30.09.2005

Vive l'omerta !

La publication de la note scandaleuse du gouvernement  pour obtenir de l'Union européenne le secret absolu sur les effets sur la santé des OGM se double d'un autre scandale: celui des réactions de la presse.

En dehors d'une émission de télévision sur Canal + qui a manifesté de l'intérêt et d’un hebdomadaire, le silence sur une information pourtant ô combien révélatrice est total. Pourquoi?

Parce que trop d'intérêts économiques empêchent la liberté de la presse?

Sans aucun doute pour certains journaux et certains médias dépendant des annonceurs, voire ayant des liens capitalistiques avec eux. Mais cette réponse ne m'apparaît pas suffisante, par manque d 'intérêt ? peut-être aussi pour quelques uns.
La réalité est qu'on assiste à une terrible reprise en main des médias par le gouvernement. Le CSA veille jalousement à ce que l'UMP puisse largement s'exprimer, mais veille aussi à ce que des petites formations ou des personnalités libres ne puissent surtout pas le faire. Avant tout, il ne faut pas trop aborder les sujets qui fâchent , en dehors des débats politiques habituels qui ne mangent pas trop de pain, parce qu'ils sont à classer dans la catégorie du ping-pong classique droite /gauche .

Et puis c'est plus facile d'inviter les extrêmes face au pouvoir que d'inviter des adversaires raisonnables qui pourraient éveiller l'esprit critique de personnes refusant la contestation a priori, mais qui ,ne demandent qu'à être sérieusement informés.

Or, c'est cela qui est interdit.

Du pain et des jeux; c'est vieux comme l'Empire romain, mais amélioré aujourd'hui quand les jeux servent en plus à vendre le pain!

 

 

26.09.2005

Les machos à l'école!

 Il est grand temps dans ce pays que les femmes s'unissent pour renvoyer dans leurs foyers les machos grossiers des différents partis.

 

Les masques tombent au PS. Il est beau le parti de la parité, du progrès et de l'écologie sociale.

 

Le concert de casseroles venus du fond des âges pour accueillir la
candidature à la candidature de Ségolène Royal fait tomber les masques.
Derrière les envolées lyriques des discours, arrivent les trivialités pour ne pas dire les obscénités, voire les appels au meurtre d'Emmanuelli!
Ils valent largement le sexisme ordinaire de l'UMP!
Je me  propose de tenir à jour une liste des propos machos des politiques
sur mon blog.

 

Le jour venu, chaque électrice pourra s'y référer pour éviter de voter pour ces hommes qui ne méritent que de retourner à l'école!

Castration de la démocratie (manifestation Bar le Duc)

 Peut-on vraiment considérer que nous sommes en démocratie lorsqu'on voit comment le secret le plus absolu règne toujours sur le nucléaire?

 

Il ne faut pas se tromper; ce n'est pas seulement du secret militaire qu'il s'agit sous sa forme de secret défense, c'est de l'opacité organisée, même lorsqu'il s 'agit d'organiser un débat public auquel il manque l'essentiel des informations et dont les dossiers ne sont même pas distribués aux maires, en violation des règles élémentaires.

 

Mais le secret va encore plus loin. Il s'agit d'occulter l'opposition des élus et des populations au projet. Comme nous vivons dans une société médiatique où n'existe que ce qui se voit, pas de télévision (sauf FR3 local), pas de référence à une manifestation qui réunit 5000 personnes, des dizaines d'élus, 2 anciens ministres, pas de référence à une pétition de plus de 10% de la population réclamant au conseil général un referendum.

 

On peut être pour ou contre le nucléaire, même si une majorité de Français y semble désormais opposée mais ce qui n'est pas acceptable, c'est cette castration de la démocratie, ce refus d'entendre les Français et de croire que les recettes des années 70 que nous avons connu, à la fin du pompidolisme, sont encore applicables.

 

Quelle cécité de la part de la droite et d'une grande partie du PS, en plein accord sur le nucléaire, de croire qu'ils passeront en force et qu'ils pourront jouer une parodie de débat public pour faire croire qu'ils respectent la loi et surtout nos obligations communautaires.

 

Quel drame démocratique que de laisser à l'extrême gauche le soin de défendre les principes de base de l'information.

