02.06.2009
Corinne Lepage: De la liberté et de la sécurité sélective
Durant cette campagne des européennes, l’UMP Nicolas Sarkozy auront usé et abusé de la question de la sécurité. Entre les portiques à l’école et la fouille des cartables par des agents de sécurité (dont au passage, les crédits de rémunération existent alors qu’il n’y en n’a ni pour les enseignants ni pour le personnel d’accompagnement), entre la prétendue opposition à l’entrée de la Turquie dans l’Europe (alors que la présidence française n’a fait que renforcer les négociations et que le Président a supprimé le referendum obligatoire pour cette entrée, et la présentation en conseil des ministres de LOPPSI 2 qui achève l’œuvre de flicage d’internet commencée avec Hadopi et poursuivie avec HERISSON , rien ne nous aura été épargné……sauf un vrai débat sur le sujet de la sécurité et de la liberté.
Car à écouter les prestidigitateurs que sont les candidats de l’UMP, ils n’ont jamais défendu le libéralisme à Bruxelles et se sont toujours placés dans la défense de la sécurité des Français.
La réalité est que sécurité et liberté ont dans la politique menée en France comme dans celle qui a été et est défendue à Bruxelles ont des contours à géométrie extrêmement variables en fonction des personnes auxquelles elles sont destinées à s’appliquer. La liberté doit être la règle en économie et en finance : de l’ouverture des magasins le dimanche à l’absence de tout contrôle sur les rémunérations des dirigeants, du refus du moindre contrôle sur les banques à la déconstruction du droit du travail, le travailler plus pour gagner plus s’affranchit de toutes les règles La disparition du pôle financier, celle du juge d’instruction, la dépénalisation du droit des affaires, l’extension du secret défense, toutes ces réformes sont destinées à assurer la liberté de certains c‘est-à-dire leur impunité. Jusqu’au contrôle des frais dépensés par les parlementaires qui n’existe pas en France, ce qui n’est pas le cas de l’Angleterre. En revanche, quand il s’agit de la liberté des consommateurs de manger sans OGM, de communiquer sans être fliqué, de se déplacer sans être surveillé, de vivre sans être fiché, la liberté ne compte plus. Autrement dit, la liberté des uns s’arrête là où l’intérêt économique des autres, ceux qui ont le vrai pouvoir, commence.
Le même constat peut se faire à propos de la sécurité. La sécurité se construit globalement. Il ne peut y avoir sécurité au sens de la protection des personnes et des biens lorsque l’insécurité économique et de l’emploi ne cesse de croître. Dans la mesure où il ne peut y avoir un policier derrière chaque citoyen, la peur vient, un temps, compléter le système. Et, alors, ou le régime devient totalitaire, ou bien le système explose. Cela signifie que pour éviter l’un et l’autre, il faut attaquer le sujet de la sécurité autrement.
Or, ce sujet est un thème majeur de la construction de l’Europe car s’y rejoignent les questions économiques, sociales et politiques. Pourtant il n’est pas dans le débat, tout au moins en France et, ce pour une raison simple. Notre orientation actuelle tourne le dos à celle des démocraties du nord de l’Europe ou de l’Allemagne. Le débat autour de Hadopi en est une parfaite illustration puisque 80% du parlement européen a exigé que seul un juge puisse supprimer le droit d’accès à internet reconnu comme un droit fondamental. Le gouvernement français l’a méprisé et écarté en pleine campagne électorale, ce qui montre qu’une autre stratégie est en cours et que l’objectif est bien d’éviter tout débat susceptible de mettre en lumière la démarche pré-totalitaire dans laquelle Nicolas Sarkozy veut inscrire la France.
Oui, plus que jamais le rapport liberté sécurité dans tous les domaines est au cœur des différents projets en lice pour les élections européennes.
08:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : corinne lepage, sécurité, nicolas sarkozy, ump





Commentaires
Totalement d'accord avec cet article et je trouve que l'expression "démarche pré-totalitaire" est à garder et faire circuler.
Cela dit, ça convient à 28% de français.... voire plus.
