12.06.2008

Corinne Lepage invitée de Soir3

soir3.jpgRetrouvez Corinne Lepage sur le plateau de Soir3 samedi 14 juin à partir de 23h40

Au programme le congrès Cap21, la place de Cap21 dans le Modem

11.06.2008

Lepage (Cap21) veut faire du MoDem "le parti du développement durable"

PARIS, 11 juin 2008 (AFP) - Corinne Lepage, présidente de Cap21, membre fondateur du Mouvement Démocrate, souhaite contribuer à faire du MoDem le "parti du développement durable", a-t-elle indiqué mercredi à l'AFP.
Cap 21 organise samedi et dimanche un "Congrès statutaire" à Nanterre (Hauts-de-Seine), où il accueillera tour à tour le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, et le président du MoDem François Bayrou.
"Dans le contexte actuel, je ne crois plus du tout à l'idée d'un pôle environnement au sein d'un parti. Ce sont tous les programmes politiques qui doivent être complètement revisités", a déclaré l'ancienne ministre de l'Environnement, interrogée par l'AFP.
"Je souhaite que Cap21 soit l'aiguillon du projet politique, car la chance du MoDem est d'être le parti du développement durable", a ajouté Mme Lepage, qui doit figurer parmi les vice-présidents du MoDem nommés prochainement.
Ce congrès va modifier les statuts de Cap21 pour entériner sa participation au MoDem, étant entendu que le parti écologiste garde son "autonomie programmatique et financière", même si François Bayrou est opposé aux courants.
Car Cap21 ne revendique pas une "autonomie politique" au sein du MoDem, souligne Mme Lepage. Il s'agit de "continuer à travailler sur un programme d'écologie humaniste. Cela n'a rien à voir avec d'anciens UDF qui veulent être liés à l'UMP, nous sommes à 100% sur la ligne Bayrou d'indépendance".
Avant les discours de François Bayrou et Corinne Lepage, dimanche en clôture du Congrès, un "temps fort" de ce rendez-vous sera un débat samedi soir sur le thème du "développement durable : réponse à la crise économique et financière", en présence d'intervenants extérieurs.
Doivent y participer le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, l'ex-porte-parole des Verts Yann Wehrling, l'ancien conseiller de Ségolène Royal Bruno Rebelle (ex-Greenpeace) et le député UMP François Grosdidier, opposé aux OGM.
AFP

11.04.2008

Corinne Lepage: "le mépris de la diversité démocratique"

La note publiée par Le Monde laisse supposer que le Président de la République lui-même s'emploierait à anéantir le Modem au mépris de la diversité démocratique de notre pays.
Si cette note s'avère exacte, le rôle du Président de la République ne serait pas en rapport avec la fonction d'arbitre que nous sommes en droit d'attendre et nous renverrait aux plus basses manoeuvres de la politique politicienne.
Ces valeurs que nous portons, en commun avec F.Bayrou et nos amis du Modem, sont assurément les raisons pour lesquelles l'exécutif s'emploie à les faire taire.
Avec nos amis démocrates, avec François Bayrou, nous poursuivrons la construction de ce Mouvement Démocrate, fort des principes de pragmatisme, de probité et de pugnacité.
Nous laissons ceux qui ont fait le choix de participer à ces manoeuvres pour assurer leur avenir politique, face à leur responsabilité.
Corinne Lepage,
Présidente de Cap21
Membre fondateur du Modem

07.04.2008

Corinne Lepage: « Le MoDem doit être beaucoup plus démocratique »

