de notre Charte éthique : " Les élus ne relèvent pas d’un mandat impératif, ils exercent leur mandat en conscience ". " Dans tous les groupes politiques d’élus qui se réfèrent au Mouvement démocrate la liberté de vote est la règle ".
Les parlementaires relèvent aussi, et surtout, de l'article 27 de la Constitution : " Tout mandat impératif est nul. Le droit de vote des membres du Parlement est personnel ".
Il n'est donc évidemment pas question de remettre en cause cette pratique.
Par contre, il faut à un moment ou un autre se poser la question de la cohérence de notre Mouvement. Heureusement que Jack Lang occupe le devant de la scène médiatique, parce que nous aurions beaucoup de mal à expliquer ce que nous voulons, collectivement, au sujet des institutions, comme sur d'autres sujets comme les OGM.
A ce propos, l'article 9 de notre charte éthique est aussi applicable aux Parlementaires adhérents du Mouvement Démocrate : " Les adhérents du Mouvement démocrate reconnaissent pour l’action en commun la nécessité de l’organisation. Ils acceptent de s’inscrire dans la discipline et la cohérence de cette action ".
Saurons-nous trouver le juste équilibre entre liberté de l'individu et cohérence collective ?
Ecrit par : BGR | 23.07.2008
Bien sur que la liberté de vote des élus doit être préservée. Mais concernant le sujet que nous évoquons: 1) y a-t-il eu débat interne au sein même des instances exécutives du MoDem avant le vote? j'en doute fort, vu le comportement des parlementaires MoDem au cours de ce vote. Et si ce débat a eu lieu, alors il a été bien peu mis en valeur auprès des adhérents. 2) Même si quelques mesures vont dans le bon sens et c'est effectivement le cas de l'exception d'inconstitutionnalité, le texte adopté manque cruellement des éléments qui auraient vraiment changé l'esprit de nos institutions: réforme du mode de scrutin sénatorial, dose de proportionnelle au parlement, véritable vote d'initiative populaire (inapplicable tel qu'adopté) ....
Tout à fait d'accord avec Corinne Lepage quand elle dit que c'est pour le MoDem une extraordinaire occasion manquée d'avoir pu peser sur le contenu de ce texte en défendant une position ferme et unanime qui aurait pu, numériquement, infléchir son contenu, face à la menace d'un échec au Congrès.
C'est un cruel échec pour notre mouvement et le témoin de sa grande immaturité interne. Le péché de jeunesse est une excuse, mais il ne faudrait pas qu'elle soit perpétuellement le prétexte pour rater des occasions de montrer ce que le MoDem apporte de nouveau dans le paysage politique français.
Posez vous sincèrement la question: qu'apporte le MoDem de nouveau à ce jour à part un catalogue de bonnes intentions qu'il n'arrive même pas à mettre en pratique en interne ?
Le débat programmatique est une urgence pressante. La simple réplique médiatique à l'actualité ne peut pas tenir lieu de ligne politique.
Ecrit par : Philippe Markowicz | 24.07.2008
Mme Lepage,
Entièrement d'accord avec votre billet sauf sa conclusion "le Bureau Exécutif prenne une position , connaissance acquise du souhait des militants. Si la liberté de vote était choisie, elle devrait alors être expliquée et justifiée devant les militants".
Pour moi l'élu est comptable devant les électeurs, non devant les militants. "C'est pas le PS !" Je crois que c'est plutôt ce dernier qui se ridiculise quand plusieurs de ses parlementaires, qui viennent de voter "non", foncent expliquer aux médias pourquoi ils étaient en faveur de la réforme. En votant contre leur conscience, ils se sont montrés indignes de la confiance des électeurs.
Ceci dit, j'eus préféré que l'exigence des sénateurs "centristes" soit plus grande envers notre démocratie… L'argument "il fallait voter, sinon on n'aurait aucun progrès" est ridicule quand 95% des parlementaires étaient favorables auxdits petits progrès : ils auraient été adoptés tôt ou tard. Ce qu'il fallait, c'était exiger plus, évidemment. La proportionnelle, le non-cumul des mandats, l'indépendance des médias, la majorité qualifiée pour les grandes nominations, auraient permis un regain de démocratie en France. Il faudra s'en passer, mais comment ?