Ecrit par : quidam | 02.06.2009
Madame,
Je ne commenterai pas l’utilisation par Nicolas Sarkozy du thème de la sécurité à l’école ni votre surf sur la vague anti-sarkozisme (n’en abusez pas cependant, car vous resteriez ainsi lamentablement dans l’ombre d’un autre), tous deux étant de bonne guerre, relevant de la politique-politicienne qui me désintéresse profondément depuis l’Asie lointaine où je vis. En revanche, le « fond creux » de votre article mérite quelques commentaires.
Tout d’abord, vous utilisez abusivement le concept de liberté sur lequel vous appuyez votre pseudo démonstration que la France se dirige vers le totalitarisme, espérant ainsi endormir vos lecteurs pour les emporter dans votre rêve non défini, mais qui s’apparente bien à une société libertaire. Je m’explique.
Inutile d’être un grand philosophe pour comprendre que la liberté est un concept à « géométrie variable » (je reprends volontairement ce terme que vous utilisez pour démontrer une idée opposée à celle que je développe ici.) Par exemple, si l’on entend par Liberté, la liberté de penser, Nelson Mandela dans sa prison était plus libre qu’un enfant jouant dans un pré mais ayant suivi une éducation religieuse stricte et n’ayant pas conscience des autres façons de voir le monde. Quand bien même, l’homme parvient à prendre conscience de la relativité de sa pensée, il n’est « n'est pas maître dans sa propre maison » comme disait Freud.
La liberté est une illusion humaine trop humaine ; seule la recherche individuelle de liberté, le mouvement vers elle, a un sens. Elle est toujours à considérer localement et temporellement, liée à l’individu. L’utiliser comme concept global au-dessus de lui, le dépassant, est l’expression même d’une pensée idéaliste qui conduit à des erreurs d’appréciation, à un flou de la pensée, comme je vais vous le montrer sur seulement deux exemples tirés de votre longue liste visant à créer indignement un ressentiment chez vos lecteurs…
D’abord, concernant la sécurité, à chaque fois qu’un pays a traversé une crise économique sérieuse dans l’Histoire, les problèmes de sécurité ont augmenté. Et à chaque fois, l’Etat (la police, parfois même l’armée) était aux aguets pour éviter l’émeute. Je ne vois pas où est le problème. Je me dois de vous rappeler ici que la sécurité est la raison première pour laquelle les hommes ont créé des sociétés organisées (dès le néolithique). Les cultivateurs de l’époque voulaient pouvoir se consacrer pleinement à leur labeur plutôt que d’utiliser une part importante de leur temps à leur sécurité contre les agressions extérieures. La première armée était née. Rien n’a fondamentalement changé depuis. L’État a été créé d’abord et avant tout pour assurer la sécurité des individus. L’oublier conduit à une pensée libertaire menant au chaos, menant lui-même au totalitarisme et sa pensée liberticide.
Ensuite, à propos d’Hadopi, il semble que vous ignorez totalement les soutiens nombreux (dont la fameuse « lettre ouverte des artistes au Parti socialiste ») par… les principaux intéressés, à savoir les artistes eux-mêmes ! Car enfin, qui se préoccupe d’eux depuis l’accès généralisé à Internet ? Une fois encore, votre idéal libertaire prévaut coûte que coûte, quitte à oublier les principaux intéressés ! Sentez-vous combien cette logique est ridicule ? Cela me rappelle tous ceux qui se révoltent contre le travail des enfants (exemple choquant mais significatif), voulant fermer les usines de chaussures et autres dans plusieurs pays pauvres, parce que « faire travailler un enfant c’est Mal », alors que les principaux intéressés, les enfants pauvres eux-mêmes ont répondu en ces termes à l’angélisme occidental (dans la déclaration de Kundapur en 1996) : « Nous les enfants travailleurs […] Nous sommes contre le boycott des produits fabriqués par les enfants... » Pour eux, ne pas travailler… c’est mourir. Fort heureusement, des adultes ouverts et courageux, tournant le dos aux textes internationaux qui prohibent formellement le travail des enfants, aident ces derniers localement à s’organiser en syndicats afin que leur condition s’améliore ; ces hommes éveillés sont tellement plus lucides, utiles et humains que les abrutis soutenant l’humanisme transcendantal et intemporel né de « l’amour du prochain » qui va souvent à l’encontre des intéressés.