 

Comment pourra-t-on supporter cette caricature de démocratie qui interdit la tenue de réferendum quand la constitution le prévoit, qui prend le citoyen pour un imbécile incapable de comprendre qu'il n'est pas informé sur des projets dont des rapports scientifiques indépendants du lobby ont souligné les graves carences? Comment ne pas être ulcéré que tout soit fait pour décourager les citoyens, les conforter dans leur défiance généralisée à l'égard du politique, leur éloignement de la participation électorale.

 

 

 

15.09.2005

Les démocraties ont le droit et le devoir de se défendre

  Dans un arrêt Refah partisi du 13 février 2003, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a jugé que «  les libertés garanties par l’article 11 de la Convention ainsi que par les articles 9 et 10 ne sauraient priver les autorités d’un Etat, dont une association, par ses activités, met en danger les institutions, du droit de protéger celles-ci. A cet égard, la Cour rappelle qu’elle a déjà jugé inhérente au système de la Convention une certaine forme de conciliation entre les impératifs de la défense de la société démocratique et ceux de la sauvegarde des droits individuels» . Autrement dit, les démocraties ont non seulement le droit mais encore le devoir de se défendre pour sauvegarder les valeurs de la Convention et les dispositions de cette dernière ne peuvent être invoquées pour empêcher les Etats d’agir à cette fin.

L’inflexion des différentes politiques menées à l’égard de l’islamisme en Europe en en particulier en Grande Bretagne et aux Pays Bas , pays réputés pour leur très grande tolérance, devrait nous conduire à une réflexion approfondie sur l’évolution de notre propre droit.

Peut-être, la première réaction du lecteur hexagonal sera-t-elle de considérer la question comme réglée , dans la mesure où la France a, heureusement, voté la loi sur les signes religieux à l’école, réaffirmant sans ambiguïté son attachement à la laïcité. Mais, il s’agit là d’une vision angélique et naïve de la réalité juridique et de terrain.

Tout d’abord, nos plus hautes juridictions ont consacré des coups de canif sérieux dans les principes républicains. A commencer par le Conseil d’Etat, qui est à l’origine du laxisme sur la propagation du voile à l’école du fait de sa position de 1989, assez éloignée de celle de la Cour Européenne des droits de l’Homme et qui admet, implicitement, la polygamie en reconnaissant le droit à la Sécurité Sociale des deuxième et troisième épouses ; il a de la même manière considéré que n’était pas contraire à l’ordre public français la répudiation prononcée par une Tribunal islamique alors même que les droits des femmes dans ces procédures sont totalement inexistants.

Nous voyons se développer sur notre territoire des mariages forcés, la négation plus générale du droit des filles dans les cités que des associations comme Ni Putes Ni Soumises ne cessent de dénoncer sans disposer du début du commencement des moyens dont les associations pro-islamiques continuent à bénéficier sur le territoire national

 Encore plus grave sur le plan des principes comme celui des effets apparaît le jugement rendu par le Tribunal Correctionnel de Lyon dont heureusement le Parquet a interjeté appel. Ce jugement prononçant un non-lieu à l’encontre de l’imam Bouziane est très préoccupant non seulement par la motivation qui y est retenue, mais parce qu’il s’inscrit dans un contexte plus général où il apparaît que les principes de la République sont de plus en plus remis en cause et ce, dans le cadre d’une stratégie globale, qui concerne tous les pays occidentaux.

L’affaire jugée par le Tribunal Correctionnel de Lyon n’aurait pas du, a priori,  poser de problème majeur en matière pénale comme en matière de procédure pénale.

Dans une interview à l’hebdomadaire Lyon Magazine, interview enregistrée et authentifiée par les experts lors de la procédure d’instruction, l’imam Bouziane, qui s’est exprimé en français, même s’il peut avoir hésité sur un ou deux mots, a répondu à une question qui lui était posée que « les hommes musulmans pouvaient battre leur femme, les battre fort à condition d’éviter le visage ». Poursuivi pour incitation à la violence, l’imam Bouziane était donc renvoyé devant le Tribunal Correctionnel, deux associations de femmes « Regards de femmes », d’une part, « Femmes contre l’intégrisme » d’autre part, s’étant constituées partie civile.

Le jugement, après de très longs développements relatifs à l’analyse du Coran et reprenant ce qui est plus grave encore, les lectures les plus rétrogrades, en particulier celles de El Karadawi, considère que l’imam BOUZIANE n’a commis aucune infraction dès lors que le Coran recommande effectivement la lapidation. Au surplus, ce jugement déclare irrecevables les constitutions de partie civile des associations de femmes.

