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31.03.2008
Corinne Lepage: crise financière et développement durable
A l’aube de cette semaine du développement durable, il n’est pas inutile de s’interroger sur le rapport entre la crise financière et économique que nous vivons et le modèle de développement non durable dans lequel nous avons persisté, au-delà des bonnes intentions affichées . En effet, le passage d'un capitalisme économique à un capitalisme financier, la titrisation généralisée du système qui a permis aux établissements bancaires de sortir des règles prudentielles dans lesquelles les Etats et les organisme de régulation avait cru les astreindre, les exigences de plus en plus délirantes d’actionnaires pour obtenir des taux de rentabilité de 10, 15 et 20 %, une forme d'irresponsabilité généralisée d’un système bancaire roi du monde sont à l'origine de la crise actuelle.
Arrêtons nous un instant sur les conséquences économiques, sociales et environnementales de cette financiarisation de l’économie. La folie du court-termisme est à l'origine de l'incapacité des entreprises de l'économie réelle à pouvoir investir comme certaines auraient souhaité le faire, dans de véritables politiques de développement durable. Comment en effet accepter des retours sur investissement de quelques années, voire de quelques trimestres lorsque les actionnaires exigent, avec des comptes-rendus trimestriels, des résultats à deux chiffres. De la même manière, le système du LBO, qui permet à des actionnaires de rembourser dans des délais extrêmement courts des emprunts consentis pour acquérir une entreprise, et ce grâce à une politique qui vise à vider les proies de leur actif et qui s'achève très généralement par des fermetures de sites et des licenciements tournent délibérément le dos à un développement durable sur le plan social. Enfin, cet aveuglement qui consiste alimenter la croissance par la destruction massive des ressources, à passer par pertes et profits les conséquences sanitaires et environnementales des pollutions et rejets de tout genre aboutit évidemment à faire supporter par la société civile les coûts humains et sociaux et financiers et à faire bénéficier les pollueurs des profits correspondants.
Dès lors, la société dans son ensemble et, au premier rang, les plus modestes et les Etats les plus pauvres a déjà largement payé le prix de cette globalisation financière, qui repose sur une captation des ressources collectives et une rente versée à ceux qui sont les plus irresponsables.
En sollicitant les Etats pour les sauver de la faillite, les établissements bancaires les plus fragilisés, car les plus inconséquents posent un problème politique, à plusieurs niveaux.
· Tout d'abord, le libéralisme et la dérégulation permanente sont mis en cause. Le consensus semble, au moins apparemment, au moins immédiatement (car on voit mal comment le système bancaire pourrait d’une part tendre la sébile et d’autre part refuser les régulations) se faire autour d'une amélioration du système de régulation, des règles prudentielles et notamment de Bâle 2, du renforcement des pouvoirs des autorités nationales. Il s'agit donc de conforter des organes régulateurs et les Etats, ce qui traduit l'incapacité du système libéral à s'auto réguler.
· Mais, la réflexion ne doit pas s’arrêter là. Le libéralisme a pour corollaire la responsabilité des acteurs. Or précisément, les acteurs fautifs, personnes physiques et personnes morales, cherchent à fuir leurs propres responsabilités. Les traders qui ont perçu des sommes astronomiques, les dirigeants des entreprises qui ont choisi les actionnaires contre l'intérêt économique de leur entreprise et qui en ont été récompensés par des stocks options et des rémunérations impensables, les dirigeants des grands établissements bancaires qui sont aujourd'hui dans la tourmente, sont-ils prêts à assumer leur part de responsabilité ? Est ce aux contribuables d’assumer le renflouement des établissements de crédit qui ont contribué à l’appauvrissement généralisé dont ils sont par ailleurs victimes ? Ni les règles du libéralisme ni celles de la justice la plus élémentaire ne conduisent à une réponse positive.
· Et pourtant. Au-delà de l'action des banques centrales pour essayer d’apaiser les tensions, il est plus que probable que le contribuable doive mettre la main au porte-monnaie. En effet, la gravité de la crise de confiance et les risques d’effets domino peuvent rendre inévitable une telle solution. Il reviendrait alors aux Etats et donc aux responsables politiques de définir les nouvelles règles du jeu et de sanctionner clairement les fautifs.
Il ne s'agit évidemment pas simplement d'adapter les règles prudentielles du système bancaires. Il s'agit de faire en sorte que le système financier accepte en contrepartie de son sauvetage partiel, de modifier profondément le système de financement de l'économie réelle. Il s'agit que de nouvelles règles comptables intégrant les économies externes soient mises en place et modifient les choix d’investissements.