Il en va de même avec Hadopi. Mis à part votre amour de liberté, que proposez-vous afin que les artistes puissent survivre ? Que penseriez-vous si votre unique source de revenus, votre création artistique, diminuait à vue d’œil à cause du téléchargement illégal ? Savez-vous qu’une société sans artiste est un reflet justement du totalitarisme ? Pour ma part, bien qu’incompétent sur ce sujet, je ne pense pas que la coupure de la connexion Internet ne soit la solution, ni aucune autre solution technique (qu’on peut toujours contourner), mais plutôt une forte taxation mondiale à l’accès à la connexion, avec par exemple chez nous un abonnement mensuel à 39.90€ au lieu de 29.90€, les 10€ taxés étant à partager aux artistes selon des règles à définir. Hadopi n’est pas la solution, mais il a l’immense mérite et le courage de lancer le débat, de tenter de résoudre un problème concret, la survie des artistes. Il convient toujours de chercher des solutions pragmatiques plutôt que de noyer la réflexion dans des concepts globaux (dans votre cas la « Liberté ») qui trop souvent ne résolvent rien et génèrent même une foultitude de problèmes.
Voyez-vous comme votre pseudo démonstration s’effrite, semble bien légère et creuse maintenant ?
Enfin, je trouve pitoyable votre sophistique qui consiste à lancer en vrac des sujets très différents les uns les autres (mais prétendant les lier à votre vision « humaniste » du concept de liberté) pour ainsi provoquer chez vos lecteurs un sentiment de totalitarisme naissant en France. Un peu de hauteur Madame ! Vous êtes femme politique et deviez savoir que chaque sujet doit être traité un à un, dans un effort de clarté plutôt que de les noyer dans un flou contestataire. Mais surtout je souhaite dire à tous vos lecteurs : méfiez-vous comme de la peste des politiques prompts à chercher dans le ressentiment, voire dans l'émeute, la légitimité que le suffrage universel leur refuse. Un politique doit être un créateur de valeurs, d'idées, de solutions, certainement pas un lâche qui s'associe à la plainte du peuple !
Madame, avec tout le respect que je vous accorde pour votre choix d’être une femme politique, réveillez-vous !
Michael Doukhan
www.francais-reveillez-vous.com
Ecrit par : Michael Doukhan | 04.06.2009
A propos de sécurité: “L’EUROPE QUI PROTEGE”
Puisqu’il est bon pour chacun de rester actif et vigilant jusqu’au dernier moment, qu’il me soit permis de relever ici cette arme de dernière heure que semble brandir la droite, avec une démagogie… désarmante. L’”Europe (libérale) qui protège” est en effet le dernier slogan, en forme de mot d’ordre, entendu de la bouche de Michel Barnier, ...Marielle de Sarnez et ...François Bayrou lors d’émissions grand public.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, Catherine Trautmann, qui n’est pas novice en la matière, a pourtant fait les frais de ce slogan dans sa confrontation avec Sylvie Goulard et E. Maurin-Chartier au cours de l’émission “Face à vous” sur la chaîne parlementaire. Les candidates MODEM et UMP se sont notamment renvoyé la balle du mieux-disant en matière… d’harmonisation sociale et fiscale… devant la socialiste médusée qui n’a pas pu en placer une. Il a même été dit que le mot “protectionisme” n’était pas un gros mot! Chevènement et De Villiers n’ont désormais qu’à bien se tenir…
J’évoque ce phénomène, en cette fin de campagne européenne, car il me semble traduire une absence relative du débat sur la globalisation libérale qui avait marqué les esprits en 2005, et qui avait contribué à animer le débat avec l'ampleur que l'on sait.
Or, le traité de Lisbonne stipule toujours, en Protocole de son Article 3, “que le marché intérieur tel qu’il est défini à l’article I-3 du traité de l’Union européenne comprend un système garantissant que la concurrence est non faussée”.
