20.04.2009

Corinne Lepage: refuser et imaginer

Pour cette dernière chronique pour cause de campagne électorale- mais ceux qui le souhaitent continueront à trouver une chronique hebdomadaire même heure même jour sur mon blog, je voudrais poser une question simple : ceux qui oeuvraient pour que la crise n’entraîne aucun changement majeur dans les orientations antérieures et la répartition des richesses ne sont-ils pas en passe de gagner la partie ?

Rappelons que deux camps s’affrontent :

·       le camp de ceux qui considèrent que la crise est systémique et qu’il convient de trouver des sorties de crise qui répondent à la fois à la crise écologique croissante ( une large partie des scientifiques consultés récemment considèrent que l’objectif de limiter à 2° l’augmentation de la température à la fin du siècle est impossible à atteindre) , à la crise sociale et à la crise économique.

·       Le camp des bénéficiaires du système qui sont aussi les responsables de son explosion, qui n’ont cessé de chercher à maintenir leur pouvoir en revenant le plus vite possible à l’équilibre antérieur à la crise.

 

Or, les seconds ne sont-ils pas en train de gagner la partie ?

L’annonce par 4 grandes banques américaines  d’un retour aux profits au cours du premier trimestre 2009 et la volonté de Goldman Sachs de rembourser au plus vite l’Etat américain pour recouvrer sa liberté en matière de rémunération sont des signes avant-coureurs. La remontée des bourses témoigne d’une reprise de confiance des milieux financiers alors que l’économie réelle continue à aller mal, voire très mal et que les annonces de licenciements se multiplient.

Ainsi, les banques auraient-elles obtenu des contribuables qu’ils les sauvent sans qu’en contrepartie un effort massif de financement de l’économie réelle ne soit accompli et sans que les règles du jeu ne soient changées ?

Il est d’autant  plus permis de se poser la question que le sommet de Londres apparait de plus en plus comme une magistrale opération de communication qui ne touche rien au fond des choses : sans même revenir sur le caractère plus que risible des listes publiées, le fait que la question des fiducies n’ait pas été abordée en témoigne. La fiducie est une disposition juridique qui permet à une personne (le disposant) de transférer de manière légale à un tiers (le fiduciaire) un bien que ce dernier doit gérer et rendre au bout d'un temps convenu et dans des conditions déterminées. La fiducie est donc un transfert temporaire de propriété. Son but est de  permettre aux groupes internationaux et aux grosses fortunes, à travers la création de sociétés "coquilles" implantées dans des paradis fiscaux, de garantir la confidentialité de leurs opérations, de limiter leurs responsabilités ou d'échapper aux fiscalités nationales ou aux droits de succession. De même, le caractère fictif de nombre d’opérations réalisées dans les paradis fiscaux n’a pas été mise en question. Quant à la question des agences de notation et rémunérations du monde la finance, Londres en est resté aux vœux dont personne ne sait s’ils ne resteront pas pieux..

En bref, rien de nouveau sous le soleil, ou bien peu.


De même, s’agissant de l’évolution soutenable, rien n’a été décidé, malgré les objurgations de Ban Ki Moon, soulignant que rien n’était plus urgent pour notre survie que cette question. Il suggérait en sus de la proposition du PNUE de consacrer 1% du PNB de chaque Etat à l’économie verte- ce que seule la Corée du sud fait- de supprimer les 320 milliards de dollars de subventions annuels des Etats aux énergies fossiles , ce qui réduirait les émissions de GES de 6% et augmenterait le PIB mondial de 0,1%. 

Ainsi, non seulement rien n’a été fait sur les sujets majeurs, mais de surcroit la crise semble utilisée pour renforcer les dérives passées. Ainsi, le travail est toujours considéré comme un coût qu’il convient de réduire en profitant de la crise pour procéder à des délocalisations supplémentaires, renforçant ainsi, du fait du chômage, les effets délétères de la situation économique.

Ainsi, l’effondrement des cours des grandes entreprises est une occasion de rachat à bas prix par des fonds spéculatifs  du capital de ces mêmes entreprises, ouvrant ainsi encore davantage la porte à des opérations futures de restructuration, de délocalisation et donc de chômage supplémentaire pour les pays européens, sans parler de l’affaiblissement supplémentaire du rôle des Etats , désormais appelés à être des garants de dernier ressort des banques sans aucun avantage corrélatif pour leur population.

