22.08.2008
Le temps de l'économie durable est arrivé, par Corinne Lepage
En matière économique, la méthode Coué n'a guère d'efficacité. La récession à laquelle nous devons faire face devrait être l'occasion de mettre en place une révolution économique comparable à celle qu'a pu être, au moment de la crise de 1929, le New Deal. Certes, on pourrait objecter que ce n'est pas dans les périodes de récession que l'on peut changer les orientations, puisqu'il faut au contraire tout faire pour relancer la croissance, et par voie de conséquence privilégier les secteurs industriels traditionnels qui sont les plus conséquents en termes d'emplois.
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15:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : corinne lepage, développement durable





Commentaires
J'espére que tous les membres de CAP 21 ont lu ou liront cette tribune.
Voilà, une vraie synthése et un vrai plan de bataille.
comme je l'ai dit et redit ce jour a CORINNE, nous devons changer nos mots, pour être visibles, et nous démarquer du fatras "ecologiste" qui contamine et connote les bonnes positions.
nous devons parler de "CONSCIENCE DE LA TERRE", qui commande un nouveau modéle economique.Nous avons en magasin toute la suite, cela part de la politique de la petite enfance, au développement des AMAP, en passant par un financement innovant de la santé et une réorganisation de notre démocratie elective et territoriale.
Bonne rentrée a tous et toutes.
Ecrit par : HASSELMANN | 22.08.2008
Bonjour, Très bonne analyse, comme toujours. je me suis permis de reprendre votre tribune sur Relatio-europe, comme je le faisais avec votre accord pour vos chroniques de france culture. Bonne continuation. Merci pour votre pertinence et votre cohérence. Votre cause est la celle de nombreux citoyens qui n'ont qu'un problèmes: ils ne se retrouvent pas dans les paris actuel, y compris dans le nouveau que vous tentez avec courage d'orienter dans une voie qu'il aurait du (et pu) emprunter dès sa création. Cordialement
Ecrit par : daniel riot | 22.08.2008
Corine Lepage nous dit :
"L'effacement de l'avenir dans nos sociétés ? qui se traduit notamment par une hyper-matérialité, une valorisation extrême du court terme, voire de l'immédiat, est la cause de nos maux."
Cet effacement de l'avenir , et ce (sur)poids du présent , cause de nos maux ne renvoit il pas à l'organisation de notre vie politique ?
L'activité politique n'est elle pas justement l'art d'analyser le présent et de choisir l'avenir ?
Ne peut on donc pas voir ici le signe d'un dysfonctionnment majeur de notre organisation politique ?
Cela renvoit à la nécessité dont je parle souvent , de réorganiser autrement nos pratiques et structure politiques , de créer un nouvel outil public , accessible à tous , dédié à l'analyse , à l'élaboration du diagnostic , à l'élaboration du projet ; outil réintroduisant l'avenir .
Ecrit par : Di Girolamo | 24.08.2008
il est clair que le sujet est global et intègre les rapports du politique . la vraie nouveauté est que la crise économique oblige enfin le politique à revenir dans le jeu mais il ne eput le faire qu'en reposant la question du mode de gouvernance.
Ecrit par : corinne lepage | 24.08.2008
Corinne Lepage nous dit :
"L'effacement de l'avenir dans nos sociétés ? qui se traduit notamment par une hyper-matérialité, une valorisation extrême du court terme, voire de l'immédiat, est la cause de nos maux."
Oui ...Mais la cause de cela ? Pourquoi le présent a t il pris autant le pas sur l'analyse globale , le long terme???????????????
Ne serait ce pas tout simplement dans l'organisation de l'activité politique qu'il faudrait chercher cette cause ?
Dans le fait d'organiser la vie politique autour de partis qui gèrent le pays en alternance et pour être élus doivent se concentrer sur les préoccupations immédiates de leurs électeurs ? Cela,au lieu d'organiser la démocratie autour du débat et de l'analyse globale ? Avec un président élu pour animer et gérer ce débat , et non sur un programme avec des promesses?
Dans le fait d'organiser la vie médiatique en nombres de news , sans espace public où le débat précédemment évoqué puisse se dérouler en permanence ?
Et pour aller un peu plus loin ...Pour relocaliser , pour produire et consommer moins d'objets futiles ......N'aurait on pas besoin d'un outil politique d'anticipation , de prospective , de planification ?
Et un peu plus loin encore ... pour que cette planification ne soit pas "étatique" et venant d'en haut , cet outil politique ne doit il pas être largement participatif ?
Au final ..la cause de tous nos maux , n'est elle pas à rechercher dans l'absence d'une démocratie participative organisée et orientée vers le diagnostic et le projet de société ?
Ecrit par : Di Girolamo | 25.08.2008
Je m'excuse pour ce redoublement de commentaire ; mais pour des raisons techniques , ce dernier commentaire n'était pas passé , j'en ai donc posté un autre pour dire à peu près la même chose
Ecrit par : Di Girolamo | 25.08.2008
Vive tribune, excellente à mon humble avis, j'adhère pleinement à cette orientation, j'espère cette "révolution écologique" là.
Je me réjouis que le Mouvement démocrate ait voté lors de son Congrès fondateur, dans la bonne humeur démocratique, l'amendement qui fait du "développement durable" son objet (art. 12 : "promouvoir les idéaux républicains et le développement durable par l'édification d'une démocratie de responsabilité dans la vie politique nationale, européenne et mondiale comme dans la vie économique et sociale").
Les pouvoirs européens et régionaux, qui seront désignés lors des deux prochaines élections de 2009 et 2010, peuvent être décisifs pour réaliser cette révolution. J'espère (comme en 2004, http://demsf.free.fr/C2030179614/E20051029133603/index.html , mais c'est maintenant une urgence) que les démocrates trouveront le souffle et l'inspiration pour se rassembler sur ce projet de développement durable, le faire connaître aux citoyens, les rassembler eux sur ce projet, contre l'irresponsabilité-inconséquente.
(car lorsque vous écrivez "les secteurs industriels traditionnels ... sont les plus conséquents en termes d'emplois", non, ils ne le sont plus ! la défense à tous crins de ces grands intérêts industriels est très éloignée d'une politique tournée vers l'emploi).
Ecrit par : FrédéricLN | 25.08.2008
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