30.05.2006
Les sangsues
Puisque les rapports entre la classe politique et la société civile sont à l'honneur, c'est le moment de rire un peu du comportement de plus en plus affligeant de ces "dynautruches" qui nous gouvernent ou y prétendent.
Pourquoi dynautruche ?
Parce qu'ils sont des dynosaures, des espèces en voie de disparition qui ne voient pas que leur environnement a changé et qu'ils sont en voie de disparition.
Mais, ils se voient eux même, entre eux, mesurent leur poids et leur force et pensent que cela suffit pour perdurer....
Ils ont bien tort ou pour continuer à filer la métaphore, ils se comportent comme des homards, plongés dans une casserole d'eau froide, sous laquelle le gaz a été allumé à petit feu....
Il est déjà sans doute trop tard pour constater que l'eau bout déjà...
Parce qu'ils sont des autruches, le nez dans le sable, refusant de voir que le baril à 100 puis 150 dollars, le réchauffement climatique, l'explosion des maladies environnementales, sont plus qu'un petit caillou dans la semelle, ils sont les symptômes de l'urgence de la transformation de nos modes de vie, de nos modes de production et de consommation.
Une révolution douce est en marche dont les citoyens sont les acteurs et veulent se réapproprier le pouvoir.
C'est dans la société civile que naissent les idées nouvelles, les expériences nouvelles, que se fait jour l'intelligence collective.
Il ne reste donc plus qu'une solution à notre caste au pouvoir: aspirer les idées qu'ils n'ont pas eues et se les approprier pour ensuite mieux dénigrer cette société civile, incapable de venir aux affaires.
Ils se comportent en sangsues.
A titre anecdotique, le plagiat bête et méchant auquel a procédé le blog de 20 minutes de mon livre atteste du manque d'imagination de son auteur ( au demeurant peu éontologique!)...mais aussi de ce que la société civile dont je fais partie peut avoir de bonnes idées.....
MEDIAS

Corinne Lepage est l'invitée de Direct 8 la mardi 30 mai à partir de 17h
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28.05.2006
Nanotechnologies: le risque "atomique" ?
N'oubliez pas également de participer au débat sur le site de Cap 21
Nanotechnologies: révolution industrielle ou future crise sanitaire?
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24.05.2006
MEDIAS
29 mai
Corinne Lepage est l'invitée de Michel Field dans le 18/20 (vers 18h 15)
30 mai

Corinne Lepage sera l'invitée "Des matinales"
08:00 Publié dans MEDIAS | Lien permanent | Envoyer cette note
23.05.2006
Aborder les sujets qui fâchent.
De Gaulle disait des Français qu’ils étaient des veaux. L’Histoire semble chaque jour davantage lui donner raison. On peut comprendre que l'affaire Clearstream,, dans ses épisodes judiciaires quotidiens ne passionnent pas les foules. En revanche, y aurait-il un seul peuple dans un pays démocratique qui accepterait, sans qu'aucune conséquence n’en soit tirée, sans aucune révolte, que d'une part, au plus niveau de l'État, on se livre à une lutte à mort sans se soucie moindrement de l'intérêt général, et que d'autres part ce soit le contribuable qui soit conduit à payer les turpitudes des bénéficiaires des rétro-commisssions de Clearstream.
Et pourtant, le fait qu’apparemment (mais il faut toujours se méfier des sondages et de la manière dont les questions sont posées) les Français ne s'intéressent que médiocrement à cette affaire et plébiscitent Nicolas Sarkozy, pourtant président de l’UMP, parti de Jacques Chirac et Dominique de Villepin laisse pantois.
Faut-il en déduire qu’ils sont tellement habitués à la décrépitude des institutions, à la corruption, à la défiance à l’égard des élites qu'une affaire aussi scandaleuse et symptomatique d'une pathologie grave de la démocratie française leur fait rien ?
Faut-il en déduire que le bourrage de crâne auxquelles procèdent les médias à longueur de colonnes sur d'une part la réduction de la campagne présidentielle au seul duel Nicolas Ségolène, sur d'autre part le triste sort des » victimes » figurant sur la liste du corbeau aurait convaincu l'immense majorité de nos concitoyens ?
