26.01.2009
Corinne Lepage: Du besoin de Justice
La Justice, au sens de valeur comme au sens institutionnel, est au cœur de toute société. Or, elle n’apparait pas comme un objectif de nos dirigeants, voire pire encore, elle semble un obstacle.
Et pourtant ! Le mal-être français trouve pour une large part sa source dans l’injustice croissante du modèle défendu par nos dirigeants, injustice qui est, de surcroît, niée. Injustice économique qui n’a cessé de progresser. Ainsi, les dividendes versés en France aux actionnaires représentaient 12 % en 2005 contre 4 % en 1982 ; les dirigeants du CAC 40 ont gagné en moyenne 4 millions d’euros en 2007 soit environ deux siècles de salaires médians ; la stagnation du salaire moyen cache de profondes disparités d’évolution dans la distribution des salaires. Entre 1998 et 2006, pour 90 % des salariés le progrès n’a été que de 4 % en huit ans ; mais les 1 % les mieux payés ont progressé de 14 %, les 1/1000ème les mieux payés ont progressé de 29 % et les 1/10000ème les mieux payés, soit 2500 personnes, de 51 %. Enfin, le salaire moyen en France (28 000 euros), est inférieur à la moyenne de la zone euro(30 500 euros) et même des 25( 29540 euros). Il est très loin du salaire anglais (40 553 euros) ou allemand (39440 euros).
La fiscalité pèse essentiellement sur les classes moyennes, puisque aux multiples moyens de défiscalisation s’est ajouté le bouclier fiscal. Cette situation profondément injuste voit ses effets démultipliés du fait de la crise et le mauvais vouloir des banquiers, subventionnés par l’Etat, à accepter l’absence de bonus, qui aurait été indirectement payé par le contribuable est le comble du contre-symbole.
Et toute cette politique n’a de plus, en rien bénéficié globalement à l’économie française et aux citoyens français dont le pouvoir d’achat, par rapport aux autres citoyens de pays développés ne cesse de se réduire. La France occupe aujourd'hui la 16e place avec un produit national brut par habitant de 35 854 euros, contre 43 700 aux États-Unis et 37 600 en Grande-Bretagne. La grève majeure du 29 janvier, qui serait soutenue par près de 70 % de la population , traduit l’exaspération du plus grand nombre et pas seulement issus du secteur public, devant cette dégringolade qu’aucun effort de redistribution ne vient contrecarrer .
Mais la valeur justice n’est pas seule à la peine.
L’Institution judiciaire, qui n’est pas reconnue comme un pouvoir, est ramenée au rang d’un service public chargé de mettre en œuvre une politique pénale à géométrie variable. La justice, comme contre-pouvoir et instrument de promotion de l’état de droit devient elle aussi un obstacle à abattre. D’où l’agression permanente dont l’Institution Judiciaire est l’objet. La réforme n’a pour but d’améliorer ni l’exercice des droits de la défense (sauf pour la catégorie des délinquants VIP) ni les droits des victimes, ni une meilleure application des textes et encore moins de faire supporter par les responsables des grandes catastrophes sociétales qu’elles soient financières, sanitaires ou sociales, leur choix. Elle a pour finalité de renforcer la répression de la délinquance de droit commun, ( qui n’empêche en rien l’explosion des violences commises contre les personnes), et d’éviter la poursuite et a fortiori la condamnation des délinquants en col blanc, pourvoyeurs de poison comme corrompus, fraudeurs comme trafiquants d’influence .Or, ce deux poids deux mesures, que traduit la volonté de supprimer les juges d’instruction sans assurer l’indépendance du parquet, est parfaitement perçu par l'opinion publique comme le moyen trouvé par le Pouvoir pour 16 que la Justice ne puisse être rendue.
Cette régression française dans le domaine de la Justice et des libertés publiques se traduit dans les condamnations à répétition de la Cour européenne des Droits de l’Homme et dans la banalisation de l’image de république bananière de notre pays, que le recul dans le classement de Transparency international illustre. Or, cette circonstance rejaillit sur notre image internationale et donc sur notre compétitivité, ce qui fait que l’intérêt éthique rejoint ici l’intérêt économique.
Car, dans le monde qui vient, l’état de droit est un élément clé et il ne peut y avoir d’état de droit sans juge pour le sanctionner. Le progrès immense qu’a constitué la Création d’une cour pénale internationale et la poursuite des crimes de guerre est un espoir pour tous ceux qui rêvent d’une justice internationale, indépendante des pouvoirs politiques, capable de poursuivre également les grands pollueurs de la planète, qui restent quasiment impunis ou les criminels de la finance dont la cupidité nous a précipité dans le gouffre.
