13.03.2009
Corinne Lepage invitée de Ripostes
Corinne Lepage invitée de Serge Moati, dimanche 15 mars de 17h à 19h dans l'émission "Ripostes"
17:56 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : corinne lepage, ripostes





Commentaires
Chère Madame,
je n'ai pas pour habitude d'écrire aux hommes -ou aux femmes- politiques, mais ce que j'ai vu et entendu ce soir dans l'émission sous référence m'a tellement ulcéré que je prends ma plume électronique afin de vous faire part de mon sentiment.
Il est de notoriété publique - ou au moins d'une évidence telle qu'il faudrait être aveugle, sourd, muet et vivre sur une île déserte sans aucun moyen de communication sauf peut-être les signaux de fumée pour ne pas s'en rendre compte - que le gouvernement actuel est composé d'hommes et de femmes qui ont érigé le mensonge, la mauvaise foi, la manipulation des médias et la violence verbale en système de gouvernance.
L'un de vos contradicteurs de ce jour, M. Lefebvre, qui manie pourtant les outils ci-dessus avec habituellement un art rare, a utilisé les moyens les plus bas pour tenter de dissiper la gêne dans laquelle le mettait la simple évocation des sujets du jour ( et je pense notamment à l'affaire Pérol ).
Devant de telles personnes qui ne reculeront devant aucun artifice afin de conserver leur pouvoir dans les prochaines échéances électorales, il faut que les démocrates comme vous redoublent d'efforts dans le combat que vous avez choisi de mener.
Je vous encourage de tout mon coeur.
Ecrit par : Franz Cimballi | 15.03.2009
Un brin démagogique votre position sur la loi Création et Internet. Le piratage mine l'équilibre économique des industries culturelles (en particulier le cinéma qui nécessite des investissements colossaux) et donc l'exception culturelle européenne. La ripose graduée est assez douce en comparaison du pillage des oeuvres au nom d'une "liberté" assez galvaudée par les internautes
un adhérent Modem depuis le tout début, déçu que le mvt fasse la course à l'échalotte avce le PS
Ecrit par : J.Guillaume | 16.03.2009
Lefebvre a menti sur la question de l'utilisation des adresses IP dans la lutte contre le téléchargement illégal. Bien sûr que c'est en surveillant les adresses IP des internautes qu'on va essayer de repérer les téléchargements illégaux.
Seulement voilà, sur un plan strictement technique, cette méthode est totalement inefficace. Et au seul énoncé de cette idée, les pirates se roulent par terre de rire. Les promoteurs de cette loi semblent ignorer qu'il existe différents moyens de passer à travers les mailles du filet, dont un certain nombre sont accessibles à l'internaute moyen. Pour vous dire jusqu'où ça va, des chercheurs de l'université de Washington ont démontré qu'il était possible de faire accuser des innocents en bidouillant les adresses IP dans eMule, Bittorent,...même des imprimantes réseau.
J'attends donc avec impatience le jour où en application de cette loi, on va vouloir sanctionner une imprimante réseau pour téléchargment illégal, ce qui ne manquera pas d'arriver. Ca ne va pas être triste.
Sur les outils de sécurisation qui vont être mis à disposition des internautes pour se protéger d'accusations injustes de téléchargement illégal, plusieurs remarques :
1) Les mêmes qui se réjouissent de l'abandon des DRM ne trouvent rien à redire au fait ces outils ne soient pas interopérables
2) Ces outils seront payants, ce qui veut dire que l'Etat va vous faire payer pour vous éviter d'être injustement accusés. Il fallait oser la faire celle-là !
3) Si j'ai bien compris, la sécurisation va consister en l'installation d'un mouchard dans votre ordinateur, qui va surveiller tout ce qui y entre et en sort. Ca va Big Brother dans votre PC ou votre Mac. Par ailleurs, cette technique est déjà utilisée par les créateurs de virus, chevaux de troie, spywares... Quelle référence !
4) Je prends le pari qu'avant longtemps des petits malins feront sauter la protection de ces outils, ce qui obligera les éditeurs de ces outils à publier des correctifs pour combler ces failles. Et de nouveau les petits malins casseront cette nouvelle protection. Et ainsi de suite. Ca va être un éternel jeu du chat et de la souris entre les éditeurs de solution de sécurisation et les petits malins.
