26.04.2006

Le journal du blog

"Le journal du blog"

 

Corinne Lepage participera au "Journal du blog" sur France 5 sur le thème "Blogs et politique"

 

Diffusion le samedi 6 à 20h00 (câble et TNT)

 

Dimanche 7 à 12h30

 

 Visiter le site de l'émission "Le journal du blogue" / France 5

 

15:54 Publié dans MEDIAS | Lien permanent | Envoyer cette note

25.04.2006

Nous attendons le jugement...........

Parfois, un combat peut être gagné. Voilà des années que j'essaye de défendre l'idée que en l'état actuel du droit et des connaissances, la mise en culture de OGM est illégale. Je n'ai pas soutenu les faucheurs volontaires parce que, défendant l'idée que le droit ne permettait pas l'implantation, je ne pouvais, ou sans être incohérentes soutenir en même temps que nous étions dans un état de droit si illégitime que la désobéissance civile devait être admise.

 

Les échecs répétés que nous avons connus devant les tribunaux administratifs à propos des arrêtés des maires anti- OGM m'ont fait douté du bien-fondé de ma position.

 

Plaidant devant le tribunal administratif de Clermont-Ferrand contre les arrêtés du ministre de l'agriculture autorisant les expérimentations pour 2005, mais la question est identique pour 2006, j'ai eu l'immense joie d'entendre des conclusions du commissaire du gouvernement qui proposaient l'annulation de ces autorisations pour trois motifs dont l'absence d'informations convenables, la violation du droit communautaire, l'irrégularité de la procédure de consultation du public.

 

Nous attendons le jugement.

 

Il va de soi que si le tribunal confirmait les propositions du commissaire du gouvernement, ce serait une immense victoire non seulement pour tous ceux qui exigent de véritables études sur la santé humaine avant que les plus OGM ne soit disséminées mais encore pour tous les défenseurs d'un État de droit qui revendiquent pour les citoyens français une égalité de droits avec ceux des autres citoyens européens qui parviennent à obtenir de leur justice que leur responsables politiques appliquent les lois et les textes qu'ils votent et signent.
Ce serait une immense victoire pour tous ceux qui se sont élevés contre le projet de loi  français prétendant transcrire la directive communautaire sur les OGM en soulignant que  le projet ne satisfaisait en rien les exigences communautaires relatives à l'information et à la participation du public.

 

En effet, les conclusions du commissaire du gouvernement mettent très clairement en lumière le fait que les pratiques françaises, qui sont reprises dans le projet de loi méconnaissent les obligations communautaires.
Voilà des années que je soutiens que l'éthique et le droit sont du côté des anti-OGM ou tout au moins de ceux qui, comme moi-même, ne sont pas opposés en tant que tels à la technologie mais exigent que la recherche porte sur les effets sanitaires et environnementaux avant que ne soit créée une irréversibilité qui rendrait très difficile tout retour en arrière.

 

 

 

24.04.2006

France Soir

Vous m'avez invitée à participer à votre soirée de mardi 25 avril; malheureusement, j'ai déjà deux réunions et ne puis me libérer;
Je tenais néanmoins à vous dite toute ma solidarité dans votre combat pour un journal qui reste fidèle à la tradition d'un journal politique et populaire et qui ne sombre pas dans un" people " qui ne peut avoir pour objectif de développer la compréhension par le plus grand nombre du monde dans lequel il vit, seul objectif d'une presse politique dans un pays démocratique. A l'heure où le rôle des citoyens apparaît comme plus que jamais déterminant , le pluralisme de la presse et son indépendance sont fondamentaux.
Pierre Lazaref a suffisamment apporté à notre pays pour que son oeuvre ne devienne pas un tabloïd à la française.

Vous pouvez donc compter sur mon entier soutien.

Corinne Lepage

Visiter le blog France Soir résistance

 