Ceux qui, en France rêvent qu’elle soit un exemple et puisse être un acteur incontournable de la scène internationale, devraient être attentifs à cesser de multiplier les contre performance et les contre exemples. D’ Antigone à nos jours, le combat pour la justice ne cesse est un combat d’actualité
07:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : corinne lepage, justice





Commentaires
Quand on me demande que ferait François Bayrou de significatif en arrivant au pouvoir, parmi une demi douzaine de décisions, je mentionne : "Renforcer la Justice - en (entre autre, mais ce n'est pas négligeable) multipliant sont budget par 4 ou 5 histoire de lui donner le moyen de maintenir un État de droit sans lequel le reste n'est rien."
Évidemment, Bayrou n'a pas partagé ses idées là dessus avec moi. Mais je pense qu'il serait surement d'accord. J'espère bien, en fait. Qu'en pensez-vous?
Ecrit par : Pierre Guillery | 26.01.2009
Bayrou a surtout brillé par ses brillantes hésitations et reculades. Il a de brillantes idées quand il est assis entre deux chaises ;)
Ecrit par : hifi | 26.01.2009
Ah! la stigmatisation et le leitmotiv, de "l'assise entre deux chaises", lorsqu'on n'a pas d'argument plus pertinent, c'est pratique!
Société d'inégalité et d'injustice croissante, oui
Déni de Démocratie, oui
Abus de tous les pouvoirs, judiciaire, financière, médiatique, oui
Alors, je signe pour Monsieur Bayrou sans hésitation ; lui et lui seul, avec son équipe, Corinne Lepage entre autre, mais pas seulement, pourront réconcilier la France avec les Français, les Européens, et nous permettre de vivre à nouveau dans un état républicain.
Ecrit par : Longeron | 27.01.2009
Il ne s'agit pas de signer pour Mr BAYROU assis entre "2chaises"!
Il se trouve que F BAYROU dispose aujourd'hui d'un capital de notoriété qu'il faut utiliser.
Avec Corinne nous disposons d'une personnalité, également reconnue, et qui s'est forgée des convictions .Nous allons voir le résultat de la constitution des listes aux europeennes et nous tirerons les conclusions.
Il reste, que BAYROU n'est que le vecteur, il faut ensuite produire du concret, prendre un à un chaque théme pour élaborer un projet et sa traduction pratique en mesures chiffrées.
C'est long, mais c'est faisable et il faut s'y mettre.
Président de LIBR'ACTEURS, membre de CAP21, nous travaillons sur le non cumul des mandats.Compte tenu de l'échéance Europe, nous attendons le corpus MODEM, pour conforter ou amender!!
Ecrit par : HASSELMANN | 27.01.2009
Un exemple de dérive policière souvent la nuit ...les faits sont arrivés à la fille d'un ami
Vous me connaissez: j'ai une tête d'arabe, mal rasée, mal habillée, échevelée, une vraie tête à claque.
Je suis en procès le 20 mars, accusée d'outrage, rébellion et violence.
(je suis considérée comme "récidiviste". la première fois j'ai assumée mes actes: avoir insulté un policier entrain de violenter quelqu'un. cette fois çi c'est différent: je n'ai RIEN à me reprocher! j'ai été agressée et j'ai essayé de me DÉFENDRE!