Cette loi qui prétend lutter contre le piratage est une loi imbécile qui défend les intérêts d'industries qui ont raté le virage de la révolution Internet et qui depuis lui courent derrière en essayant de préserver un modèle économique dépassé. Et plutôt que de pousser les internautes vers les offres légales - offres qui se sont très bien développées sans la loi HADOPI, elle va les pousser vers les différentes solutions qui permettent d'agir sans se faire prendre. Au final, il y aura toujours autant de téléchargement illégal mais il se verra moins.
La seule réponse efficace au problème est le développement d'offres légales qui soient attractives pour le consommateur et l'incitent naturellement à rester dans la légalité.
Ecrit par : libre | 16.03.2009
Lefebvre a menti sur la question de l'utilisation des adresses IP dans la lutte contre le téléchargement illégal. Bien sûr que c'est en surveillant les adresses IP des internautes qu'on va essayer de repérer les téléchargements illégaux.
Seulement voilà, sur un plan strictement technique, cette méthode est totalement inefficace. Et au seul énoncé de cette idée, les pirates se roulent par terre de rire. Les promoteurs de cette loi semblent ignorer qu'il existe différents moyens de passer à travers les mailles du filet, dont un certain nombre sont accessibles à l'internaute moyen. Pour vous dire jusqu'où ça va, des chercheurs de l'université de Washington ont démontré qu'il était possible de faire accuser des innocents en bidouillant les adresses IP dans eMule, Bittorent,...même des imprimantes réseau.
J'attends donc avec impatience le jour où en application de cette loi, on va vouloir sanctionner une imprimante réseau pour téléchargment illégal, ce qui ne manquera pas d'arriver. Ca ne va pas être triste.
Sur les outils de sécurisation qui vont être mis à disposition des internautes pour se protéger d'accusations injustes de téléchargement illégal, plusieurs remarques :
1) Les mêmes qui se réjouissent de l'abandon des DRM ne trouvent rien à redire au fait ces outils ne soient pas interopérables
2) Ces outils seront payants, ce qui veut dire que l'Etat va vous faire payer pour vous éviter d'être injustement accusés. Il fallait oser la faire celle-là !
3) Si j'ai bien compris, la sécurisation va consister en l'installation d'un mouchard dans votre ordinateur, qui va surveiller tout ce qui y entre et en sort. Ca va Big Brother dans votre PC ou votre Mac. Par ailleurs, cette technique est déjà utilisée par les créateurs de virus, chevaux de troie, spywares... Quelle référence !
4) Je prends le pari qu'avant longtemps des petits malins feront sauter la protection de ces outils, ce qui obligera les éditeurs de ces outils à publier des correctifs pour combler ces failles. Et de nouveau les petits malins casseront cette nouvelle protection. Et ainsi de suite. Ca va être un éternel jeu du chat et de la souris entre les éditeurs de solution de sécurisation et les petits malins.
Cette loi qui prétend lutter contre le piratage est une loi imbécile qui défend les intérêts d'industries qui ont raté le virage de la révolution Internet et qui depuis lui courent derrière en essayant de préserver un modèle économique dépassé. Et plutôt que de pousser les internautes vers les offres légales - offres qui se sont très bien développées sans la loi HADOPI, elle va les pousser vers les différentes solutions qui permettent d'agir sans se faire prendre. Au final, il y aura toujours autant de téléchargement illégal mais il se verra moins.
La seule réponse efficace au problème est le développement d'offres légales qui soient attractives pour le consommateur et l'incitent naturellement à rester dans la légalité.
Ecrit par : libre | 16.03.2009
L’ouverture du débat sur la loi « Création et Internet » nous ramène trois ans en arrière, au temps des débats sur la loi DADVSI , ancêtre du projet « Création et internet » : le même dialogue de sourds a lieu entre les internautes, souvent des jeunes, qui refusent à juste titre une criminalisation injuste et infâmante, et des artistes qui, légitimement, craignent pour l’avenir de leurs revenus.
Malheureusement plutôt que de tirer les enseignements du précédent débat et du caractère inapplicable de la loi votée il y a trois ans, le gouvernement, pressé par les majors du disque, se précipite à nouveau dans un mur.
Les artistes dans cette affaire ne sont que l’alibi d’entreprises qui voient s’effondrer leur modèle économique (faut-il dire leur « rente » ?) car elles n’ont pas su ou voulu comprendre la révolution technologique du numérique.