Ainsi, la crise est l’occasion mise à profit par les Etats créanciers de la planète et des spéculateurs en mal d’investissements pour acquérir à bas coût des terres immenses en Afrique, à Madagascar, voire en Amérique du sud, pour assurer la nourriture à venir dans ces Etats et mettre la main sur la production alimentaire, ce qui prépare évidemment des drames de la faim dans les pays « conquis » et des risques géostratégiques considérables .

 Dès lors, l’équilibre entre les nations et à l’intérieur des Nations est –il en voie de bouleversements croissants avec un risque de voir aggravées les causes de  la crise actuelle.

Quelles réponses faire à cette situation ? Refuser et imaginer.

Ne pas considérer la bataille comme perdue et au contraire, relier, notamment au sein de la société civile et des entreprises qui s’inscrivent dans la nouvelle économie, tous ceux qui luttent pour un changement de paradigme.

Développer encore et toujours l’esprit critique et la contre information pour éviter le lavage de cerveaux et la désinformation dans lesquels nous baignons ; écoutez France Culture plutôt que de regarder les mêmes icônes et les mêmes images à la télévision.

Revenir, pour paraphraser Einstein , à l’idée fondamentale selon laquelle on ne peut résoudre les problèmes du monde en utilisant les instruments qui les ont crées

Tribune France-Culture du lundi 20 avril

Commentaires

Je crains qu'effectivement les seconds soient en train de gagner la partie. D'ailleurs, pour ceux-là la crise est une opportunité de faire de bonnes affaires, comme vous le rappelez dans votre article. Et la multiplication des affaires sur la rémunération des grands patrons montre que la moralisation du capitalisme chère à Sarkozy (une belle blague !) est loin d'être réalisée.

Quant au G20, sur les paradis fiscaux on a dressé une liste de laquelle on a pris soin d'exclure Hong-Kong et Macao (pour ne pas déplaire aux chinois ?). 2 jours après avoir publié cette liste, les 4 paradis fiscaux inscrits dans la liste noire en ont été retirés sur la seule d'engagements de mieux coopérer. Ceci en dit long sur les avancées réelles obtenues au G20, qui reste malgré tout une bonne idée (idée de Sarkozy).
Maintenant, c'est la Suisse qui fait des pieds et des mains pour être retirée de la liste grise. Combien de temps faudra-t-il attendre pour que la Suisse obtienne gain de cause ?
Et n'oublions pas que le plus grand paradis fiscal existant est Londres, là où on a organisé le G20. Comme l'a dit Jacques Attali, le G20 est une réunion d'alcooliques anonymes dans un bar à vin.


Si on ne parvient pas à faire changer les choses dans le bon sens et en particulier de l'évolution soutenable, on ira droit vers une nouvelle catastrophe, peut-être encore plus grande que celle que nous connaissons actuellement.

Ecrit par : libre | 20.04.2009

Très juste votre analyse Madame, ce ne sont pas de perfusions dont nous avons besoin mais d'un changement radical de traitement...

Ecrit par : Christine | 20.04.2009

merci de vos messages; je pense que ce sujet est essentiel amis comme totu ce qui l'est, il ne faut pas en parler

Ecrit par : corinne lepage | 21.04.2009

C'est déprimant, mais c'est pourtant la triste réalité, il ne faut pas se voiler la face.
Le changement ne pourra se faire que grâce à des changements politiques, d'où la nécessité de faire changer le pouvoir de camp, mais aussi d'arriver à dépasser les clivages et les querelles - comme vous le dîtes - et de converger sur ces buts.

Comment confisquer le pouvoir aux banques, aux organismes financiers, qui font, de fait, la pluie, et le beau temps en politique et nous enfoncent chaque jour un peu plus dans un marasme économique et social, avec la complicité et pour le profit de quelques uns ?

La situation, si l'on en sort pas grâce à une autre approche, plus intelligente, finira par être explosive.

Pour ce qui est de France Culture, j'espère que le changement de gouvernance de Radio France ne va pas supprimer le dernier espace public d'expression libre, qui permet de faire entendre votre voix, et d'autres voix.
Courage, nous voulons croire aux autres voies.