Les faits:
Samedi vers 1H00 du matin, je reviens d'une scène slam dans le 18e en métro, lorsqu'à Nation le personnel RATP me signifie un accident sur la ligne 6, plus de métro, je sors place de la Nation et me poste à un arrêt de bus pour attendre un bus de nuit. Je suis un peu alcoolisée, j'ai bu environ 4 verres de vin rouge et surtout je n'ai rien mangé. Mais j'ai absolument tous mes esprits, je ne titube pas, je ne présente aucun signe d'agitation. Je suis seule et je ne remarque pas les voitures qui passent, n'y prêtant aucune attention. J'avance un peu au bord du trottoir (je ne descend pas sur la route) pour guetter au loin l'arrivée du bus. Je suis enrhumée, me mouche et crache à mes pieds. Je voit alors deux hommes en uniforme de policiers à la stature imposante sortir d'une voiture se précipiter sur moi en hurlant que j'ai craché sur eux. Je leur explique que je vient seulement de les apercevoir, que j'ai craché à mes pieds et que j'en ai parfaitement le droit. Ils sont très agités et refusent de m'écouter. Je continue de leur expliquer que mon crachat ne leur était pas destiné, que j'attends simplement le bus. Mais l'un d'eux me saisit très violemment par les poignets et me passe les menottes en m'expliquant qu'il m'emmène au poste pour y passer la nuit en garde à vue. Je suis prise de panique, c'est la première fois qu'on me passe des menottes et je crie au secours, que je n'ai rien fait qui justifie cette agression, je me débat et refuse de les suivre dans la voiture. Je suis profondément choquée par ce que je considère comme une agression et j'appelle au secours. Il n'y a personne. Le bus de nuit que j'attendais passe alors que les policiers tentent de me faire entrer dans la voiture, je leur demande de me laisser monter à bord du bus, que je veux rentrer me coucher. Les policiers refusent, me brutalisent. Le bus ralentis, je me débat, je continue d'appeler à l'aide et explique que je n'ai rien fait, mais le bus ne s'arrête pas et les deux hommes sont décidés à m'emmener, ils réussissent à me faire entrer dans le véhicule et démarrent. Je suis sous le choc, je viens de me faire agresser par deux hommes, de nuit, alors que j'étais seule et parfaitement calme.. Je leur demande ce qui justifie cette arrestation, ils m'expliquent qu'ils été outragés par mon crachat et m'accusent de leur avoir tiré la langue. Je nie les faits catégoriquement, leur répète que je ne les avais pas vu avant de les voir surgir de leur voiture, que c'est à mes pieds que j'ai craché et que je ne leur ai jamais tiré la langue. Je leur dis aussi que les menottes me font mal aux poignets, je leur demande de les desserrer. Ils refusent et me demandent: "A quoi croyez vous que servent les menottes mademoiselle?" (Durant toute la procédure j'ai demandé qu'on me desserre les menottes, ce qui a à chaque fois été refusé, excepté le lendemain après midi alors que mes poignets avaient triplé de volume.)
Je suis profondément bouleversée, je leur explique que je ne comprends pas, qu'il y a méprise.
Nous arrivons au poste de police où j'explique que je viens de me faire arrêter abusivement, mais personne ne m'écoute, je me met en colère devant tant d'injustice, je demande qu'on me rende ma liberté, qu'on me retire mes menottes et me laisse rentrer chez moi. On me demande de souffler dans l'éthylotest, je commence par refuser, rien ne justifiant qu'on entame une procédure de garde à vue. On tente de me faire souffler par la force, je me débat. Une femme policer se jette alors sur moi, et au milieu de la pièce, sans me signifier une fouille en règle commence à m'arracher mes bracelets. Je lui demande de faire attention à mes bijoux qui ne se détachent pas facilement. Mes bracelets et certains de mes colliers sont noués et ne possèdent pas de fermoir, il faudrait donc défaire les noeuds pour ne pas les abîmer. Au lieu de ça je sens que la femme les arrache brutalement et les sectionne, (ils sont désormais détruits, je possède toujours les débris). Elle me répond qu'elle "n'a rien à faire de mes bijoux de merde" et me frappe a plusieurs reprises la tête contre le mur carrelé, me causant des douleurs à la tête insoutenables. Alors qu'elle arrache un de mes colliers, je suis prise de fureur et la mord au petit doigt, au travers de son gant en cuir. Ce geste était un acte de détresse intense, l'arrachage, le mépris de mes bijoux et la dignité de ma personne, ainsi que la violence avec laquelle j'étais traitée portait atteinte à mon intégrité, m'humiliant et causant chez moi une incompréhension totale. J'étais impuissante, menottée, violentée, on était entrain de me frapper la tête contre un mur carrelé, de m'arracher mes bijoux en m'expliquant clairement qu'on n'en avait rien à faire, et ce devant plusieurs témoins, gardés à vue et policiers. J'ai hurlé ma souffrance d'être traitée ainsi, j'ai crié à l'injustice et me suis débattue alors qu'on me violentait. J'étais profondément choquée, et je cherchais juste à me défendre et faire respecter ms droits fondamentaux d'individu. J'ai ensuite été plaquée à terre par plusieurs policiers. J'ai ensuite accepté de souffler dans l'ethylotest.