Si tel était le cas, alors nous mériterions vraiment ce qui nous arrive car, précisément c’est cette gestion désastreuse de la chose publique qui nous a conduits à ce sort extrêmement enviable de cumuler un chômage massif, une dette abyssale, un mal-être considérable, une perte d'identité et un contre-exemple permanent en matière de probité et de transparence dans le fonctionnement des institutions.
Le moment est venu d'aborder les sujets qui fâchent pour précisément changer de cap.
Or, manifestement les deux grands camps sont d'accord pour que ces sujets ne soient pas abordés
19.05.2006
Quand la France paye le fait d’être devenue une république bananière.
Depuis des années le nom de la France et d’un certain nombre de ses responsables ont été malheureusement mêlés à des affaires de corruption ou de trafic d’influence dans de nombreux pays du monde.
Certes, objectera-t-on que la France n’est pas le seul grand pays industrialisé à se retrouver dans cette situation, mais des noms célèbres en Europe et aux Etats-Unis se sont retrouvés mêlés à des affaires de commissions occultes.
Dès lors, sommes nous vraiment dans une situation particulière ?
Une réponse affirmative s’impose liée au fait que la place de la France sur des marchés où la corruption est monnaie courant (armement, pétrole….), s’ajoute une culture très spécifique dans notre pays du secret et une quasi-absence de contre-pouvoir .
Dès lors qu’aux Etats Unis ou en Angleterre, pour ne pas parler des pays scandinaves, le droit de chaque citoyen d’accéder librement à toute information est désormais reconnu et exercé grâce à des associations puissantes, la France s’enfonce dans une culture du secret qui, bien loin de se réduire, ne fait en réalité que s’étendre.
Ainsi si l’on prend l’exemple de l’Affaire de Clearstream, le juge Van Ruymbeke n’aurait jamais eu à s’intéresser aux propositions de Monsier Gergorin si on ne lui avait opposé, le « on » couvrant la Droite et la Gauche, le secret-défense sur le nom des heureux bénéficiaires des rétro-commissions des frégates de Taiwan.
Le début du commencement d’un droit à l’information à l’égard du mode de fonctionnement des Renseignements Généraux et de la D.S.T existait comme il existe aux Etats Unis au regard du F.B.I ou de la C.I.A, il est plus que probable que des cabinets noirs, des fonctionnements non républicains viendraient infiniment plus aléatoires parce que beaucoup plus dangereux dans la mesure où ils pourraient être portés à la connaissance du public.
Dès lors, et en définitive, non seulement la France a à faire face à des pratiques quasi-mafieuses impliquant des responsables politiques et économiques, sans que la justice ne parvienne réellement à s’exercer dans les affaires policito-financières (et les agressions dont le juge Van Ruymbeke, connu pour son intégrité, fait l’objet aujourd’hui en sont une parfaite illustration) mais encore, la pratique quasi-obsessionnelle du secret et l’absence de contre-pouvoir constituent en réalité un encouragement permanent à continuer dans ces pratiques plus que douteuses.
Ainsi, nous ne ferons pas l’économie d’une réforme fondamentale des institutions, car ce sont elles qui permettent cette perversion, institutions républicaines qui nous éloignent chaque jour davantage des pratiques des autres démocraties et de l’esprit républicain et démocratique que nous prétendons incarner.
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18.05.2006
Le Duel
Le Duel Corinne Lepage/Marinne Lepen pour VSD
La peur est-elle le moteur électoral du Front national ?
14:00 Publié dans MEDIAS | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
11.05.2006
MEDIAS
Corinne Lepage sera l'invitée de Laurent Ruquier dans "on a tout essayé" le lundi 15 mai à partir de 19 heures sur France 2
10.05.2006
A quoi sert le parlement?