Souvenons-nous des moines copistes qui, pour préserver leur travail, voulaient pendre Gutenberg et lutter contre le développement de l’imprimerie. Souvenons-nous de ces orchestres qui voulaient faire interdire le disque ou des producteurs de musique qui pensaient pouvoir interdire la diffusion de leurs artistes à la radio.
En vérité, on ne peut pas arrêter le temps et la loi que veut faire voter le gouvernement est promise à l’échec : soit elle sera finalement efficace mais tellement liberticide qu’elle finira par être abrogée. Soit, comme il est plus probable, elle sera contournée par une fraction grandissante des internautes et tombera elle-même en désuétude.
Quand comprendra-t-on qu’il n’y a qu’une solution, rendre légal le téléchargement illimité pour faire bénéficier ainsi les Français d’un accès à la culture sans précédent, celui que permet cette extraordinaire invention qu’est internet ?
En contrepartie, bien évidemment, pour rémunérer les auteurs et les artistes, la seule solution viable est de mettre en œuvre ce qui a été appelé la licence globale. Chaque abonnement ADSL comporterait un prélèvement financier alimentant un fond réparti entre les artistes.
Et que l’on ne nous dise pas que la chose est techniquement impossible alors même que l’on s’apprête à doter chaque ordinateur particulier pourvu d’une connexion ADSL d’un "mouchard filtrant" répertoriant l’ensemble des sites visités vers un serveur central ! A cet égard, l’usine à gaz « riposte graduée » prévue par la loi « Création et internet » coûterait cher à chaque internaute français pour se faire espionner par une sorte de petit Big Brother électronique (en tout état de cause fourni par une multinationale informatique bien connue), tandis que la licence globale permettrait d’avoir accès à l’ensemble des richesses de l’internet…
On mesure combien cette loi liberticide et dispendieuse a peu à voir avec la défense des artistes-créateurs et avec le simple sens de l’histoire.
Dans un cas comme dans l’autre, elle fait penser à une digue de sable érigée face à l’océan. Comme toujours, les réactionnaires veulent arrêter l’histoire mais sont finalement, tôt ou tard, balayés par elle.
Ecrit par : NDA | 16.03.2009
@ NDA
Je ne sais pas si la licence globale est la solution mais pour le reste, je ne peux qu'approuver ce que vous écrivez et qui rejoint ce que j'ai moi-même écrit. A une nuance près : il n'y a aucune chance que cette loi soit efficace. Il n'y a que le téléchargement visible qui va reculer, l'autre, le caché, non. Et il est fort à parier qu'au contraire il sera en augmentation.
Cela n'empêchera toutefois pas le gouvernement de clamer chiffres à l'appui que grâce à cette loi le téléchargement illégal aura baissé, ce qui sera faux et mensonger.
Ecrit par : libre | 16.03.2009
merci de ces messages. c'était une émission frustrante en raison de l'attitude de M.Lefebvre
Ecrit par : corinne lepage | 16.03.2009
Licence globale mais quelle blague ! quand on songe aux budgets nécessaires pour financer un film (plusieurs millions d'€ - une dizaine par exemple pour Welcome, l'excellent film de Philippe Lioret)
Ou alors il faudrait que nos abonnements mensuels ADSL passent à 150 ou 200€ voire 300 € par mois. On voit mal comment tout ceci n'aboutira pas à la fin des films que nous aimons et à la seule survie des blockbusters insipides du cinéma hollywoodien. On aura préserver la "liberté" des tuyaux mais les contenants interessants auront disparu.
Ecrit par : juliette | 16.03.2009
@ Corinne Lepage
M. Lefebvre est toujours égal à lui-même. On ne le changera pas.
J'ai cependant constaté que sur la question des veto à la nomination du président de France Télévision par Nicolas Sarkozy, il avait laissé tomber l'argument fallacieux du veto parlementaire. En revanche il persiste dans le mensonge concernant celui du CSA.
En effet, en l'absence de réforme du CSA et du mode de nomination de ses membres, je vois mal comment le CSA pourrait avoir voix au chapitre alors qu'avant il ne décidait pas réellement, comme nous l'ont expliqué à juste titre M. Lefebvre et ses amis.
Ecrit par : libre | 16.03.2009
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