Ecrit par : lacomba | 23.04.2009

Il faut partir sur la base que nous ne pouvons plus nous permettre les débordements de ce systeme economique , si tout est perdu alors tout devient possible : une phrase que je retiens de vous :
"L'ecologie n'est pas un problème mais La solution"

Ecrit par : Christian ch | 23.04.2009

Revenir, pour paraphraser Einstein , à l’idée fondamentale selon laquelle on ne peut résoudre les problèmes du monde en utilisant les instruments qui les ont crées. et pour vous paraphraser on ne peut pas régler les problèmes liées à la téléphonie mobile avec les opérateurs qui les ont mis en place.(et les bonnes grâces du gouvernement en l'occurence madame Bachelot)
Comment discuter avec un représentant des opérateurs en l'espèce M Danjou de l' AFOM qui affirme que les ondes tv et radio sont de même nature que les ondes de la téléphonie et que depuis plus cinquantes ans qu'on les utilise on a pas relevé de pathologie...je conseille à tous les électrosensibles de France de demander leur extradition à la Suède ou à l'Espagne...
Dans le même temps M DANJOU prétend qu'il serait plus nocif d'installer plus d'antenne relais à faible émission (demande Bioinitiative à 0.6v/m maxi )car le téléphone mobile rechercherait plus souvent le réseau donc émetterait plus souvent à forte fréquence. J'en déduis donc que le portable peut-être pathogène...? dans tous les cas je vous conseille l'oreillette filaire...

Ecrit par : Christophe | 23.04.2009

Peut-on demander à la communauté internationale une conférence sur l'économie écologique mondiale. Les scientifiques et les économistes doivent dresser un plan international de développement écologique. Ceci pour ajuster l' économie mondiale aux nouvelles données écologiques.

Ecrit par : sell | 24.04.2009

La crise est encore plus profonde que vous ne l'imaginez puisque nous allons devoir aussi faire face aux problèmes démographiques. Comment croire que cette belle planète qui nous héberge va pouvoir encore longtemps accueillir 200.000 nouveaux humains chaque jour? La seule personne publique (à ma connaissance) à avoir osé aborder ce sujet tabou est Monsieur Yves Cochet avec sa récente déclaration concernant une "grève du 3° ventre". Le seul petit reproche que je lui ferais est de ne pas avoir placé sa proposition dans la problématique générale de la surpopulation planétaire.

Ecrit par : Manso | 24.04.2009

à Manso

le seul pays à ma connaissance , à appliquer la limitation des naissances est la Chine, le problème c'est qu'elle limite pas mal de liberté aussi...L'espoir réside dans l'appropriation par les femmes de leur corps dans les pays en voie de développement. Pour exemple , malgré tout ce que l'on peut entendre sur l'Iran le nonbre de naissance par femme dans ce pays approche la moyenne Européenne. l'éducation l'accessibilité à la connaissance tendera dans X année à un équilibre des naissances et de la mortalité. Maintenant faut -il inciter à une réduction des naissances dans les pays développés ?? Que faisons nous de toute ces femmes en détresse d'enfant et du buisnes des mères porteuses qui en découlent.. triple ? j'ai mon opinion mais j'ai peur d'ëtre très politiquement incorect.

Ecrit par : Christophe | 24.04.2009

La question démographique est au coeur de la crise vers laquelle se dirige notre planète. Il faut absolument lever le tabou qui entoure cette question.
Si nous n'agissons pas, alors toutes les bonnes volontés, même écologistes, seront balayées par la pression démographique. Aucune loi de proctection de la nature ne tiendra contre la pression du nombre d'hommes.
Il faut absolument retourner l'à priori qui veut que défendre ce point de vue soit anti- humaniste, c'est au contraire la seule façon de préparer aux hommes un avenir meilleur.
Plus nous attendons plus nous faisons le lit des catastrophes à venir et plus nous risquons de devoir mettre en place des mécanismes contraignant sur la reproduction ou la consommation de chacun.

Ecrit par : Didier Barthès | 25.04.2009

@Christophe
Ce qui se fait en Chine et la proposition d’Yves Cochet n’ont absolument rien à voir, puisque ce dernier ne demande que la baisse (non rétroactive) des allocations au-delà de deux enfants: on ne peut donc pas parler de limitation des naissances mais simplement d’un modeste coup de frein à la politique nataliste actuelle.
Les pays développés ont une empreinte écologique disproportionnée. S’ils arrivent à la diminuer drastiquement, ils n’auront pas besoin d’essayer de réduire leur natalité.
La France au sein de ces pays a une position tout à fait à part du fait de ses subventions aux naissances au-delà de 3 enfants. Dans une conjoncture de surpopulation planétaire, ces aides sont un très mauvais signal envoyé au reste du monde.
Enfin, je ne comprends pas bien ce que vous sous entendez par "femmes en détresse d’enfants" si elles en ont déjà 2 ? Ou alors cela relève de la médecine...