21.04.2006

L’heure de la révolte a sonné

Puisque les medias ont décidé de matraquer l'opinion publique française en en choisissant les deux candidats qui seront au deuxième tour de l'élection présidentielle, on ne peut que s'interroger sur l'intérêt d'un premier tour et sur le fonctionnement particulièrement vicieux de notre système dit démocratique qui n'en a plus que le nom.
Depuis deux ans, Nicolas Sarkozy grâce en particulier à TF1 et L.C.I, mais également grâce à  une politique de communication d'une agressivité inégalée, y compris sur internet puisque des mots clès ont été achetés pour renvoyer systématiquement les internautes sur le site UMP, s'est imposé comme  le seul candidat possible de la droite.
N'hésitant pas à bousculer les institutions pour s'approprier la résolution du conflit du CPE , à intervenir dans la solution de la grève de la faim très controversée et à juste titre de Jean Lassalle,  seule compte désormais la communication même si c'est au prix de la désintégration de nos institutions politiques qui pourtant fondent aujourd'hui son pouvoir de ministre de l'intérieur.
Depuis quelques mois, et en intervenant directement dans les débats qui peuvent avoir lieu au sein du  parti socialiste, le phénomène Royal emprunte les mêmes voies.
Désormais,  les Français ne peuvent plus ouvrir un journal, écouter la radio ou lire la télévision sans s'être abreuvé des images de l'un et de l'autre qui s'imposent ainsi comme le seul choix possible, dicté  par un système médiatique qui a  définitivement choisi de transformer les citoyens électeurs en acheteurs de pots de yaourts politiques dont le choix ne peut être que la myrtille ou la fraise.
Les autres sont là pour la figuration, lorsqu'ils sont dotés d'une structure politique jugée suffisante ou complètement exclus du débat lorsque les décideurs médiatiques en ont ainsi décidé.
Il est temps que les Français se révoltent.
Ce mépris des règles les plus élémentaires de la compétition électorale, cette désinvolture avec laquelle le pluralisme est traité dans notre pays, cette parodie de débat qui refuse précisément les vrais débats, permettant ainsi aux deux candidats d'éviter d'aborder les sujets qui fâchent, de se prononcer clairement, pour rester dans un électoralisme de  mauvais aloi, visant à  mécontenter personne sont une gifle quotidienne administrée à tous ceux,  jeunes et moins jeunes, exaspérés par la langue de bois ambiante et renforcée, et qui sont sincèrement inquiets pour leur avenir et attendent de vraies solutions.
De même que le référendum sur l'Europe a été l'occasion pour les citoyens de démontrer que ne suffisaient plus les arguments d'autorité développés à longueur d'antenne par tous les leaders politiques  qui depuis 30 ans avaient quasiment tous utilisé l'Europe comme un bouc émissaire de leur lâcheté et de leur incapacité, il est indispensable que dans un sursaut démocratique, les Français refusent le choix binaire que  les médias, largement nourris par les deux partis respectifs, veulent leur imposer par la pression psychologique du matraquage médiatique.
 
Non, il n'est pas normal que le CSA laisse en toute tranquillité le PS et l’UMP ou tout au moins les structures de l'un et de l'autre (alors même qu'officiellement les candidats ne sont pas désignés par leur propre mouvement) accréditer l'idée qu'il ne peut y avoir que Royal et Sarkozy au deuxième tour et que l'épouvantail Le Pen rend inutile tout autre vote de premier tour.
C'est précisément cette manière de faire qui a déjà conduit au 21 avril et très probablement au 29 mai.
 
La vraie rupture  ne viendra pas de la révolution ultralibérale pas plus que d'un projet socialiste, qui n'existe pas encore, et qui ne pourra qu'être un plus petit dénominateur commun  entre des tendances inconciliables. Elle ne peut venir que d'un changement radical dans la classe politique et par le retour de la technocratie à la place qu'elle n'aurait jamais dû quitter, celle de l'exécution des décisions.
La rupture ne pourra donc venir que d'une entrée en force de la société civile dans l'arène politique pour exiger que l'on sorte enfin les alternances technocratiques qui nous ont envoyés dans le mur.
Cette entrée en force de la société civile que ni la classe politique ni la classe médiatique, qui lui est extrêmement liée, ne veulent accepter, se fera par les mécanismes démocratiques du débat présidentiel, pour tant est que la possibilité lui en soit réellement donnée.
Si tel n'était pas le cas, elle se ferait alors par l’abstention au mieux, la violence au pire.
 