APRES JEAN ARTHUIS, qui a claqué ce week-end la porte du MoDem en critiquant sa gestion « sectaire », Corinne Lepage, ex-tête de liste MoDem aux dernières municipales (à Paris XII e ), appelle François Bayrou à un effort de démocratie interne.
Le départ de Jean Arthuis vous a-t-il étonné ?
Corinne Lepage. Pas vraiment, car il avait pris du recul depuis un moment. Mais il est évident qu'on ne peut pas faire comme s'il ne se passait rien, comme si de tels départs de personnalités n'avaient pas lieu. Il faut avoir le courage de regarder les choses en face et affronter les raisons pour lesquelles les choses se passent ainsi. CAP21 a adhéré au MoDem sans jamais renoncer à son autonomie ni à son existence propre : je m'en félicite !
Il y a donc une crise existentielle au MoDem ?
Ne soyons pas catastrophistes. Je ne dis pas que les militants partent, mais ils sont dans l'expectative. Ils attendent une vraie démocratie interne, que le débat s'organise. Nous n'avons pas encore élu toutes nos instances. Cela ne pourra se faire que de manière ouverte, transparente et collégiale. C'est fondamental pour regagner ce souffle que François Bayrou a su créer à un moment.
Arthuis parle d'une gestion sectaire. Comprenez-vous ce qu'il veut dire ?
Il dit violemment ce que je dis moi de façon plus démocratique. C'est-à-dire que nous avons besoin d'un MoDem où les différentes sensibilités doivent exister et participer pleinement aux prises de décision. Les militants sont issus de l'UDF, des Verts, de CAP21, de la démocratie participative. Ils doivent avoir toute leur place et pouvoir s'exprimer. Or, aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
Pourquoi ?
Je n'incrimine personne. Il faut s'organiser et travailler sur le fond. Car l'intérêt d'un mouvement politique n'est pas de dire : « je ne suis ni à droite ni à gauche », cela n'a pas de sens. Ce qui en a, c'est de proposer un projet qui rassemble. Il faut se mettre au travail sur le fond, répondre aux grands enjeux contemporains. S'il n'est pas capable de faire ça, le MoDem n'a pas d'intérêt.
Qu'attendez-vous maintenant de François Bayrou ?
Il faut jouer collectif au sein du mouvement et l'exécutif doit beaucoup plus s'ouvrir à ceux qui veulent travailler sur le fond et attendent un fonctionnement beaucoup plus démocratique.  

Propos recueillis par Martine Chevalet

Le Parisien

06.04.2008

Corinne Lepage: le Modem et la démission de Jean Arthuis

La démission de Jean Arthuis, en attendant peut-être d'autres démissions de sénateurs conduit nécessairement les instances dirigeantes du Modem à faire des choix clairs. La situation actuelle résulte de ce que une partie des élus UDF, qui doivent pour beaucoup leur élection à l'UMP ne sont pas d'accord aux stratégies d'autonomie à l'égard de la droite. Ils se sentent d'autant plus forts pour exiger la renaissance de l'UDF que François Bayrou est affaibli non pas tant en raison de son échec à Pau ou du résultat des élections municipales, qui n'est pas aussi mauvais que la presse veut bien le dire, mais par un manque de soutien exprimé par la base du mouvement, par les nouveaux élus, par les nouveaux militants par ce que en l'état actuel nous ne leur donnons pas ce qu'ils souhaitent.
Ils sont venus au Modem pour construire un parti politique au fonctionnement démocratique. Or, le modèle continue à fonctionner comme l'ancienne UDF alors que nous avons des militants, engagés et exigeants, qui veulent participer au fonctionnement de leur mouvement.
Nous ne leur en donnons pas les moyens.
L'absence de communication en direction des militants, l'absence de mise à disposition de moyens d'échange par internet sont en définitive encore plus gênantes que l'absence d'instances organisées. Si dans certaines fédérations, tous les acteurs ont joué le jeu, il n'en va pas de même dans d'autres où les structures anciennes ont perduré interdisant aux nouveaux militants d'accéder à la communication, à la définition de la stratégie, à la capacité de participer aux réunions.
Ils sont également venus au Modem pour travailler sur le fond des sujets, lesquels ne manquent pas. Dire qu'on est ni de droite et de gauche n'a pas d'intérêt en soi, hormis bien évidemment démontrer que l'on n'est pas sectaire.
Le seul intérêt de ce positionnement consiste à avoir la liberté nécessaire pour établir un projet autonome, sans avoir à satisfaire un clientélisme de droite ou de gauche, projet qui ne peut être qu'au-delà de la droite et la gauche dans la mesure où les réponses de l'un comme de l'autre ne sont pas adaptées aux enjeux contemporains.
Dans la confusion actuelle, mes amis de CAP21, tous mes amis du Modem qui partagent cette analyse et moi-même sommes décidés à nous investir dans la réflexion autour du projet.
Les capacités, les intelligences, les connaissances ne manquent manifestement pas parmi nos militants.

 Je propose à tous ceux qui le souhaitent d'y participer

 

21.03.2008

Corinne LEPAGE : Préparons l'avenir

Chers amis

Après ces élections municipales, je tenais à vous dire que je comprenais ce que pouvait être votre déception mais vous dire aussi ce que devait être notre espoir et notre chemin.

Nous avons été souvent vilipendés durant cette campagne et surtout le soir des résultats du deuxième tour. Le Mouvement Démocrate fut à cette occasion présenté comme un petit parti d’appoint, opportuniste, incohérent, illisible….