Ecrit par : Manso | 25.04.2009

la question démographique est majeure et il est important qu'elle ne soit plus taboue. la réduction des naissances suit la progression de la liberté des femmes et leur niveau d'éducation. Il faut donc lier l'un à l'autre car ce qui se apsse en Chine notammetn pour les filles est abominable. Cela aboutit à un déficit démographqiue de filles colossal et à des drames voire à des crimes pour n'avoir qu'ungarçon. Ce sont donc bien nos principes d'égalité des femmes et de liberté qui peuvent permettre un progrès dont je reconnais qu'ile st uregnt. ceci étant, les grands pays industrialisés ne renouvellent plus leur population et le problème est clairement celui du sud.

Ecrit par : corinne lepage | 27.04.2009

Mme Lepage,
C’est indirectement que le problème de la démographie concerne l’Europe, car l’empreinte écologique d’un citoyen de l’Union est 2 à 3 fois trop forte. Et c’est en ce sens qu’il faut entendre l’intervention d’Yves Cochet. Il met nos compatriotes et les autres européens au pied du mur: soit nous diminuons drastiquement notre empreinte carbone, soit nous serons obligés de faire plafonner notre population, voire de la réduire…
Ceci étant, je suis d’accord avec vous sur le fait que le problème de la démographie au sens strict est clairement celui du sud avec par exemple des moyennes de plus de 6 enfants par femme dans des pays francophones tels que le Niger ou le Mali (qui détiennent plus ou moins les « records » mondiaux de natalité). Malheureusement, il est difficile d’aborder cette question dans notre pays sans se faire attribuer le qualificatif de néo-colonialiste, voire de raciste.
Ceci étant, même si nous décidions le faire, comment un pays comme le nôtre pourrait-il donner des leçons sur le sujet et arguer du fait que la population planétaire augmente trop vite alors que dans son optique de croissance économique permanente il subventionne lui-même fortement la natalité à partir du 3° enfant, entre autre par les allocations familiales (rien pour le 1° enfant, peu pour le second et nettement plus à partir du 3°) ou encore par le quotient familial (une demi part pour les 2 premiers et une part entière pour le 3°)?
Si à la suite d’un débat démocratique ces aides au-delà de 2 sont réduites (voire supprimées à terme), la natalité française ne s’en trouvera pas énormément affectée, d’une part parce que les enfants au-delà de 2 ne représentent (grossièrement) que le quart des naissances et qu’aux dires de certains économistes et démographes ces aides n’auraient qu’une influence relative dans la procréation et qu’enfin les couples auront bien évidemment toujours le droit de faire ce qu’ils veulent.
Par contre, parce qu’il aura cessé d’avoir une politique nataliste, ou dit autrement « parce qu’il se sera imposé à lui-même ce qu’il aimerait voir appliquer aux autres », notre pays aura les coudées franches pour aborder la question au niveau des instances européennes et onusiennes.
Très Cordialement

Ecrit par : Manso | 27.04.2009

Dire que le problème de la surpopulation ne touche pas la France me parait inexact : il touche certes beaucoup plus les pays du sud que la France, mais quand je suis née, au sortir de la guerre, la France comptait moins de 50 millions d'habitants, et maintenant, elle dépasse 60 millions, et se dirige, d'après les démographes vers 70 millions d'habitants.
La natalité en France est une des plus haute d'Europe et connais depuis quelques années une hausse qui réjouit les politiques, mais qui moi, me fait peur.

Cesser d'encourager certaines familles de faire de nombreux enfants pour vivre (certes chichement) grâce aux allocations familliales et autres aides (aide au logement par exemple), me paraît une bonne chose : les enfants conçus dans ce but peuvent-ils devenir des citoyens responsables ? Ces familles sont certes minoritaires, mais elles existent, j'en connais.

L'aide accordée aux parents doit être transformée en aide accordée aux enfants les plus démunis : (cantines gratuites, livres scolaires gratuits, colonies de vacances aidées ?) mais d'une façon que les parents ne touchent jamais cet argent.
Car les enfants ne sont pas responsables de leur propre naissance, et doivent être protégés de la misère, quoiqu'il arrive.