J'ai été placée en cellule de dégrisement jusqu'au matin, puis gardée à vue jusqu'en fin d'après midi, alternativement menotée à un banc ou enfermée en cellule. On ne m'a pas proposé de petit déjeuner, j'ai du réclamer à manger vers 11 heures. J'ai refusé d'abord que l'on me prenne mon ADN, puis, devant la menace de prolongement de garde à vue ainsi qu'une très forte amende et un emprisonnement, j'ai finalement accepté, ce qui va à l'encontre de mon opinion: je considère que je n'ai rien commis qui justifie que mon code génétique soit saisi sur un fichier, et conservé à vie. Aujourd'hui, mercredi 28 janvier, je suis encore sous le choc des événements, je suis fatiguée nerveusement, et présente encore des bleus et contusions au maxillaires, au cou, aux poignets, aux bras, aux épaules et aux jambes. Je me considère comme ayant subie des violences injustifiées, de la torture physique et suis profondément choquée psychiquement.
Lors de mon passage à l'hôpital j'ai montré au médecin, qui les a constaté, les marques profondes qu'avaient laissé les menottes à mes poignets, les marques sur mes épaules, mes bras et mes jambes ainsi qu'à mon visage. J'ai aussi expliqué que j'étais en état de choc d'avoir été violentée et humiliée, qu'il s'agissait d'une erreur policière. j'ai demandé au médecin de ne pas me laisser retourner en cage mais le médecin a refusé.
Lors de l'ouverture de mon dossier au matin j'ai demandé de visionner les images de mon arrestation, imaginant bien qu'elle a été filmée par une caméra, ayant eu lieu place de la Nation, aux abord de grands magasins comme Printemps. On m'a répondu qu'il n'y avait pas de caméra, ce que je demande à vérifier.
Je réfute le fait d'avoir tiré la langue aux policiers et de, comme écrit sur ma convocation, "avoir craché au pied du policier". J'affirme que je n'ai PAS PU cracher au pied du policier puisqu'il était dans sa voiture à ce moment là. J'ai craché à mes pieds alors que la voiture de police n'était pas encore arrêtée à mon niveau. Je n'ai aperçu les policier qu'au moment où ils se sont arrêté et ont surgis de la voiture.
Je me demande s'il ne faudrait pas que je porte plainte.
J'ai besoin d'aide juridique et de soutien. Vers quelles associations me tourner?
... merci...
Ecrit par : Christophe | 31.01.2009
De la justice ...j'en reçois de plus en plus dans ma boite à mail. Ce que je me demande c'est ce que cherche notre cher président ...instaurer la loi martial... par la provocation ...
je partage les propos tenus pour les faits que j'ai pu moi-même observer lors de cette manifestation.
> > > > je partage les mêmes inquiétudes.
> > > > je partage la même révolte.
> > > > brigitte
Bonjour, pour ceux qui ne sont pas encore au courant, notre cher président est venu nous rendre visite à Saint-Lô. Je faisais parti des enseignants qui ont profité de sa venue pour lui signifier notre désaccord quant à la suppression des RASED. Les intentions des manifestants étaient pour le moins pacifiques mais celles de M. Sarkosy un peu moins. Ce qui s'est passé ce lundi est tout simplement scandaleux . Je vous transmet une lettre écrite par une collègue également présente lundi et qui résume bien la situation. Libre à vous de la lire ou non. Je confirme que tout ce qui est dit dans ce courrier est vrai, j'y ai moi-même assisté, et je peux vous dire que la lacrymo, ça pique!!! Petit détail manquant dans la lettre: les médias accusent les manifestants d'avoir cassé une vitrine, ce sont en fait les CRS qui l' ont cassée en voulant frapper un jeune lycéen. Voilà, bonne lecture.