Il s’agit que le rôle du système financier soit de faire fonctionner l’économie réelle à une époque où les besoins d’investissements pour sortir de la civilisation du pétrole sont immenses. Une troisième révolution industrielle doit être financée avec les immenses besoins qu'elle génère : recherche-développement mais aussi d'infrastructures liées aux énergies renouvelables, aux transports non polluants, à la chimie verte, à l'efficacité énergétique, aux villes zéro émissions de carbone. C'est à cette tâche que doit s'atteler le système financier international et non celle qui consiste n avoir pour seul objectif que de générer des profits à court terme et des enrichissements personnels qui mettent d’autant plus en péril l’équilibre de nos sociétés qu’ils ne sont pas justifiés par des succès et qu’ils ne sont pas sanctionnés par les échecs.
Alors, la crise actuelle aura peut-être, en définitive, permis d'asseoir une des conditions majeures permettant de faire passer le développement durable d'un slogan à une réalité économique.
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24.03.2008
Corinne Lepage: la France et le risque nucléaire
Trente ans après Tchernobyl et 40 ans après le lancement du programme électronucléaire, la France accepte enfin de se poser la question de la définition du d'une doctrine destinée à gérer les conséquences d'une éventuelle catastrophe nucléaire sur notre territoire. Il s'agit là d'un profond changement, engagée sur la base d'une directive interministérielle d'avril 2005, destinée à faire face aux conséquences environnementales et sanitaires de court, moyen et long terme que pourrait avoir sur le territoire français une catastrophe nucléaire. Une série de questions liées à l'évacuation, à la distribution de l'iode, au retour ultérieur ou non des populations sur les territoires contaminés , au suivi sanitaire, au suivi environnemental , aux conditions des indemnisations et etc. etc. s’y ajoutent bien sur les questions plus techniques du mode de décontamination par exemple.
Si on ne peut que se réjouir- à la condition que ce terme puisse être utilisée dans une occurrence de ce type – que nous regardions enfin en face la question de la gestion d'une catastrophe nucléaire même si heureusement elle est hautement improbable, on ne peut que souhaiter que cet effort de réflexion s'étende au-delà que la question de la gestion d'une hypothétique catastrophe pour prendre en considération les conséquences économiques et sociales que présenterait une contamination radioactive en France, y compris dans des conditions plus limitées. En effet, à l'heure où la mode semble être à une relance du nucléaire, le moindre que l'on puisse exiger est qu'une telle décision soit précédée d'une véritable étude globale, appuyée sur un débat contradictoire et sur les sources d'information différentes, mettant en lumière les coûts et les avantages de la solution nucléaire.
Or, les conditions d'un tel débat apparaissent bien loin de pouvoir être réunies.
Tout d'abord, s'il est un domaine dans lequel le secret , l'opacité, l'absence de pluralité des sources règnent, c'est bien celui du nucléaire. En commençant par le niveau international, puisque, l'Organisation Mondiale de la Santé ne peut aujourd'hui travailler et a fortiori communiquer sur les conséquences en termes de santé publique du nucléaire, sans avoir au préalable obtenu l'accord de l’AEIA Agence Internationale pour l’ Energie Atomique. Ainsi, un accord du 28 mai 1959 passé entre ces deux organisations oblige à un accord préalable de l'AIEA et de surcroît précise que : « l'OMS et l'AIEA reconnaissent qu'elles peuvent être appelées à prendre certaines mesures restrictives pour sauvegarder le caractère confidentiel de renseignements qui leur auront été fournis. »
Dans ces conditions, on comprend le cafouillage pour ne pas dire davantage qui a entouré , lors du 20e anniversaire de Tchernobyl, la publication du nombre de décès imputables à cette catastrophe. De la même manière, on comprend le négationnisme qui a entouré l'impact de la catastrophe de Tchernobyl sur le thème : les rayonnements n’ont produit aucun effet sur la santé des populations Le très récent rapport des professeurs Yablokov et Nesterenko met en lumière les conditions dans lesquelles les documents ou les éléments qui pouvaient permettre de connaître les conséquences réelles ont été soit détruits soit non répertoriés.. Et pourtant même si on ne connaîtra jamais le nombre de victimes on ne peut que citer l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan : » le fait que 3 millions d'enfants nécessitent des soins et cela non pas d'ici 2016 mais bien avant nous donne une idée du nombre de ceux qui risquent de tomber gravement malades. » Au-delà des querelles de chiffres liées aux retombées du nuage de Tchernobyl , celui-ci a couvert des territoires où vivent au moins 3 milliards de personnes, 13 pays européens ont eu plus de 50 % de leur territoire contaminé et huit pays plus de 30 %; Si en 1985 plus de 80 % des enfants vivant dans les territoires aujourd'hui contaminés de Biélorussie d'Ukraine et de Russie était en bonne santé, il n’ en y a là plus que 20 % aujourd'hui..
