04.03.2009

Réponse de Corinne Lepage aux experts de l'AFSSA

Une lueur d’espoir semble enfin apparaître dans le dossier OGM. En effet, la bataille menée par le lobby pro-OGM pour éviter le progrès des connaissances quant à l’impact sanitaire des OGM semble quelque peu s’essouffler.


De quoi s’agit-il ? D’éviter que des études sérieuses, indépendantes et rendues publiques sur les effets des OGM sur la santé humaine ne puissent être menées à bien, a fortiori ouvertes à la controverse scientifique et au débat public.
La tâche pouvait paraitre ardue dans la mesure où la directive communautaire de 2001 exigeait avant toute mise sur le marché des études sur l’impact à moyen et long terme des OGM notamment sur la santé et interdisait que ces études puissent être dissimulées au public sous le prétexte du secret industriel.


Le combat a donc été engagé pour ne pas appliquer ce texte grâce au soutien sans faille de la Commission et à l’ambigüité pour ne pas dire le double discours d’un certain nombre d’Etats, dont malheureusement le nôtre. Comment ?


- tout d’abord, en faisant adopter en 2003 un règlement sur l’alimentation, beaucoup plus laxiste que la directive de 2001, qui ne prévoit pas  la publicité des études ni du reste leur caractère obligatoire et que les industriels peuvent choisir plutôt que le régime de la directive de 2001 pour solliciter les autorisations.


- ensuite , en se battant pour ne pas  réaliser les études sur les rats durant 90 jours, ce qui est le strict minimum , lorsque l’on sait que les OGM sont pesticides et que tout pesticide mis sur le marché doit comporter des études réalisées sur deux mammifères dont l’une durant deux ans. Mais aussi, en tentant  d’obtenir qu’aucun Etat ne réalise ces études afin d’éviter totu débat public ;


- en fin, en dissimulant les rares études faites par les firmes en brandissant le secret industriel, inopposable  au terme de la directive de 2001. C’est ce que vient de faire M.Barnier , au nom du gouvernement français en refusant de rendre publique l’étude sur le MON 810.

Or, cette triple stratégie commence à se fissurer.

Tout d’abord, parce que la contestation sur l’absence d’études sérieuses monte et vient en particulier des Etats-Unis. Vingt-six scientifiques américains viennent de rendre publique une déclaration dans laquelle ils affirment qu'« aucune recherche réellement indépendante ne peut être légalement menée sur de nombreuses questions de première importance ». Loin d'être anti-OGM, certains de ces chercheurs affirment même y être favorables. Dans le cadre de la mise en place de réunions consultatives sur les cultures OGM. Spécialistes des insectes du maïs, ces chercheurs ont dus ‘avouer incapables de fornir à l’Etat des informations dans la mesure où la recherche scientifique sur les OGM formellement interdite.

En effet, les vendeurs de semences génétiquement modifiées interdisent par contrat aux acheteurs de mener des recherches sur leurs produits et interdisent la publications d’études extérieures si ils ne les ont aps au préalable validées. «  Si une compagnie peut contrôler les recherches (...) elle peut réduire les aspects négatifs potentiels qui peuvent survenir dans toute étude » affirme Ken Ostlie, entomologiste à l'Université du Minnesota. Pour Elson J. Shields, professeur d'entomologie à l'Université de Cornell, les firmes «  peuvent potentiellement pratiquer le blanchissage des données et des informations soumises au Ministère de la Protection de l'Environnement (EPA) ». Mark A. Boetel, de l'université d'état du Dakota, raconte pour sa part qu'il a maintes fois essayé d'obtenir les autorisations nécessaires pour étudier la réponse biologique des semences transgéniques à un traitement insecticide. En vain. Ce sujet ayant été rendu public aux Etats-Unis, il est plus que probable que des évolution surviennent d’autant plus que la Californie débat d’un projet de loi mettant à la charge des firmes agrosemencières une responsabilité en cas de pollution.


En second lieu,  la contre-expertise menée par le CRII-GEN sur le MON 863 qui a fait l’objet d’un vaste débat européen, même si fidèle à sa tradition , l’EFSA a refusé de revoir sa position, a mis en lumière les anomalies déjà relevées par Monsanto qui devaient être dissimulées et quelques autres sur le foie, les reins le poids et la formule sanguine des animaux ayant consommé du maïs MON 863 durant 90 jours. Depuis lors, se sont ajoutées de nouvelles études concordantes , y compris les premières études publiques.  Tout d’abord , une étude publique autrichienne, la plus poussée au monde, qui porte sur plusieurs générations de rats met en lumière des différences significatives pour les rats qui ont consommé un mélange de MON 810 et de NK 603, sur des paramètres qui sont les mêmes que ceux relevées pour  leMON 863, ce qui confirme la possibilité d’effets secondaires. L’étude déjà menée par le Professeur BUIATTI, de Florence en 2008 sur le MON 810 met en lumière des caractéristiques génétiques inattendues.

De plus, après 10 ans d’atermoiements, l’INRA a fini par mener à bien une étude qui avait été bloquée et qui met en lumière le passage des génes modifiés dans le sang des animaux. Ces études toutes concordantes pour montrer la possibilité d’effets secondaires sur la santé humaine interviennent  alors qu’june association de consommateurs belge qui vient de révéler que de plus en plus de produits alimentaires contenaient des traces OGM, y compris des produits bio. Dans son numéro de février, Test-Achats a publié les résultats d'une étude portant sur 113 produits contenant du maïs et/ou du soja, dont 35 produits bio. Un test semblable, effectué il y a 6 ans avait montré qu'aucun de ces produits ne contenait d'OGM. De plus, publiée dans le 21 janvier 2009 sur le site NewScientist, une étude mexicaine démontre que des gènes de maïs génétiquement modifié ont contaminé des variétés sauvages. "Maintenant, c'est officiel", affirme en introduction cette étude, résumant les atermoiements des pro-OGM à reconnaître une réalité et la preuve que le risque de contamination est plus sévère que ce qui avait été envisagé.


Enfin, le secret parait devoir être immanquablement levé. Dans un arrêt rendu fin février, la Cour de Justice des Communautés européennes vient de rappeler que le secret industriel n’est pas opposable aux informations d’ordre parcellaire relatives à l’implantation des cultures OGM .Mais, la rédaction de l’arrêt est très générale et vise l’article 25 de la directive qui concerne précisément aussi les études sur la santé.
Ainsi se rapproche inéluctablement l’épreuve de vérité, le moment où les agrosemenciers set ceux qui les soutiennent ne pourront plus éviter de mettre sur la place publique le débat sur les effets des OGM sur la santé humaine. C’est sans doute la raison pour laquelle la violence est aujourd’hui considérable et les pressions n’ont jamais été aussi fortes  pour contraindre les européens récalcitrants à accepter les OGM. La course contre la montre est effectivement engagée mais le temps risque de manquer à ceux qui ont projeté de rendre la situation irréversible avant que l’étendue des dégâts ne puisse être connue. Et, leur acharnement pèsera certainement lourd lorsque sera venue l’heure de la recherche des responsabilités des uns et des autres.

Corinne Lepage, ancien ministre, présidente du Crii-Gen

 

Pour info communiqué des experts de l'AFSSA

« Les experts en ont assez ! »

« Les comités en charge de l'évaluation des risques potentiels liés aux OGM, sont constitués de scientifiques issus de la recherche publique choisis pour leurs

compétences reconnues et attestées par leurs publications dans des revues internationales.

Ils sont impérativement indépendants de toute appartenance à un groupe d'intérêts en relation avec leur mission et ils s’engagent à n'agir qu'en fonction de leurs

connaissances scientifiques.

Les avis collectifs qu'ils émettent découlent de la complémentarité de leurs domaines de compétence.