Sur ces deux points, ce jugement est extrêmement préoccupant. En effet, la non recevabilité des constitutions de parties civiles au motif que l’atteinte aux droits des femmes n’est pas protégé par la loi est un scandale en soi. Mais ce n’est pas le plus grave. Le plus grave , en effet, est la référence à la Charia dans un jugement rendu au nom du peuple français.

 La référence à la Charia et au  Coran pour trouver une justification aux propos de l’imam Bouziane constitue une première qui s’inscrit à l’opposé de toute notre tradition juridique. En effet,  la question de droit n’est évidemment pas celle de savoir quelle justification un texte extérieur à la loi française pourrait apporter mais bien de savoir si la loi française réprime ou non ce type de propos.

Le propre de la souveraineté d’un Etat, c’est en effet de faire appliquer les textes qui régissent son droit à l’exclusion de tout autre et a fortiori de textes de nature religieuse dont la Cour Européenne des Droits, de l’Homme  a précisément rappelé qu’ils étaient incompatibles avec la Déclaration des Droits de l’Homme.

Ainsi,  le tribunal s’est cru autorisé à effectuer une analyse exégétique et de surcroît rétrograde du Coran alors qu’à l’évidence, le Coran n’est pas applicable en droit interne et ne saurait donc être considéré ni comme une circonstance atténuante en droit pénal, ni-et encore moins comme une clause exonératoire de responsabilité. Au nom d’une interprétation pour le moins hasardeuse de la jurisprudence de la CEDH, le tribunal a en effet considéré que la liberté d’expression devait l’emporter. C’est une double méconnaissance de la  jurisprudence de la Cour européenne. D’une part, la Cour a jugé dans l’ arrêt Refah  que l’article 9 ne protège toutefois pas n’importe quel acte motivé ou inspiré par une religion ou conviction et ne garantit pas toujours le droit de se comporter dans le domaine public d’une manière dictée par une conviction (voir, parmi plusieurs autres, Kalaç c. Turquie, arrêt du 1er juillet 1997). De manière générale, la Cour rappelle que dans une société démocratique, où plusieurs religions coexistent, il peut être nécessaire d’assortir la liberté de l’exercice de la religion, de limitations propres à concilier les intérêts des divers groupes et à assurer le respect des convictions de chacun

En second lieu,  elle a validé la dissolution d’un parti islamiste, rappelant que la Charia était « difficilement compatible  avec  les principes fondamentaux de la démocratie », et qu’ un système multijuridique introduisant une discrimination et faisant prévaloir dans la sphère publique les règles religieuses sur les régles étatiques, était  contraire à la Convention. (arrêt Refah partisti)

Ainsi, ce jugement , non seulement, s’inscrit à contre-courant de la tradition juridique française, mais encore tourne le dos à l’évolution de la jurisprudence conventionnelle qui fait prévaloir les valeurs fondamentales de la déclaration des Droits de  l’Homme sur l’application de certains principes qui n’en sont qu’une application.

Si la jurisprudence lyonnaise venait à être confirmée , trois menaces très graves pèseraient sur la société française.

-          D’une part, tous les imams dont la connaissance même du Coran laisse parfois à désirer, pourraient librement s’exprimer par écrit et par oral sous prétexte de la liberté d’expression religieuse, pour appeler à battre les femmes, à les lapider, à lancer la djihad  etc…., sans que ces propos puissent être pénalement répréhensibles …. Puisqu’ils pourraient être justifiés par telle ou telle interprétation du Coran !

-          En second lieu, elle redonne un fondement à tous ceux qui veulent reprendre l’offensive contre la loi sur les signes religieux à l’école , considérée comme attentatoire à la libre expression religieuse. Or, c’est oublier que la Cour Européenne des Droits de l’Homme a eu l’occasion de reconnaître la parfaite validité à l’occasion de son arrêt rendu à propos de l’interdiction du port du voile dans les universités turques . ( Leyla Sahin c.Turquie  29 juin 2004).