La seule question, à mes yeux, est de savoir s’il est nécessaire ou non d’avoir un espace politique qui transcende le clivage gauche-droite. . A CAP21, nous avions déjà une longue habitude de ce travail en commun des centres droit et gauche et la synthèse est un exercice qui nous est bien connu. La réponse nous parait donc évidente.

 C’est la même réponse qui a été apportée par la fondation du Mouvement Démocrate au sein duquel différentes sensibilités politiques se sont rassemblées pour peser davantage dans le débat public

Dès lors, l’absence d’alliance globale avec l’un ou l’autre des deux camps s’imposait. Les choix d’alliance ou d’autonomie ne pouvaient alors que s’exprimer localement en fonction du poids de notre représentation, de la qualité des projets présentés à nos concitoyens et des valeurs portées par les candidats.

Il n’y a dans cette attitude rien d'opportuniste contrairement à ce qui a pu être dit ici et là mais peut-être une mauvaise communication et un manque de présentation cohérente des choix effectués localement. Il aurait probablement fallu l’expliquer davantage.

Ceci étant, les résultats ne sont pas du tout ce que les médias ont bien voulu en retenir. Dans les villes de plus de 10 000 habitants où nous conduisions des listes autonomes, la moyenne de nos candidats a été de 15,80 %. Nous avons à ce jour entre 2000 et 3000 conseillers municipaux, adjoints aux maires et un certain nombre de villes et villages sont gérés par des maires MODEM. C’est vrai, la loi électorale ne nous est absolument pas favorable. Ceux qui souhaitent en France un bipartisme pur, politiques et médias entretiennent l’idée qu’il n’y pas de place pour un vrai Centre en France, que le MODEM est à l’agonie. C’est faire bien peu de cas de cette nouvelle génération militante qui nous a rejoint avec conviction, dynamisme et beaucoup d’exigence. C’est faire bien peu de cas des électeurs qui nous ont fait confiance depuis la dernière élection présidentielle.

Mais, il n'en demeure pas moins que nous avons beaucoup de travail devant nous pour faire vivre l'espace démocrate au centre de l'échiquier politique .

Tout d'abord, nous devons conduire un travail programmatique avec l’ensemble des sensibilités qui composent notre formation (UDF, CAP21, anciens Verts, nouveaux adhérents…). Nous avons à formuler un projet alternatif, synthétisant les valeurs de générosité, de justice sociale, de démocratie avec le pragmatisme dans le domaine de l’économie. Et surtout, être les premiers à proposer un authentique projet de développement durable, fondée sur la nouvelle donne économique liée aux  enjeux écologiques.

 Mais notre travail ne s'arrête pas là. Nous avons également à construire et à structurer notre mouvement, et à le faire vivre de manière démocratique, dans la ligne qui a été tracée à Seignosse, sur la base des très nombreuses propositions formulées par les militants. Nous avons à trouver les moyens et les ressources de faire travailler tous ceux qui le souhaitent à la préparation du projet et à faire vivre, animer nos instances. Evitons de reproduire les schémas anciens, osons la confrontation d’idées, le débat interne, indispensable à la vitalité du projet démocrate.

Pour y parvenir dans de bonnes conditions, nous devons respecter les statuts et les chartes, de valeur et charte éthique que François Bayrou nous a fait approuver lors du congrès fondateur.

Nous devons plus que jamais être unis et rassemblés pour administrer la preuve vivante de l'existence d'un Mouvement de rassemblement et d’ouverture, dynamique, imaginatif, force de proposition et d'équilibre. 

C’est à cette tâche que chacun d’entre-nous doit s’atteler en regardant délibérément vers l’avenir sans pour autant échapper au nécessaire travail d’analyse de ce qui s’est passé pour en tirer des actions de progrès pour le futur.


Corinne LEPAGE, présidente de CAP21, membre du bureau national exécutif du Mouvement Démocrate

 

09.01.2008

Corinne Lepage : Campagne 12ème arrondissement

 En attendant le site définitif de la campagne:

Vous souhaitez participer à la campagne de Corinne Lepage, contactez-nous.