Chaque avis est basé au cas par cas sur l'analyse critique de toutes les données disponibles, des plus anciennes aux plus récentes et d’une analyse approfondie de

l'ensemble des informations que contiennent les dossiers à évaluer.

Les experts s'efforcent toujours de faire la différence entre conclusions fondées sur des connaissances sérieusement établies et interprétations abusives, voire erronées,

issues de publications et/ou rapports hâtifs qui font souvent plus de bruit qu'ils ne le mériteraient.

Les avis émis par les comités d'experts scientifiques ne sont d’ailleurs pas systématiquement favorables à tous les OGM et curieusement, les avis négatifs ne

sont jamais objets de récriminations.

Les experts signataires rappellent publiquement leur engagement d’indépendance.

Ils considèrent que les conclusions de leurs expertises ne doivent pas servir de prétextes à des prises de positions basées, en réalité, sur des arguments

économiques, sociologiques ou politiques de quelque bord qu'ils soient.

Les experts doivent pouvoir travailler dans la sérénité, ils en ont assez du dénigrement, voire de la diffamation dont ils sont l'objet de manière répétée. »

Liste des signataires (par ordre alphabétique) :

Eric Antignac, Membre du CES Biotechnologie de l’AFSSA

Louis-Aimé Aumaître, Membre du CES Biotechnologie de l’AFSSA

Francine Casse, Membre du CES Biotechnologie de l’AFSSA

Yves Chupeau, Expert ex-CGB

Yvette Dattée, Membre de l’Académie d’Agriculture, Membre du CES Biotechnologie

de l’AFSSA et de l'ex-CGB

Alain Deschamps, Membre du CES Biotechnologie de l’AFSSA

Jacques Dietrich, Membre du CES Biotechnologie de l’AFSSA

Françoise Ergan, Membre du CES Biotechnologie de l’AFSSA

Marc Fellous, Président de l’ex-CGB

Joël Guillemain, Membre du CES Biotechnologie de l’AFSSA, expert à l’AFSSAPS,

membre de l'Académie nationale de Pharmacie

Florian Guillou, Membre du CES Biotechnologie de l’AFSSA

Thomas Haertlé, Membre du CES Biotechnologie de l’AFSSA et l’AESA

Louis-Marie Houdebine, Membre du CES Biotechnologie de l’AFSSA et l’AESA

Philippe Joudrier, Membre du CES Biotechnologie de l’AFSSA

Martine Kammerer, Membre du CES Biotechnologie de l’AFSSA

Thierry Legavre, Membre du CES Biotechnologie de l’AFSSA

Patrice Mannoni, Expert à l’ex-CGB

Didier Montet, Membre du CES Biotechnologie de l’AFSSA

Georges Pelletier, Membre de l’Académie des sciences, Expert à l’ex-CGB

Georges Sicard, Expert à l’ex-CGB

Pascal Simonet, Expert au CES Biotechnologie de l’AFSSA

Henri-Eric Spinnler, Membre du CES Biotechnologie de l’AFSSA

Maria Urdaci, Expert au CES Biotechnologie de l’AFSSA

Sigles :

AESA : Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire,

AFSSA : Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments,

AFSSAPS : Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé,

CES : Comité d’Experts Spécialisé,

CGB : Commission du Génie Biomoléculaire.

Commentaires

Madame le Ministre ou cher maître.

Je ne sais laquelle des deux fonctions je dois privilégier puisque vous excellez dans les deux fonctions Je serais tenter de privilégier cher maître, tant je suis subjugué par votre talent lors de vos plaidoiries en accusation des OGM .

Votre récente prestation du 4 mars sur ce blog, publiée également sur le site Agrisalon recèle il me semble quelques imprécisions que je me permets de vous signaler et tant que témoin attentif des techniques agricoles.

Vous répondez à un communiqué du 2 mars « Les experts en ont assez » d’un collectifs d’experts français sur les OGM qui dénonçaient le dénigrement, voire la diffamation dont ils sont l’objet de manière répétée .
En affirmant dans un interview « Le rapport de l'Afssa estimant que le maïs OGM de Monsanto ne présente pas de danger pour la santé humaine "est une opération de manipulation" digne des "années Tchernobyl » vous avez contribué a cette exaspération .
Pourtant certains faits que vous énoncez pour justifier votre position de militante radicale anti-OGM semblent manquer de précision .

1°) Vous avancez une étude du 19 février paru dans le New York Times qui relate que 26 scientifiques américains se plaindraient de ne pouvoir effectuer leur travail . Il est précisé que ces pétitionnaires souhaitent conserver l’anonymat ….. Nos 23 experts français s’expriment plus courageusement puisqu’ils indiquent leurs noms et qualité . Ce devrait apporter plus de crédibilité à leurs travaux ?

2°) En second lieu, la contre-expertise menée par le CRII-GEN sur le MON 863 qui a fait l’objet d’un vaste débat européen, a mis en lumière les anomalies
Gerard Pascal toxicologue, membre de la CGB a commenté les travaux d’ anatomopathologistes de renom spécialistes de la pathologie du rein du rat qui ont conclu que les anomalies observées sur le rein des rats du lot MON 863 étaient de même nature que celles observées dans le lot témoin, même si elles étaient un peu plus nombreuses, mais pas statistiquement significatives et identiques à celles observées traditionnellement chez les rats de laboratoire . Dans un avis du 16 septembre 2004 la CGB signale qu’il s’agit de néphropathie chronique progressive qui se développe spontanément chez le rat . Suite a une audition des auteurs de la publication de CRIIGEN les experts de l’EFSA ont conclu le 28 juin 2007 que ces résultats n’apportent rien de nouveau quand à la sécurité du MON 863 .Ils sont jugé biologiquement non pertinents

3°) Une étude publique autrichienne, la plus poussée au monde, qui porte sur plusieurs générations de rats met en lumière des différences significatives pour les rats qui ont consommé un mélange de MON 810 et de NK 603
La vérité vrai :Suite à une étude Autrichienne testant l’effet d’un maïs OGM, le MON810xNK603 sur 4 générations de souris, le Monde du 18/11/2008 (1) titre ainsi : « Les souris nourries au maïs MON 810-NK 603 se reproduisent moins bien que les autres », mais explique ensuite que sur deux protocoles expérimentaux testés, un seul a montré des différences entre le groupe de souris mangeant du maïs, que ces différences ne sont pas interprétables pour l’instant, et que l’étude en question n’est pas validée.
Les auteurs de ce rapport restent en fait particulièrement prudents. Ils parlent de résultats préliminaires, concluent non pas qu’ils ont trouvé quelque chose d’inquiétant sur le maïs en question, mais qu’il faudrait faire plus d’études sur le sujet etc.
Jürgen ZENTEK responsable de l’étude des chercheurs de l’Université de médecine vétérinaire de Vienne précise ;:Il s'agit d'une étude sur une seule espèce animale" et ses conclusions ne peuvent "en aucun cas être reportées directement sur l'être humain D'autres études devront déterminer si d'autres espèces animales que les souris sont également concernées", a-t-il ajouté, précisant que seules ces études complémentaires pourraient donner une "validité scientifique" à ces résultats provisoires.
Cette prudence n’est pas nécessairement gratuite ; une analyse du rapport montre en fait qu’il est bâclé.