-          Enfin, si le Coran est applicable en France et si un tribunal français se reconnaît , à juste titre incompétent pour rechercher s’il a été ou non appliqué, l’étape suivante consiste évidemment à revendiquer l’instauration de tribunaux islamiques chargés d’en débattre. Telle pourrait être la conséquence indirecte de la décision du tribunal correctionnel de Lyon qui aurait ainsi imprudemment, voire dangereusement, renoncé à appliquer purement et simplement la loi française et se serait lancé dans l’application improbable du Coran.Il ne s’agit pas d’une simple conjecture. Le Canada est aujourd’hui confronté à la tentation et même à la tentative d’établir un tribunal islamique chargé de juger de la charia au sein même de l’Etat canadien , ce qui soulève à l’évidence l’indignation de nombre de femmes françaises et européennes. Mais, avec des décisions comme celle que le Tribunal de Lyon vient de rendre, le risque de la contagion en France n’est pas loin.

Le moment est incontestablement venu pour nos démocraties de défendre les bases sur lesquelles elles se sont construites. Il s’agit non seulement d’un droit mais d’une obligation à laquelle nous invite la Cour Européenne de Droits de l’Homme.

-          d’une part, la réaffirmation de la neutralité de l’Etat, c’est-à-dire de la laïcité la plus ferme est un impératif. La Cour a souvent mis l’accent sur le rôle de l’Etat en tant qu’organisateur neutre et impartial de l’exercice des diverses religions, cultes et croyances, et indiqué que ce rôle contribue à assurer l’ordre public, la paix religieuse et la tolérance dans une société démocratique. Elle estime aussi que le devoir de neutralité et d’impartialité de l’Etat est incompatible avec un quelconque pouvoir d’appréciation de la part de l’Etat quant à la légitimité des croyances religieuses (voir, , Cha’are Shalom Ve Tsedek c. France [GC], no 27417/95, § 84, CEDH 2000-VII) et que ce devoir impose à celui-ci de s’assurer que des groupes opposés se tolèrent . Ce principe, impose, sans équivoque l’application de la loi française et communautaire et elle seule, dans nos prétoires.

-          En second lieu, les principes fondamentaux de la convention , c’est –à-dire les valeurs démocratiques et d’égalité sont un impératifs et c’est à leur aune que leurs règles d’application doivent être appréciées. Or, comme le rappelle sans ambiguïté, la Cour , »on ne saurait exclure qu’un parti politique, en invoquant les droits consacrés par l’article 11 de la Convention ainsi que par les articles 9 et 10, essaie d’en tirer le droit de se livrer effectivement à des activités visant la destruction des droits ou libertés reconnus dans la Convention et ainsi, la fin de la démocratie (Parti communiste (KPD) c. Allemagne, no 250/57, décision de la Commission du 20 juillet 1957, Annuaire 1, p. 222). Or, compte tenu du lien très clair entre la Convention et la démocratie ,nul ne doit être autorisé à se prévaloir des dispositions de la Convention pour affaiblir ou détruire les idéaux et valeurs d’une société démocratique. Le pluralisme et la démocratie se fondent sur un compromis exigeant des concessions diverses de la part des individus ou groupes d’individus, qui doivent parfois accepter de limiter certaines des libertés dont ils jouissent afin de garantir une plus grande stabilité du pays dans son ensemble ….Or, la Cour reconnaît que la charia, reflétant fidèlement les dogmes et les règles divines édictés par la religion, présente un caractère stable et invariable. Lui sont étrangers des principes tels que le pluralisme dans la participation politique ou l’évolution incessante des libertés publiques. La Cour relève que, lues conjointement, les déclarations en question qui contiennent des références explicites à l’instauration de la charia sont difficilement compatibles avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention, comprise comme un tout. Il est difficile à la fois de se déclarer respectueux de la démocratie et des droits de l’homme et de soutenir un régime fondé sur la charia, qui se démarque nettement des valeurs de la Convention, notamment eu égard à ses règles de droit pénal et de procédure pénale, à la place qu’il réserve aux femmes dans l’ordre juridique et à son intervention dans tous les domaines de la vie privée et publique conformément aux normes religieuses. (...) Selon la Cour, un parti politique dont l’action semble viser l’instauration de la charia dans un Etat partie à la Convention peut difficilement passer pour une association conforme à l’idéal démocratique sous-jacent à l’ensemble de la Convention. »

Dès lors, et dans l’intérêt de toutes les femmes françaises, à commencer par nos concitoyennes des cités, nous avons le droit et le devoir de nous opposer vigoureusement et sans aucun état d’âme, à toutes les tentatives de remises en cause des valeurs républicaines et démocratiques y compris en refusant de prétendues justifications  tirées de la Convention européenne qui n’auraient comme objectif que de remettre en cause la Convention elle même.