Il serait bon à cet égard d’utiliser un argument qui ne l’a guère été jusque-là:
C’est bien au titre d’une concurrence “non-faussée” que les échanges dans l’Union nécéssitent des conditions sociales et fiscales comparables! D’où l’harmonisation sociale et fiscale qui reste à finaliser d’urgence, si l’on ne veut pas que les pays en retard soient contrevenants à cet impératif tant vanté de la législation européenne.
De même, vis à vis des marchés extérieurs, l’Europe ne saurait faire moins qu’elle ne s’applique à elle-même, en réclamant les mêmes règles à l’OMC dirigée par Pascal Lamy, chantre de la “concurrence non-faussée”.
Voila une cause dont le bien-fondé est compréhensible par quiconque, et que ne saurait désavouer aucun de ceux favorables à l’”Europe qui protège”.
Si d’aucun s’aventurait à en contester la validité, il deviendrait alors plus dangereux pour lui de se voir opposés les chiffres bien plus compromettants de la réalité:
Depuis l’Europe des six, à la croissance de plus de 5%, celle-ci n’a cessé de diminuer à chaque nouvel élargissement, passant 2% au dernier élargissement, pour finir aujourd’hui en négatif grace à la crise du libéralisme! Mieux, on nous annonce celle-ci plus forte en Europe avec l’Euro, qu’aux Etats-Unis avec un dollar affaibli…
Concernant le pouvoir d’achat réel, on savait déjà en 2005 (cf Atlas d’une nouvelle Europe, Editions Autrement, préfacé par Pascal Lamy) qu’il n’avait pas progressé en trente ans, c’est à dire depuis l’adhesion de la Grande-Bretagne. Et il est en train aujourd’hui de diminuer!
Voilà les exploits de l’Europe libérale dont PPE, PSE, MODEM et Europe-Ecolos ne sont pas peu fiers!
La globalisation libérale s’effectue dans les deux sens. C’est même l’une de ses caractéristiques les plus perverses: délocalisation et immigration sont malheureusement les deux faces d’une seule et même réalité de la concurrence imposée aux travailleurs par le libéralisme, l’une par l’extérieur, l’autre de l’intérieur. Ainsi, les travailleurs immigrés, au lieu de servir leur propre développement et les luttes dans leurs pays, servent à exercer une pression salariale dans les notres. C’est le triomphe ultime du capital sur le travail: l’investisseur-exploitant n’a plus à entreprendre de couteuses délocalisations, les travailleurs à bas coût lui sont livrés à domicile!
Vous n’entendrez jamais le front national dénoncer les choses sous cet angle-là, car seule une face du Janus libéral l’incommode: celle qui hérisse son nationalisme xénophobe. Ce n’est pas une raison pour absoudre cette face là, et c’est la faute que commettent beaucoup, plus par naiveté que par mauvaise intention.
D’où le deuxième sujet qui fâche: LE OUI-OUI LIBERAL A LA TURQUIE
Aprés les lamentations sur le vote sanction contre lui, et la supplique pour le vote utile, le PS nous ressert malgré tout son oui-oui à la Turquie…avec une argumentation de Moscovici dans “le Monde” dont la base historico-culturelle alléguée est si improvisée qu’un lycéen y détecte immédiatement les erreurs (d’où le tollé sur son blog)!
Les explications de cette obstination sont évidemment ailleurs:
Si la technocratie du PS reste si attachée à la perspective de la Turquie en Europe, c’est pour une première raison stratégique qu’a rappelée la récente intervention d’Obama sur le sujet: depuis l’origine du traité de Rome, les Etats-Unis ont appuyé l’intégration de la Turquie car elle commande le détroit du Bosphore qui permet de bloquer la flotte russe en cas de conflit au Sud. C’est pourquoi elle fait partie depuis longtemps de l’OTAN, et a logé les premières fusées Pershing. Son intégration européenne, aprés celle de l’ancienne Europe de l’Est, complèterait à merveille le schéma américain de “containment” qui continue d’être le mot d’ordre du Pentagone, pour un bon bout de temps…
Ce n’est pas pour rien que Jacques Delors, Pascal Lamy, Dominique Strauss-Kahn (qui proposa celui-ci à l’OMC) et son disciple Pierre Moscovici sont atlantistes.