4°) De plus, après 10 ans d’atermoiements, l’INRA a fini par mener à bien une étude qui avait été bloquée et qui met en lumière le passage des génes modifiés dans le sang des animaux.
Sur ce sujet, j’ai lu des choses différentes
INRA Gène dans le sang
Les auteurs de l'étude ont analysé des échantillons de sang prélevés sur deux groupes de 24 vaches nourries ou non au maïs transgénique Bt176. De petits fragments d'ADN végétal de 150 paires de base sont retrouvées dans le sang des animaux mais aucune trace du transgène. Selon les chercheurs, "de petits morceaux d'ADN provenant de la nourriture peuvent bel et bien traverser la membrane intestinale et se retrouver dans le sang des ruminants". Oui, c'est tout à fait plausible et il faut bien être conscient que nous connaissons tous le même phénomène en nous nourrissant tous les jours.
Mais si l'étude ne trouve pas de transgène dans le sang des ruminants, ils sont peut-être présents en très faible quantité et aussi en petits morceaux. Car le transgène Bt176 est à l'origine un gène bactérien codant pour une protéine insecticide. Donc lui aussi un gros gène découpé en petits fragments lors de la digestion. "Ce fragment d'ADN a théoriquement pu traverser la membrane intestinale comme n'importe quelle autre partie du génome, mais sa concentration dans les échantillons doit être si faible" que les techniques actuelles n'ont pu la détecter, estiment donc prudemment les chercheurs.
Que peut-on conclure de cette étude ? Qu'analyser le sang des ruminants n'est certainement pas le meilleur moyen de répondre aux demandes de traçabilité des consommateurs. Mais il n'est pas là question de toxicité alimentaire !
5°) Dans son numéro de février, Test-Achats a publié les résultats d'une étude portant sur 113 produits contenant du maïs et/ou du soja, dont 35 produits bio.
Test Achat s’attaque désormais à la présence d’OGMs dans les produits dérivés respectant pourtant la règlementation européenne des 0,9%.En effet, l’association a analysé 113 produits (dont 35 bio). Les résultats montrent que sur les 113 produits
· 14 (dont 2 bio) contiennent moins de 0,9% d’OGM autorisés (ce qui est un non-évènement, sans doute pour gonfler les chiffres de “contamination OGM”) ;
· 7 contiennent moins de 0,1% d’OGM non autorisés (aucun problème sanitaire) ;
· 1 contient plus de 0,9% d’OGM autorisé et ne l’affiche pas sur l’étiquette.
Si on considère les 113 produits représentatifs (ce qui est loin d’être le cas), on peut en conclure que la règlementation européenne en matière d’OGM transformés et importés est globalement bien appliquée et que l’alarmisme “garanti sans OGM” relève du dogme religieux et non d’une pensée rationnelle.
A la lumière de ces 5 arguments pour lesquels ont peut considéré qu’il existe divers interprétations, je pense maître LEPAGE que les collaborateurs qui vous ont fourni ces renseignements en ont probablement fait une étude superficielle .
Afin de vous rassurer sur l’indépendance et l’objectivité du collège d’experts de l’AFSSA, vous auriez pu consulter le site http://www.afssa.fr/ pour constater que l’avis de cette agence rédigée le 23 janvier sur demande du le 5 septembre 2008 de la Direction générale de la santé d’une demande d’avis sur le rapport du Pr le Maho ne recèle aucune confidentialité puisqu’il à été mis en ligne sur Internet le 12 février

Espérant apporter ma modeste contribution à la compréhension de ce dossier très polemique, je vous prie de croire cher maître en mes sentiments sincères et respectueux.

Ecrit par : CLaude | 10.03.2009

excellent article, merci

Ecrit par : jobias | 11.03.2009

Bonjour Claude,

Vous avez de la chance que votre message ait été publié. J'ai essayé à deux reprises sur ce blog mais sans succès. J'ai finalement posté mon commentaire ici
http://cap21touraine.blogspot.com/2009/03/reponse-de-corinne-lepage-aux-experts.html

Cordialement

Ecrit par : GFP | 11.03.2009

Ce qui rapproche l'analyse de Corinne Lepage de celle de Claude, c'est le fait de constater le manques d'analyses poussées, en particulier l'absence d'essais sur les porcs, étant l'animal qui se rapproche (pour ceux de laboratoires) le plus de l'homme.
Une analyse sur un rat sur 3 mois ou même six mois ne peut être concluante quand aux conséquences sur l'homme.
Mais à par cela, la question la plus importante reste : quelle véritable utilité des OGM, sachant qu'il est faux de faire croire qu'on résoudra le problème de la faim dans le monde, qu'on améliorera la résistance aux insectes ou à la sécheresse.
Donc, à l'heure actuel, mettre des semences OGM en plein champs reste criminel sans connaitre les conséquences sur 10 ou 20 ans d'ingestion.
Merci de continuer les recherches éventuellement en laboratoires, mais ne jouer pas aux apprentis sorciers.

Ecrit par : enoch | 11.03.2009

Réponse à Enoch
Je pense que vous avez mal analysé le contenu de mon post …. Je ne peux pas affirmer qu’il n’y a pas eu d’études sur les OGM ; cela fait plus de 10 ans que les scientifiques communiquent les résultats de leurs observations . Si vous souhaitez une information objective, je vous communique l'adresse du site http://agribiotech.free.fr/ qui résume ces comptes rendus . Mais évidemment cela demande un petit effort
Vous souhaitez des essais sur porcs ? Depuis plusieurs années, en Bretagne et ailleurs des milliers de porcs consomment sans aucun problème des aliments a base de Soja et de maïs OGM provenant d’Argentine et du Brésil ! Peut-il y avoir une meilleure expérimentation ? Elle est bien supérieure aux analyses statistiques effectuées sur un nombre obligatoirement restreint en laboratoire .
Il semble apparemment qu’en dehors des slogans proclamés par certains groupuscules, vous avez une connaissance assez limitée de l’agriculture en général, et de la biologie des plantes en particulier . Lorsque vous vous interrogez sur la véritable utilité des OGM . Vous devriez relire le livre de Gilles Eric Séralini « OGM Le vrai débat » Il annonce lui même dans l’avant propos : « Il serait irrationnel de penser qu’une technique aussi puissante que la transgénése ne présente aucun avantage » En 2008 dans le monde, c’est 125 millions d’hectares qui ont été ensemencés en culture d’OGM . Alors ce qui est criminel à mon point de vue c’est de priver par idéologie la France d’une technologie naissante qui laisse imaginer des bénéfices considérable pour l’humanité . Des maïs tolérants à la sécheresse seront certainement commercialisés dans les années 2010 c’était pourtant la recherche d’une coopérative française Limagrain qui était en pointe sur ce projet

Ecrit par : Claude | 14.03.2009

Réponse à Claude

Nourrir les porcs avec des OGM n'entraine pas derrière des recherches approfondies sur les conséquences sanitaires ou les modifications génétiques éventuelles, et il est faux de dire qu'il n'y a pas de problèmes puisque l'on ne cherche pas à savoir si il y en a ou pas.

J'ai effectivement lu Séralini et Vélot , et ils ne sont pas contre la recherche en laboratoire mais ils sont contre la propagation en plein champs.

Les bénéfices pour l'humanité ont les connait, car ce sont les mêmes que l'on nous avaient promis avec l'agriculture intensive. Nourrir la planète entière et semer dans le désert ... paroles et paroles. Si vous voulez des maïs tolérants à la sécheresse, alors à mon tour de vous dire que vous avez une connaissance "volontairement" limité car le maïs est classé par les scientifiques en plantes résistants naturellement à la sécheresse
en classe C4 et que des maïs traditionnelles poussent sans clonage en Arizona et au Mexique aux portes du désert, avec des climats autrement plus rudes qu'en France.

Les bénéfices pour l'humanité, comme tous les bénéfices qu'on promet à l'humanité son avant tout ceux de sociétés sans scrupules.

Alors que les français ne veulent pas en consommer, nos supermarchés vendent des produits pour Bébé avec des OGM et même Neslé le fait. Si ce n'est pas nous prendre pour des cons alors....