Chaque français ne dispose que d'un hectare de terrain en moyenne, tout compris : terres urbanisées, terres cultivables ou non cultivables, forêts, montagnes etc ... C'est peu quand on sait que l'empreinte écologique moyenne d'un français est de 3 hectares.

Ecrit par : France | 27.04.2009

@manso

Je pensais aux femmes qui ont des difficultés à avoir des enfants...mais jacques Testart répond bq mieux que moi à cette question. voir lien http://jacques.testart.free.fr/site/index.php/texte811



Amicalement

Ecrit par : Christophe | 27.04.2009

@Christophe
Je comprends mieux votre dernier post...
Si on se place du point de vue d'une femme ou d'un couple qui ne peut pas avoir d'enfant d'une façon disons "classique" ou même si on se place dans un cadre éthique ou philosophique, le sujet de l’AMP a bien entendu une très grande importance.
Mais à moins que l'utilisation des produits chimiques et les dégradations diverses de l’environnement ne finissent par développer de façon exponentielle les cas de stérilité, si on se place sous l'angle de la surpopulation planétaire, l’AMP ne joue (et ne jouera) qu'un rôle extrêmement marginal.
Et donc une association comme Démographie Responsable n'ira pas ennuyer, par un discours quelconque, les couples qui n'ont pas d'enfants (ou en ont un seul), s'ils en veulent un autre par ce biais.
Ce d'autant plus que nous reconnaissons, pour l'avoir vécu pour beaucoup d'entre nous, que c'est un bonheur immense d'avoir des enfants et donc a contrario que cela doit être une frustration énorme que de ne pas en avoir.
Nous ne sommes pas non plus contre la recherche dans ce domaine, entre autre parce que dans un certain nombre de cas cette stérilité est une conséquence désastreuse des erreurs et des excès de la société industrielle.
Amicalement

Ecrit par : Manso | 27.04.2009

100 % Passive
100 % Ecologique
Zéro béton
La maison du future existe déjà en France
à suivre
http://phase.over-blog.com/article-30799906.html

Ecrit par : PHASE | 28.04.2009

Mëme s'il existent de forte disparatés régionales, depuis environ 1985 , nous assistons à un plafonnement à environ 125 millons de naissances par an, soit un potentiel de population mondiale à 9 millards d'habitants sur notre planète en prenant en compte une moyenne de vie de 72 ans.
Ainsi la population n'augmente que par le fait du vieillissement et nous sommes très loin des prévisions alarmistes de croissance exponantielle que certains redoutaient.
l'Europe des 27 compte environ 500 millons d'habitants et enregistre environ 5 millons de naissances par an, ainsi "pour renouveler le stock", il faudrait que chaque européen vive en moyenne 100 ans.
pour la France ce chiffre est de 80a et pour l'Allemagne il est de 121.
L'entrée de la Turquie avec sa jeunesse limiterait les dégats démographiques au sein de Union Européenne, Francois Bayrou est-il un politique responsable en s'arqueboutant contre l'adhésion de ce pays...?
Encourager les naissances au sein de l'Europe est une politique réaliste.
Amicalement

(source des chiffres: UNICEF)

Ecrit par : aubry | 02.05.2009

Au niveau planétaire, le nombre de naissances par jour est de 350.000 et le nombre de décès de 150.000: la population augmente donc quotidiennement de 200.000 personnes.
Nous sommes donc très loin de l'affirmation "ainsi la population n'augmente que par le fait du vieillissement"...
Les calculs de l'empreinte écologique situent la POPULATION OPTIMALE aux alentours de 4 milliards. Il y a donc déjà un réel problème de surpopulation et à fortiori jamais la Terre ne pourra subvenir de façon correcte et égalitaire aux besoins des 9,5 milliards d'humains prévus pour 2050.
En conséquence, "Encourager les naissances au sein de l'Europe" serait un très mauvais signal donné au reste du monde...