À défaut d'avoir des institutions politiques qui fonctionnent correctement, ce qui n'est manifestement pas le cas -- la Ve république moribonde ne cesse de s'autodétruire -- à défaut de disposer d'organe régulateur qui ne fonctionne pas comme des outils partisans mais comme de véritables défenseurs de la règle de droit et du pluralisme politique, c'est à nous, citoyens, copropriétaire et coresponsables de la maison France de prendre notre destin en main, de refuser clairement les diktats qui nous sont imposés et de faire prévaloir ce que nous estimons être notre intérêt collectif.
La collusion a assez duré dans ce pays . Reprenons notre destin en main
 

18.04.2006

Retour de manifestation

Avec  notre web master, Bertrand Rio, nos délégués Bretagne et Normandie ainsi que des militants de CAP 21, nous avons participé à la manifestation de Cherbourg. Beaucoup de monde, 20 000 à 30 000 personnes probablement, énormément de jeunes et de parents avec leurs enfants. Une foule convaincue, joyeuse malgré la pluie particulièrement drue et en même temps très sérieuse car les 20 ans de Tchernobyl ne peuvent pas être évoqués sans un poids très lourd sur la poitrine.
Notre présence, aux côtés des verts, de José Bové, montrait très clairement, contrairement à la présentation qu'en a faite une partie des médias et en particulier France 2, qui a choisi de montrer Olivier Besançenot, quasiment absent de la manifestation, même si l'a rejointe très tardivement, et José Bové, occultant les autres., le sujet n'était pas d'extrême gauche.
Sans doute, les partis traditionnels de droite comme de gauche étaient-ils absents, même si le PS avait choisi d'envoyer un représentant inconnu des médias et de se fendre d'un communiqué rappelant son opposition à l'EPR.
Mais, il ne s'agissait pas d'une manifestation antinucléaire comme celles qu'on a pu connaître dans les années 70.
Deux sujets majeurs ont été soulignés en particulier par le collectif  EPR, non merci, qui démontrent très clairement que le débat est un vrai débat de société dans lequel s'opposent d'une part les défenseurs d'une vision scientiste et traditionnelle de la société et de l'économie ,d'autre part ceux qui défendent une économie fondée sur de nouvelles technologies liées aux renouvelables, aux économies d'énergie, aux trajets courts, à la vérité écologique des prix, ainsi qu'une démocratie participative dont la base est évidemment l'honnêteté dans les informations qui sont fournies au débat.
En ce qui nous concerne, notre présence signifiait tout d'abord notre totale opposition au choix de l'EPR, qui a coûté 3 milliards d'euros dont on ne sait qui va les financer mais dont nous savons tous sous qu'ils priveront la recherche et le développement des éco technologies qui seules pourraient assurer à notre pays de véritables nouveaux marchés et des emplois dans les années à venir. Outre le fait que ce réacteur de la troisième génération n'apporte que peu de modifications technologiques, et que les Finlandais contestent très sérieusement l'apport  en termes de sécurité de l'immense " cendrier" destiné à recueillir le magma en fusion en cas d'accident,  il est en tout cas aujourd'hui totalement inutile puisque, même  si la France décidait de continuer sur la voie du nucléaire, les nouvelles centrales ne seraient nécessaires qu'entre 2020 et 2025. De plus, l'opacité qui entoure de manière constante le système nucléaire, refuse obstinément de fournir au débat la vérité si les coûts du nucléaire sur l'importance de l'endettement d'EDF, selon le cours à long terme du traitement des déchets et du démantèlement, alors même que les parlementaires viennent de refuser la création d'un fonds dédié destiné à financer le démantèlement.
 Autrement dit, le contribuable français est en train de se mettre sur la tête des milliards d'euros liés au nucléaire sans même le savoir et sans qu'un système comparatif honnête ne permette de comparer les coûts et les avantages en terme énergétique, en termes d'emplois, en termes de filière industrielle, en termes de coûts collectifs induits, des différentes solutions possibles.
Soulignons une fois encore que contrairement à ce que ressasse le lobby nucléaire, le choix nucléaire est un choix aujourd'hui largement français en Europe. Seule l'Angleterre et la Finlande semblent continuer sur cette voie et encore, l'Angleterre, qui est dépend du nucléaire à moins de 50 % pour son électricité n'a encore programmé aucune nouvelle centrale. Bien au contraire, un rapport économique récent démontre que une relance du programme nucléaire ne permettrait que d'économiser 8 % des émissions anglaises de gaz à effet de serre ce qui ne justifie en rien une telle relance.
Il va de soi qu'il est économiquement suicidaire de se lancer dans un tel programme avec des bases économiques aussi faibles et surtout aussi univoque.
Tout se passe comme si le poids de la dette publique n'était d'aucune importance, qu'il n'était en rien du aux choix collectifs que nous avons pu faire dans lesquels la question du coût est toujours apparue secondaire par rapport aux choix politiques, voire clientéliste.
Cette question de l'absence de base démocratique au débat du nucléaire dans son aspect économique rejoint bien évidemment celle du mensonge d'Etat qui entoure le risque lié au nucléaire. Quand on voit, grâce aux nombreux ouvrages qui sortent aujourd'hui la manière dont l'URSS a menti en 1986 et dans les années qui ont suivi, sur les conséquences de Tchernobyl, et qu'on la compare à la manière dont les pouvoirs publics français ont menti et continuent à mentir aujourd'hui lorsqu'il s'agit de débattre de la contamination radioactive de l'Est de la France et de la Corse et des conséquences en particulier pour les maladies de la thyroïde, le moins qu'on puise dire est que la similitude est frappante.
Le récent montage d'une opération de désinformation par le lobby nucléaire ,que Cap 21 a mis sur son site, pour en informer le plus grand nombre possible de citoyens démontre avec force la conception que le lobby se fait de l' information et du débat démocratique.
Sur un sujet aussi important, le gouvernement, fidèles à ses habitudes, est en train de passer en force : relance du nucléaire par l'EPR, validation de choix de pour l'enfouissement des déchets, création d'une autorité de sûreté entre les mains du lobby nucléaire  sans aucun contrôle, symbolisant jusqu'à la caricature le mélange contrôleur -contrôlé, tout est fait pour essayer de créer l'irréversibilité avant 2007 et de priver ainsi la France de choisir si elle souhaite ou non continuer sur la voie du nucléaire.
Un tel comportement est démocratiquement inacceptable.
Une éventuelle relance du nucléaire ne pourra se faire que dans la mesure où les Français, par référendum en auront ainsi décidé.
Un tel débat nécessitera au préalable une véritable information contradictoire et honnête et imposera, à l'opposé de ce qui vient de se passer à propos du débat sur les déchets, que les conclusions du débat soient reprises par le législateur.
Plus que jamais, les conditions dans lesquelles, sans évaluation économique sérieuse, le nucléaire est relancé en France illustrent le déni démocratique dans lequel se débat notre  pays
 