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Participer à la campagne 

Ecrire à Corinne Lepage

(vos messages seront transmis à Corinne Lepage, nous ne pouvons pas vous garantir une réponse personnelle)

 

Bertrand Rio, secrétaire général Cap21: 06 64 88 54 03

Contacts presse: Céline Alonzo 06 03 53 19 07

Suivre la campagne du 12ème arrondissement

Vous souhaitez suivre la campagne du Modem à Paris avec Marielle de Sarnez

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http://www.marielledesarnezpourparis.fr/

 

03.12.2007

Corinne Lepage: la révolution n’est ni à gauche, ni à droite, elle est devant nous et nous la ferons ensemble

29.11.2007

Corinne Lepage: nous devons sauver le Modem

Nous avons besoin du Mouvement Démocrate pour la vitalité démocratique de notre Pays ; les attaques qui se sont cristallisées au cours des dernières heures contre François BAYROU  visent sans doute la personne au-delà de ce que le combat politique loyal devrait permettre mais surtout visent à empêcher la constitution de la seule force nouvelle de la vie politique française.

 Des critiques peuvent toujours être faites.

 Il n’en demeure pas moins que c’est la première fois qu’un parti politique élabore, directement avec ses militants, des statuts qui donnent lieu à des débats extrêmement importants.

 C’est la première fois qu’un parti politique se donne la peine de ne pas confier les rênes à des apparatchiks et tente de définir de nouveaux rapports entre militants et élus, de telle sorte que les uns et les autres puissent être convenablement représentés et entendus au sein des instances dirigeantes.

 C’est la première fois qu’un parti politique accepte de jouer le jeu, dans une totale transparence, de la réflexion sur l’équilibre qu’il convient de trouver entre l’efficacité politique et la démocratie interne.

 Or, si précisément une telle profusion de propositions, de contributions, d’amendements arrive de la nouvelle génération militante du Mouvement Démocrate, c’est bien parce que l’espoir soulevé par la candidature de François BAYROU lors de l’élection présidentielle et qui a rassemblé près de 18% des français n’est pas retombé.

Nous avons maintenant la charge de faire vivre ce parti, et d’en faire effectivement un lieu démocratique à même d’offrir un véritable projet à nos concitoyens.

 Car, et peut-être faut-il le rappeler, dans ces temps où il est bienvenu d’oublier assez vite ses convictions et son éthique pour asseoir sa carrière personnelle, la dignité de la politique, c’est précisément de proposer un projet et de défendre des convictions malgré les résistances et les freins au changement qui s’y opposent.

 Le Mouvement Démocrate va être porteur d’un projet nouveau en ce qu’il sera l’expression d’une nouvelle forme de gouvernance et d’une véritable politique de développement durable.

 En effet, et c’est là l’enjeu, nous allons devoir changer radicalement notre manière de vivre dans les années à venir. La société du carbone, des énergies fossiles, de l’automobile et du tout jetable touche à sa fin.

 Cette révolution est particulièrement difficile à faire dans un pays comme la France, confrontée à de très lourdes difficultés, liées à un appauvrissement que l’on veut nier, à une montée des tensions et de la violence, à une inégalité croissante et criante entre nos concitoyens.

Le développement durable est précisément l’occasion de sortir par le haut de cette crise en déterminant ce que peut être un projet commun.

 C’est précisément à cela que le Mouvement Démocrate doit s’employer sans se soucier des torpilles qui lui sont régulièrement adressées, avant même que le Congrès Constitutif n’ait lieu, torpilles qui sont probablement le signe d’une certaine inquiétude de tous ceux qui ne souhaitent surtout pas que la vie politique française change.

 Corinne Lepage

 

12.09.2007

Corinne Lepage : "Qu'attendons-nous du MoDem ?"

La création du MODEM relève de la gageure et constitue une expérience sans précédent, et c’est ce qui la fait la difficulté de l’exercice.

La création du MODEM répond d’abord à une demande de très nombreuses personnes , 80 000 pré-adhérents, 45 000 adhérents hors militants UDF et CAP21. Ce n’est donc pas un mouvement conçu par le haut et cherchant des adhérents. C’est un mouvement soutenu par une base dans la dynamique de la campagne présidentielle de François Bayrou.

Dès lors, il ne s’agit pas seulement de fusionner des partis existants auxquels viendraient s’adjoindre quelques personnalités, comme lors de la création de l’UDF ; il s’agit encore moins d’une opération d’absorption par une UDF qui aurait perdu une partie importante de ses cadres . Il s’agit de la création d’un mouvement de type entièrement nouveau, dont le premier challenge est de faire, à partir de cultures et d’histoires différentes, un formidable creuset d’imagination et de propositions, sublimant les aspirations diverses dues à l’origine des adhérents.