Ecrit par : Manso | 05.05.2009

les calculs de l'empreinte écologique sont faussée dès le départ : avancer un nombre de 4 milliards d'individus correspond uniquement à une comparaison faite par rapport à la consommation d'un américain ou européen.
La consommation n'est pas la même pour tout le monde. Un seul exemple Pierre Rhabi et son expérience de l'agriculture bio permettrait selon ses techniques de culture de nourrir entièrement en bio toute l'Afrique en utilisant seulement les terres arables du Burkina Fasso.
En prenant cette technique la terre peut nourrir 13 milliards d'individus sans risque d'atteinte au terres arables et à l'humus.
La remise en question primordiale est plutôt de savoir : si l'on doit produire de l'agriculture pour nourrir de l'élevage trop important, continuer de produire des énergies fossiles et de consommer à outrance.

L'erreur n'est pas la démographie en soit, mais le système de consommation que nous proposons à cette démographie. Une meilleur répartition des richesses et le droit à l'auto suffisance alimentaire de chaque pays sans tomber dans les travers de l'OMC et des protocoles financiers du FMI, permettrait de se passer de cette "empreinte écologique " et qui est un facteur virtuel au même titre que le PIB;

Faire de l'écologie et prenant des procédés mathématiques identiques à ceux de l'économie qui nous menés au bord du gouffre ne peut faire que le jeu des financiers.

En ce qui concerne l'entrée de la Turquie dans l'Europe elle reste avant tout un problème lié à une religion non adapté à nos valeurs démocratiques. Il ne faut pas se voiler la face, l'islam dans sa conception n'est pas intégrable à nos valeurs européennes ; penser le contraire est se voiler la face et faire le jeu d'une bien pensance qui nous entraine dans un retour en arrière de nos libertés si chèrement acquises.

Ecrit par : enoch | 05.05.2009

Les écologistes décroissants ne sont pas opposés aux mathématiques.
Population actuelle = 6,7 milliards
Empreintes écologiques (en hectares):
Amérique du Nord (9,2) ; France (4,9) ; Moyenne pour un terrien (2,7) ;
Empreinte écologique disponible (2,1).
De façon assez approximative, on peut faire les calculs suivants:
- Si tout le monde vivait avec le standard de vie américain, "il faudrait diviser" la population par 4,4 (9,2 / 2,1) ce qui donnerait une population de 1,5 milliards d’habitants (6,7 / 4,4),
- Si tout le monde vivait avec le standard de vie français, "il faudrait diviser" la population par 2,2 (4,9 / 2,1) ce qui donnerait une population de 2,9 milliards d’habitants (6,7 / 2,3)
- Si tout le monde continue à vivre comme aujourd’hui "il faudrait diviser" la population par 1,3 (2,7 / 2,1) ce qui donne une population de 5,2 milliards d’habitants (6,7 / 1,3).

On peut être étonné de ne pas retrouver la POPULATION OPTIMALE de 4 milliards citée antérieurement. Cela vient du fait que les concepteurs de cette notion estiment qu'en plus de se contenter de "consommer" uniquement l'empreinte écologique disponible, il faudrait aussi laisser une part plus importante à la biodiversité.

A la lecture de ce qui précède, il est donc clair que l’affirmation du précédent post à savoir, « les calculs de l'empreinte écologique sont faussée dès le départ : avancer un nombre de 4 milliards d'individus correspond uniquement à une comparaison faite par rapport à la consommation d'un américain ou d'un européen » n’est pas exacte.

Ensuite, j’ose espérer que Pierre Rhabi ne s’aventure pas à affirmer qu’il peut nourrir 13 milliards d’humains avec une agriculture biologique car c’est tout à fait fantaisiste.
Lire à ce sujet l’ouvrage de Bruno Parmentier ("Nourrir l’humanité" aux éditions la Découverte) où ce dernier explique que nous allons déjà avoir beaucoup mal à nourrir les 9,5 milliards d'humains prévus pour 2050. En effet:
- la désertification progresse inexorablement à cause, entre autre, du changement climatique,
- de nombreuses terres vont se retrouver immergées du fait de la montée des eaux et les nouvelles habitations vont se faire sur les terres agricoles de l'arrière,
- les terres arables diminuent sans cesse du fait de la construction des nouvelles villes et autres infrastructures nécessaires pour accueillir les 200.000 nouveaux arrivants quotidiens (sur les meilleures terres le plus souvent, voir par exemple la perte d'une partie du bassin parisien),
- du fait de la révolution qui n'a de verte que le nom, une grande partie des sols sont dégradés (pollution, érosion, salinisation de la terre, etc.).