> > > Julien
>
>
> > > > >> Bonjour à tous. Je tenais à vous signaler plusieurs faits alarmants dont vous devez déjà être au courant. J'ai bien reçu la lettre de l'enseignante de l'école Calmette et Guérin.....Et beaucoup d'autres personnes aussi, car elle a déjà eu des soucis suite à ses écrits !!! Il serait bon de s'assurer que ces suites ne la desservent pas !!!! si cela n'est pas déjà fait ! D'autre part, les enfants de la classe "choisie" pour recevoir la visite de M. Sarkozy a reçu depuis une semaine les visites du préfet, de la police, etc. On leur a demandé d'apprendre à se lever convenablement en posant la main droite sur leur bureau... Et en disant « Bonjour M. le Président » !!!! Un membre de ma famille fait partie de cette classe... De plus, comme vous le stipulait la lettre de l'enseignante, des travaux demandés depuis des mois, ont été réalisés très rapidement en une semaine... Mais uniquement sur le « chemin » très balisé de M. le Président !!!!! Ma s¦ur, dont l'enfant était scolarisé dans cette école, n'a pas pu se mettre derrière la barrière de l'école pour l'arrivée du président. Elle a été bloquée en bas de l'immeuble attenant à l'école et n'a pas pu faire trois pas vers l'école. Elle a aussi voulu faire descendre une banderole, avec les habitants du quartier et parents d'élèves le long de l'immeuble ; et les CRS ont demandé à une voisine quelques étages plus bas de la couper ! De plus, la commissaire de police est venue saisir violemment ma s¦ur par le bras, pour l'empêcher de siffler ! Ce dernier avait ordonné de ne pas voir de manifestants sur son chemin ! Arrivés à 8 h 30... nous nous sommes dirigés vers le boulevard de la Marne où nous attendaient CRS, gendarmes mobiles bottés et casqués et camion anti émeutes ! Impossibilité de passer alors que des accords avaient été conclus avec la préfecture sur le déroulement de la journée, et tout a été systématiquement bafoué !!!!!!!!! 500 CRS !!!! A défaut de nous voir, il nous a entendus !!!!!! Je tenais à signaler l'aspect très violent des forces de l'ordre, qui affichent partout au sein de leurs locaux qu'ils sont présents afin d'assurer notre sécurité avant tout ! En effet, place de la Licorne, une personne âgée a été bousculée par les CRS sous les yeux de lycéens qui se sont empressés de la secourir !!! Les CRS sont passés en bousculant tout le monde, y compris femmes et enfants, alors qu'il n'y avait aucune raison de s'inquiéter et aucune manifestation de violence, sauf la leur ! Un enseignant qui parlait avec les lycéens afin de les calmer face à l'agressivité des CRS s'est fait matraquer en se retournant... Tout mouvement d'une personne étant considéré comme dangereux ?????????!!!!!!!! Je suis sidérée, choquée ! Jamais auparavant, je n'ai assisté à une telle vague d'extrémisme ! C'est très important que nos jeunes, qui sont restés calmes et respectueux, aient été présents ! Témoins ! Vous rendez vous compte que deux d'entre eux se sont faits mettre à terre, puis embarquer au commissariat de police alors qu'ils n'avaient rien fait !!!! Tout cela est très inquiétant et nous constatons, encore une fois, que M. le président fait ce qu'il veut ! La mobilisation doit être très importante, et au sein de tous les corps de métiers ! Nous nous devons de protéger nos enfants de cette montée en puissance de la dictature sarkozienne !!!! Et lorsque le peuple est dans la rue, M. le Président peut mettre 500 CRS pour l'empêcher de manifester, il est là et manifeste !!!! C'est un de nos droits qui a été bafoué hier ! Comme beaucoup d'autres actuellement ! Y compris le droit à l'éducation pour nos enfants ! Je signale, pour en terminer avec ce courrier, que des groupes ont été constitués sur le net, afin de repérer les personnes « dérangeantes »pour le gouvernement ,et surveiller leurs conversations et mails. Les derniers mots du président lors de son discours à Saint-Lô : « N'ayez pas peur du changement, n'ayez pas peur de la crise, n'ayez pas peur de l'avenir » !!!!! Commentaires de M. Digard dans le Ouest-France du13 janvier : « C'était un honneur pour la ville d'accueillir le premier personnage de l'état. Mais c'est de la très haute tension... Quant aux manifestations, je reconnais que l'on puisse ne pas être d'accord et l'exprimer, mais dans le respect de la fonction incarnée par le président de la république ». Nous sommes restés respectueux, mais notre droit à la manifestation n'a pas été respecté ! Nous voulons une égalité dans l'enseignement et les moyens nécessaires afin d'atteindre les objectifs espérés Combien a coûté ce déplacement de M. Sarkozy ? Quant au déploiement des forces de l'ordre... Cet argent dépensé pourrait aider tant d'écoles, de collèges et lycées !!! Voilà ce que je tenais à écrire après être allée manifester hier ! Nous sommes beaucoup à être en état de choc... Je diffuse ce mail à tout mon carnet d'adresses, ainsi que les vôtres car tous ces faits sont des atteintes à la liberté et aux droits de l'homme ! Isabelle
Ecrit par : Christophe | 31.01.2009
Le gouvernement prépare une réforme de la justice des mineurs. Nous sommes un groupe pluridisciplinaire qui voulons témoigner de la complexité de ces questions et peser, avec vous, dans le débat qui va s’ouvrir :
http://quelfuturpourlesjeunesdelinquants.fr
Ecrit par : gp | 03.02.2009
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