Certains matins...........

Certains matins, je me lève ulcérée, après la lecture des journaux et l'écoute des émissions politiques du matin.

Jusqu'à quand va-t-on prendre les Français pour des ânes?

De temps et temps une bonne surprise. Venue d'un éditorialiste comme celui de la Tribune de ce matin qui fustige à juste titre l'absence de cohérence des mesures prises dans le domaine de l'énergie et de la fiscalité et les cadeaux successifs, non financés et sans lendemains pour certains d'entre eux, car s'apparentant au cautère sur une jambe de bois.

La réforme des tranches d'imposition. Très bien, il faut en parler. la surimposition des classes moyennes est une évidence ainsi que le caractère dissuasif de notre fiscalité du patrimoine, bien qu'elle n'empêche pas la hausse constante de l'immobilier. Mais, cette fiscalité excessive essentiellement parce que le poids de la dette est tel qu'il grève l'ensemble du budget et rend impossibles à termes les politiques publiques quelles qu'elles soient. Or, le financement de ces allègements, même si on laisse de côté les questions de l'opportunité politique et de la justice sociale qui restent entières, est celle du financement. Or, il n'est pas précisé si ce n'est avec des plans sur la comète, la moindre des choses serait de la subordonner à des marges de manoeuvre réelles et non pas supposées. Autrement dit, le gouvernement vend aux français une énième réforme qu'ils ne peuvent se payer!

Pour l'énergie, c'est encore plus grave. Le gouvernement se lance, sans aucune réflexion d'ensemble sur les biocarburants qui nous sont présentés comme la panacée universelle. Sans doute, dans ce domaine, la France accuse un retard considérable. Mais, les biocarburants présentent un écobilan peu favorable du fait du coût énergétique de fabrication et des besoins en eau et en engrais pour faire pousser les plantes qui comme par hasard pourraient être OGM. L'utilisation de la biomasse est infiniment plus économique et rentable. En revanche, il va de soi que les biocarburants peuvent jouer leur rôle, à commencer par leur utilisation dans les tracteurs et dans les déplacements agricoles. A contrario, le méthane pourrait être très largement développé y compris pour les transports.

De plus, les cadeaux fiscaux-eux aussi non financés- sont sans lendemain, car l'intérêt du consommateur est de changer de mode énergétique à commencer par le chauffage et non d'avoir une prime qui ne compense même pas la hausse du prix depuis le début de l'année. Idem pour les professionnels avec un coût pour l'Etat prohibitif. Quant à la prétendue pression sur les pétroliers, laissez nous rire (jaune).Comme par hasard , elle est venue après la baisse du prix du baril et il n'est pas question de la seule mesure sérieuse: une taxe exceptionnelle pour aider au changement de mode énergétique des particuliers et des entreprises que nous réclamons depuis .....octobre 2004. c'est la politique de Gribouille au pouvoir.

08.09.2005

Combat de coqs!

 Le combat de coqs devient affligeant!

 Dans la catégorie, je promets plus que toi et demain , on rasera davantage gratis, nous sommes soignés.

Quelle caricature de la politique telle que nous pouvons l'espérer; alors qu'il est évident que nous sommes en train de changer de monde, aucune perspective ne serait-ce qu'à moyen terme n'est dressée. Ce n'est pas en aidant, fort peu au demeurant telle ou telle catégorie socio-professionnelle qu'on va résoudre un problème structurel et non pas conjoncturel.

Il est vai qu'un réforme fiscale s'impose: mais parler des tranches d'imposition de l'IRPP ou de l'ISF dont il faut effectivement parler (l'ISF ne pénalise en définitive que les propriétaires immobiliers quelqu'ils soient et les classes moyennes qui épargnent en France et de surcroit il coûte plus qu'il ne rapporte; il faut donc le réformer) est  injuste et inefficace si ces réformes ne prennent pas place dans une réflexion d'ensemble sur ce qui doit être imposé. La poursuite d'une croissance qui ne peut que s'essouffler est un leurre si la réflexion sur ce que peut être un développement économique non plus durable mais tout simplement possible n'est pas engagé etc...

Autrement dit plus le monde change, moins nos politiques changent !

Ils nous laissent seuls, en face d'un monde désespérant puisqu'aucune perspective d 'avenir crédible , c'est-à-dire réaliste, ne nous est proposé.
Le temps de la politique au sens le plus noble du terme a sonné.