Ecrit par : Manso | 06.05.2009

je suis d'accord sur le chiffre de 350 000 naissances par jour sur la planète ce qui donne environ 120 000 000 naissances par ans, chiffre qui n'évolue pas depuis une vingtaine d'années, et c'est le seul chiffre qui faut retenir pour une projection sur l'avenir.
Ridicule d'avancer le nombres de décès, de toutes façons à moyen terme (2050-2060) si la situation demeure, il sera égal au nombre de naissances....
La population d'aujourd'hui étant inférieure à la population d'il y a 20ans le taux de natalité sur la planète est donc globalement en baisse.
Comment affirmer que notre "bonne vieille terre" ne serait pas capable de nourrir correctement 9 millards d'êtres humains..?
C'est nier la capacité de l'intelligence humaine, les recherches ont permis d'augmenter considérablement le rendement des cultures, sans reciour aux pesticides et ogm, ne serait-ce que amendement des sols, irrigation, sélection des variétés.
Quoiqu'il en soit le chiffre de 5 millions de naissances par ans dans la Communauté Européenne est nettement insuffisant.
Comment résoudre le problème des retraites s'il n'y a pas une relève...?
Voulons-nous faire de notre continent un désert..?
ENCOURAGER LES NAISSANCES EN EUROPE EST UNE POLITIQUE RESPONSABLE

Pour ce qui est la Turquie je rappelerai qu'en outre de son apport démographique, il est faux d'affirmer que les valeurs islamiques soient incompatibles avec nos soi-disant valeurs européennes..., à juger par le nombre de militants de confession islamique au sein du Mouvement Démocrate.
Pour mémoire: les femmes turques ont obtenu le droit de vote une génération avant que les françaises.

Ecrit par : aubry | 06.05.2009

Le problème malthusien de la finitude absolue des ressources servant de base à ce calcul ne peut concerner uniquement que ce qui n'est pas reproductible (énergies fossiles, etc...) ; or l'agriculture paysanne est reproductible, et pour nourrir normalement 1 personne il faut seulement 400 m² pour une année. Je parle bien uniquement de nourrir et non d'activité industrielle ou autre.
Donc le reproche principal que je fais à ce calcul, est que le calcul de production ne pend en considération que la consommation alimentaire issu des terres arables de l'agriculture (intensive, raisonné ou bio ou autres) alors qu'il faudrait y intégrer les jardins de chaque maison pouvant dans un grand nombre de cas nourrir la famille qui y demeure.
D'autre part, dans le calcul, d'après ce que j'en sais, (pour en avoir discuter avec Yves Cochet et d'autres) c'est que seul l'activité économique et industrielle de production sont prises en comptes ; mais quelle est l'empreinte écologique des guerres sur cette planète dont la majorité sont issu de la famine.
Vouloir réduire la population est une chose (peut-être est-ce la meilleur, je n'en sais rien) vouloir modifier le principe d'activité humaine en est une autre.

Ecrit par : enoch | 06.05.2009

Pour la Turquie ;
Le droit de vote accordé aux femmes avant nous était une véritable avancée, aujourd'hui la réalité turque est que le gouvernement à voulu en 2008 faire passé une loi sur le port du voile en milieu scolaire et universitaire, ce qui allait à l'encontre du principe de constitution mis en place par Mustafa Kemal ATATURK ; l'accès au plus haute instance des milieux théocratiques politiques à fait régresser ces 10 dernières années les avancées libérales des années 1930. Autant ATATURK était un fervent partisan des Lumières et de la Révolution française ayant amené les droits de l'homme, autant aujourd'hui, la politique se rapproche plus du principe coranique.
Quant au musulman de confession islamique au sein du Modem heureusement qu'il y en a, comme dans les autres mouvements politiques d'ailleurs, mais combien sont-ils à s'engager vraiment en accord avec les droits républicains de notre pays ; une très faible minorité.
Lorsque vous voyez lors des manifestations de janvier, des jeunes filles nées en France portant le voile et levant une pancarte portant ceci " Seul le Coran est notre constitution" et criant que les lois de la république ne sont pas pour elles, on peut se poser la question de la compatibilité.

Ecrit par : enoch | 06.05.2009

En prenant le chiffre de 400m² suffisant pour nourrir un individu, il faudrait seulement environ 200 000 km² pour satisfaire aux besoins alimentaires de l'Europe des 27 soit environ les 2/5 ème du seul territoire français, nous sommes tres loin d'une surpopulation européenne.
Colporter des ragots comme quoi seule "une très faible minorité" de nos concitoyens de confession musulmane est attachée à nos principes démocratiques est humiliant pour le peuple français dont la communauté de culture musulmane est une de ses compsantes.
Tout ce qui est éxageré est insignifiant...