Mais venons-en à la part sociologique, religieuse et économique de l’argumentation:
Les auteurs de la tribune prétendent que nous n’aurions aucun mal à assimiler de plein droit un peuple musulman de 70 millions d’habitants sis en Asie mineure, alors que nous n’avons pu garder celui d’Algérie constitué de départements français!
Faut-il rappeler à ces ignorants (ou faisant semblant de l’être) que le Général De Gaulle lui-même, parti du slogan “Français de Dunkerque à Tamanrasset”, dut se rallier aux évidences brandies par son entourage qui lui fit valoir le bilan “globalement négatif” de l’intégration sans frontières, malgré l’exploitation du pétrole et l’expérimentation atomique au Sahara.
La réalité derrière ce credo d’une Turquie à tout prix qu’on nous distille (pseudo-)savamment est, comme au temps de l’Algérie, la politique libérale de la technocratie sous l’influence du patronnat: celui-ci voit d’un trés bon oeil l’entrée en Europe d’une main d’oeuvre à bas coût comme “armée de réserve” pouvant concurrencer le salariat actuel.
Au moment où l’on voit grandir le mécontentement des européens face à la globalisation qui tente d’étendre ce système au monde entier, il est d’autant plus indiqué pour les eurocrates libéraux de se réserver une position inexpugnable à l’intérieur: une fois la Turquie admise au sein de l’Europe, la concurrence salariale fera taire toute revendication sociale!
Ce n’est pas pour rien que les sociaux démocrates sont libéraux.
Ces éléments sont devenus si évidents que même ceux originellement soumis aux mots d’ordre de l’internationale prolétarienne ont fini par se ranger à l’avis de Jean-Luc Mélenchon sur le sujet. Là au moins, le MODEM ne sera pas en reste…
Ecrit par : Hadrien | 04.06.2009
Mme Lepage:
Michael Doukhan a raison de mettre en garde contre une réponse démagogique à la démagogie de l'UMP.
D'autant plus que si un jour vous deviez (re)venir aux affaires, les illusions suscitées vous coûteraient très cher, et affaibliraient nos valeurs.
Cecie dit, contrairement à M.Doukhan je vous suis depuis suffisamment d'années pour savoir que vous n'êtes pas de celles et ceux qui substituent le slogan à la réflexion.
Sur la loi Hadopi: je suis plus préoccupé par les mesures de "flicage" que par la répression proposée.
Je considère aussi qu'il y a un droit à internet.
Mais doit-il forcément passer par un accès privé? Les bornes mises à disposition dans les établissements publics ne peuvent-elles pas répondre à ce besoin?
L'usage d'internet en privé ne peut pas prévaloir sur le droit à la propriété qui est fondamental dans nos sociétés. C'est une question de justice.
Pour autant, aux pouvoirs publics d'assurer un accès public à internet.
Les plus lésés seraient alors... les opérateurs et les vendeurs de technologie compatible avec le piratage. On comprend que cela ne soit pas le chemin emprunté par nos législateurs!
Par ailleurs, je salue en vous et CAP21 les seuls vrais défenseurs des libertés individuelles.
Ecrit par : louis-alexandre | 04.06.2009
Pendant la guerre froide nous avions déjà à choisir entre la liberté totale et le tout sécuritaire entre la loi du plus fort et la loi du parti.
Le mur est tombé mais d'autres s'élèvent partout dans le monde, l'administration BUSH est tombée mais d'autres prennent le relais combinant la parole qui rassure et les actes qui font le contraire.
C'est un peu ce qui se passe au MODEM nous parlons d'indépendance et certains s'allient à l'UMP ou la rejoignent
" La parole a été donnée à l'homme pour déguiser sa pensée "
CONFUCIUS
Ecrit par : san agustin | 01.07.2009
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