A nous de faire en sorte qu'il ne sonne pas dans le vide

 

 

06.09.2005

OGM: info, intox, désinformation

Dans la catégorie info, intox, « com », désinformation et également le droit à géométrie variable il est rendu public ce matin que plus de 1000 ha d'OGM seraient cultivés , dans le secret total. (source Le Figaro)

 Le même article précise que c'est possible car la réglementation n'oblige pas à la publicité. C'est complètement FAUX; la directive communautaire 2001-18 que la France n'a pas transcrit et pour laquelle elle s'apprête à être condamnée pour la deuxième fois oblige à la transparence et à la publicité. Elle fixe des règles précises pour les conditions de mise en culture et surtout le suivi. Même les textes français obsolètes prévoient une biovigilance QUI EN REALITE N'EXISTE PAS.

Autrement dit, l'Etat laisse faire transformant les Français en cobayes et exposant les autres agriculteurs à des contaminations qu'ils ignorent.

Il rend impossible le libre choix du consommateur. La loi est violée.

Le même article indique qu'il n' y aucun effet sur la santé. Il est bien imprudent. On écrivait la même chose sur l'amiante ou le tabac avant que leurs effets ne soient connus ...ou plutôt reconnus. Le secret que Monsanto a tenté de maintenir sur les rares études montrant les effets significatifs des OGM sur la santé des rats qui les consomment, le débat portant sur le point de savoir si les effets statistiquement significatifs le sont sur le plan pathologique secret levé par la justice allemande et le secret industriel derrière lequel se cache le gouvernement français pour refuser d'exécuter les décisions de la CADA (Commission d'accès aux documents administratifs) démontrent suffisamment le malaise des autorités à ce sujet. Mais, nous en saurons plus dans les mois qui viennent quand l'étude Monsanto aura été objectivement ré-analysée.

Quoiqu'il en soit, il est bien téméraire d'écrire que les OGM n'ont pas d'effets sur la santé. Ainsi, d'un côté, pas de réglementation appliquée et la liberté de polluer est de fait admise... De l'autre, le gouvernement veut faire interdire à un département d'organiser un referendum sur les OGM car l'expression d'un avis populaire est jugé inacceptable; les maires n'ont pas le droit-uniquement pour les OGM- de réglementer l'usage des sols et de veiller à la santé publique, ce à quoi la loi leur fait obligation; et le gouvernement peut tranquillement, malgré les condamnations de la Cour de Justice des communautés européennes, délivrer des autorisations d'expérimentation.

Vive l'Etat de droit !

Vive la désinformation!

01.09.2005

Grippe aviaire: les "effets d'annonces"

Je suis toujours frappée de la manière dont la communication se transforme souvent en publicité, y compris dans le domaine politique.
Les annonces de D.de Villepin sur la grippe aviaire n'en sont pas:
rien sur la prévention de l'épizootie en terme de renforcement des contrôles, rien sur les "appelants" pour ne pas froisser les chasseurs, rien sur les vaccinations de canards à gaver, rien sur la mise en place des moyens de confinement si cela s'avérait nécesssaire.
Beaucoup de fumée en revanche sur le risque pandémique, très sérieux et nous avons été les premiers à le dire, avec des engagements impossibles à tenir, comme la vaccination de tous les Français.
1- il n'y a pas de vaccin actuellement
2- ce sont les américains qui ont passé, voici près d'un an, un contrat avec le fabricant potentiel pour un vaccin expériemental
3- il faut entre 4 et 5 mois pour avoir un vaccin à partir du premier cas de transmission humain
4- en tous cas, tous les Français ne pourront être vaccinés.
Quant au tamiflu qui n'est pas un vaccin, la plus grande opacité règne sur le nombre de doses nécessaires à titre curatif et, éventuellement à titre préventif.
Si on peut se réjouir que l'insuffisance du plan Douste -Blazy, dénoncée en son temps par des médecins de l'INVS, soit reconnue, nous ignorons la réalité du stock actuel, des commandes passées et de la capacité de l'entreprise de répondre à la demande.
Dans ces conditions, comment la presse peut-elle saluer la rigueur des mesures, M.Le Guen se féliciter de ces mesures, alors que ces éléments pourtant essentiels ne sont pas repris par les dépêches et les commentaires.
 

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