Mais la question des retombées ne s'arrête pas à la question de la santé publique.
Le dommage économique direct pour le Bélarus, l’ Ukraine et la Russie a dépassé en 20 ans 500 milliards de dollars. Le Bélarus dépense chaque année 20 % de son budget national l'Ukraine 6 % et la Russie 1 % pour essayer de limiter les conséquences de la catastrophe. Et encore, ces pays acceptent que vivent dans des territoires hautement contaminés une partie non négligeable de la population.
Cela signifie qu’ouvrir réellement un débat sur les conséquences d'un accident nucléaire en France implique de ne pas se limiter à la seule réponse de la gestion à court terme. Il s'agit également de disposer d'une étude sur l'impact que pourrait avoir un accident même limité, sur notre agriculture, notre tourisme, notre patrimoine naturel ? Et pour y parvenir, encore faudrait-il être doté d’organisme totalement indépendant du pouvoir nucléaire et capable de disposer d’une information honnête et objective. Tel n’est évidemment pas le cas, de telle sorte que le gouvernement est conduit à privilégier d’office un choix sans avoir la moindre idée des conséquences effectives qu’aurait dans tous les domaines de la vie un accident.
Une fois encore, la question de l’information et de l’expertise non dépendante de groupe de pression est au cœur du débat. Tant que notre pays n’aura pas admis que sans évaluation objective préalable, il ne peut y avoir de bonne décision, nous risquons de continuer à nous fourvoyer dans nos choix collectifs qui engagent pourtant bien au-delà de notre seule génération.
09:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : corinne lepage, nucléaire
21.03.2008
Corinne LEPAGE : Préparons l'avenir
Chers amis
Après ces élections municipales, je tenais à vous dire que je comprenais ce que pouvait être votre déception mais vous dire aussi ce que devait être notre espoir et notre chemin.
Nous avons été souvent vilipendés durant cette campagne et surtout le soir des résultats du deuxième tour. Le Mouvement Démocrate fut à cette occasion présenté comme un petit parti d’appoint, opportuniste, incohérent, illisible….
La seule question, à mes yeux, est de savoir s’il est nécessaire ou non d’avoir un espace politique qui transcende le clivage gauche-droite. . A CAP21, nous avions déjà une longue habitude de ce travail en commun des centres droit et gauche et la synthèse est un exercice qui nous est bien connu. La réponse nous parait donc évidente.
C’est la même réponse qui a été apportée par la fondation du Mouvement Démocrate au sein duquel différentes sensibilités politiques se sont rassemblées pour peser davantage dans le débat public
Dès lors, l’absence d’alliance globale avec l’un ou l’autre des deux camps s’imposait. Les choix d’alliance ou d’autonomie ne pouvaient alors que s’exprimer localement en fonction du poids de notre représentation, de la qualité des projets présentés à nos concitoyens et des valeurs portées par les candidats.
Il n’y a dans cette attitude rien d'opportuniste contrairement à ce qui a pu être dit ici et là mais peut-être une mauvaise communication et un manque de présentation cohérente des choix effectués localement. Il aurait probablement fallu l’expliquer davantage.
Ceci étant, les résultats ne sont pas du tout ce que les médias ont bien voulu en retenir. Dans les villes de plus de 10 000 habitants où nous conduisions des listes autonomes, la moyenne de nos candidats a été de 15,80 %. Nous avons à ce jour entre 2000 et 3000 conseillers municipaux, adjoints aux maires et un certain nombre de villes et villages sont gérés par des maires MODEM. C’est vrai, la loi électorale ne nous est absolument pas favorable. Ceux qui souhaitent en France un bipartisme pur, politiques et médias entretiennent l’idée qu’il n’y pas de place pour un vrai Centre en France, que le MODEM est à l’agonie. C’est faire bien peu de cas de cette nouvelle génération militante qui nous a rejoint avec conviction, dynamisme et beaucoup d’exigence. C’est faire bien peu de cas des électeurs qui nous ont fait confiance depuis la dernière élection présidentielle.