En ce qui concerne la Biologie des plantes, je pense que je pourrais encore vous en apprendre mais je pense que nous n'avons pas les mêmes valeurs.

Allez voir ce que réussissent à faire Pierre Rabhi au Burkina Fasso et le développement de l'agriculture biologique là où a échouer l'agriculture scientifique.

Ecrit par : enoch | 15.03.2009

Réponse A Enoch « Hautefort Service »

Je reconnais que notre dialogue ne conduira pas à un consensus . J’ ai rarement pu opposer une argumentation logique face à une idéologie construite au départ sur d’énormes mal entendus parfaitement entretenus .
A partir du postulat que toutes démonstrations contraires à vos idées sont obligatoirement le résultats de manipulations voir de corruptions, il n’y a plus de place pour la logique .
Les esprits tatillons et soupçonneux pourront toujours chercher des problèmes ou ils n’existent pas, et pour le cas des porcs nourris avec des plantes issues de cultures OGM comment trouver des preuves de non existence de pathologie ? Peut-être ignorez vous qu’il existe des services vétérinaire attachés à chaque abattoir , et tous les animaux abattus sont examinés un à un , et qu’en plus de l’examen des carcasses, les viscères sont l’objet d’observations plus attentives. Si des phénomènes anormaux étaient apparus sur ces centaines de milliers « d’autopsies » je crois que ce ne serait pas resté secret …..C’est parfaitement ridicule se polariser sur un non problème
Vous faites un louable effort d’information en lisant Séralini et Velot …..ni l’un ni l’autre ne sont spécialistes des plantes génétiquement modifiés . Les travaux de Velot concernent les levures transgéniques . Mais étiez vous réellement en recherche de vérité ? Vous recherchez surtout à vous conforter dans vos certitudes ? Je vous ai transmis un lien vers d’autres scientifiques dont les travaux conduisent à d’autres conclusions Je peux ajouter Axel Kahn qui au cours d’une conférence à l’INRA souhaitait « réconcilier la société avec la science » vaste programme ! …

Oui je continue à affirmer que indépendamment de l’horrible échec que constitue les 800 millions d’humains qui souffrent de la faim, l’agriculture intensive que vous vilipendez , doit être fière d’avoir contribué de manière efficace à l’alimentation d’une population mondiale qui à doublé en 50 ans . Et cette nature qui vous est chère, recèle en son sein d’inimaginables ressources qui permettront avec l’intelligence et l’expérience des hommes de science en corrigeant certaines erreurs du passé de satisfaire les besoins des 9 milliards d’habitants prévus à l’horizon 2050, qu’il faudra nourrir, chauffer, habiller etc …..
Pas une seule activité n’a autant d’utilité que l’agriculture dont dépend la survie de 100% de la population mondiale . Et puisqu’il faut de temps à autre faire des bilans, dans le rapport bénéfices/ risques de l’agriculture performante les bénéfices l’emportent indiscutablement .

Je n’ai pas attendu votre post pour apprendre que le maïs, comme la canne à sucre, la betterave sucrière ou le sorgho sont des plantes C 4 Cette caractéristique permet une meilleure efficacité photosynthétique donc une plus grande fixation du carbone . Ces plantes ont également une activité photo respiratoire réduite . Mais les hybrides productifs adaptés pour limiter leurs besoins thermiques peuvent souffrir de stress hydrique . Pour fournir aux agriculteurs une stabilité des rendements dans les périodes où l'approvisionnement en eau
est restreint en atténuant les effets du manque d'eau sur le plant de nouveaux OGM seront proposés dans le courant des années 2010. "Les essais en plein champ de ce maïs réalisé l'année dernière dans les plaines du Midwest ont atteint ou dépassé la cible de l'amélioration de 6 à 10% des rendements,
Sur le site ci-dessous vous pourrez constater que Biogemma filiale de Limagrain moins persuadée que vous de l’acclimatation du maïs en zone désertiques avait un protocole d’essais
www.ogm.gouv.fr/experimentations/dossiers/dossiers_2005/dossier_
« Un ensemble de donnée nous a conduit à étudier l’effet d’une sous expression de l’enzyme PEPC C4 de sorgho dans la feuille et dans le grain de maïs dans le but d’améliorer la tolérance au stress hydrique . Des plantes transgénique sur-exprimant de façon significative l’enzyme ( jusqu’à 220% de l’activité des plantes non-trangéniques) ont été produit en laboratoire Des analyses du comportement photosynthétique de ces plantes en situation de contrainte hydrique en serre ont permis de montrer que le coefficient d’utilisation en eau est significativement augmentée de + 25%

Vous évoquez la réussite de Pierre Rabbi au Burkina Fasso C’est effectivement bien sympathique, mais loin d’être révolutionnaire . Il avoue lui même que tout est basé sur son intuition ……Comme d’autres nombreuses expériences en agriculture Biologique et en commercialisation par des AMAP on peu ici ou là trouver des situations qui satisfassent producteurs et consommateurs mais cela restera toujours des micro solutions . Il faut se situer a une échelle différente . L’enjeu c’est de satisfaire les besoins de 9 milliards d’humains à l’horizon 2050, c’est de doubler au niveau mondial la production agricole dans cette même période, avec des contraintes environnementales nouvelles . Nous n’y parviendrons que par une meilleure utilisation des ressources, une meilleure connaissance des sols et par la création de végétaux plus performants, pas par des incantations, ou en perdant une précieuse énergie a vouloir imposer des situations du passé ou a diaboliser les travaux de ceux qui ont décidé de relever ce défi ….

Claude

Ecrit par : Claude | 16.03.2009

@ Claude



Les plantes transgéniques peuvent-elles aider les peuples du tiers-monde à résoudre le problème de la faim ? Avec ces nouveaux organismes génétiquement modifiés (OGM), les paysans du Sud pourraient, nous dit-on, produire davantage de céréales et à moindre coût. Mais est ce si simple ?

Fabriquer un OGM, c'est transférer un gène d'une espèce vivante vers une autre, et non plus seulement créer des hybrides entre variétés d'une même espèce. Le problème est que la manipulation se révèle bien coûteuse et les multinationales qui investissent dans la mise au point de tels organismes visent d'abord les marchés solvables du Nord, et non pas ceux des pays du tiers-monde. Les chercheurs, ou du moins leurs employeurs, ont dû se demander quels gènes transférer pour rentabiliser leurs inventions.

Pour l'essentiel, on a surtout transféré des gènes de " résistance " à des insectes " nuisibles " qui, en fait, permettent aux OGM d'émettre eux-mêmes leurs propres insecticides, leur propre toxine. Une deuxième catégorie d'OGM est constituée de plantes résistantes aux herbicides dont les mêmes multinationales sont souvent les producteurs. Seule l'OGM résiste au produit ; et les " mauvaises herbes " sont facilement éliminées. L'utilisation de l'OGM implique donc l'achat de l'herbicide, pour le plus grand profit de la multinationale en question. On a également fabriqué des tomates de longue conservation, produit un riz transgénique enrichi en béta-carotène et des OGM résistants à la sécheresse, à la salinité etc. Enfin, il y a le brevet Terminator, qui empêcherait les producteurs de reproduire eux-mêmes la plante modifiée en prélevant les semences sur leur propre récolte ; mais au vu des réactions hostiles suscitées par ce projet dans l'opinion publique, la multinationale a pris soin de dire qu'elle ne le mettrait pas sur le marché.

