27.03.2009

Corinne Lepage: Sortir de la crise. L'Europe peut elle nous aider ?

Newsletter de campagne n° 1
banniere_europennes_1.jpg
Sortir de la crise. L'Europe peut elle nous aider ?

La crise que nous traversons est brutale, beaucoup de familles se retrouvent confrontées au chômage d'un des leurs, nos territoires souffrent. Nous finirons par en sortir. Mais la question est de savoir, quand, dans quel état et avec quelles perspectives ?

 

  • quand ? personne n'est en capacité de le dire mais il est évident qu'un plan de relance européen, appuyé sur un grand emprunt accélérerait certainement la sortie de crise. Ce plan de relance qui devrait être comparable au plan américain, soit environ trois fois ce que les Etats européens consacrent aujourd'hui à la crise pourrait être consacré à la réalisation de grandes infrastructures de transport, aux investissements dans la construction durable, à la reconversion industrielle des territoires, à la formation des hommes dans les nouveaux secteurs de l'économie, au soutien à l'innovation et au développement d'une économie verte (écotechnologies, nouvelles énergies, chimie verte…), à l'économie de la connaissance et l'éducation.

  • comment ? l'injustice croissante, l'appauvrissement des classes moyennes et l'augmentation de la précarité qui se développent dans notre pays sont insupportables. Le gouvernement en est seul responsable. La suppression du bouclier fiscal, la limitation des bonus en particulier dans les entreprises soutenues par le contribuable, le gel de la suppression des emplois publics sont des impératifs. Nous ne pouvons imaginer sortir de la crise avec plus d'injustice et d'inégalités ni accepter qu'elle soit un prétexte à mettre en pièces le droit du travail. Dès lors, le renforcement de la solidarité par des actions de proximité et d'entraide doivent accompagner l'évolution de la règlementation internationale. Il faut réguler le système financier, la fiscalité des transactions internationales (taxe Tobin) et la répartition des bénéfices entre salariés, actionnaires, investissement et création de nouveaux emplois. Parmi les instruments de régulation, nous proposons une commission bancaire européenne, une autorité européenne des marchés financiers, un régulateur européen, de nouvelles règles comptables et une fiscalité harmonisée.

  • avec quelles perspectives ? l'endettement massif qui est le nôtre n'est acceptable que s'il est fait pour préparer l'avenir. C'est en fonction de ce critère que doivent se faire les investissements d'aujourd'hui. Le monde change profondément. Nous avons des atouts immenses à faire valoir : territoire, produits, qualité de la formation, infrastructures. Mais les perspectives ne seront positives que si la justice, la solidarité, la confiance redeviennent les piliers de notre pays et de la construction européenne.

Lire la totalité de la newsletter

Commentaires

Tout cela est bel et bon et frappé au coin du bon sens, mais malheureusement ce n'est pas par là qu'il faut commencer, au niveau National.
la France est handicapée par le gaspillage du denier public, généré par le cumul des mandats, l'empilage des ordonnateurs principaux et secondaires, qui par le biais de subventions a des associations bidons, ou avec des investissements et projets redondants, n'agissent pas de concert.Ce qui se passe au niveau du GRAND PARIS est accablant, le conflit d'égos entre JP HUCHON et C.BLANC est contre productif, vis a vis de BRUXELLES!!!
Pour avoir pratiqué STRASBOURG et BRUXELLES, et suivi l'instruction de dossiers, éligibles notamment au FEDER, je crois qu'il faut d'abord rationaliser notre fonctionnement démocratique.Nous sommes regardés comme le pays ou le clientélisme est roi, par le biais du pauvre contribuable qui n'en peut mais!!
Je redoute que cette consultation, outre le fait abstentionniste, soit un nouvel épisode de l'autisme de nos politiques.
Il faut clairement dire, ici et là que les EURODEPUTES MODEM, ne porteront que ce seul mandat, pour un message unique, qui trouvera ensuite en région des relais prés de conseillers territoriaux qui eux aussi ne porteront que ce mandat.Nous préparons ainsi la suite.Nous pouvons également dire que nous avons l'ambition de proposer un nouveau modéle économique inspiré de celui de l'économie sociale aménagé.Un modéle ou un capitalisme vertueux, de proximité donc identifiable, collabore avec un salariat lui-même impliqué, pour une résultante le meilleur produit ou service, au citoyen, sur des critéres nouveaux, au rang des quels la conscience de la terre est en bonne place.

Ecrit par : HASSELMANN | 28.03.2009

Ecrire un commentaire