 

12.04.2006

Les "couillons" ont gagné.......

L'Italie a remercié, si l'on peut dire M.Berlusconi mais d'extrême justesse. Cette faible majorité,  dont on ignore à l'heure où ces lignes sont écrites si elle suffira appelle à une première réflexion. Les majorités sont faibles , ce qui signifie l'affaiblissement de volontés politiques clairement exprimées Quoiqu'il en soit, les couillons ont gagné.....

 

Les "couillons " ont gagné et c'est tant mieux. L'impudence du chef de gouvernement sortant, son agressivité à l'égard des juges et de ses opposants, sa manière de promouvoir sans aucune gêne ses intérêts personnels par des lois ad hoc, ses alliances avec l'extrême droite, tout ceci  était devenu difficilement admissible pour tous ceux qui ont une autre conception de la fonction politique et a nui à la considération de l'Italie en Europe.

 

Quelles conséquences en tirer à usage interne?

 

Nous pouvons bien sûr balayer devant notre porte car les hauts responsables politiques dont les noms ont été évoqués à propos d'affaires financières délictuelles dans lesquelles on peut penser que leurs fonctions politiques les ont aidés à s'enrichir existent malheureusement et nous ne pouvons que souhaiter qu'ils soient enfin condamnés.

 

Au delà, la coalition de centre gauche qui l'a emporté conduirait en France à une coalition qui irait de l'UDF au PC n'excluant que l'extrême gauche, les alter mondialistes , mais qui serait ouvertement pro-européenne. Un telle coalition serait-elle possible et qui pourrait l'incarner. Une personnalité de centre gauche, qui éviterait tout sectarisme, convaincue et courageuse, qui accepterait de sortir des chapelles su puissantes en France.

 

Au delà encore, c'est l'équilibre droite -gauche en Europe qui est posé si tant est que cette question ait un sens car les pays du nord de l'Europe , de centre droit affiché , sont plus à gauche que l'Angleterre travailliste.

 

A l'évidence, le consensus européen permet la recherche d'un nouveau modèle dont les tentations ultra libérales des uns sont freinées par les exigences sociales des autres, dont la croissance à tout prix est modérée par des exigences environnementales et sanitaires qui sont bien éloignées -et heureusement- du laxisme français. Ainsi , un modèle au delà de la droite et de la gauche est en cours de constitution. CAP 21 prendra toute sa place dans la pression en faveur d'un modèle original de cette nature qui regarde vers 2020 et non 1980

 

 

 

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