La première condition pour y parvenir est que chacun trouve à s’exprimer et à être représenté de manière équitable dans les instances qui devront très rapidement se mettre en place. Il est probable que dans une première phase au moins, une structure confédérale souhaitée par les membres de l’UDF permette de garantir les appréhensions de certains et d’apprendre à vivre ensemble et à se respecter, sans tomber dans les travers des courants qui ont largement contribué aux échecs des Verts ou du PS. Mais là n’est pas l’essentiel.

La liberté que donne la faculté de construire du neuf permet de faire du MODEM le premier parti du XXIéme siècle , répondant aux aspirations de nos concitoyens , en partant précisément de ce que sont les français du XXI éme siècle. Rappelons le précédent des travaillistes , qui , en Grande Bretagne ont engrangé les succès lorsqu’ils ont abandonné leurs dogmes dépassés pour analyser la société britannique de la fin du XXéme siècle.

Sur la forme comme sur le fond, nous devons proposer à nos concitoyens un projet résolument contemporain, ce qui implique une nouvelle gouvernance, , un projet global répondant à un développement soutenable . un projet économique et social inscrit dans les contraintes de la mondialisation et respectueux de la tradition française.

La nouvelle gouvernance se doit de faire la place à une démocratie participative, des pouvoirs institutionnels organisés sur une base de pouvoirs et contre-pouvoirs , des principes éthiques et de justice puissants et sanctionnés. A cet égard, la lutte contre la corruption avec une inéligibilité des élus condamnés, le mandat unique, un statut des élus sont une nécessité. Au niveau institutionnel, un parlement puissant, un véritable pouvoir judiciaire doté de moyens , un scrutin proportionnel à l’allemande devraient être instaurés ; Enfin, les nouveaux canaux de la démocratie participative, le referendum d’initiative populaire, une stricte garantie constitutionnelle du pluralisme et de l’indépendance de la presse doivent être reconnus. Il va de soi que les principes dont nous réclamerons l’application à l’extérieur devront être appliqués en interne ; charte éthique rigoureuse et sanctionnée, charte des valeurs servant de pacte commun, respect de la démocratie interne et des droits des adhérents, pouvoirs et contre pouvoirs au sein du mouvement : le MODEM se doit d’être exemplaire au niveau interne. A nous de concevoir une organisation efficace et dynamique qui réponde à ces impératifs contemporains.

Notre projet ne peut qu’être soutenable, c’est-à-dire reposer sur l’analyse des défis énergétiques et de matières premières auxquels nous sommes confrontés. Le temps des ressources finies a commencé et nous devons être capables de proposer une nouvelle économie sobre, mais créatrice de valeur et d’emplois et utilisant à son bénéfice les apports de la mondialisation notamment en terme de société de la connaissance. Qualité du territoire et premier producteur potentiel en énergies renouvelables en Europe, qualité des services et notre main d’œuvre, notre pays dispose d’atours remarquables bien mal utilisés. Nos retards en terme de développement industriel sur les marchés du XXI éme siècle, notre mode de comptabilité obsolète en ce qu’il se montre incapable d’intégrer les coûts sociaux et environnementaux, le poids insupportable de notre dette publique constituent autant d’obstacles que nous devons franchir. A nous d’offrir le premier projet global authentiquement soutenable,capable de redonner à notre pays l’optimisme et un rôle d’entraînement en Europe .Nicolas Sarkozy a su convaincre car il a défini un cap clair.Il nous revient d’en faire de même avec le cap démocrate, fondé sur un libéralisme social et environnemental, c’est-à-dire régulant le marché pour accéder à une économie environnementale et préservant la solidarité.

C’est donc aux bases même de l’organisation sociale et économique dans un cadre mondialisé qu’il faut s’attaquer en valorisant ce qui a fait la force de notre histoire. La devise républicaine, à laquelle il convient d’ajouter le mot de laïcité, doit servir de ferment à la définition d’un Etat dans lequel traditions républicaine et démocrate ne sont plus antinomiques, mais complémentaires et s’intègrent dans une synthèse contemporaine. Dès lors, le retard reproché à notre pays pourrait devenir une chance de sauter une étape et de passer directement au changement de paradigme devenu indispensable. A nous, fondateurs du MODEM de savoir saisir cette chance. Notre » multiculturalisme »de départ nous le permet. A nous de transformer l’essai et de faire de cette richesse la clé du succès.

Corinne Lepage, Présidente de CAP21

Tribune prévue pour Libération, non publiée ce jour