Mais, il n'en demeure pas moins que nous avons beaucoup de travail devant nous pour faire vivre l'espace démocrate au centre de l'échiquier politique .
Tout d'abord, nous devons conduire un travail programmatique avec l’ensemble des sensibilités qui composent notre formation (UDF, CAP21, anciens Verts, nouveaux adhérents…). Nous avons à formuler un projet alternatif, synthétisant les valeurs de générosité, de justice sociale, de démocratie avec le pragmatisme dans le domaine de l’économie. Et surtout, être les premiers à proposer un authentique projet de développement durable, fondée sur la nouvelle donne économique liée aux enjeux écologiques.
Mais notre travail ne s'arrête pas là. Nous avons également à construire et à structurer notre mouvement, et à le faire vivre de manière démocratique, dans la ligne qui a été tracée à Seignosse, sur la base des très nombreuses propositions formulées par les militants. Nous avons à trouver les moyens et les ressources de faire travailler tous ceux qui le souhaitent à la préparation du projet et à faire vivre, animer nos instances. Evitons de reproduire les schémas anciens, osons la confrontation d’idées, le débat interne, indispensable à la vitalité du projet démocrate.
Pour y parvenir dans de bonnes conditions, nous devons respecter les statuts et les chartes, de valeur et charte éthique que François Bayrou nous a fait approuver lors du congrès fondateur.
Nous devons plus que jamais être unis et rassemblés pour administrer la preuve vivante de l'existence d'un Mouvement de rassemblement et d’ouverture, dynamique, imaginatif, force de proposition et d'équilibre.
C’est à cette tâche que chacun d’entre-nous doit s’atteler en regardant délibérément vers l’avenir sans pour autant échapper au nécessaire travail d’analyse de ce qui s’est passé pour en tirer des actions de progrès pour le futur.
Corinne LEPAGE, présidente de CAP21, membre du bureau national exécutif du Mouvement Démocrate
11:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (41) | Envoyer cette note | Tags : corinne lepage, modem
17.03.2008
Corinne Lepage: le champ du non-dit des élections municipales
Au-delà des résultats, en termes purement politiciens, des élections municipales, il n'est pas inintéressant de regarder, sous l'angle de la science politique, le contenu des débats, virtuels et réels, et le champ du non-dit et du débat officiel.
Tout d'abord, dans la problématique local /national.
Il est clair que les maires, quel que soit leur couleur politique, qui ont affiché de bons bilans ont ,à de rares exceptions près , été réélus à des scores excellents dès le premier tour. En second lieu, les programmes des différents candidats et les débats locaux qui les ont accompagnés ont quasi exclusivement portés sur la gestion municipale avec, de fortes ressemblances quoi qu'on en dise entre les programmes. Sans doute, l'importance donnée au logement social, le poids du développement économique, la politique des transports, la prise en compte du développement durable font-ils l'objet de variations mais, force est de constater que les divergences sont montées en épingle et les convergences cachées pour alimenter une bataille qui est davantage de personne que de politique. Et pourtant, il n'est pas possible de dire que le positionnement pour ou contre le gouvernement a été absent. Sa prégnance résulte :
-de la politisation de ce scrutin donnée par le président de la république, au départ de la campagne
-de même, de l'instrumentalisation faite par les différents partis d'opposition du gain de villes présentées comme autant de victoires arrachées au gouvernement
-enfin de la présence constante du premier ministre et de différents ministres à la fois comme candidat et pour soutenir des candidats.
Tout ceci entraîne une forme de confusion, qui permet en définitive de dire tout et son contraire, sans que les vrais débats de fond aient pour autant progressés.
Car, pendant que les citoyens débattaient de leur future mairie focalisant l'intérêt des médias sur le local, les grandes questions qui agitent le monde n’ont fait que s'aggraver sans que pour autant elles pénètrent le moins du monde dans la campagne.
-Gravité d'une crise financière internationale qui a vu la faillite de Carlyle, prélude à une crise économique liée à la récession américaine
-Gravité de la crise énergétique avec un baril de pétrole qui s'envole sans que nos gouvernements ne l'aient réellement prévu et aient décidé de lancer un plan massif en faveur des énergies renouvelables qui représentent de plus un des rares domaines de nouveau développement industriel pour la France pour l'Europe.