Les inquiétudes suscitées par les OGM dans les pays du Nord sont a fortiori valables pour les pays du Sud. Quand on mange un OGM, il faut savoir qu'on ingère un insecticide ou un herbicide. Or, avant de mettre un insecticide sur le marché, on a coutume de faire une évaluation préalable de sa toxicité pour l'homme : rien de tel n'a encore été fait avec les OGM. On ne connaît toujours pas la toxicité réelle des maïs porteurs d'insecticide ! Et la toxine incorporée à la plante ne peut être lavée en aucune façon. En plus, pour vérifier que le gène désiré était bien inséré dans la plante, on lui a souvent associé un gène " marqueur " de résistance à un antibiotique. On nous dit que la probabilité du passage de la résistance à l'antibiotique dans des bactéries intestinales serait infinitésimale. Mais infinitésimale ne veut pas dire nulle.

Pour le tiers-monde, on dit parfois que les OGM viendront compléter les succès de ce qu'on a communément appelé la " révolution verte ", processus au cours duquel on a fabriqué et vendu des variétés de céréales à haut potentiel de rendement à l'hectare, capables de fournir des productions importantes - à condition néanmoins d'utiliser des engrais chimiques et d'autres intrants manufacturés, pour le plus grand profit des sociétés industrielles situées en amont.

En ce qui concerne les OGM, cela se présente apparemment de façon un peu différente : les plantes insecticides ou résistantes aux herbicides ont d'abord été conçues, en théorie, pour permettre de diminuer les coûts de tels produits chimiques ; mais il ne faut pas s'illusionner : le gène de résistance aux herbicides pourrait se disséminer à des mauvaises herbes apparentées ou à des cultures avoisinantes. On ne peut donc exclure la prolifération inconsidérée de mauvaises herbes devenues résistantes à ces herbicides. Et il faudra bien les combattre avec d'autres herbicides.

D'autre part, la prolifération d'insectes nuisibles et résistants aux toxines produites par les OGM n'est pas improbable et peut s'avérer aussi très ennuyeuse. Ne peut-on pas craindre une recrudescence de la faim dans les régions où interviendraient de telles infestations ?


Pour nourrir les 800 millions qui ont faim, pas besoin des OGM

En tout état de cause, ces problèmes écologiques sont bien plus difficiles à contrôler dans les pays du tiers-monde où les populations pauvres ne disposent pas des moyens nécessaires à la mise en place de systèmes d'alerte efficace en cas d'amorce d'une éventuelle prolifération d'insectes parasites. Il nous faut donc penser d'autres approches agronomiques. On peut d'ailleurs s'inspirer des pratiques anti-aléatoires déjà pratiquées par de nombreuses paysanneries du tiers-monde, et par lesquelles plusieurs espèces et variétés aux exigences agro-physiologiques différentes sont cultivées simultanément dans les mêmes champs : on y observe en effet généralement une moindre incidence des maladies et des attaques d'insectes nuisibles.

Un autre problème concerne les risques de perte de biodiversité, déjà commencée avec la " révolution verte ". Quand une variété se révèle plus efficace, on utilise beaucoup moins les autres. Certaines sont même totalement abandonnées et disparaissent peu à peu.

Actuellement, le seul OGM qui pourrait peut-être trouver grâce à mes yeux serait le " riz doré " enrichi avec le précurseur de la vitamine A. Mais j'y mettrais volontiers plusieurs conditions :

qu'il n'y ait pas de brevet Terminator et que les paysans puissent prélever leurs semences sur leurs propres récoltes (ce qui paraît désormais acquis) ;

qu'on soit sûr que le transfert éventuel du gène vers une espèce sauvage ne lui donnerait pas un avantage sélectif ;

qu'il ne provoque pas d'allergie.

Au fond des régions montagneuses du Laos, dans les régions reculées où il n'est pas facile d'importer et de cultiver des carottes ou d'autres légumes riches en vitamine A, je ne crains pas d'affirmer que cet OGM pourrait avoir son utilité, même si ce " riz doré " ne peut à lui seul satisfaire les besoins des populations en vitamine A.

Cela pour dire qu'il ne faut pas diaboliser les OGM en tant que tels. Il faut toujours les étudier au cas par cas et faire la démonstration scientifique de leur utilité et innocuité. Et l'enjeu est suffisamment important pour que l'on ne puisse pas se contenter d'une simple majorité de 50 % dans l'opinion publique.

Mais le drame est que la recherche agronomique est de plus en plus confisquée, aujourd'hui, par de grandes sociétés transnationales pour qui la soif de profits à court terme importe beaucoup plus que les équilibres écologiques à long terme et le devenir économique et social des paysans. Le vrai problème est que même s'il devient possible de fournir des OGM ne présentant aucun danger écologique ou alimentaire, les multinationales ne vont jamais investir des fortunes pour céder gratuitement leurs résultats à la paysannerie pauvre du tiers-monde.

Je ne dis pas que les multinationales ont fondamentalement envie d'éliminer les petits paysans. Mais c'est encore plus grave : quand elles font de gros investissements, elles s'efforcent de les amortir au plus vite. Pour cela, il leur faut satisfaire les exigences de ceux qui produisent " en grand " (dans les grandes exploitations capitalistes et patronales du Nord), sans considération pour les inconvénients écologiques et alimentaires dont les conséquences néfastes ne sont pas à leur charge. Il en résulte une disparition accélérée des plus petites exploitations paysannes, les moins compétitives, au Nord, et plus encore au Sud, dans des pays où l'absence d'industrie ne permet pas de fournir des emplois aux victimes de l'exode rural.

Ce n'est pas nécessairement l'objectif visé par les gros investisseurs, mais c'est la conséquence inéluctable de leurs calculs. C'est contre un système économique dans lequel les humains ne sont qu'un marché qu'il convient de s'insurger ! Gandhi

(*) Professeur à l'Institut National Agronomique Paris-Grignon.

Ecrit par : JPB | 16.03.2009

c.l.a.u.d.e.

©opyright sur les lignées cellulaires des Indiens Guaymi du Panama et de groupes indigènes de Papouasie-Nouvelle-Guinée et des îles Salomon. (Plus d'ascenseur)

La propriété de la vie

Copyright Médi GRIBI terresacree@francimel.com"(...) L'apparition au milieu des années quatre-vingt des premiers organismes vivants multicellulaires génétiquement modifiés (plantes et animaux) et la demande de protection par les entreprises à l'origine de leur développement ont représenté un tournant dans les conceptions relatives à la brevetabilité du vivant, notamment en ce qui concerne la caractérisation et la reproduction de ces organismes vivants artificiels. Dès 1985, le Patent and Trade Office des États-Unis (l'organe américain d'attribution des brevets) faisait valoir que les variétés végétales pouvaient être brevetées, s'opposant ainsi aux exclusions affirmées à la convention de Munich de 1973, qui établissait au niveau européen que les variétés végétales et les races animales issues des procédés essentiellement biologiques ne pouvaient faire l'objet de brevets. Cette année-là, la jurisprudence américaine a admis des brevets pour un maïs riche en tryptophane.

La barrière du règne animal n'allait pas tarder à être franchie. En 1987, une variété d'huître tétraploïde se voit protégée par un brevet aux États-Unis, suivie d'une lignée de souris transgéniques en 1988. Comme on l'a vu, cette souris, baptisée " oncomouse " et modifiée génétiquement pour attraper le cancer afin de servir de modèle dans l'étude de la maladie, fut brevetée en 1992 par l'Office européen des brevets. Celui-ci s'y était pourtant refusé dans un premier temps, en se fondant sur l'article 53 de la convention de Munich, qui précise l'impossibilité d'accorder un brevet aux inventions dont la publication et la mise en oeuvre seraient contraires à l'ordre public ou aux bonnes moeurs.