Il y a quelques semaines, je titrais un de mes éditos pour le blog : faire-part de décès de la Ve république. De fait, le mépris dans lequel le Président de la République et le premier ministre avaient tenu le Parlement à propos du CPE, faisant voter une loi avec le 49 -3 pour indiquer après que le Parlement était tenu de voter un nouveau texte dont il donnait lui-même la teneur, démontrait déjà que la Ve république était au bout du rouleau. Au-delà même, c'était la loi dont il convient de rappeler que la création remonte à 1789, et on pourrait même remonter 'antérieurement en recherchant les édits royaux, qui était bafouée puisque le président de la république, se prenant pour un monarque, décidait que selon son bon plaisir, une loi votée et promulguée ne serait pas appliquée. Autrement dit, on réfutait la loi de la rue, ce qui est parfaitement légitime dans un état républicain et démocratique, mais on ne se gênait nullement pour s'octroyer le droit, qu'aucun texte ne permettait, de retirer de fait, une loi de l'ordonnancement juridique.
Malgré cette situation, certains bons esprits continuaient à penser et à soutenir que la Ve république devait continuer et que les dérapages auxquels on avait pu assister était dû aux personnes et non aux institutions. À ces bons esprits, il était facile de répliquer que le propre de bonnes institutions était précisément de permettre que de mauvais gestionnaires puissent s'affranchir des lois de la république. Comme les contrats de mariage, qui sont faits pour les divorcés non les mariages heureux, les institutions sont faites pour permettre de tenir par les temps de bourrasque et non de soleil radieux. Dès lors, le seul fait que la Constitution de 1958 ait permis au Président de la République, sans qu'aucun contre-pouvoir ne puisse s'y opposer de sortir ainsi de la légalité républicaine et de frôler la forfaiture (puisque c'est ce que prévoit le code pénal lorsqu'une autorité publique , détentrice du pouvoir, sort des limites de sa compétence) devait déjà conduire à reconnaître la nécessité d'une VIe république.
Ce qui se passe actuellement avec l’affaire Clearsteam est une illustration supplémentaire du dysfonctionnement de notre régime politique. La Ve république est décrite par les constitutionnalistes comme un régime politique à mi-chemin entre un régime présidentiel et régime parlementaire. En effet, l'équilibre des pouvoirs est censé résulter du contrôle parlementaire sur le gouvernement par le biais de la motion de censure et du droit de dissolution du Président de la République, sur l'Assemblée Nationale. Or, manifestement, cet équilibre des pouvoirs est totalement rompu dans le sens d'un régime présidentiel, alors même que les pouvoirs qui sont ceux d'un parlement dans un régime présidentiel sont évidemment totalement refusés aujourd'hui au Parlement français.
En effet, l'État est aujourd'hui ridiculisé et l'existence d'un cabinet noir, dont la réalité peut difficilement être niée, même si des doutes pouvaient encore subsister sur le type de mission confiée au général Rondot, sur fond de duel à mort entre le premier ministre et le premier de ses ministres aurait donné lieu, dans toute démocratie digne de ce nom, à un départ du premier ministre. Or, visiblement, le président de la république ne veut pas trancher -- encore -- dans ce sens et, la disparition de fait du régime parlementaire semble exclure une motion de censure qui aboutirait.
Tout d'abord, il est pour le moins surprenant que l'opposition -- dont certains de ses leaders ont par le passé couverts des turpitudes comparables (on se souviendra des écoutes de l’Elysée, du groupe du capitaine Barril pour ne citer que quelques exemples qui ont fait l'objet de décisions judiciaires) n'ait pas encore déposé une motion de censure. Mais, il faut surtout s'étonner que l’UDF et même l’UMP n'aient pas le courage de mettre un terme à cette situation alors même qu'ils ont le moyen juridique de le faire. Claude Goasguen qui affirmait sur le plateau de France 3 qu'il fallait que cela s'arrête vite, a exclu, lorsque la question lui était posée, toute initiative de cet ordre en soulignant que la motion de censure ne concernait que l'opposition. C'est bien entendu tout à fait faux, la motion de censure étant ouverte à tous les députés pour sanctionner un gouvernement et, il convient de rappeler qu'en 1962, l’Assemblée Nationale avait voté la censure à l'encontre du gouvernement de Georges Pompidou, alors même que la majorité en place était gaulliste. Ce faisant, les députés avaient voulu marquer leur hostilité à la politique gouvernementale et la censure avait été votée grâce aux députés de la majorité de l'époque.