-Gravité de la crise de confiance à l'égard des experts et des décideurs publics que le succès du film et du livre de Mme Robin, le monde selon Monsanto vient illustrer.
- Difficulté de remettre d'aplomb le couple franco-allemand et de permettre à l'Europe de jouer réellement un rôle politique alors même que la montée en puissance des fonds souverains et de la suprématie financière de la Chine, de l'Asie , de la Russie et des pays producteurs de pétrole sont en train de bouleverser l'équilibre des pouvoirs dans le monde. Sur tous ces sujets qui bouleversent déjà - et ce n'est rien encore - la vie de nos concitoyens il n'en a pas été question alors même que c'est l'essentiel.
Car en définitive, moins d'un an après l'élection brillante du président Sarkozy, nos concitoyens manifestent une réelle volonté de pouvoir s'exprimer tant sur la conception que se fait le président de son rôle et de sa manière de l'exercer que sur les grands choix qui ont été et qui sont faits. Mais, la question ne leur était pas posée puisqu'il s'agissait d'élections locales et pourtant, dans un camp et dans l'autre, ils étaient pressés de se manifester par rapport à ce début de présidence même s’il leur était constamment rappelé qu'il s'agissait d'élections municipales. Cette situation explique peut-être la faible participation électorale à ces municipales.
Mais, malheureusement, dans les stratégies politiques des principaux responsables, la présidentielle de 2012 est déjà dans toutes les têtes. Dans la mesure où cette élection éclipse toutes les autres, est la mère de tous les clans et de toutes les chapelles, le débat politique de fond est vidé puisque seule compte la compétition suprême en fonction de laquelle toutes les autres élections doivent être pensées. Cette affirmation se vérifie dans les choix d'alliance ou d'exclusion fait par un certain nombre de dirigeants non pas pour des raisons locales, non pas pour des raisons de programme politique ou d'opposition sur des questions de valeur, mais pour des raisons de stratégie liée à l'élection présidentielle. Cette dérive de nos institutions d'autant plus graves qu'elle se produit à une période de l'histoire ou de nombreuses nations et particulièrement la nôtre ont des efforts et des réorientations considérables à fournir ce qui ne peut se faire que dans un climat de cohésion nationale, d'accord sur les valeurs essentielles de justice sociale auquel manifestement nous tournons le dos.
D'où, une forme de narcissisme de la classe politique qui pense beaucoup plus à elle-même qu’à nos concitoyens et qui mesure les signaux locaux largement dus à de bonnes politiques publiques en termes de bonus pour un camp ou pour l'autre. La réforme des institutions, y compris le renforcement du rôle du Parlement qui n’est bien évidemment pas un groupe de pression comme l’a affirme un proche du président de la république est à l'ordre du jour. Elle devra aussi s'intéresser au mode de participation des citoyens sur les grands sujets qui les passionnent et/ou sur les solutions des grands débats qui décident de leur avenir. Ainsi, au moins, une place sera-t-elle laissée aux vrais sujets pour lesquels l'opposition ne se fait plus entre la droite et la gauche mais entre le conservatisme et le sens du progrès humain
12:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : corinne lepage, élections
10.03.2008
Corinne Lepage invitée d'Europe1
Retrouvez Corinne Lepage sur Europe1 à partir de 19h25 le lundi 10 mars
13:43 Publié dans Municipales 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : corinne lepage, municipales2008, modem12
07.03.2008
Corinne Lepage dans les médias les 9 et 10 mars
Retrouvez Corinne Lepage
Dimanche 9 mars: Soirée électorale
France3 de 20h à 20h30
Europe1 de 21h00 à 21h30
I<télé de 22h00 à 23h30
BFM TV 22h50 à 23h20
France3 Ile de France 23h45 à 0h15
Lundi 10 mars
Corinne Lepage invitée de la "Matinale" de canal+ à partir de 8h et de i<télé à partir de 8h35
i<télé de 12h40 à 13h
Forum L'Express de 14 à 15h
18:03 Publié dans Municipales 2008 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : paris
03.03.2008
La campagne de Corinne Lepage avec Modem12
18:16 Publié dans Municipales 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : corinne lepage, municipales2008, modem12
La campagne de Corinne Lepage avec GroZ Bulles (5)
08:46 Publié dans Groz Bulles | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : corinne lepage, groz bulles