Depuis, l'évolution a été foudroyante dans l'application de brevets à tout ce qui est du domaine du vivant. Afin de se protéger et de faire valoir leurs droits, les entreprises prennent des brevets sur les organismes génétiquement modifiés, assimilant les organismes vivants à des machines. Les semences des plantes alimentaires les plus consommées au monde deviennent rapidement la propriété des grandes multinationales de la chimie. Les lignées cellulaires ont été admises pour l'attribution des brevets, par extension du cas des micro-organismes, et c'est ainsi qu'ont pu être brevetées les lignées cellulaires d'Indiens Guaymi du Panama et de groupes indigènes de Papouasie-Nouvelle-Guinée et des îles Salomon.

L'intérêt pour les lignées cellulaires des Indiens Guaymi vient de leur résistance innée à des virus causant la leucémie. Une recherche fut développée par le centre de contrôle des maladies (CDC, Center for Disease Controp du département américain de la Santé, en collaboration avec des scientifiques panaméens. Selon le président du congrès général des Guaymi, les médecins sont venus dans les communautés indigènes pour faire des collectes de sang, prétendant que les Indiens souffraient d'un mal incurable et que l'étude de leur sang était nécessaire pour déterminer l'origine du problème sanitaire. Les chercheurs ont remarqué qu'une des trois femmes souffrant de leucémie possédait une capacité inhabituelle à résister à la maladie. Une lignée cellulaire infectée avec un des virus de la leucémie fut développée aux États-Unis avec le sang donné en 1990 par cette jeune femme de vingt-six ans et une demande de brevet fut remplie par le département américain du Commerce cette même année, sans notification à la femme qui avait donné son sang, ni aux collaborateurs panaméens, ni au gouvernement de Panama. Deux citoyens américains étaient mentionnés comme les " inventeurs " de la lignée cellulaire, bien que le recueil des échantillons sanguins et l'isolation des cellules ne puissent correspondre à la définition d'une invention.

Les représentants des Indiens Guaymi furent choqués d'apprendre que des lignées cellulaires originaires de leur tribu avaient été brevetées. Ils écrivirent au département américain du Commerce pour exiger que la demande de brevet soit annulée et que les lignées cellulaires leur soient restituées, et au bureau américain des brevets pour qu'il rejette la demande du département du Commerce. Ils s'exprimèrent aussi lors des réunions du secrétariat du GATT sur les droits de propriété intellectuelle, ainsi qu'à celles de la convention sur la diversité biologique. Le chef du congrès des Guaymi déclara : " Je n'avais pas imaginé que des gens brevetteraient des plantes et des animaux. Transformer des cellules vivantes [... ] en propriété privée brevetée [... ] s'oppose à toutes les traditions et lois Guaymi, viole l'intégrité de la vie elle-même et notre sens le plus profond de la moralité. " La demande de brevet fut retirée pour les lignées cellulaires Guaymi, mais pas pour celles des groupes indigènes de Papouasie-Nouvelle-Guinée ou des îles Salomon, dont l'ambassadeur a également protesté auprès du département américain du Commerce. En ce qui concerne le brevet pour les lignées cellulaires de Papouasie NouvelleGuinée, elles proviennent d'un groupe de deux cent soixante chasseurs-cueilleurs contactés par des agents du gouvernement américain et des missionnaires en 1984.

Vint enfin la donation de 3 milliards de dollars américains pour le financement de l'initiative du génome humain, qui a ouvert les portes au brevetage des gènes humains. Les nouvelles techniques de séquençage poussent maintenant à déposer des brevets pour des gènes, sans même en connaître la fonction, l'invention consistant simplement à avoir été capable de lire le début et la fin d'un gène. C'est ainsi qu'en 1992 un chercheur américain, Craig Venter, s'intéressant à la mise en évidence de gènes nouveaux susceptibles d'intervenir dans le fonctionnement du système nerveux, engagea une procédure de protection par brevet dans l'espoir d'obtenir l'exclusivité de plusieurs milliers de séquences partielles d'ADN.

Une très longue liste de brevets sur le vivant a déjà été déposée, et beaucoup d'autres sont en suspens, sur des " inventions " très controversées, comme des organismes vivants, des gènes et des fragments de gène humain, des lignées cellulaires humaines, des semences et des variétés de plantes collectées par des " bioprospecteurs " des pays développés dans des communautés indigènes du tiers monde, ou des animaux. (...) "

Extrait de l'excellent ouvrage d'Arnaud APOTEKER, "Du poisson dans les fraises " paru aux éditions La découverte, cahiers libres 1999.

Ecrit par : Le philosophe sauvage | 16.03.2009

Les plantes transgéniques peuvent-elles aider les peuples du tiers-monde à résoudre le problème de la faim ? Avec ces nouveaux organismes génétiquement modifiés (OGM), les paysans du Sud pourraient, nous dit-on, produire davantage de céréales et à moindre coût. Mais est ce si simple ?

Fabriquer un OGM, c'est transférer un gène d'une espèce vivante vers une autre, et non plus seulement créer des hybrides entre variétés d'une même espèce. Le problème est que la manipulation se révèle bien coûteuse et les multinationales qui investissent dans la mise au point de tels organismes visent d'abord les marchés solvables du Nord, et non pas ceux des pays du tiers-monde. Les chercheurs, ou du moins leurs employeurs, ont dû se demander quels gènes transférer pour rentabiliser leurs inventions.

Pour l'essentiel, on a surtout transféré des gènes de " résistance " à des insectes " nuisibles " qui, en fait, permettent aux OGM d'émettre eux-mêmes leurs propres insecticides, leur propre toxine. Une deuxième catégorie d'OGM est constituée de plantes résistantes aux herbicides dont les mêmes multinationales sont souvent les producteurs. Seule l'OGM résiste au produit ; et les " mauvaises herbes " sont facilement éliminées. L'utilisation de l'OGM implique donc l'achat de l'herbicide, pour le plus grand profit de la multinationale en question. On a également fabriqué des tomates de longue conservation, produit un riz transgénique enrichi en béta-carotène et des OGM résistants à la sécheresse, à la salinité etc. Enfin, il y a le brevet Terminator, qui empêcherait les producteurs de reproduire eux-mêmes la plante modifiée en prélevant les semences sur leur propre récolte ; mais au vu des réactions hostiles suscitées par ce projet dans l'opinion publique, la multinationale a pris soin de dire qu'elle ne le mettrait pas sur le marché.

Les inquiétudes suscitées par les OGM dans les pays du Nord sont a fortiori valables pour les pays du Sud. Quand on mange un OGM, il faut savoir qu'on ingère un insecticide ou un herbicide. Or, avant de mettre un insecticide sur le marché, on a coutume de faire une évaluation préalable de sa toxicité pour l'homme : rien de tel n'a encore été fait avec les OGM. On ne connaît toujours pas la toxicité réelle des maïs porteurs d'insecticide ! Et la toxine incorporée à la plante ne peut être lavée en aucune façon. En plus, pour vérifier que le gène désiré était bien inséré dans la plante, on lui a souvent associé un gène " marqueur " de résistance à un antibiotique. On nous dit que la probabilité du passage de la résistance à l'antibiotique dans des bactéries intestinales serait infinitésimale. Mais infinitésimale ne veut pas dire nulle.

Pour le tiers-monde, on dit parfois que les OGM viendront compléter les succès de ce qu'on a communément appelé la " révolution verte ", processus au cours duquel on a fabriqué et vendu des variétés de céréales à haut potentiel de rendement à l'hectare, capables de fournir des productions importantes - à condition néanmoins d'utiliser des engrais chimiques et d'autres intrants manufacturés, pour le plus grand profit des sociétés industrielles situées en amont.

En ce qui concerne les OGM, cela se présente apparemment de façon un peu différente : les plantes insecticides ou résistantes aux herbicides ont d'abord été conçues, en théorie, pour permettre de diminuer les coûts de tels produits chimiques ; mais il ne faut pas s'illusionner : le gène de résistance aux herbicides pourrait se disséminer à des mauvaises herbes apparentées ou à des cultures avoisinantes. On ne peut donc exclure la prolifération inconsidérée de mauvaises herbes devenues résistantes à ces herbicides. Et il faudra bien les combattre avec d'autres herbicides.