Ecrit par : FrédéricLN | 24.07.2008
Après le vote par le congres sur la réforme de la Constitution, on s'aperçoit que le MoDem n'est pas encore en ordre de marche et encore moins en symbiose. Il reste encore un long chemin à faire. François Bayrou a encore un long travail à faire pour que le MoDem soit un parti démocrate et autonome... mais on y croit.
Ecrit par : Monique | 24.07.2008
pour reprendre la formule de monique , j'y crois sinon je ne resterai pas.
Il est clair que les élus sont responsables devant le peuple et non devant les militants. il n'empêche qu'ils sont membres d'un mouvement auquel adhèrent les militants et il n'estd onc pas dérasionnable de leur donner les moyens de se prononcer en amont, ce qui n'exclut pas une liberté de vote à la condition qu'elle soit explicitée?
Ecrit par : corinne lepage | 24.07.2008
... Disons que les militants, pour confier ou non à ces élus de la Nation des responsabilités internes au Mouvement, et (de ce fait) des investitures futures, tiendront sans doute compte de ces dissonances, dont on a parfois bien du mal à comprendre le bien-fondé !
Ecrit par : FrédéricLN | 24.07.2008
@ FrédéricLN : Encore faudrait il que ces responsabilités internes soient acquises dans des conditions démocratiques acceptables... Et honnêtement qui allait contredire François Bayrou sur la nomination du bureau exécutif.
Ecrit par : KAMMERER Pascal | 24.07.2008
Disons que l'objectif du Mouvement démocrate est de faire émerger une nouvelle génération d'élus, que cela prend du temps car nous vivons au rythme des élections et que pour l'instant nous faisons avec des anciens élus UDF dont certains ne suivent pas ou plus le Modem et François Bayrou même s'ils sont toujours membres des instances du Modem (car ils se disent on ne sait jamais de quoi est fait l'avenir....). Alors il ne faut pas s'étonner de ces positions divergentes et de l'incapacité des parlemenaires "centristes" à peser sur le vote au Congrès. Il ne faut pas chercher beaucoup plus loin les dissonances que nous regrettons.
Ecrit par : Sébastien | 25.07.2008
Entièrement d'accord avec Sébastien, mais je crois que si on veut être un tant soit peu crédible, il y a un moment où il faut savoir qui reste et qui part. Il y a trop de discordance entre la "base militante" en majorité acquise à la cause MoDem, et un certain nombre de cadres qui sont restés UDF de coeur et un pied au MoDem des fois que le vent tourne.
Il faut savoir si on préfère garder les militants (qui sont les futurs cadres) qui sont vraiment l'essence du MoDem, ou les pseudo MoDem qui pourrissent la vie du mouvement depuis un an et qui décrédibilisent son action auprès de nombreux militants et du public en général.
A ménager la chèvre et le chou on risque de perdre sur tous les tableaux et se retrouver être un mouvement marginal après avoir manqué de peu avoir un président de la République.
Ecrit par : Philippe Markowicz | 25.07.2008
Merci pour cette analyse précise et juste. Dommage qu'on ne l'entende pas plus dans des grands médias vampirisés par le pouvoir.
Continuez d'animer votre blog que je trouve de bonne tenue face à vos confrères politiques si timorés et consensuels dans leurs discours bloguesques.
Ecrit par : Dominik | 25.07.2008
@Dominik : Tout à fait exact pour la qualité de ce blog qui est régulièrement mis à jour contrairement à beaucoup qui ne sont mis en ligne que lors des élections... et abandonnés ensuite.
Ecrit par : KAMMERER Pascal | 25.07.2008
Et que dire de l'article sur D Badré dans le Canard enchainé p2...Cela en dit long sur la politique de certaines personnes au Modem...
Ecrit par : eric | 26.07.2008
Que dit cet article ?
Ecrit par : KAMMERER Pascal | 26.07.2008
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