Ecrit par : aubry | 07.05.2009

Je ne vois pas où est le ragot ; ceci est une réalité et je parle de ceux qui s'engagent en politique alors qu'aussitôt vous faites l'amalgame avec principes démocratiques, alors que je parle de droits républicains.
Le ragot ne serait-il pas de croire que tous est bien dans le meilleur des mondes ?
Puisque nous sommes aux élections européennes, trouvez-vous normal que les plus hautes autorités musulmanes d'Angleterre imposent et obtiennent que le Coran soit mis au dessus de tous livres dans les bibliothèques municipales (par décret), que le maire d'arrondissement des secteurs ouest d'Amsterdam qui est de confession musulmane (et qui était jusqu'à présent considéré comme modéré) demande un vote pour que son secteur soit réservé aux musulmans, qu'en Suède ou au Danemark souvent présentés comme modèle d'intégration qu'ils obtiennent que les policières de confessions musulmanes puissent porter le voile, et soient exempté d'arrêter des hommes sous prétextes que le Coran interdit à la femme d'être en contact avec un autre homme que son mari ; que dans des villes de France, comme Paris ont finance avec les deniers publiques des mosquées sur l'argent du contribuable ; la loi de 1905 on l'oubli ?
Vous voyez le sujet peut-être vaste, et je ne veux surtout pas jeter la pierre aux musulmans, mais sans réforme du principe coranique séparant le religieux du politique comme le clame nombre d'intellectuel musulman à travers le monde mais que personne ne veut entendre.
Atatürk, avait eu se courage à son époque, c'est bien que pour certain appliquer à la lettre des principes vieux de 1400 ans peut entrainer une régression.

Ecrit par : enoch | 07.05.2009

A la question "Que pensez-vous du financement public, déguisés ou non, par certains élus MoDem entre autres, de mosquées au regard de la loi de 1905", notre amie Corinne Lepage à répondu "je suis un défenseur acharné de la laïcité et du respect strict de la loi de 1905, je ne défends en conséquence pas les élus quelle que soitl la couleur politique qui ne change rien à la chose, les élus qui la contourne."
Par ailleur on peut toujours citer des exemples de faiblesse des autorités de régimes qui se veulent démocratiques vis-à-vis à des "barbus", il n'empeche que l'immense majorité de nos concitoyens de culture musulmane se comportent dans le plus strict respect de nos valeurs démocratiques, et enrichissent notre patrimoine culturel.

Ecrit par : aubry | 07.05.2009

Je viens de consulter les statistiques au 1er janvier 2007, la population française était de 63 578 000 habitants dont 15 901 940 de moins de 20 ans soit en moyenne 795 097 personne par tranche d'age de un an, et 34 164 647 pour ceux dont l'age est de plus 20 ans et moins de 60 ans soit en moyenne 854 116 pour la même tranche d'age d'un an, conduisant à un écart de 59 113
Pour la France dite "métropolitaine" les chiffres sont respectivement 764 616 et 830 377 ce qui est encore pire puisque l'écart est de 65 761.

Et après cela certains affirment que la population française augmente dangereusement...

Il est à noter que l'année 2008 a vu 834 000 naissances avec une espérance de vie de 77,5 ans ce qui fait un potentiel de population de 64 635 000 habitants, nous sommes loin des 70 millions évoqués plus haut...

Pour ce qui est des 26 autres pays de la Communauté Européenne (hormis l'Irlande) la situation démographique est encore plus catastrophique....

Ecrit par : aubry | 08.05.2009

"Home" parle enfin de surpopulation. Pour nous c'est la principale raison directe ciomme indirecte de l'excède de CO2.
Notre blog et notre mouvement en parle depuis longtemps : http://poilagratter.over-blog.net

Nous souhaiterions qu'il y ait enfin débat sur cette question car ça "urge".
A bientôt.

Ecrit par : momo | 15.06.2009

Grave problème dont le solutionnement semble , pour le moment très alléatoire!
Il est clair qu'il y a urgence à mener des actions de sensibilisation de grande ampleur, même si le sujet peut paraître difficile à traiter.

Ecrit par : sarandy | 29.09.2009

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