D'autre part, la prolifération d'insectes nuisibles et résistants aux toxines produites par les OGM n'est pas improbable et peut s'avérer aussi très ennuyeuse. Ne peut-on pas craindre une recrudescence de la faim dans les régions où interviendraient de telles infestations ?


Pour nourrir les 800 millions qui ont faim, pas besoin des OGM

En tout état de cause, ces problèmes écologiques sont bien plus difficiles à contrôler dans les pays du tiers-monde où les populations pauvres ne disposent pas des moyens nécessaires à la mise en place de systèmes d'alerte efficace en cas d'amorce d'une éventuelle prolifération d'insectes parasites. Il nous faut donc penser d'autres approches agronomiques. On peut d'ailleurs s'inspirer des pratiques anti-aléatoires déjà pratiquées par de nombreuses paysanneries du tiers-monde, et par lesquelles plusieurs espèces et variétés aux exigences agro-physiologiques différentes sont cultivées simultanément dans les mêmes champs : on y observe en effet généralement une moindre incidence des maladies et des attaques d'insectes nuisibles.

Un autre problème concerne les risques de perte de biodiversité, déjà commencée avec la " révolution verte ". Quand une variété se révèle plus efficace, on utilise beaucoup moins les autres. Certaines sont même totalement abandonnées et disparaissent peu à peu.

Actuellement, le seul OGM qui pourrait peut-être trouver grâce à mes yeux serait le " riz doré " enrichi avec le précurseur de la vitamine A. Mais j'y mettrais volontiers plusieurs conditions :

qu'il n'y ait pas de brevet Terminator et que les paysans puissent prélever leurs semences sur leurs propres récoltes (ce qui paraît désormais acquis) ;

qu'on soit sûr que le transfert éventuel du gène vers une espèce sauvage ne lui donnerait pas un avantage sélectif ;

qu'il ne provoque pas d'allergie.

Au fond des régions montagneuses du Laos, dans les régions reculées où il n'est pas facile d'importer et de cultiver des carottes ou d'autres légumes riches en vitamine A, je ne crains pas d'affirmer que cet OGM pourrait avoir son utilité, même si ce " riz doré " ne peut à lui seul satisfaire les besoins des populations en vitamine A.

Cela pour dire qu'il ne faut pas diaboliser les OGM en tant que tels. Il faut toujours les étudier au cas par cas et faire la démonstration scientifique de leur utilité et innocuité. Et l'enjeu est suffisamment important pour que l'on ne puisse pas se contenter d'une simple majorité de 50 % dans l'opinion publique.

Mais le drame est que la recherche agronomique est de plus en plus confisquée, aujourd'hui, par de grandes sociétés transnationales pour qui la soif de profits à court terme importe beaucoup plus que les équilibres écologiques à long terme et le devenir économique et social des paysans. Le vrai problème est que même s'il devient possible de fournir des OGM ne présentant aucun danger écologique ou alimentaire, les multinationales ne vont jamais investir des fortunes pour céder gratuitement leurs résultats à la paysannerie pauvre du tiers-monde.

Je ne dis pas que les multinationales ont fondamentalement envie d'éliminer les petits paysans. Mais c'est encore plus grave : quand elles font de gros investissements, elles s'efforcent de les amortir au plus vite. Pour cela, il leur faut satisfaire les exigences de ceux qui produisent " en grand " (dans les grandes exploitations capitalistes et patronales du Nord), sans considération pour les inconvénients écologiques et alimentaires dont les conséquences néfastes ne sont pas à leur charge. Il en résulte une disparition accélérée des plus petites exploitations paysannes, les moins compétitives, au Nord, et plus encore au Sud, dans des pays où l'absence d'industrie ne permet pas de fournir des emplois aux victimes de l'exode rural.

Ce n'est pas nécessairement l'objectif visé par les gros investisseurs, mais c'est la conséquence inéluctable de leurs calculs. C'est contre un système économique dans lequel les humains ne sont qu'un marché qu'il convient de s'insurger ! Gandhi

(*) Professeur à l'Institut National Agronomique Paris-Grignon.

Ecrit par : JPB | 16.03.2009

Le Parisien , mercredi 07 août 2002.

LE MINISTERE de l'Agriculture a dévoilé hier les résultats du premier contrôle national d'OGM (organismes génétiquement modifiés) dans les semences de maïs utilisées par les agriculteurs. Des semences qui servent à faire pousser du maïs destiné à l'alimentation du bétail. Surprise, sur 447 lots de semences étiquetés « sans OGM », 109 contenaient des traces d'OGM.

Un résultat inquiétant, les fabricants de semences étrangers ne contrôlent pas leurs semences et s'assoient sur les règlements en vigueur. La DGAL, Direction générale de l'alimentation, qui a publié ces résultats, donne de son côté une interprétation plutôt cafouilleuse de ce bilan. « Seulement 2 des 109 échantillons suspects présentent des taux trop élevés d'OGM, les autres lots révèlent une présence fortuite à des seuils tolérables. »

Une explication qui confirme une absurdité dénoncée par les associations de consommateurs et de défense de l'environnement : des produits étiquetés officiellement « sans OGM » ont donc le droit d'en contenir. Est-ce logique ? « En l'absence de directive sur les seuils de présence, il n'y aura aucune sanction contre les fabricants et les importateurs », répond-on à la DGAL. « Effectivement, on peut se demander à quoi servent ces étiquetages absurdes, c'est inacceptable, les pouvoirs publics ont baissé les bras face aux firmes de semences, réagissait hier pour « le Parisien » et « Aujourd'hui en France », Corinne Lepage, ex-ministre de l'Environnement, et présidente de Cap 21.

En minimisant cette information, l'objectif est de banaliser la présence d'OGM dans l'agriculture et les produits de consommation. Tout doucement, on habitue le grand public. Rappelez-vous l'affaire des autorisations données en catimini à des cultures d'OGM en France au mois de juin, c'est pareil. Il faut aussi savoir qu'aux Etat-Unis, les firmes font pression sur le gouvernement pour autoriser des cultures d'OGM non testées sur l'environnement. Jusqu'à quand va-t-on endormir les gens ? »

Eric Giacometti Le Parisien

Ecrit par : çacontinueencoreetencore | 16.03.2009

Réponse à l’équipe Hautetfort

Je suis atterré, et triste de l’indigence de votre argumentation anti-OGM . Ce n’est pas de la compassion envers les rédacteurs, mais se sont les dégâts fait dans les esprits de vos disciples qui me chagrinent .
Vous usez habillement de la méthode Coué , et cela peut s’avéré très dévastateur sur une population angoissée et peu curieuse de s’informer objectivement .
Vous m’adressez un texte paru dans le journal le Parisien du 7 aout 2002 ……sur un incident largement réglé depuis .Puis une dissertation philosophique d’Arnaud Apoteker sur la brevetabilité d’une lignée cellulaires d’Indiens de Papouasie . Ce dernier sujet est peut-être préoccupant , c’est le résultat d’une législation des Etats Unis, mais aucune corrélation avec les risques sanitaires ou environnementaux de culture de plantes génétiquement modifiées !..et les projets de la législation européenne sur ces cultures Je parle perspective sur les créations végétales, et leurs bénéfices pour l’avenir et vous noyez le poisson avec des réponses non appropriées
Sur le site de GRII GEN malgré les réserves des chercheurs Autrichiens eux même et les preuves scientifiques du peu de sérieux de cette étude, celle-ci figure toujours comme argument à charge .. Avec l’expertise contestée du Maïs MON 863 jugée biologiquement non pertinente, et autres preuves du même tonneau .