Cela signifie très clairement que si le climat délétère actuel et la situation inacceptable pour les citoyens français persistent, nous le devons aux députés de la majorité actuelle qui acceptent une situation à laquelle il pourrait parfaitement mettre un terme.
Deux conséquences doivent être tirées de ce qui précède :
d'une part, les jérémiades des députés du UMP ou UDF sur la situation actuelle sont une parfaite hypocrisie puisqu'ils contribuent à la maintenir . Ils en portent donc une part de responsabilité.
D'autre part, une nouvelle illustration est faite du caractère obsolète de nos institutions puisqu’elles ne fonctionnent plus. L'équilibre initial des pouvoirs est devenu un déséquilibre fondamental. Seules de nouvelles institutions permettront aux citoyens français de disposer d'un Etat et de pouvoirs correspondants aux droits des citoyens d'une démocratie du XXIe siècle.
08:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
09.05.2006
Et si c'était elle ?

Les pixels s’affinent sur l’écran.
La silhouette se précise.
Bleue.
Mon tailleur bleu. »
Le 6 mai 2007, lorsque les premières estimations des résultats du second tour de l’élection présidentielle s’affichent sur tous les téléviseurs de France et de Navarre, les Français, et plus encore le petit monde politique, sont sonnés. Imaginez : pour la première fois dans notre pays, une femme, à la tête d’un mouvement citoyen constitué de manière spontanée quelques mois seulement avant l’échéance, est élue devant le leader de la droite parlementaire ! Et pourtant, un an avant la présidentielle, aucun politologue n’aurait parié sur les chances de cette cancérologue, mère de trois enfants, écologiste iconoclaste et sensible. Jusqu’à la veille de l’élection, les instituts de sondage avaient même refusé
de l’inclure dans la liste des candidats crédibles. Qu’est-ce que cette victoire pourrait changer dans notre pays ?…
À travers cette autofiction, Corinne Lepage, une femme politique de premier plan connue pour la sincérité de son engagement, raconte ses espoirs et ses rêves de changements, détaille ses idées et les principales réformes qu’elle souhaiterait voir engager rapidement.
À la fois roman vrai d’une femme de conviction et ouvrage de réflexions sur l’action politique, Madame la Présidente est un texte original. En choisissant de mêler ainsi fiction et réalité, l’auteur fait le pari de toucher le cœur des électrices et électeurs sur des questions encore trop souvent considérées comme secondaires. Et nous propose un programme global qui vise à l’harmonie de l’homme et de son environnement.
Et si c’était Elle…
Mise en vente le 11 mai 2006
280 pages
ÉDITIONS MICHALON
Je voulais donc offrir un bol d’air frais à tous ceux qui rêvent qu’un large consensus droite-gauche puisse se faire sur les sujets vitaux, que d’autres orientations en ce qui concerne la santé publique, les choix économiques, la lutte contre la corruption puissent voir le jour. Certes, cela ne pourrait advenir que dans des circonstances particulières, compte tenu du contexte politique actuel . Mais, n’est-il pas dommage qu’il faille passer par une crise sanitaire majeure ( quoique plausible) pour rêver à d’autres politiques ?
Je voulais aussi montrer que les femmes capables existent dans ce pays où le machisme règne en politique, qu’elles voient les choses différemment et peuvent promouvoir un changement dans nos habitudes détestables sans se précipiter dans l’aventure et le désordre ;
Je voulais montrer que la France peut donner une autre image que celle d ‘un pays aux mœurs bananières, où la gérontocratie règne et où le copinage, la gabegie , le manque de courage et la perte de foi dans un destin collectif sont devenus la règle.
Je voulais enfin lancer des pistes de changement que seule une personne libre, c’est-à-dire qui n’est pas affidée à un parti politique, peut proposer, parce qu’elle est précisément, comme le souhaitait le créateur de la Véme République, au-delà des partis et qu’elle n’est pas technocrate.
J’espère y être parvenue. En tous cas je dialoguerai volontiers avec mes lecteurs sur les différents sujets du roman
Corinne Lepage
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