Ecrit par : Claude | 18.03.2009

Réponse à Claude,

Atterré dites-vous, et triste... Quelle compassion Monsieur l'abbé !
En effet bien triste est la lecture de vos propos : une population angoissée, il n'y a pas lieu de l'être ? Et peu curieuse de s'informer objectivement, cela sous-entend que ce site
n'est pas objectif, vous oui bien sûr...Au-dessus du peuple.
Les jugements contre le Griigen, et les preuves, non citées, comme si cela allait de soi.
En fait vous n'avez qu'une certitude, Monsanto veut le bien du monde et y arrivera.
Tout vous est bon pour cela. Amen.

Ecrit par : apollo11 | 19.04.2009

Réponse a Appolo
On peut toujours choisir l’ironie lorsque l’on manque d’éléments pour argumenter, et prouver la légitimer d’un choix . Ensuite on ajoute l’amalgame en suggérant que votre contradicteur est à la solde des lobbies. Et puis le classique discours anti-Monsanto, qui justifierait a lui seul votre opposition a une technologie novatrice de création variétale, comme si c’était le domaine réservé de cette firme. Evidemment en France, vos amis en détruisant les travaux des chercheurs français aux laboratoires du CIRAD, et les essais de l’INRA, de BIOGEMMA, de MERYSTEM etc ont tracé un boulevard aux américains..
Vous avez comprit, que je sous entend votre manque d’objectivité ? Comment ne pas être saisi d’un doute devant vos arguments , et peut-être aussi certains mensonges qui vous arrangent
Au lieu de rechercher les éléments positifs qui pourraient permettre à notre agriculture, de conserver la compétitivité qui était la sienne dans le domaine des semences, vous exploitez les peurs et colportez des propos qui dramatisent et affolent et tentez de justifier scientifiquement votre discours. Comment juger l’objectivité d’un site qui jette l’anathème sur les scientifiques, mettant en doute leurs compétences ou leur probité ? Pour justifier ce détestable comportement vous communiquez des pseudos résultats qui ont été invalidés depuis par la communauté scientifique. Tel que les résultats du MON 863 du Professeur Séralini, La communauté scientifique a dénoncé :"La méthode statistique qui conduit à des résultats trompeurs » Celle-ci est obsolète et inappropriée
Et puis cette fameuse étude de chercheurs Autrichiens « la plus poussée au monde » selon votre lettre aux membres de l’AFSSA. Le seul problème, et il est de taille, c’est que Jürgen ZENTEK responsable de l’étude souligne que les résultats sont provisoires et ne peuvent en aucun cas être aujourd’hui reportés sur l’être humain ……. Il s’agit d’une seule étude sur une seule espèce animale et ils précisent que seules des études complémentaires pourraient donner une « VALIDITE SCIENTIFIQUE » à ces résultats provisoires. « Une étude dont les résultats n’ont pas été soumis aux critiques du comité de lecture d’une revue scientifique » ; « un protocole mis en œuvre dans l’étude qui ne respecte pas le protocole officiel défini par les équipes du National Toxicology Program » ; « un choix d’une population d’animaux qui n’apparaît pas suffisant pour démontrer un effet sur les fonctions de reproduction » ; « plusieurs erreurs de calcul » ; « une composition chimique des différents maïs qui fait apparaître des différences non négligeables sur des composés décrits dans la littérature comme étant impliqués dans le fertilité des animaux » précisent les études de l’EFSA et de l’AFSSA
Enfin pour clore cette liste non exhaustive de résultats non avérés ; lorsque vous affirmez que l’INRA a mit en lumière le passage des génes modifiés dans le sang des animaux.
Or les auteurs de l'étude ont analysé des échantillons de sang prélevés sur deux groupes de 24 vaches nourries ou non au maïs transgénique Bt176. De petits fragments d'ADN végétal de 150 paires de base sont retrouvés dans le sang des animaux mais aucune trace du transgène.
Faut-il pour justifier son choix de société être obligé de mentir ? Dans le mensonge et la déformation des faits il n’y a d’ailleurs par que les ONG , les gouvernements trafiquent aussi les faits Le ministère de l’écologie et le Sénateur Legrand avec leurs « Doutes sérieux » est très récemment le gouvernement Allemand a décréter un moratoire en faisant état de « deux nouvelles étude» scientifiques » Sauf que, comme le signalait un quotidien , les études en question ne sont ni «nouvelles» ni forcément pertinentes. Et de conclure : La décision de l'Allemagne ne serait-elle pas motivée par des considérations d'ordre politiques plutôt que scientifiques ?
. Le Dr Stephen Rauschen chargé de tester la biosécurité des maïs Bt pour le compte du ministère de l'Enseignement et de la Recherche allemand (BMBF) écrivait le 20 février 2009 «Rien dans nos travaux n'indique que le maïs MON810 présente un risque supérieur ou différent pour l'environnement à celui que présentent les variétés de maïs conventionnelles», Il n’a pas été entendu
Pourtant il existe une innombrable documentation de sources les plus divers de personnes qui n’ont aucun conflit d’intérêt avec les semenciers.
Le 25 septembre 2007 le journaliste Marc Mennessier citait : Pour la majorité des chercheurs, la crainte des OGM n'a pas de base scientifique

Pour Monsieur Chassain, secrétaire de la mission parlementaire sur les OGM : « Le risque écologique de la culture d’OGM serait faible et maitrisable «

En 2007 Le biologiste Axel Kahn disait:avec humour « Vous craignez deux choses, les effets nocifs des OGM et l’unilatéralisme de l’impérialisme américain ? Je ne suis pas loin de partager votre souci. Mais vu qu’il y a aujourd’hui des OGM cultivés sur 110 millions d’hectares, 7 % des terres cultivées, et vu que, depuis 10 ans, 300 millions d’Américains mangent des OGM matin, midi et soir, ne vous inquiétez pas, ils vont sûrement tomber comme des mouches et le péril américain va disparaître.
Enfin un espoir le HCB ( haut conseil des biotechnologies) a été installé le 23 avril . Dirigé par la présidente du CNRS Catherine Bréchignac son rôle sera de développer une expertise d'aide à la décision, afin d'encadrer le développement hyper rapide des biotechnologies,. La nouvelle présidente du HCB aura en charge un dossier pour le moins épineux, à savoir les OGM. « Ça ne m'inquiète pas du tout », a-t-elle affirmé. Elle se dit indépendante du gouvernement et des industriels .
Faisons le vœux que cette instance pourra siéger en toute indépendance, sans subir l’horrible pression que des ONG genre Greenpeace, Amis de la terre, ou FNE , liste non exhaustive, ont fait subir aux parlementaires pendant la discussion de la loi sur les OMG au printemps dernier .
Claude

Ecrit par : Claude | 24.04.2009

AMALGAME? COLPORTAGE? Horrible ? C 'est quoi ce vocabulaire, cette logorrhée intarissable, vous ne pouvez pas vous exprimer autrement pour convaincre
que ce bombardement de certitudes et de mots ampoulés ?
Vous n'admettez aucune inquiétude, c'est cela qui est inquiétant.
Et se dire indépendant n'est pas forcément une vérité, par les temps qui courent.
Apprenez à communiquer autrement pour faire évoluer les esprits, et vous aurez une chance d'être écouté. Mais il vous faudrait un humilité que vous n'avez pas montré jusqu'à présent....Vous n'admettez que le contact à très haut niveau scientifique, et quelle est votre formation au fait ? Cessez d'écraser les plus simples que vous, et la notion de bienfaiteur pourra être envisagée...

Ecrit par : apollo11 | 25.04.2009

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